Chapitre 297
NOUS AVONS ESSAYÉ DES TRADUCTIONS
Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Abstract
Discord : https://dsc.gg/wetried
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 297 : [Teresa et l’Évêque]
= = =
« Je ne te connais peut-être pas, mais est-ce que tu connais ça ? »
« Implore le pardon du Dieu unique, espèce de salope. »
L’Évêque-Loup prit la parole.
À son geste, la meute de Bêtes magiques se mit en mouvement.
Deux énormes loups en tête, à gauche et à droite, plus d’une dizaine de Bêtes magiques lupines se ruèrent en avant.
Leurs yeux jaunes luisaient, la bave dégoulinant de leurs mâchoires. Leurs crocs découverts semblaient assez acérés pour transpercer n’importe quelle chair, même celle d’un géant.
Teresa ne bougea pas.
Elle tenait son bouclier de la main gauche, le bras droit ballant.
« Il y a tant de choses vraiment fascinantes dans ce monde. »
Teresa dit ce qu’elle avait envie de dire.
« Espèce de putain stérile, de salope apostate, voyons voir si tes tripes sont jolies. »
Lui aussi ne disait que ce qu’il avait envie de dire.
L’Évêque-Loup ricana.
Il allait déchiqueter cette apostate stérile sur-le-champ.
Il lui arracherait les membres, puis lui extirperait les entrailles une à une pour qu’elle les voie.
L’évêque savait qu’il en était capable. Il connaissait la lame nommée Teresa. C’était lui qui avait reconnu son talent et l’avait exploitée.
« J’aime me battre. »
Comme une folle.
Sous son masque, le coin de sa bouche se tordit. Un sourire. Personne ne pouvait le voir ; c’était simplement une expression qui lui venait naturellement.
L’Évêque-Loup ricana tout aussi naturellement.
Il n’écoutait pas un traître mot de cette salope apostate.
Pourtant, Teresa continua de parler.
« Tu as déjà vu un géant se battre avec joie ? »
Non, il n’en avait jamais vu.
Les yeux de l’Évêque-Loup commencèrent lentement à jaunir.
« Espèce de salope pourrie. »
L’évêque se souvint de Teresa, le visage impassible, qui le regardait alors qu’il se tenait au-dessus d’elle.
« Ne crois pas que tu mourras facilement. »
« Je vais te montrer. »
Cette courte phrase brillait d’une volonté pure.
Depuis quand cela avait-il commencé ? Après qu’Enkrid lui avait coupé les cheveux ? Ou plus tard ?
Teresa ne baissa pas la voix.
Mais la chose qui se tenait devant elle méritait-elle le moindre respect ? Sans l’existence de salopards pareils, elle aurait eu plus de mal à échapper à l’étreinte du Culte.
Ils l’avaient dégoûtée de la vie.
Si elle n’avait rencontré que des gens honnêtes, elle aurait peut-être trouvé la foi, elle aussi.
Non, peut-être devrait-elle les appeler ses bienfaiteurs.
Et s’ils étaient ses bienfaiteurs, elle devait les remercier comme il se devait.
Avec son épée et son bouclier.
Elle lui offrirait une bénédiction à la manière d’Audin.
Prrrrrk.
À côté des yeux jaunes de l’Évêque-Loup, des poils commencèrent à percer sa peau.
Le son en était féroce ; même celui des poils déchirant la peau.
« Grrrgh. »
L’évêque gémit. La transformation était douloureuse. Il était un loup-garou rationnel. Telle était sa véritable identité.
Un pelage rêche jaillit sur tout son corps et ses ongles s’allongèrent.
Quatre de chaque côté, comme des poignards acérés. Huit griffes-dagues en tout.
Assez tranchantes et dures pour fendre même les lames d’acier les mieux forgées.
Aouuuuu !
L’évêque métamorphosé rejeta la tête en arrière et poussa un hurlement.
