Chapitre 337
NOUS AVONS TENTÉ DES TRADUCTIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
Discord : https://dsc.gg/wetried
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 337 : Frimer contre des goules ?
= = =
« Le départ ? »
Enkrid demanda quand ils partiraient.
« Pas besoin de se presser. »
Il leur faudrait au moins une quinzaine de jours, peut-être davantage.
C’était ce que pensait Kraiss.
La Goule grise était une créature démoniaque qui vivait depuis longtemps dans cette région.
La laisser tranquille un mois ou deux de plus ne poserait pas de problème majeur.
« Compris. »
« Combien de soldats devrait-on emmener, à ton avis ? »
Kraiss s’attendait à ce qu’ils en prennent au moins deux compagnies.
C’était le genre d’opération qui l’exigeait.
Après un bref silence, Enkrid répondit :
« Une compagnie indépendante. »
« … Une compagnie indépendante ? »
Il n’y avait actuellement qu’une seule compagnie indépendante dans la Garde-frontière.
La Compagnie des Fous.
Ce salaud était vraiment cinglé ?
Ce n’était pas une plaisanterie. C’était sa pensée sincère.
Le risque paraissait moins élevé uniquement parce qu’ils pouvaient mieux se préparer.
Maintenant qu’Azpen ne représentait plus une menace, c’était devenu possible.
Jusqu’ici, ces salauds d’Azpen les avaient empêchés de retirer librement des troupes.
Certes, le nombre de combattants irréguliers, Enkrid compris, avait augmenté, mais la raison la plus évidente était qu’ils avaient enfin les coudées franches.
Toute l’incrédulité et l’exaspération de Kraiss se résumèrent en un seul son.
« Hein ? »
Qu’y avait-il d’étonnant ?
Enkrid avait déjà affronté des colonies de gnolls et de centaures.
S’ils n’avaient pas à tenir une ligne défensive ni à protéger un village, s’occuper d’une colonie de créatures démoniaques était étonnamment simple.
Cette réponse était le fruit de toute son expérience.
« Élimine le chef, et c’est terminé. »
Un principe simple.
Et vrai.
Même les érudits, pourtant réputés pour leur intelligence, avaient conclu que supprimer le chef était le meilleur moyen de régler le problème de la Terre des Goules grises.
Alors, de quoi avaient-ils besoin ?
Au minimum, d’une force équivalente à un ordre de chevalerie.
Et mieux encore, qu’un chevalier se déplace en personne.
C’était la meilleure solution.
Mais, pour l’instant, la situation ne causait pas de dégâts graves, seulement des désagréments.
La cour comptait s’en occuper lorsqu’elle aurait des ressources disponibles.
Aucun ordre de chevalerie ne viendrait donc.
La cour pouvait fermer les yeux, mais pas Kraiss.
La situation avait changé.
Les détours imposés aux routes commerciales entraînaient des pertes.
De lourdes pertes.
Des pertes énormes.
La Garde-frontière devait régler le problème.
Pour l’avenir, il fallait sécuriser les routes commerciales, et Kraiss avait déjà envisagé plusieurs moyens d’y parvenir.
Du moins, lui l’avait fait.
« Les kronas nous filent entre les doigts. »
Plus le transport prenait de temps, plus l’argent s’évaporait, pièce après pièce. Tout le monde le savait.
Alors, ils allaient régler ça.
La réputation d’Enkrid en sortirait encore grandie.
Une demande de la cour s’était également ajoutée à l’affaire.
Autrement dit, il fallait réussir et mener l’opération sans encombre, mais…
« C’est sérieux ? »
« Oui. »
« Pourquoi ? »
« Parce que ça suffira. »
« Tu t’es cogné trop fort la tête à l’entraînement ? »
« Pourquoi tu me tutoies sans arrêt ? »
« J’étais sous le choc.
Voilà pourquoi. »
Quand est-ce que ce type allait enfin se comporter normalement ?
