Chapitre 322
NOUS AVONS TENTÉ DES TRADUCTIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditrice : Abstract
Discord : https://dsc.gg/wetried
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 322 : Comment arrêter la foudre ?
= = =
Cette journée recommença.
Que le Passeur l’observe ou non, Enkrid resta imperturbable.
Comme toujours, il ne changeait pas.
Il était le même que lorsqu’il avait empoigné une épée pour la première fois et s’était lancé dans une carrière de mercenaire, et le même que lorsqu’on l’avait roué de coups et qu’il avait frappé un arbre.
Pourtant, certaines choses avaient changé.
Sa perspective avait changé.
Ce qu’il regardait avait changé.
Sa façon de réfléchir s’était améliorée.
Son corps avait changé.
L’épée qu’il tenait avait changé.
Son rêve s’était rapproché.
Malgré tout, Enkrid restait Enkrid.
Jour après jour, il continuait à réfléchir.
Comment l’arrêter ?
Aucune réponse ne lui venait.
Ce n’était pas grave.
Ça avait toujours été comme ça.
Les problèmes auxquels Enkrid trouvait facilement une réponse étaient rares.
Tout, autour de lui, lui disait d’abandonner.
Tout le poussait à se résigner à cette journée et à y rester.
Il envisagea même des moyens de renoncer.
Était-ce une ruse du Passeur, ou simplement le fonctionnement de cette boucle ? Toujours était-il qu’il n’existait jamais une seule manière de traverser cette journée.
Et si j’emmenais tout le monde et que je m’enfuyais ?
Et s’il se réveillait le matin, traînait son corps endolori hors du lit et fuyait comme un dément ?
Il y avait plusieurs chariots dans le camp de Perle Verte.
Et s’il en prenait un pour détaler ?
Le chevalier irait-il jusqu’à la Garde-frontière ?
Ce salaud ne se montrait que le soir. S’ils partaient dès le matin, vraiment décidés à fuir, les poursuivrait-il ?
En serait-il seulement capable ?
Aucune idée.
De toute façon, il n’avait pas besoin de le savoir.
Enkrid ne ferait pas ça.
Il existait mille façons de fuir, et elles étaient toutes faciles.
Même si Garrett tentait de l’arrêter, qu’est-ce que ça changerait, dans l’état où se trouvait Enkrid ? Il n’irait pas bien loin.
Je dois aller à l’arrière et me reposer.
Ou bien :
Je dois rentrer tout de suite. J’ai une affaire urgente à régler.
Ça suffirait.
Qui oserait toucher au principal artisan de cette victoire sur le champ de bataille, celui qui s’était couvert de gloire ?
Une excitation contenue commençait déjà à se répandre dans le camp.
Si Azpen battait en retraite, ils feraient aussitôt la fête.
Ils se jetteraient sur la viande et boiraient à grandes rasades.
Verraient-ils cela demain ?
« Désespoir. »
Le mot marmonné par le Passeur ne cessait de résonner dans sa tête.
« Tu ne peux pas le franchir. »
Le Passeur le répéta.
Ce n’était que du bruit dans son esprit.
Ça ne changeait rien.
Dans sa tête, Enkrid continuait à manier son épée sans relâche.
Il cherchait et calculait.
Et si je reculais pour dévier son coup ?
Comment cette épée pouvait-elle trembler et se courber ainsi ?
Comment pouvait-il faire rencontrer sa lame à la sienne ?
Enkrid considérait la malédiction de revivre la même journée comme un privilège.
La douleur de la mort restait la même, même après mille fois.
Il l’endurait pour l’exaltation qui venait ensuite.
Ainsi, il affrontait encore et encore l’épée du chevalier.
Cette journée recommençait, portée par une concentration brûlante.
Grâce à cela, Enkrid voyait davantage.
« Honneur. »
Quand le chevalier arrivait, parlait d’honneur et lui demandait de bloquer son coup une fois.
À cet instant, chaque scène semblait se décomposer.
La chaîne sinistre qui s’était refermée sur son corps au début de cette journée y contribuait également.