Le hurlement d’un lycanthrope faisait vibrer les organes. Il ébranlait l’esprit et semait la peur.
Teresa avait alors gardé un visage impassible, et il en allait de même maintenant. Que l’évêque se déshabille ou qu’il lui arrache ses vêtements, elle n’avait rien laissé paraître.
Elle ne lui en voulait pas. Elle n’éprouvait même pas de ressentiment envers son désir dévoyé. À l’époque, c’était sa vie.
Et maintenant ?
« Ça va être amusant. »
Une voix rauque et éraillée, mais agréable à entendre, retentit.
Elle aimait se battre contre Enkrid. Manier l’épée sous ses ordres la rendait heureuse, elle aussi.
Son sang bouillait. Le sang des géants déferlait furieusement dans ses veines.
Ah.
Certains vivaient pour le pouvoir, l’argent, la réussite ou l’amour.
Teresa, elle, avait trouvé sa raison de vivre.
C’était pour cela qu’elle avait quitté le Culte.
« Je suis née pour me battre. »
À peine eut-elle fini sa phrase que deux Bêtes magiques lupines bondirent simultanément de chaque côté.
Teresa balaya la gauche de son bouclier et, à droite, abattit la poignée de son épée comme une massue.
Boum !
« Hein ? »
L’Évêque-Loup trouva le mouvement de Teresa différent. Plus rapide, plus net que dans son souvenir.
Autrefois, sa spécialité était le combat d’usure. Elle levait son bouclier et faisait de son endurance innée une arme.
À présent, c’était différent. Elle était devenue une géante de sang mêlé, sous une forme qu’il n’avait jamais vue.
Bien sûr. Avec qui Teresa avait-elle passé tout ce temps ?
« Je ne me suis jamais battue à pleine puissance, évêque. »
Teresa prononça ces mots en tuant deux loups.
« Qu’est-ce que tu racontes, espèce de salope apostate ? »
Même transformé en loup-garou, l’évêque parlait clairement.
Il chargea en même temps que les Bêtes magiques lupines.
Teresa sourit de toutes ses dents et brandit son épée.
Fouuush !
La pression de sa lame épaisse força les bêtes qui approchaient à reculer.
Profitant de l’ouverture, Teresa se lança, son bouclier tenu à plat, à l’horizontale. Elle prit appui sur le sol.
Boum !
La terre se creusa sous ses pieds. Le grésil qui tombait fouetta le sillage de sa course.
Elle fonça, leva son bouclier en diagonale et frappa.
Clac !
Le bord du bouclier s’écrasa contre le crâne d’une bête.
Le corps fracassé heurta la cuisse de Teresa, puis s’effondra sur le côté.
Le choc ne méritait même pas qu’on en parle. Son corps était déjà une arme.
« Où crois-tu aller ? »
Pendant qu’elle balançait son bouclier, l’évêque la frappa dans le dos de ses griffes.
Elle sentit nettement le coup s’enfoncer ; une alerte aiguë résonna à l’arrière de son crâne.
Les griffes de l’Évêque-Loup s’enfonçaient vers son dos. Teresa martela le sol du pied, retrouva son équilibre, pivota et balaya l’air d’un coup d’épée horizontal.
Fouuush !
L’évêque interrompit son attaque et bondit en arrière.
Il avançait, reculait. Rien qu’en chargeant puis en se dégageant, l’évêque faisait preuve d’une agilité absurde.
Malgré tout, Dunbakel avait été plus vive dans ses mouvements. Ceux-ci n’avaient pas le même ressort que ceux des hommes-bêtes.
Et la férocité de ses coups de griffes n’égalait pas les haches de Rem.
Quant aux loups qui chargeaient de côté, ils ne faisaient pas le poids face aux poings d’Audin.
« Hahaha ! »
Teresa éclata de rire en plein combat, puis abattit son épée droit devant elle.
Boum !
