Chapitre 338
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 338 : Quelle est la quatrième épée, la Cognition accélérée ?
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La Cognition accélérée, la quatrième épée, était un autre nom pour désigner la pensée accélérée.
Il fallait saisir les informations éparpillées autour de soi, puis choisir l’action la plus efficace et la plus rationnelle.
Pour cela, il fallait une grande capacité de réflexion : savoir écarter ce qui était inutile et juger ce qui comptait vraiment.
À mesure que cette vitesse augmentait, sa capacité à se représenter le déroulement d’un combat devenait elle aussi exceptionnelle.
Enkrid y trouvait un plaisir encore plus grand que lorsqu’il avait appris les autres arts de l’épée.
L’essence de cette parade souple et sinueuse comme un serpent était simple : même si elle frappait doucement, une lame restait une lame.
La Souplesse et l’Épée fluide, l’épée qui faisait glisser les attaques.
Tout son charme résidait dans la parade, et c’était ce qui lui donnait son sens.
L’apprendre avait été tout aussi plaisant.
Et l’Estoc de foudre ?
Comment le processus qui permettait d’acquérir la Volonté accélérée d’un « instant » aurait-il pu ne pas être exaltant ?
Apprendre était toujours un plaisir.
Il en allait de même pour l’Épée écrasante.
Elle était née de la nécessité de résister à la lame d’un chevalier, et d’une question de Ragna.
Comment fendre la foudre ?
Il était parti de cette question et, en cherchant la réponse, il avait appris ceci : faire face à la foudre et l’esquiver avant qu’elle ne tombe.
Autrement dit, avancer son épée avant que l’adversaire ne frappe.
L’épée tendue devenait alors un paratonnerre.
On ne pouvait pas trancher la foudre, mais on pouvait la dévier.
Il l’avait prouvé lui-même.
L’épée d’un chevalier ne différait en rien d’une catastrophe naturelle comme la foudre.
Le serpent, la foudre et l’écrasement.
Il avait appris ces trois formes par des voies totalement différentes, mais l’exaltation qu’elles lui procuraient était semblable.
N’étaient-elles pas toutes des techniques qu’il avait gravées dans son corps dans un seul but ?
De ce point de vue, l’Épée entravante de l’Épée correcte était un peu différente.
Je peux y greffer des techniques.
Son calcul, sa réflexion et sa concentration s’embrasèrent plus intensément que jamais.
Si les trois arts de l’épée précédents étaient comme des points figés, cette nouvelle épée née de l’Épée correcte était une ligne ininterrompue.
Il devinait des intentions dissimulées entre les goules qui chargeaient.
À mesure que sa concentration extrême s’installait dans l’Épée correcte, il avait l’impression d’apercevoir une parcelle de l’avenir juste devant lui.
Pour parer ce qu’il voyait, il pouvait recourir à l’Épée du Serpent.
S’il voulait les faire agir comme il l’entendait, il pouvait les écraser sous la pression.
Et s’il voulait briser leur intention dès le départ, il pouvait frapper le premier.
Ah.
Enkrid s’émerveilla en son for intérieur.
L’Épée entravante était une épée guidée par un calcul précis.
Il suffisait ensuite d’y superposer des techniques.
Même après avoir créé l’Épée entravante, il avait eu le sentiment qu’il lui manquait quelque chose.
À présent, il comprenait ce qui lui manquait.
« On ne progresse que lorsqu’on reconnaît ses lacunes. »
Il se rappela le conseil d’un mercenaire.
Enkrid fit exactement cela.
Il reconnut la lacune.
Il l’affronta sans détour.
Que lui manquait-il ?
Il avait bâti la forme ; il lui fallait maintenant lui donner de la substance.
L’Épée du Serpent avait pour substance la souplesse et la parade.
L’Estoc de foudre avait pour substance la préparation du corps entier, depuis les pieds, afin de percer un point précis.
L’Épée écrasante, elle, avait trouvé sa substance dans la « pression ».
