Chapitre 286
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
Discord : https://dsc.gg/wetried
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 286 : Le Fou éternel
= = =
À peine avait-il prononcé ces mots qu’une pointe de lance acérée tomba du ciel.
Une estocade verticale. Rem prit appui au sol. Au moment où il se jeta de côté, la lance le suivit comme si elle avait des yeux.
Elle changea de direction en plein vol, d’elle-même.
Une Arme héritée ?
Avant qu’il ait pu achever sa pensée, Rem brandit ses deux haches.
De la droite, il fracassa le manche. De la gauche, il tourna sa hache à plat et para la pointe de la lance avec le plat de la lame.
Boum, crac !
À moitié réussi, à moitié raté.
Il avait arrêté la pointe, mais l’un de ses côtés déjà fêlés céda sous le choc.
Il avait tout de même brisé le manche : c’était donc une demi-victoire.
Je me suis fait avoir.
Ce n’était pas une Arme héritée. Les Armes héritées étaient des armes semblables à des reliques, transmises de génération en génération dans l’Ouest.
Bien sûr, elles n’avaient rien à voir avec ce que ce continent appelait des reliques.
Une véritable Arme héritée ne se serait jamais brisée aussi facilement.
Il l’avait frappée exprès, en s’attendant à en trouver une. Son plan était de rompre le lien d’un seul coup.
Car une Arme héritée devait absolument être liée à son propriétaire.
« Pas mal. »
Ce qu’il ne précisa pas, c’était : pour avoir tenu bon.
Le Westerner entra dans le champ de vision de Rem.
« Qu’est-ce que tu es ? »
Rem posa la question, déconcerté. Cet échange lui avait suffi pour comprendre.
Il est fort.
Sa puissance, sa vitesse, la précision avec laquelle il visait son adversaire…
Tout chez lui était exceptionnel.
Il dépassait de loin le mercenaire brouillon.
« Tu poses des questions en entrant sur un champ de bataille où les gens s’entretuent ? »
L’homme répondit tout en tapotant légèrement son épaule avec sa lance de jet, celle qu’il portait toujours.
Il avait l’air parfaitement détendu.
Son apparence était étrange. Une cuirasse de cuir lui couvrait le torse ; des protections du même matériau lui remontaient des tibias aux cuisses, et d’autres, assorties, allaient du dos de ses mains jusqu’à ses épaules.
Tout son corps était enveloppé de cuir.
Ses cheveux grisonnaient, mais seule la moitié de son visage était ridée. L’autre était pâle et lisse comme celui d’un enfant.
Impossible de ne pas trouver cela contre nature.
L’homme lâcha la lance qu’il tapotait sur son épaule. Au lieu de tomber, elle s’immobilisa à hauteur de genou et flotta sur place.
C’est quoi, cette foutue combine ?
Qu’est-ce que c’était encore que ça ?
Une technique ?
Ce n’était ni un sort ni de la sorcellerie. Enfin, si, ça avait tout à fait l’air d’être de la sorcellerie, mais la lance elle-même n’en dégageait aucune puissance.
Ce n’était donc pas une Arme héritée, et pourtant elle flottait toute seule.
Montrer sa faiblesse ne lui apporterait rien. Rem leva le bras gauche et couvrit nonchalamment son flanc.
La douleur suivit, mais s’il n’avait pas été capable d’endurer ça, il serait mort depuis longtemps.
« Viens sans faire d’histoires. »
« Où ça ? Chez toi ? Pourquoi ? Tu comptes m’offrir quelque chose ? »
Rem parlait par habitude, tout en cherchant une ouverture. Chaque fois qu’il se préparait à lancer une hache, l’autre homme changeait son appui.
Mais la lance flottante le tracassait plus que tout. Elle restait dans un rayon fixe autour de son maître, oscillant dans les airs, et semblait prête à fondre sur lui à tout instant.