La lame frappa le sol, projetant la terre et le grésil dans les airs.
La poussière et le grésil se mêlèrent, déferlant comme une vague.
Les Bêtes magiques perdirent Teresa de vue pendant une fraction de seconde.
Pan !
Sortie de nulle part, Teresa donna un coup de pied dans le crâne d’une autre bête.
Du sang noir et de la cervelle giclèrent de sa tête éclatée.
« On continue ! »
Elle fracassait et tailladait quiconque lui barrait la route. Rien n’était plus amusant.
Et ce combat, mené pour Enkrid, lui plaisait encore davantage.
Teresa suivit son instinct.
L’évêque comprit que quelque chose clochait.
Il appela d’urgence un Loup sinistre, mais la bête n’aurait pas le temps d’arriver.
« C’est quoi, cette salope ? »
Les capacités de Teresa dépassaient tout ce qu’il connaissait.
Teresa aussi se rendit compte que son talent avait clairement progressé.
Surtout, elle se sentait en paix.
Lutter. Se battre.
Se battre de toutes ses forces.
Tout y consacrer.
Elle le faisait parce que tout cela lui procurait du plaisir.
Après plusieurs échanges, le nombre de Bêtes magiques diminua.
Transpercer !
L’évêque, désormais loup-garou, projeta trois Bêtes magiques et transperça le flanc de Teresa.
Une ouverture nette béa dans le corps de Teresa, qui fracassa le crâne de l’évêque d’un coup de poing.
Clac !
L’évêque rentra le menton et amortit l’impact.
« Putain. »
Malgré tout, une partie de son crâne s’enfonça.
Un de ses yeux éclata.
Le sang coulait du flanc de Teresa. Un sang rouge.
Un sang rouge sombre s’écoulait de la tête et du nez de l’évêque.
C’était le sang d’un homme démonisé, qui avait introduit du sang de lycanthrope dans un corps humain.
« Très bien, mourons ensemble. »
L’évêque prononça ces mots.
Même en parlant, il se fiait à quelque chose.
Ce mercenaire de merde qui pratiquait la sorcellerie approchait par-derrière.
Et il vit encore une chose étrange. Peut-être à cause de son œil éclaté.
Derrière ce type, il aperçut une autre silhouette.
Elle n’avait rien d’une alliée.
* * *
Ah, ça faisait longtemps.
Il n’avait pas été blessé de la sorte depuis longtemps.
Même lorsqu’il avait tué ce jeune noble et s’était fait traquer, il n’avait pas autant malmené son corps.
Était-ce parce qu’il était aux côtés d’Enkrid, ou parce que tout autour de lui avait viré au désastre ?
J’essayais de vivre tranquillement.
Rem le pensait sincèrement. Bien sûr, personne qui le voyait n’aurait pu le croire.
Pour quelqu’un qui cherchait à vivre tranquillement, caché, il était violent, bruyant et bien trop indiscipliné.
Enkrid le savait, tout comme les soldats des environs : dès qu’il voyait quelqu’un qui lui déplaisait ou que les choses tournaient mal, Rem dégainait sa hache le premier.
Rem le niait.
Quoi qu’il en soit, il se glissa dans la forêt et s’y cacha. Pour effacer ses traces, il marchait sur d’épisses branches, surveillait le vent et avançait vent dans le dos.
On dirait qu’il me poursuit ?
Il n’avait pas besoin de regarder pour en être sûr. Son instinct le lui disait. La nuque le démangeait sans cesse.
Quel emmerdeur.
Devait-il faire demi-tour et risquer sa vie dans un combat frontal ?
Son tempérament le poussait à le faire.
Mais s’il tuait le type ici, ensuite ?
Il était en territoire ennemi. Pourrait-il rejoindre le gros des troupes vivant ? Pourrait-il l’emporter sans préparation ? S’en sortirait-il sans blessures encore plus graves ?
Ah, il n’avait qu’à l’affronter de face et en finir ?