Il en fallait donc une aussi à l’Épée entravante de l’Épée correcte.
Cette substance n’avait pas besoin d’être un autre art de l’épée.
Elle n’avait même pas besoin d’être un style nouvellement créé.
L’essentiel, c’était simplement qu’elle ait une substance.
Voilà.
Cette révélation le rendit heureux.
Et ce bonheur l’emplit d’exaltation.
Si ce n’était pas de la joie, qu’était-ce donc ?
Sous un ciel nocturne noir, sans la moindre étoile, il brandit son épée pour apercevoir la lumière des astres.
Il n’avait jamais vu cette lumière, même après d’innombrables répétitions du même jour.
Et pourtant, Enkrid ne connaissait pas la fatigue.
Il se contentait de brandir son épée.
Même lorsqu’il avançait dans un lieu où il ne voyait pas devant lui, sans le moindre sentier, il ne s’arrêtait pas.
Il marchait, puis continuait de marcher.
Il avançait comme s’il avait oublié l’épuisement.
Et il brandissait son épée de la même façon.
Comment était-ce, lorsque la malédiction appelée aujourd’hui lui avait été imposée ?
Il n’avait pas eu besoin de se rebeller en paroles contre le Batelier qui chantait le désespoir.
Il n’avait pas craint de revivre cette journée.
Alors il avait de nouveau brandi son épée.
Comment aurait-il pu ne pas être exalté ?
À présent, il voyait la lumière des étoiles, un chemin s’était ouvert et une révélation lui était venue sans qu’il ait besoin de revivre cette journée.
Il était si heureux. Si heureux.
« Eh ben, il est vraiment à fond. »
« Heureusement que tu ne baves pas, Grand Frère. »
« Teresa l’Errante va donner un coup de main. »
« Un coup de main pour quoi ? On dirait qu’il n’y a pas moyen de s’en mêler. »
Rem lança le premier une remarque, puis chacun y alla de son commentaire depuis l’arrière.
Seule Sinar gardait le silence, entièrement absorbée par le spectacle.
L’épée de cet homme changeait sous ses yeux.
Les sens aiguisés d’une elfe percevaient le moindre changement.
Non, dès qu’elle percevait un changement, Sinar affinait encore ses sens.
Bien sûr, personne à côté d’elle ne pouvait s’en rendre compte.
Pour eux, elle semblait simplement regarder.
Sinar faisait pleinement appel au sens elfique qui apprenait par la perception et l’immersion.
Parmi toutes les informations qui lui parvenaient, Enkrid écartait celles dont il n’avait pas besoin.
Les écouter ne servait à rien pour l’instant.
Cela ne faisait pas partie de ce qu’il devait retenir.
Ce qui comptait, ici et maintenant, c’était, par exemple, le bruit des goules foulant le sol.
Enkrid s’y attela donc.
Il triait les sons qu’il entendait et ne retenait que ceux qu’il devait enregistrer.
Paf !
Boum, boum !
Le bruit des pieds qui s’abattaient sur la terre pendant leur course.
Crac, crounch, crac.
Le bruit des branches qui se brisaient.
Guuuuorh !
Le rugissement particulier des goules, semblable à quelque chose qu’on vomissait du fond des entrailles.
Les érudits qui étudiaient les créatures démoniaques affirmaient que les goules poussaient ce cri parce que l’acide de leur estomac leur brûlait les entrailles.
Et seule la chair humaine apaisait cet acide.
Voilà pourquoi les goules mangeaient les gens.
Certaines créatures démoniaques attaquaient les humains parce qu’elles aimaient leur chair, mais d’autres étaient simplement nées ainsi, disait-on.
Ce n’était pas important pour l’instant.
Il laissa passer cette information et l’écarta.
Son mécanisme de pensée accélérée accueillit quelque chose de nouveau.
Parmi les goules bruyantes qui lui barraient la route, il percevait une intention meurtrière, sournoise et humide.
Cette intention meurtrière, à elle seule, ne faisait aucun bruit.
Tout le contraire des autres goules.