Mais d’où elle sort, cette saloperie ?
Juste avant, trois Bêtes magiques loups lui avaient démoli les côtes.
De l’extérieur, le combat avait pu sembler facile, mais il avait été brutal.
L’Évêque-Loup des Cultistes était entré dans une rage folle après avoir perdu ses bêtes.
Mais les bêtes n’étaient pas le vrai problème.
« Je vais t’arracher la langue. »
Frouf.
À peine avait-il fini de parler qu’une lance de jet fusa sur lui.
Elle ne venait pas de devant son genou droit, mais de la main gauche qu’il avait glissée derrière son dos.
Rem suivit sa trajectoire du regard et balança sa hache.
C’était le même coup que celui dont Enkrid disait souvent qu’il ressemblait à un rayon de lumière.
Boum !
Un choc sourd retentit. Il dévia une lance et sentit une vive secousse lui remonter dans la main.
Puis la lance qui flottait dans les airs fondit à son tour sur lui.
Ce n’était pas une Arme héritée, et pourtant il s’en servait comme ça ?
Pas le temps de chercher une réponse. Rem continua de frapper.
Clang-clang-clang !
Les pointes des lances heurtèrent le tranchant des haches, projetant des étincelles rouges dans les airs. Des éclats brûlants jaillirent, et la chaleur monta autour de lui.
Il oublia le froid tandis que la sueur se mettait à ruisseler sur son corps.
Même la chaleur de la Pierre chaude coincée contre lui commença à l’irriter.
Clang-clang-clang-clang-clang !
Les lances continuaient de se retirer pour frapper de nouveau.
Il les repoussait encore et encore, mais elles revenaient sans cesse.
Après avoir paré une quatre-vingtaine d’estocades, Rem écrasa le pied gauche au sol et brisa une pierre qui y était enchâssée.
Dans un claquement sec, les fragments fusèrent vers l’avant.
Un gros morceau de pierre s’interposa entre eux.
Boum !
Une pointe traversa la pierre et s’y ficha. Le temps d’un instant, elle entrava le mouvement de la lance. Rem en profita pour repousser la pointe restante avec sa hache droite et dévier sa trajectoire.
Puis il lança la hache qu’il tenait de la main gauche.
Elle atteignit la tête de son ennemi en un instant.
Comme toujours, on aurait dit qu’elle allait lui fendre le crâne.
Mais elle s’arrêta en plein vol.
Bzzzz. La lame et le manche tremblaient.
« Alors c’est ça que tu utilises depuis le début. »
Rem avait enfin compris.
L’autre homme pencha la tête.
« Alors tu n’es qu’à moitié formé ? »
Cette peau pâle, qui jurait avec ses cheveux blancs, lui révéla enfin qui il était.
En vérité, il l’avait compris plus tôt.
« Tu es le taré qui cherche à échapper à la vieillesse, le Fou éternel, pas vrai ? »
« Le savoir ne te sauvera pas. »
Il le dit avec un doux sourire, qui à lui seul avait quelque chose de grotesque.
Avec un visage pareil, c’était inévitable.
Rem se rappela les histoires qu’il avait entendues au sein de sa tribu, puis les chassa de son esprit.
« Gamin à moitié formé, qui n’a jamais appris comme il faut. Et ton côté gauche, combien il t’en reste ? Deux ? Trois ? »
demanda l’homme.
Rem s’était trop forcé avec les côtes fêlées et venait d’en briser deux.
Il n’avait tenu bon qu’en verrouillant ses muscles et en endurant la douleur. Il aurait suffi que les choses tournent un peu plus mal pour qu’un os brisé lui perce un poumon ou un autre organe et le tue.
Et il ne pouvait pas non plus nier qu’il était à moitié formé.
C’était vrai.
Rem avait réappris à sa manière une partie de ce qu’on lui avait enseigné dans sa tribu.