Son Sens de l’esquive s’était activé à l’extrême.
Cette sensation poussait sa concentration encore plus près de ses limites.
La lame ?
Il essaya de reculer et de dévier le coup, mais la lame accéléra.
Sa vitesse changea.
Avant qu’elle n’accélère, Enkrid remarqua quelque chose.
Brrr.
Elle tremblait.
C’était ce qu’il voyait, clairement.
Au même instant, Enkrid croisa la lame du chevalier de biais avec la sienne.
Il lutta désespérément, alors que tous les muscles de son corps menaçaient de se déchirer.
Il ne vit pas le visage du chevalier, trop concentré sur sa lame, mais l’ennui qui s’y lisait céda la place à une lueur de surprise.
Elle disparut presque aussitôt.
Clang.
À l’instant où les lames se heurtèrent, l’épée courte fendit le glaive du nain.
L’avantage de l’arme…
n’avait aucune importance.
Boum.
Son cœur fut transpercé.
Enkrid mourut.
Il mourut, et cette journée recommença.
Cette fois, les choses suivirent un schéma similaire.
Il y ajouta une nouvelle ruse.
Au moment même où il bloqua avec le glaive, il déclencha la Volonté instantanée, résolu à laisser les muscles de son bras gauche éclater s’il le fallait.
C’était à moitié un pari.
La Volonté était une force et un mystère que l’on faisait circuler dans son propre corps.
Ce n’était pas quelque chose qu’on pouvait utiliser avec un corps qui ne s’était pas entièrement rétabli.
Il sentit les fibres musculaires de son bras gauche se rompre, mais Enkrid parvint tout de même à projeter Spark là où il le voulait.
C’est pourquoi.
L’épée du chevalier trembla, se courba et lui transperça le cœur, mais ne le fendit pas entièrement.
Il n’avait gagné qu’un peu de temps, mais il l’avait gagné.
La mort fut brièvement retardée.
« Hum ! »
Enkrid chancela en arrière et cracha du sang.
Au même moment, son corps s’affaissa.
Il essaya de prendre appui sur sa main gauche, mais elle n’avait plus aucune force et son corps bascula vers l’avant.
Il allait tomber.
Boum.
Quelqu’un le retint.
En baissant les yeux, il aperçut le dessus d’un pied.
Sinar soutenait le corps d’Enkrid avec sa cuisse.
Enkrid ne répéta pas la même erreur.
Il prit appui au sol de la main droite.
Il n’avait pas la force de se relever.
Le choc avait atteint son cœur ; le sang continuait à couler de sa bouche.
« Qu’est-ce que c’est que ça ? » demanda Sinar.
À cet instant, quelque chose passa au-dessus de la tête du chevalier.
C’était Ragna.
Son épée déchira le toit de la tente avec fracas.
Riiip !
La tente se fendit, et la lame qu’il tenait s’abattit avec violence.
Plus rapide qu’une flèche, elle fondit du ciel.
Ragna n’avait-il pas parlé de foudre ?
Ce n’était pas pour rien.
Sa lame devint foudre.
Il la chargea de la Volonté de Séparation, puis exécuta l’art de l’épée de la Maison Zaun.
Style de l’épée lourde de la Maison Zaun : Frappe de foudre.
Kra-BOUM !
La lame de Ragna produisit un véritable coup de tonnerre.
Alors, le chevalier leva son épée de bas en haut.
Qu’était devenue la Frappe de foudre ?
Le chevalier avait bien une raison d’être chevalier.
Il avait bien une raison de manier la Volonté.
Il pouvait accomplir des choses impossibles avec de simples fragments de Volonté.
De la paume gauche, il reçut l’épée de Ragna tout en portant un coup de la sienne.
Enkrid observa toute la scène.
Pour ne rien manquer, il ne relâcha pas un instant sa concentration.
Que son propre corps soit en train de mourir n’avait aucune importance.
Ah.
Même Enkrid le vit vaguement.
Pendant un instant, l’épée du chevalier sembla se démultiplier en dizaines de lames.