Elle se déplaça furtivement et prit position sur une branche épaisse, au-dessus de la tête d’Enkrid.
La branche s’abaissa légèrement en grinçant, mais quiconque était concentré sur les goules qui chargeaient devant lui n’aurait pas eu l’esprit à lever les yeux.
Enkrid empoigna l’épée longue d’argent dans sa main droite et Spark dans la gauche.
Puis il donna de la substance à l’Épée entravante.
Fouich, boum, fshht, pique, bam, crac, tranche, s’enfonce.
Un rythme.
Les lames dansaient avec une précision rythmique.
L’épée longue d’argent tranchait, sectionnait et fendait.
Spark frappait et se retirait.
Les deux épées chantaient à l’unisson.
L’Épée entravante prenait le rythme pour fondement et enfermait l’ennemi dans sa structure.
À l’intérieur, la horde de goules n’était qu’un essaim de papillons de nuit se précipitant vers la mort.
« Oh. »
Rem laissa échapper une petite exclamation.
Dunbakel releva légèrement la tête à cet instant.
Son instinct lui signalait un danger.
Audin et Rem ne levèrent même pas les yeux, mais Dunbakel ayant réagi la première, Teresa releva à son tour la tête à mi-chemin.
Quelque chose était là.
Teresa ressentit la même sensation désagréable.
Enkrid semblait entièrement absorbé par les mouvements de ses deux épées.
Les sons humides de la chair déchirée et les bruits rauques se succédaient en un rythme étrangement hypnotique.
« Au-dessus… ! »
Le cri de Teresa jaillit par réflexe, puis s’interrompit.
Une chose tomba d’en haut dans un sifflement aigu.
Elle faisait environ la moitié de la taille d’une goule ordinaire.
Son corps était du même gris, mais son bras droit était anormalement long et les griffes de cette main, deux fois plus longues et acérées que celles des autres goules.
On aurait dit que quatre lames semblables à des alênes lui avaient poussé au bout du bras.
Dès qu’elle apparut dans leur champ de vision, elle disparut.
À l’instant même où elle se montra, elle abattit ses griffes en forme d’alênes et fila vers eux, ne laissant derrière elle qu’une image rémanente.
Elle bondit de la branche et Enkrid, qui faisait tournoyer son épée longue d’argent selon un rythme parfait, la balança verticalement, un demi-temps plus vite.
En prenant sa tête pour axe, son épée décrivit un cercle vertical.
Paf !
La lame fendit en diagonale la goule mutante qui fonçait sur lui.
Une ligne d’argent passa de sa tête, traversa son torse et ressortit entre ses jambes.
En même temps qu’il brandissait son épée, Enkrid se déporta sur le côté.
Même sa poussée du pied pour se déplacer s’inscrivait dans le rythme.
Le bruit de son pied frappant le sol, puis s’y reposant, tombait lui aussi parfaitement sur le temps.
Il le savait déjà.
Teresa referma la bouche.
Il l’avait devancée.
À bien y réfléchir, Rem et Audin l’avaient déjà compris eux aussi, et ils semblaient savoir que le capitaine était au courant.
Alors elle se tut.
Enkrid ne brandissait pas son épée sans réfléchir, la bave au menton.
Il continuait de calculer, encore et encore, tout en intégrant une nouvelle idée : il n’avait pas besoin de s’en remettre uniquement au calcul.
Et si le calcul échoue ?
Alors il pouvait confier son corps à son instinct.
Il disposait aussi d’une arme pour cela.
Le Sens de l’esquive, sur lequel il superposait son intention.
Plus de vingt goules avaient chargé, tandis que celle qui avait frappé d’en haut avait été une dague mortelle.
Pour un soldat ordinaire, c’eût été la mort assurée.
Les goules qui recouraient à un tel leurre auraient facilement trompé de simples gens. Mais Enkrid et ses compagnons étaient depuis longtemps très loin de ce qu’on appelait « ordinaires ».