Mais il avait renoncé à d’autres choses qu’il aurait vraiment dû apprendre et recevoir en héritage.
Alors oui, il était à moitié formé.
« Tu es donc un imbécile qui n’a même pas maîtrisé l’art. Et tu n’as pas d’Esprit hérité, non plus. »
Fiiiiou.
En parlant, l’homme tira une petite bille de métal de sa poitrine.
Une forme de bête bleue scintilla autour de son bras gauche.
Ah, de la sorcellerie.
Et de la Sorcellerie d’invocation d’esprits, en plus.
Son bras gauche possédait désormais la force d’une bête, en plus de sa puissance naturelle.
Même la simple pierre qu’il tenait devenait une menace considérable.
Rem réfléchit un bref instant. Sorcellerie, invocation d’esprits et tout ce bordel mis à part, ses côtes étaient en miettes et sa cheville gauche avait aussi souffert en parant les deux pointes. Mais il écarta tout cela.
Tout donner et le tuer ?
En risquant sa vie, il le pouvait.
Mais était-ce nécessaire ?
De l’extérieur, il avait l’air d’un guerrier stupide qui ne battait jamais en retraite. Pourtant, Rem était un homme qui vivait comme bon lui semblait.
Alors…
« Hé. »
Il l’interpella. Le Fou éternel — ce salaud qui avait massacré une tribu de l’Ouest et lui avait volé tous ses arts secrets — lui répondit.
« Quoi ? »
« À la prochaine. »
« … Quoi ? »
Rem sortit deux boules de la taille d’un poing, enveloppées dans du papier.
Pouf !
À peine les vit-il que l’homme lança une lance.
Au même instant, les boules dans la main de Rem éclatèrent.
Une fumée grise s’éleva rapidement et leur boucha la vue.
Frouf !
La lance déchira la fumée. Un instant plus tard, un boum suivi d’un craquement leur apprit qu’elle avait fracassé un arbre.
« Espèce de petit bâtard ! »
Le Fou éternel tendit l’oreille. Sa cible était elle aussi un chasseur expérimenté.
Un chasseur savait aussi bien se cacher que poursuivre sa proie.
Mais renoncer aurait été ridicule.
Le Fou éternel ferma les yeux, puis les rouvrit.
Une lumière bleue ne tarda pas à filtrer de ses yeux.
De la sorcellerie.
Quand elle s’activa, les yeux du fou percèrent les obstacles.
« Fuis tant que tu veux. »
Le fou se mit en marche.
Il suivit la piste que ses yeux avaient repérée.
Son allure n’était pas le moins du monde inférieure à celle de Rem.
* * *
« Il est parti s’amuser ? »
La question ressemblait presque à une remarque marmonnée pour lui-même. À ces mots d’Enkrid, toute la compagnie acquiesça comme si elle était d’accord.
« Il reviendra quand ce sera le moment. Peu importe. »
Enkrid ne s’inquiétait pas du tout pour Rem. Non pas qu’il n’ait pas eu le temps de s’inquiéter.
C’était simplement Rem.
Un barbare fou. L’homme qui leur avait valu le surnom de Compagnie des Fous.
« Il est peut-être retourné là où il vivait avant. »
Jaxon fit une remarque inutile, qui ressemblait à un vœu pieux.
Ils avaient vraiment une relation chaleureuse, tous les deux.
Maintenant que Rem avait disparu, écoutez-le parler comme s’il s’inquiétait.
« Ouais, rien à craindre. »
Enkrid répondit en s’occupant de son épée.
« … Moi ? M’inquiéter ? »
Jaxon laissa filtrer une intention meurtrière.
Un mot de travers, et il semblait prêt à poignarder quelqu’un pour de bon.
« Hé hé, notre frère barbare est peut-être parti faire un petit somme quelque part. »
Audin arrangea les choses.
Inquiet ? Pas du tout.
Enkrid pensa à Rem.
Il reviendra quand ce sera le moment.