Enkrid vit l’insolence dans les yeux de Kraiss et lui donna une tape sur le crâne.
« Aïe, ça fait mal. »
« J’aurais pu te fendre le crâne. »
Il ne mentait pas.
Kraiss encaissa la douleur.
Seule la Compagnie des Fous partirait.
« Ah… enfin, ça devrait aller, non ? »
Enkrid irait en personne.
C’était le jugement du commandant.
Kraiss pouvait plus ou moins comprendre pourquoi.
S’ils mobilisaient une unité plus importante et marchaient en nombre, il y aurait des pertes.
Certains seraient blessés, d’autres mourraient.
C’était inévitable.
Mais était-ce la seule raison ?
Non.
Une ardeur discrète brillait dans les yeux d’Enkrid.
Il brûlait d’envie de se battre.
Kraiss en eut l’étrange certitude.
Enkrid demanda :
« Une demande est aussi venue du centre ? »
« C’était presque ça, oui.
Elle est arrivée. »
La cour n’avait d’abord été qu’un prétexte commode, mais une véritable demande était ensuite parvenue.
Elle était accompagnée d’une lettre.
[Puissiez-vous triompher.]
Trois mots, rien de plus.
Elle venait de Marcus, l’ancien seigneur.
« Il doit être occupé. »
Enkrid ne prit pas la peine de lui répondre.
Voilà tout.
Ils vérifièrent l’équipement de chacun, préparèrent les provisions, et Kraiss s’occupa de tout ce qu’il pouvait organiser.
Il ne leur fallut que deux jours pour préparer le départ.
S’ils avaient mobilisé toute une compagnie, il leur en aurait fallu au moins dix, mais cette fois, les préparatifs restèrent légers.
Kraiss se demandait encore si c’était bien raisonnable, mais, étrangement, elle n’avait aucun pressentiment funeste.
Ils n’emmenaient même pas l’unité entière.
« Je dois vraiment venir ? »
Pendant les préparatifs, Ragna posa la question, les yeux lourds de fatigue.
Il ressemblait de plus en plus à un vieux chien.
« Si tu dors et que tu es encore fatigué, t’as qu’à crever. »
Rem lui donna sa bénédiction.
« Si tu veux mourir, viens me voir quand tu veux.
Tu peux même me prendre par surprise pendant mon sommeil.
Ça ne marchera pas pour autant. »
Ragna déclina poliment la bénédiction.
« On a vraiment besoin de ce salaud ? »
Enkrid réfléchit un instant.
Tant que leur plan de frappe éclair avec une petite troupe d’élite restait viable, cela suffisait.
Dans ce combat, le rôle le plus important de Ragna serait de ne pas se perdre.
« Repose-toi. »
Enkrid laissa Ragna derrière lui.
Et si les Goules grises étaient assez dangereuses pour nécessiter l’intervention de chevaliers ?
« Ça serait amusant, aussi. »
Enkrid avait toujours soif de nouveaux défis.
Cette mission était comme une pluie sur une terre craquelée par la sécheresse.
Il ne s’inquiétait ni du danger ni de ce qui viendrait ensuite.
Kraiss, elle, s’en chargeait.
Elle recueillit des renseignements dans les environs, les analysa et évalua l’intérêt de la forêt des Goules grises, désormais réduite à l’état de ruine.
Il conclut alors que le chef de la colonie ne représentait pas une menace aussi grande qu’il l’avait cru.
« Une goule qui a développé son intelligence en dirigeant une colonie. »
Une créature qui donnait tort à l’expression : « Le cerveau d’une goule, mon cul. »
C’était une goule capable de réfléchir.
Et elle se cachait dans une forêt ?
Pourquoi ?
Parce qu’elle y trouvait trop à manger ?
Parce que l’agressivité des créatures démoniaques y avait été neutralisée ?
« Aucune chance. »
Elle avait gagné en intelligence et compris qu’elle pouvait perdre si elle se battait sans réfléchir.