Tandis qu’ils regardaient Enkrid combattre,
« Je ne peux plus me retenir ! »
Dunbakel fut la première à s’élancer.
L’odorat fin d’une femme-bête avait repéré l’odeur des goules dissimulées dans la forêt.
Elle fonça aussitôt sur la gauche d’Enkrid.
« Tu ne vas pas l’arrêter ? »
En voyant cela, Teresa posa la question.
Son ton était calme, mais il avait quelque chose d’urgent.
Enkrid répondit en fendant d’un coup d’épée, deux temps plus lent, le crâne de la dernière goule.
Poc ! Le sommet du crâne s’envola dans les airs.
« Quoi ? »
La voix d’Enkrid lui revint.
« Dunbakel se lance dans la mêlée. »
« Et tu comptais juste regarder ? »
C’était un malentendu.
Elle avait cru qu’Enkrid voulait les abattre tous lui-même, qu’ils étaient tous ses proies, mais ce n’était pas le cas.
Enkrid s’était simplement déchaîné parce qu’il était exalté.
À présent, la satisfaction montait en lui.
Et voir Dunbakel se déchaîner au beau milieu de tout ça ?
Au-delà de ses attentes, cela lui était parfaitement égal.
« Il en arrive d’autres. »
Sinar prit la parole.
Même dans une forêt imprégnée de poison, les sens d’une elfe restaient aiguisés.
Elle repérait les ennemis avant Enkrid.
Pour ce qui était du pistage, elle n’avait pas d’égale, pas même Rem.
« Alors… »
Teresa se jeta à son tour dans la mêlée.
La scène avait fait bouillir son sang trop fort pour qu’elle puisse se retenir.
Était-ce là le sang d’un demi-géant, ou la preuve de son identité, Teresa ?
Elle ne pouvait pas trouver la réponse pour l’instant.
Alors elle n’y prêta pas attention.
Un arbre gigantesque lui bloqua la vue ; elle lui asséna un coup d’épée de plein fouet.
Fouing.
Boum !
L’épée s’enfonça au milieu du tronc.
Teresa sentit que l’arbre était plus dur qu’elle ne l’avait cru.
Pas dur comme de l’acier massif renforcé d’un cœur de fer, mais dense et compact.
Elle força davantage.
« Hup ! »
Dans un bref cri, elle y mit toute sa force. Les muscles de son bras enflèrent dans un craquement tandis qu’elle fendait le tronc.
L’arbre pencha et commença à tomber vers l’avant ; Teresa le frappa de son bouclier.
Boum !
Dans un grondement, l’arbre, trois fois plus grand qu’elle, changea de direction et s’abattit vers l’avant.
En plein sur la horde de goules qui chargeait.
« Puisque Dieu veille sur vous… »
En regardant l’arbre s’effondrer, Teresa récita une prière.
« Il vous accorde une chance de vous repentir sous son regard. »
Audin reprit la suite.
Il aimait bien la prière de Teresa.
Teresa regarda Enkrid sans dissimuler le feu qui lui bouillonnait dans le sang.
Un sourire découvrit ses crocs.
Cette transformation physique était apparue après qu’elle eut entraîné son sang de demi-géant.
Ses crocs étaient acérés.
Puis elle se mit à balancer les bras comme des ailes de moulin.
L’épée et le bouclier de Teresa frappaient, écrasaient, tailladaient et fendaient les goules qui chargeaient.
« Hahaha ! »
Le rire de Teresa résonna dans toute la forêt.
« On n’était pas censés mener une mission d’infiltration ? »
« Si ce salopard de Goule grise entend ce rire et nous attaque, tant mieux. S’il s’enfuit, c’est encore mieux. »
Enkrid répondit à Rem.
Il avait raison.
Si la créature sortait pour les attaquer, ils passeraient moins de temps à la chercher.
Si elle s’enfuyait, ils n’auraient pas à combattre dans l’environnement qu’elle avait préparé.
Dans les deux cas, c’était une bonne chose.
« Ouais, c’est vrai. »
Rem acquiesça.