« Ghrk. »
Du sang jaillit de la bouche d’Enkrid, mêlé d’écume.
En voyant cela, Sinar, à ses côtés, déclara : « Une elfe qui perd son compagnon n’oublie pas de se venger. »
Non, depuis quand étaient-ils compagnons ?
Quel genre de relation avaient-ils pour qu’elle parle de vengeance ?
Malgré tout, ses paroles avaient quelque chose de solide et de rassurant.
Il fallait avoir un sacré cran, pour plaisanter à un moment pareil.
Ragna fut transpercé et roula sur le sol.
C’était fatal.
Ses yeux s’éteignirent.
Comme prévu, un trou s’ouvrit dans son cœur.
« Putain. »
Kraiss se plaça devant Enkrid de la même façon.
Cette fois, Dunbakel l’accompagna.
Grrr.
Esther ferait-elle autrement ?
Ah, aucun d’eux ne comptait donc fuir ?
Cette fois, Ragna mourut pour de bon.
Peut-être s’était-il emballé et avait-il tenté une technique trop puissante, tout à coup ?
Malgré tout, grâce à cela, le corps du chevalier avait été marqué.
Entre Kraiss et Dunbakel, le regard mourant d’Enkrid vit le chevalier examiner sa propre paume.
Le sang qui perlait au bout de l’épée courte goutta sur le sol.
Du sang rouge coulait aussi de sa main gauche et tombait en gouttes.
Ce sang avait une teinte écarlate, profonde et éclatante.
« On m’a entaillé ? » marmonna le chevalier.
C’était logique.
Peu importait que la lame eût été chargée de Volonté, celle de son adversaire n’en restait pas moins un fragment inachevé.
C’était un chevalier.
Et pourtant, sa paume enveloppée de Volonté avait été entaillée ?
On l’avait entaillé ?
« On m’a entaillé ? » répéta le chevalier.
Il était à ce point sous le choc.
Chance ou malchance, Enkrid ne put en voir davantage avant que ses yeux ne se ferment.
Le temps qu’il avait gagné en sacrifiant son bras gauche était écoulé.
« Kkueegh. »
Il essaya de se retenir, mais finit par pousser un cri rauque et affreux avant de s’effondrer.
C’était sa limite.
« Même en partant, tu tiens à faire du bruit. »
Dans son oreille qui s’éteignait, la voix sombre et pourtant glaciale de Kraiss lui parvint.
Il ferma les yeux, mourut, se réveilla, et cette journée recommença.
Une épée qui tremblait, une épée qui se courbait.
Mais surtout, l’image du chevalier face à Ragna resta gravée dans sa mémoire.
Le chevalier modifiait ses appuis et changeait de posture.
Il jaugeait le niveau de son adversaire et adaptait le coup qu’il portait.
Après tout, si chaque attaque avait toujours eu la même puissance et suivi la même trajectoire, Enkrid l’aurait vaincue depuis longtemps.
« Bien. »
« Qu’est-ce qui est bien ? »
« C’est bien ! »
« Mais qu’est-ce qui l’est ? »
Était-ce normal de se lever à l’aube en criant comme un dément qu’on se sentait bien ?
Kraiss ne cessait de lui poser des questions à côté de lui, mais Enkrid s’enfonçait dans son propre monde.
Il ne s’était jamais autant immergé dans quelque chose.
« Non, il s’est cogné la tête ?
Cette fois, il a vraiment l’air mal en point. »
Kraiss marmonna à côté de lui.
Sinar était tout aussi inquiète.
Il était déjà bizarre, et voilà qu’il le devenait encore plus.
Enfin, ça faisait partie de son charme.
Enkrid traversa encore plusieurs journées.
Ensuite, il passa en revue, une à une, les choses qu’il avait comprises.
Au cours de la journée la plus récente, il remarqua quelque chose d’étrange.
Ragna et Sinar attaquèrent par hasard en même temps, et l’épée du chevalier retentit lorsqu’elle les rencontra.
Wooooong !