C’était tout lui.
Il faisait ses petites affaires de son côté, puis revenait de lui-même.
Quand ils se réunirent et reçurent le rapport, ils apprirent que l’opération de Kraiss avait été un énorme succès.
Sinar avait abattu quatre commandants, et les Cultistes avaient perdu une partie de leurs provisions.
« Rem ? Il finira peut-être par ressortir de nulle part. »
Voilà ce que Kraiss avait répondu au sujet de l’absence du barbare aux cheveux gris.
Et même lui, qui parlait toujours de mauvais présages et de pressentiments, s’était contenté de ça.
Enkrid estima qu’il ferait mieux de se concentrer sur ce qu’il avait à faire.
Ce qu’il fit.
Il observa et évalua la situation dans laquelle ils s’apprêtaient à retourner.
« Et l’ennemi ? »
« Comme prévu. »
Ils se trouvaient de nouveau dans la tente de Graham.
Si les deux armées s’affrontaient de front dès le départ, laquelle l’emporterait ?
« Qui d’autre ? Azpen. »
La partie qui attendait en retrait pour observer balaierait toute la région.
Ils ne pouvaient donc pas retirer l’armée envoyée à la Perle Verte.
À vrai dire, c’était plutôt cette partie-là qui réclamait des renforts.
La garnison d’Azpen se trouvait donc en position offensive.
Si la situation tournait, elle frapperait.
Il ne leur restait qu’une seule possibilité.
Kraiss devait briser les Bandits des Lames Noires et l’armée des Cultistes en limitant au maximum leurs pertes.
Pas besoin de tous les tuer.
Il leur suffisait de briser leur moral et de les pousser à battre en retraite. Gagner du temps suffisait. Ils devaient y parvenir en préservant autant que possible les forces alliées.
C’était la meilleure option.
Frapper les deux camps avant qu’ils ne chargent. Puis les forcer à livrer une bataille rangée qu’ils ne pourraient éviter.
Une seule bataille.
Au cours de celle-ci, les faire battre en retraite et s’effondrer.
Il fallait qu’ils se brisent et se replient d’eux-mêmes. C’était la condition.
« D’abord, nous briserons l’arme que l’ennemi nous a préparée. Capitaine, cette partie vous revient. »
Kraiss avait passé des jours à imaginer ce qu’il ferait s’il commandait les Bandits des Lames Noires ou les Cultistes.
Voilà la solution à laquelle il était parvenu.
Ils se méfiaient de la Compagnie des Fous. Même sans connaître leur véritable force, ils auraient prévu au moins une arme secrète.
S’ils la rencontraient sans s’y être préparés, les dégâts seraient considérables.
Les obliger à la dévoiler pendant la bataille principale.
Après avoir perdu des provisions et des commandants, les deux forces ennemies se rassembleraient.
Elles comprendraient alors que le combat ne pourrait pas s’éterniser.
Et puis, il y avait la présence d’Enkrid.
Bien assez pour les pousser à la dévoiler.
« Ensuite, le baronnet Tarnin doit mourir. »
Il fallait leur couper l’herbe sous le pied en supprimant leur prétexte.
« Enfin, dès la fin de la bataille, nous filerons à la Perle Verte. »
Autrement dit, ils devaient en finir avant qu’Azpen ne bouge.
« Si ça tourne mal, nous finirons tous enterrés ici. »
dit Graham.
Kraiss n’avait aucune intention de mourir ici, quoi qu’il arrive, mais il acquiesça tout de même.
Dans tous les cas, beaucoup devraient se battre en risquant leur vie.
Comme Kraiss l’avait prévu, après avoir perdu une partie de leurs provisions, les Cultistes ne réquisitionnèrent rien dans les villages voisins et rejoignirent plutôt le gros des troupes des Bandits des Lames Noires.
Les forces réunies des Bandits des Lames Noires et des Cultistes commencèrent à avancer vers la vaste plaine.