Ne pas vouloir se fatiguer à réfléchir et être stupide étaient deux choses différentes.
Rem comprit assez vite ce qu’Enkrid voulait dire.
« Cela ne se passera pas comme le souhaite le commandant de compagnie Grand Frère. »
Audin lança cela depuis l’arrière avec son rire habituel.
Lui aussi avait raison.
Là où Dunbakel s’était ruée, on trouvait quantité de créatures semblables à la goule assassine aux longues griffes qu’ils avaient rencontrée plus tôt.
Du côté où Teresa faisait face à l’ennemi, des goules dépassaient les autres d’une demi-taille.
Leur chair grise était plus dure que celle des goules ordinaires.
En temps normal, il faut deux ou trois lanciers pour venir à bout d’une goule standard.
Celles qui vivaient dans cette forêt étaient encore plus coriaces.
Compte tenu du leurre qu’elles avaient utilisé plus tôt, même une unité bien entraînée aurait dû accepter de lourdes pertes.
Enkrid et ses compagnons n’appartenaient pas à un ordre de chevalerie, mais leur force de combat était comparable, ce qui leur permettait de se battre ainsi.
« Au moins, on ne s’ennuie pas. »
À ces mots d’Enkrid, Rem acquiesça de nouveau.
« C’est vrai aussi. »
Rem se lança à son tour, les mains démangeant d’envie d’agir.
Fiiouuu !
Il sortit une fronde et la fit tournoyer au-dessus de sa tête.
Bientôt, des goules cachées en divers endroits et à l’affût d’une ouverture, des goules qu’on aurait pu qualifier de classe commandant, et même d’étranges goules aux yeux jaunes bondirent à découvert. Mais cela ne servit à rien.
Boum !
Boum !
Boum !
Boum !
Boum !
Les pierres au sol devinrent à la fois l’arme de Rem et une source d’émerveillement.
Environ trois frondes se brisèrent, et les pierres projetées fracassèrent sans pitié les crânes des goules.
Enkrid ne s’arrêta pas de marcher.
Puis il ressentit une sensation subtile et désagréable.
Un piège ?
C’était de l’instinct, mais il sentait qu’il avait raison.
À cet instant, Sinar s’approcha de lui.
« J’ai un mauvais pressentiment, mon fiancé. »
Pourquoi n’oubliait-elle donc jamais ce titre ?
Enkrid se posa la question, puis répondit :
« Par ici. »
Les sens de l’elfe et son propre instinct lui indiquaient le même endroit.
La vilaine goule qui, disait-on, régnait sur cette région comme un roi devait s’y trouver.
Enkrid changea de direction.
Il parvenait presque à discerner les intentions de l’ennemi.
Ils nous ouvrent un passage.
L’intention était subtile, mais leur objectif ne faisait aucun doute.
En aiguisant son attention, il y vit clair.
Au lieu de goules particulièrement dangereuses, il y avait ce qu’on aurait pu appeler des goules ordinaires. Même celles-là avaient la peau si dure et les mouvements si vifs qu’il fallait cinq ou six lanciers ordinaires pour en abattre une. Elles étaient tout de même relativement plus faibles, et on distinguait nettement leur groupe.
On aurait dit que toute la horde de goules les poussait dans cette direction.
Qu’elle leur ouvrait délibérément un passage.
Comme pour les inciter discrètement à avancer.
« Pitoyable. Vraiment. »
À ces mots marmonnés par Rem derrière lui, Enkrid comprit qu’il avait vu clair lui aussi.
« Frère Goule doit vraiment avoir hâte de rejoindre le Seigneur Père. »
Audin prononça ces mots à voix basse, comme s’il prononçait une condamnation à mort.
Sans répondre, Enkrid continua d’avancer.
Bientôt, ils atteignirent l’endroit où on voulait les mener.
Une clairière où les intentions de l’ennemi étaient mises à nu.
Plus d’une centaine de paires d’yeux jaunes les encerclaient. C’était une preuve suffisante.
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