C’était pourquoi elle s’était retranchée sur un terrain favorable et tenait bon.
Kraiss jugea que c’était là la véritable nature de la Goule grise.
« Enfin, si ça tourne mal, il trouvera bien un moyen de s’en sortir. »
Il avait déjà vu Enkrid se tirer de pièges par pur instinct.
Depuis, lui faire confiance lui venait naturellement.
Deux jours passèrent.
Le jour du départ, Sinar les rejoignit.
« Tu n’es pas occupée ? »
« Je suis une elfe. »
Son propos était simple : elle ne pouvait pas laisser des créatures démoniaques souiller une forêt.
Les elfes aimaient les forêts.
Les plantes n’exprimaient pas d’émotions tumultueuses, mais débordaient de vie.
Cette vitalité forestière nourrissait une certaine force dans le corps des elfes.
Un bain de forêt pouvait même guérir des blessures mortelles.
À condition, bien sûr, que la forêt soit saine et dense.
« Au nom des elfes, je ne pardonnerai pas cela. »
À cette déclaration sans détour, Enkrid hocha la tête.
Il avait beau la regarder, cela ne ressemblait pas à une marche destinée à protéger la paix de la forêt, mais elle était tout de même plus que suffisamment compétente pour intégrer une petite troupe d’élite.
« Alors, en route. »
Ils voyagèrent une journée dans une charrette, choisirent un emplacement pour camper, y posèrent des pierres, installèrent une marmite et préparèrent les couchages.
Jusque-là, une escouade d’escorte ordinaire s’occupa du camp, alluma les feux et monta la garde pendant la nuit.
En chemin, ils rencontrèrent trois goules.
« Je m’en occupe. »
Menés par un soldat de la Perle Verte, les soldats de l’escouade partirent au combat.
Ils avaient entendu dire que les goules étaient plus nombreuses au printemps, et voilà qu’elles apparaissaient même sur les routes principales.
On racontait que les marchands traversaient désormais des chemins bien plus périlleux.
« Hah ! »
Les cris de guerre des soldats retentirent.
Les trois goules finirent étalées au sol, sans qu’un seul soldat soit égratigné.
Ils décapitèrent la première, puis la deuxième.
Pour la troisième, ils lui tranchèrent les jambes, puis lui lancèrent une pierre à distance et lui fracassèrent le crâne.
Cette troisième goule était plus rapide que les deux autres.
Les créatures démoniaques n’étaient pas toutes pareilles.
Il existait des différences entre les individus.
Les tactiques de l’escouade, qui en tenaient compte, étaient impressionnantes.
Deux soldats relativement forts la maintinrent à distance avec leurs lances, l’empêchant d’avancer et gagnant du temps.
La combinaison lance courte et bouclier fonctionnait bien.
Enkrid jugea que l’escouade avait une bonne puissance de combat.
« S’ils peaufinent un peu les bases… »
À ses yeux, les bases commençaient par courir au bord de la Rivière de la Mort.
En réalité, ils couraient dans les plaines de la Perle Verte, mais à force de courir, on finissait par croire qu’on apercevait cette Rivière de la Mort.
Pour ces hommes, ce n’était pas une bonne nouvelle.
Après une nuit de repos et plusieurs jours de voyage en faisant des détours, ils approchèrent de la Terre des Goules grises.
Tous avaient bien marché, y compris les soldats de l’escouade.
« Nous allons rentrer, alors. »
Le commandant salua, et Enkrid hocha la tête.
Après avoir renvoyé les soldats, Enkrid observa les environs.
Une forêt imprégnée d’une aura sinistre. Ils établirent leur camp dans une clairière, devant celle-ci.
« Nous entrerons demain matin. »
Combattre des créatures démoniaques de nuit était une folie.
« Faisons comme ça », répondit Rem.
Parce qu’ils avaient confiance en leurs compétences, devaient-ils prendre des risques inutiles ?