Une épée qui résonnait sous l’effet des tremblements et des vibrations.
L’Écho de la lame.
On appelait aussi cela l’Écho de la lame.
La lame résonna, et une lumière blanche jaillit des yeux du chevalier, visible à l’œil nu.
La Volonté était devenue visible.
Woooong — Jjooong !
L’épée courte du chevalier traça littéralement des rayons blancs de part et d’autre.
La lame de Ragna, prise dans la trajectoire de l’un d’eux, se fendit en deux, et Naidhl, l’épée de Sinar, fut également tranchée.
Enkrid avait chargé le premier et gagné, une fois encore, un bref délai.
Il vit la scène clairement.
Avec une vieille épée courte ?
À ce niveau, ce n’était plus de la technique. C’était un mystère, un art divin.
Naidhl et l’épée de Ragna avaient été tranchées toutes les deux.
L’une était une pièce d’exception, l’autre si épaisse qu’il paraissait absurde de la fendre ; pourtant, elles avaient été coupées toutes les deux.
Pas même une étincelle ne jaillit.
Comme si on coupait des branches pourries.
La Volonté seule pouvait-elle vraiment faire ça ?
Qu’était-ce que la Volonté ?
Qu’était-ce que la volonté ?
Enkrid y réfléchit, mais aucune réponse ne lui vint.
Ses pensées s’orientèrent vers quelque chose de plus constructif et de plus sain.
À plusieurs reprises, le chevalier tua Ragna, lui trancha le bras ou la jambe, et prononça des paroles semblables.
« Quel gâchis.
Tu n’aurais pas dû charger. »
Il convoitait le talent de Ragna.
Enkrid repassa dans sa tête le combat de Ragna contre le chevalier.
Il déterra ce que cette journée répétée avait gravé en lui.
Il repassa la résistance de Sinar.
Il revit Kraiss, mort.
Il revit le combat de Dunbakel.
Puis il repassa encore et encore sa propre mort, en se remémorant l’épée du chevalier.
L’escrime, l’épée, la lutte désespérée.
Tout cela tourbillonnait et s’emmêlait dans sa tête.
« Cet endroit est un marécage, et quiconque y tombe n’en ressort jamais. »
Entre-temps, le Passeur tenta encore de pousser Enkrid dans un quelconque gouffre, mais, bien sûr, ce fut inutile.
« T’as pas autre chose à faire ? »
Parfois, Enkrid prenait les devants et le lui demandait.
Ces jours-là, le Passeur se taisait.
On aurait vraiment dit qu’il boudait.
Quelle pensée ridicule.
Cet être n’était-il pas au-delà de tout ce qu’on pouvait concevoir ?
C’était la cinquante-sixième journée.
Comment arrêter la foudre ?
Il se répétait la question, y réfléchissait, la posait de nouveau à Ragna, puis à Sinar.
Aucune de ces journées ne fut perdue. Il fit tout ce qu’il pouvait.
Au fil de ses tentatives, il vit l’épée du chevalier se courber en arrivant et mourut encore et encore sous ses coups.
Il mourut aussi après avoir vu la lame trembler.
Spark fut tranchée.
Le glaive aussi.
Il ne parvint pas à revoir l’Écho de la lame.
Il fallait de la chance pour que cela se produise.
Pour les autres, la Déesse de la Fortune aurait pu sembler le suivre partout, mais Enkrid savait mieux que quiconque qu’il n’était pas si chanceux.
Il ne pouvait donc pas compter sur la même chance.
Sans hasard, il faudrait que lui, Ragna et Sinar coordonnent délibérément leurs attaques.
Ça non plus, je n’en ai pas envie.
Il n’en avait pas le cœur.
Il faudrait accepter la mort d’un bon à rien paresseux et d’une elfe qui adorait plaisanter.
Il devrait les pousser lui-même à foncer.
C’était hors de question.
Lorsqu’il leur faisait gagner du temps et les regardait mourir, il pouvait au moins se consoler en se disant que c’était pour demain.
Mais les pousser lui-même ?
Je préférerais mordre l’épée et charger.