Non. Impossible. Pourquoi faciliter la tâche de quelqu’un d’autre ?
S’il mourait, ce salaud de chat de ruelle sournois aurait un sourire jusqu’aux oreilles.
Ce salaud d’ours s’exciterait et commencerait à réciter des prières funéraires.
Ce fainéant s’étalerait peut-être par terre pour dormir.
Quoique, ces derniers temps, ce connard ne dormait plus, il ne faisait que manier son épée. Un drôle de type, dans tous les cas.
Lorsqu’il eut fini de réfléchir, il s’était enfoncé au cœur de la forêt. S’il décidait de fuir, il était sûr qu’on ne le rattraperait pas.
Depuis son enfance, qu’il s’agisse des terres arides du désert, d’une forêt ou d’un marais, personne ne l’avait jamais attrapé.
Les tribus de l’ouest avaient un jeu : attrape le fuyard.
Un jeu simple. Un camp poursuivait, l’autre s’enfuyait. Rem ne s’était jamais fait attraper.
Il en allait de même quand il avait grandi et qu’il était parti chasser pour de vrai.
Il lui était même arrivé de combattre une tribu voisine, puis de devoir se cacher et tenir bon pendant quinze jours.
Comment avait-il survécu ?
En mâchant et en avalant des larves. En rongeant de l’écorce.
Il s’était caché, les avait tués un par un et avait survécu. C’est ainsi qu’il avait gagné le surnom de Chaman de la Mort.
Chaman, mon cul.
Il avait vraiment été un abruti. Il s’était enfui avant d’hériter pleinement de la sorcellerie comme il se devait.
Des fragments de ses vieux souvenirs remontèrent à la surface.
Celui qui courait toujours avec lui.
Celui qui le suivait partout sans raison apparente.
Ceux qui se croyaient supérieurs.
Celui qui l’avait finalement poignardé dans le dos.
Le traître, celui qui s’était fait avoir.
Le chaos soudain, toutes les choses qu’il avait dû abandonner quand tout s’était effondré.
Les salauds.
Parmi eux, Rem se souvenait de ceux qu’il avait poursuivis et roués de coups.
Même alors, son corps continuait d’enchaîner des gestes exercés.
Il grimpa à un grand arbre, cueillit quelques feuilles, les broya et les dispersa. Un liquide vert épais perla et s’étala sur son corps. C’était ainsi qu’il effaçait son odeur.
S’il me piste par sorcellerie…
Il ne pouvait pas courir à moitié et considérer l’affaire réglée. L’ennemi ne suivrait pas des traces humaines, mais les traces de son âme.
Alors je cours jusqu’à ce qu’il ne puisse plus me voir.
Voilà tout. Être un œil de sorcellerie ne signifiait pas qu’on voyait tout. S’il creusait l’écart, cela suffirait.
Il avait fini de se préparer à déjouer un pistage ordinaire. Il était temps de semer l’œil de sorcellerie.
Rem repartit rapidement.
Après avoir creusé suffisamment l’écart, il se laissa glisser au sol et s’élança au pas de course.
Il connaissait bien les forêts.
Ce ne fut qu’après avoir semé ses poursuivants que la démangeaison à l’arrière de sa tête disparut.
S’ils revenaient, il n’aurait qu’à s’enfuir de nouveau.
Il eut un court instant pour souffler et s’assit contre un large tronc. Ce n’est qu’alors qu’il examina correctement son corps, et il était dans un état lamentable.
J’ai aussi pris quelques coups dans les côtes.
Son flanc était couvert d’ecchymoses bleu foncé. Il sentait la douleur sans même avoir besoin d’y toucher.
Sa cheville était enflée, elle aussi. Elle n’était pas cassée, mais pour l’instant, il aurait du mal à forcer de toutes ses forces.
Enfin, se pousser à bout quelques fois n’avait rien de nouveau.