Pour une seule nuit de camping ?
Enkrid ne le pensait pas.
Le lendemain, dès le lever du soleil, Enkrid, Rem, Audin, Dunbakel, Teresa et Sinar pénétrèrent sur le territoire des goules.
* * *
Une brume légère leur bouchait la vue, et les arbres grisâtres réduisaient encore leur champ de vision.
Au-delà, une odeur âcre et moisie flottait dans un air humide et trouble.
« On dirait le genre d’endroit où il suffit de respirer pour tomber malade. »
Rem dit cela en écrasant sous ses bottes les feuilles mortes grises.
Il avait raison.
L’air entrait par le nez, passait dans la gorge et atteignait les poumons.
Au cours de ce trajet, les sens aiguisés d’Enkrid, grâce à son Art sensoriel, décelèrent une impureté boueuse mêlée à l’air.
En y restant trop longtemps, on finirait par accumuler du poison dans son corps.
« Une goule capable de réfléchir, hein ? »
Elle avait forcément une raison d’avoir choisi cet endroit comme repaire.
Ou peut-être avait-elle transformé l’environnement après s’y être installée.
Bien entendu, ils connaissaient déjà ces faits avant de venir.
Ils n’étaient tout de même pas venus sans le moindre renseignement.
Le poison était malgré tout plus concentré que prévu.
Une personne faible développerait une maladie pulmonaire en moins de deux jours.
Quant à Enkrid et aux autres, dont la santé était anormalement robuste, ils pourraient camper ici un mois et ne ressentir qu’un inconfort, sans tomber malades.
Leur endurance et leur force leur conféraient une santé bien supérieure à celle des gens ordinaires.
« Grrrrraaargh ! »
Ils n’avaient respiré cet air nauséabond que quelques fois quand des goules surgirent.
Grâce à son Sixième Sens auditif, Enkrid en dénombra six.
Elles bondirent du sol et chargèrent à travers les arbres.
Comme il se trouvait devant, il avança naturellement.
Ting.
Du pouce gauche, il souleva le fermoir qui retenait son épée dans son fourreau.
Puis il saisit l’arme de la main droite et élargit ses sens.
Des narines semblables à deux trous plats, une peau presque gris foncé, des muscles de jambes développés, de longs bras.
Leurs griffes recourbées vers l’avant s’effilaient à leur extrémité. Si elles s’enfonçaient dans la chair, elles en arracheraient une bonne quantité.
Leurs yeux noirs, dépourvus de pupilles, traçaient des sillons sombres dans la forêt grise.
Il enregistra tout, entendit leur charge et calcula leur vitesse dans le domaine de son Sixième Sens.
Il n’avait besoin ni du Style de l’épée rapide, ni de l’Épée fluide, ni de l’Épée lourde.
Il faisait confiance à l’arme d’argent qu’il tenait pour accomplir son œuvre.
De plus, il était venu tuer celui qu’on appelait le roi des Goules grises et comptait donc économiser ses forces.
Des mouvements optimaux, le moins de détours possible. Pour y parvenir, il lui fallait accélérer sa pensée.
Une pensée rapide. À mesure que ses réflexions s’accéléraient, son Épée correcte progressait encore.
Non, elle ne se contentait pas de progresser.
L’instinct de Rem, plus affûté que celui d’une bête, avait clairement repéré ce qui manquait à Enkrid, et leurs entraînements l’avaient aidé à développer ces points faibles.
Enkrid connaissait lui aussi ses propres lacunes.
« On ne progresse qu’en reconnaissant ce qui nous manque. »
Des paroles d’un mercenaire qu’il avait rencontré en ville.
L’homme n’était pas maître d’armes, mais il lui avait transmis quantité de conseils pratiques sur le combat, et cela lui avait été utile.
Enkrid mettait à l’épreuve et expérimentait sur son propre corps ces bribes de sagesse, tirées du combat comme de la vie, jusqu’à en faire de l’expérience.