L’armée régulière des gardes-frontières quitta le rempart et marcha à leur rencontre.
Défendre le rempart revenait à dire à Azpen : « Notre arrière est à découvert, frappez-nous autant que vous voulez. »
Ils devaient sortir.
Un vent coupant soufflait, soulevant la poussière entre les deux forces.
Sous un ciel sombre, sur un sol sec et gelé, les armées se faisaient face.
« Nous devons gagner. »
La Compagnie des Fous se rassembla près du centre.
Kraiss vint avec eux. Si la bataille tournait au désastre, il devrait fuir ; mieux valait donc rester près d’Enkrid.
Enkrid devina ce qu’il avait en tête, mais n’en fit rien.
Il trouvait que c’était un instinct de survie tout à fait raisonnable.
Nous devons gagner.
Enkrid repassa les paroles de Kraiss dans sa tête. S’ils devaient gagner, il ne pensait pas que ce soit forcément à lui de le faire.
Au bout du compte, il leur suffisait de mener un combat victorieux.
Quelques idées lui traversèrent l’esprit, mais il ne dit rien à Kraiss.
À partir de là, c’était aux épéistes d’agir.
Il allait avancer quand…
Clac-clac ! Clac-clac !
C’était l’ennemi. Quelqu’un s’avança à cheval et lança quelque chose au centre, entre les deux armées.
L’objet atterrit juste hors de portée des flèches.
« Qu’est-ce que c’est encore ? »
Vengeance fronça les sourcils et marmonna.
« Allez me le chercher. »
Il donna l’ordre.
L’un des éclaireurs s’élança à cheval et ramassa l’objet.
Peu après, il se retrouva dans les mains d’Enkrid.
C’était une arme familière.
Ragna observa la hache récupérée et déclara :
« C’est le souvenir de famille du barbare. »
« Mm. On lui fera une tombe et on l’enterrera. On pourra l’y mettre avec lui. »
Ragna et Jaxon ajoutèrent chacun leur mot.
Dans ces moments-là, ils étaient bizarrement sur la même longueur d’onde.
Quelques soldats reconnurent la hache, et certains remarquèrent l’absence de Rem.
Une partie de la troupe s’agita.
« Quoi ? Le capitaine Rem est mort ? »
« Non, il y a quelques jours, on a dit qu’il était parti incendier le camp de ces salauds de Cultistes… »
« Il n’est jamais revenu. »
« Il est peut-être parti en mission ? »
« Quelle mission est plus urgente que celle-ci ? »
Enkrid laissa les voix lui entrer par une oreille et ressortir par l’autre, tout en examinant la hache.
Son tranchant était très ébréché, et de profondes entailles irrégulières le marquaient.
Elle avait manifestement traversé un combat rude.
« On dirait qu’il reviendra après avoir fait un peu le zouave. »
dit Enkrid.
« On peut tout simplement le considérer comme mort. »
Cette fois, Dunbakel marmonna.
Des gens vraiment sincères.
Chacun d’eux avait l’air profondément affecté.
Enkrid écouta d’une oreille distraite et observa le camp adverse.
D’un côté, une foule de Bêtes magiques loups ; de l’autre, des rangs entiers de soldats humains.
Les forces alliées des Bandits des Lames Noires et du Culte.
Parmi elles, le baronnet Tarnin s’avança, engoncé dans une armure de mailles qui ne lui allait pas, et cria :
« Je trancherai de mes propres mains la tête de ces rejetons rebelles et les offrirai au roi ! Abattez les traîtres qui ont osé comploter une rébellion ! »
En parlant, il leva haut son épée.
Il avait une voix puissante. Elle portait loin, peut-être grâce à un objet magique.
Mais personne ne bougea.
« Quel idiot. »
Kraiss maudit ce porc, qui n’avait d’autre utilité que de leur servir de prétexte.
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