C’était exactement ce qu’il ressentait.
Il se battit donc seul, rongé par l’angoisse, et réfléchit.
Au milieu de cette souffrance et de ces réflexions sans fin, tandis qu’il avançait d’un quart de pas, la pensée d’Enkrid revint au point de départ.
Comment arrêter la foudre ?
« Il faut commencer par faire face à sa véritable nature. »
C’était ce que Ragna avait dit.
À présent, il comprenait.
Il fallait la voir et la reconnaître avant de pouvoir la bloquer.
« Ensuite, tu réagis à sa vitesse. »
C’était ce que Sinar avait dit.
Réagir d’abord.
Frapper ensuite.
Puis bloquer.
« En gros, il suffit de bien le faire. »
C’était la phrase de Ragna.
Tout tenait dans ce seul mot : bien.
Et pourtant.
« Haa… »
L’épée du chevalier.
Le coup du chevalier.
Franchement, n’était-ce pas exaltant ?
« Encore. »
Les mots lui échappèrent tout seuls.
Un sourire les accompagna.
Au cours de cette journée qui recommençait, Enkrid sentit monter en lui une exaltation sans pareille.
Son rêve s’était présenté sous les traits d’un faucheur, mais l’épée qu’il maniait était devenue un jalon sur son chemin.
Et ce jalon ressemblait à une lumière tombée au fond d’un tunnel obscur.
Pour le Passeur, il n’y avait que ténèbres et désespoir.
Pour Enkrid, c’était lumière et exaltation.
La journée recommença.
À la soixante-douzième, son corps était toujours en loques, mais, comme toujours, Enkrid bougea.
À demi mort, il observa l’épée que Ragna avait fait dévier.
Ensuite, il regarda Sinar lutter plus de dix fois.
Une méthode ?
Il n’en savait rien.
Demain ?
Il ne viendrait pas.
Ça lui était égal.
C’était pour cela que le Passeur ne pouvait pas comprendre Enkrid.
Certains jours, sa confiance s’envolait sans raison.
Bien sûr, il mourait.
Après cela, il traversa douze journées de plus.
Une épée qui semblait pouvoir être bloquée, mais qui ne l’était pas : voilà l’épée du chevalier.
« Toi. »
À la quatre-vingt-dixième journée, le chevalier dégaina son épée et fronça les sourcils.
Puis il regarda Enkrid et parla.
« Quel gâchis. »
Enkrid ne fut pas fou de joie en entendant ces mots, mais prétendre qu’il n’en tirait aucune fierté aurait été mentir.
Pourtant, à cet instant, il ne ressentait rien.
Il était entièrement concentré.
Toujours la même chose.
Face au chevalier, il s’immergeait et se concentrait.
S’il flanchait ne serait-ce qu’un peu, son cœur se briserait et il n’en tirerait rien.
Alors, même s’il avait l’impression que sa force mentale s’effritait, il ne pouvait pas relâcher cette concentration, aussi précise qu’une pointe.
Mais une chose resterait à jamais gravée en lui : le rêve qui lui était apparu sous les traits d’un faucheur l’avait reconnu.
Le chevalier reparla d’honneur et lui demanda de bloquer son coup une fois.
Enkrid expira et se prépara.
Il avait l’impression de pouvoir bloquer le coup, mais il n’y parvint pas.
Quelque chose clochait.
Devait-il s’élever au niveau du chevalier, là, tout de suite ?
Non, c’était impossible.
Posséder un fragment de Volonté ne lui permettrait pas de progresser autant.
Alors, quoi ?
Wong.
À l’instant où il entendit le faible murmure de l’Écho de la lame, l’épée du chevalier lui fendit impitoyablement le cœur.
Boum.
C’était plus rapide qu’avant.
L’Écho de la lame, ici ?
Ah.
C’était vraiment comme la foudre.
Au même instant, la foudre frappa aussi l’esprit d’Enkrid.
L’éclair qui fracassa son crâne illumina le chemin qui le mènerait au-delà de cette journée, vers demain.
= = =
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