Il avait toujours agi ainsi.
Cette fois ne faisait pas exception.
Même après avoir découvert l’épée d’un chevalier et s’être entraîné avec Rem et les autres, rien n’avait changé.
Enkrid restait concentré sur ce qu’il lui fallait combler.
Le moment était venu d’en montrer le résultat.
Trois goules arrivaient par la gauche, deux par la droite, et une autre prit appui pour bondir dans les airs.
Crac !
Les branches cédèrent tandis qu’elles forçaient le passage. Griffes et silhouettes grises emplirent son champ de vision.
Les mains et les pieds d’Enkrid s’animèrent.
Comme toujours, tout commença par ses pieds.
Il pivota sur son pied gauche et dégaina de la main droite.
Celle qui tombait du ciel passa la première.
Il repéra des points.
Puis, avec fluidité, relia chacun d’eux pour tracer des lignes.
Boum !
Il fendit, trancha, transperça, frappa !
Il fendit verticalement celle qui descendait d’en haut, prit appui de la main gauche et poussa de la droite vers la gauche.
En ramenant sa main droite, il balaya vers la gauche de son point de vue.
Deux têtes de goules s’empalèrent sur la lame tendue et furent tranchées en biais.
La première fut coupée de l’œil droit jusqu’au crâne.
La seconde perdit le sommet de la tête.
Du sang noir et de la cervelle giclèrent dans les airs.
Dans l’ouverture ainsi créée, Enkrid transféra son appui sur le pied droit, pivota légèrement, dégaina son glaive de la main droite, porta deux estocs successifs vers la droite, puis tourna le poignet et frappa le crâne de la dernière avec le plat de la lame.
Un enchaînement complexe de mouvements, et pourtant chaque geste s’accomplit en un seul souffle.
Comme si tout avait été prévu, comme une routine de précision forgée par des répétitions sans fin, chaque mouvement s’enchaînait sans la moindre pause.
« Tous ces entraînements m’ont sacrément aidé. »
Pour maîtriser l’Épée correcte, rien ne comptait plus que l’expérience.
De ce côté-là, il ne manquait de rien.
Puis il avait ajouté à cela les entraînements et les efforts.
Grâce à eux, Enkrid pouvait maintenant révéler ici une quatrième épée.
La première était l’Épée du Serpent.
La deuxième était l’Estoc de foudre.
La troisième était l’Épée écrasante.
Et voici la quatrième.
Le combat qui venait de se dérouler pouvait faire croire que les goules étaient stupides.
On aurait dit que ces imbéciles s’étaient jetés d’eux-mêmes sur sa lame.
Il le devait au fait qu’il avait forcé leurs mouvements.
Le rythme de ses pas, l’angle de son corps, la position de ses mains : tout avait poussé les goules à se ruer dans une direction précise.
Enkrid baptisa cette technique l’Épée entravante.
Une forme de l’Épée correcte qui restreignait les mouvements de l’adversaire.
Normalement, on devait apprendre l’escrime en l’adaptant légèrement à son propre corps, mais Enkrid était allé plus loin.
Il continuait à créer de nouvelles formes d’épée.
Ce qu’Enkrid faisait naturellement était, en vérité, la voie la plus idéale.
C’était le chemin qui menait à la chevalerie et à la véritable maîtrise de l’épée.
En l’observant, Rem savait qu’il y avait contribué plus qu’un peu.
Et comme il savait précisément à quel point son aide avait compté, il lui adressa de brèves félicitations.
« Tu frimes contre des goules ? »
Enkrid hocha la tête en réponse à la bénédiction de Rem.
« On continue. »
Cette épée venait à peine de germer.
Quoi que Rem puisse dire, Enkrid voulait encore la manier et l’entraîner.
« Laisse-m’en quelques-unes, quand même. »
Dunbakel grommela, mais, lors des six vagues de goules qui suivirent, personne d’autre qu’Enkrid n’eut l’occasion de manier une arme.
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