Dès qu’il eut examiné ses blessures, Rem révisa mentalement sa stratégie de combat.
Quoi qu’on en dise, Rem aussi était un génie.
Il avait déjà prévu de commencer la prochaine fois en lançant une pierre à la figure de ce salaud.
Ça faisait longtemps que quelqu’un ne m’avait pas traité d’abruti.
Ce n’était pas faux, mais c’était désagréable à entendre.
Et pourtant, je n’ai jamais perdu, même à moitié.
Enfin, cette fois, c’était passé près.
Rem regarda autour de lui, puis se remit en route. Il marcha lentement, à un rythme tranquille qui ne malmènerait pas son corps.
D’abord, il devait rafistoler ce corps en ruine.
En avançant, il inspecta le sol, ramassa des feuilles et arracha à la main des morceaux d’écorce.
« Ça fait mal. Qu’est-ce que ça fait mal. »
Il marmonna pour lui-même, puis broya des feuilles et en étala une bonne couche sur ses blessures.
Mélangée à une herbe au parfum d’agrume, l’euphorbe lui brûlait la peau comme l’enfer, mais elle était efficace contre les os cassés.
Pour supporter la douleur, Rem interrogea mentalement son capitaine.
« Capitaine, écoutez-moi. Qu’est-ce qu’on fait de ce salaud ? »
Enkrid lui répondit.
Pourquoi tu me demandes ça ?
J’ai le droit de demander, non ? Pourquoi tu t’emportes ? On dirait que tu ne t’emportes qu’avec moi.
Espèce de cinglé. Fais comme d’habitude.
Alors, c’est ce que je vais faire.
Il répondrait, ricasserait, et voilà tout. Le capitaine Enkrid lui rendrait probablement son sourire en coin.
Quel drôle d’homme.
Un homme qu’il était amusant d’observer.
Ce Fou éternel avait l’air venu pour mourir entre ses mains. Autant s’occuper de lui pendant qu’il y était.
En plus, c’était le type sur la tête duquel plusieurs chefs de l’ouest avaient autrefois mis une prime.
Quoique, aujourd’hui, cela ne signifiait plus rien.
Celui qui est destiné à mourir doit mourir.
Rem soigna ses blessures et ramassa des feuilles pour installer un campement provisoire.
Il parcourut les environs, attrapa quelques serpents en hibernation et alluma un feu.
Crépitement.
Il frappa quelques fois son silex pour produire des étincelles, puis souffla doucement pour attiser la flamme.
Le petit bois crépitant s’embrasa rapidement et le feu se mit à brûler vivement.
Tout cela lui était parfaitement familier.
Après avoir écorché les serpents, il raccourcit la prise de sa hache, utilisa la longue pointe de lance de son arme pour creuser près de la tête et retirer la poche à venin, puis leur trancha la tête.
Il s’humecta la gorge avec leur sang, fendit leur corps dans le sens de la longueur, les embrocha sur des branches adéquates et les fit rôtir.
« Putain de froid. »
Il détestait le froid. La peau chaude qu’il portait à son côté était déchirée, et l’air glacial s’y engouffrait.
Il avait beau s’emmitoufler autant que possible, il avait toujours froid. À ce point-là, il détestait vraiment le froid.
La graisse dégoulinait de la chair de serpent bien rôtie.
Il la dévora rapidement, puis, tant qu’à faire, attrapa quelques oiseaux de plus dans la nuit en leur lançant des pierres.
Il aurait mieux valu leur plumer les ailes, les saigner et les rincer à l’eau, mais il avait trop la flemme d’aller jusqu’à un ruisseau ; il supporta donc leur odeur et les fit rôtir quand même.
Une fois rassasié, il dormit à poings fermés.
Pendant deux jours d’affilée, Rem se reposa de la même manière.
Il dormait par intermittence, entretenait le feu, se recroquevillait, mangeait bien et se reposait comme il fallait.
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