Chapitre 271
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
Discord : https://dsc.gg/wetried
LE CHEVALIER QUI RÉGRESSIONNE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 271 : Tout ne se passe pas comme prévu (2)
= = =
Finn releva légèrement la tête et regarda dans la direction où Jaxon était parti.
Il se dirige directement vers la maison du chef du village ?
À première vue, ce village comptait beaucoup trop de détails suspects.
Parmi les gens qui se trouvaient sur la route, n’y avait-il pas une femme dont les pas sortaient du lot ?
Même pour Finn, cette femme n’avait rien d’ordinaire.
Enfin, ces salopards de bandits…
Après tout ce qu’elle avait traversé avec Sinar, elle savait à quel point les Bandits des Lames Noires avaient étendu leurs griffes dans le royaume.
Ils étaient probablement liés à des nobles de la capitale, ou à des seigneurs possédant de vastes territoires.
Et le plus gros problème dans tout ça, comme on pouvait s’y attendre…
Elle avançait dans l’obscurité, perdue dans ses pensées. Par habitude de rôdeuse, elle faisait exprès de rester hors de vue.
Elle avançait ainsi pour éviter d’attirer l’attention, tout en vérifiant si quelqu’un la suivait.
C’est ainsi qu’elle se dirigea vers le moulin à vent sur la butte. Alors qu’elle en approchait, quelque chose lui heurta violemment la tête.
Finn réagit. Elle se déroba et réduisit l’impact au minimum.
Réagir juste avant de recevoir un coup, c’était en partie une question de chance.
Et si la moitié relevait de la chance, l’autre moitié était due à l’habileté.
Depuis sa rencontre avec Enkrid, elle s’était entraînée sans relâche à la lutte de style Ael Karaz avec Audin et Sinar.
Parmi toutes ces techniques, elle avait surtout travaillé la défense.
Moins par choix que par nécessité.
« Si tu prends un coup, tu iras retrouver ton dieu, ma sœur. »
Quand le poing d’Audin frappait au mauvais endroit, c’était comme si l’on frappait à la porte du paradis.
« Tu as trop d’ouvertures. »
Sinar lui assénait sans façon un coup derrière la tête ou sur la nuque, alors qu’elle ne l’avait même pas senti approcher.
Pour ces raisons, entre autres, Finn était devenue plus attentive qu’avant, ses sens s’étaient aiguisés et ses réflexes avaient gagné en rapidité.
Boum !
Elle entendit l’impact, mais Finn ne perdit pas connaissance et ne tomba pas.
Elle avait rentré le menton et contracté ses trapèzes : le coup destiné à l’arrière de son crâne ne fit que l’effleurer près de l’oreille.
Sa tête résonnait tout de même.
Son adversaire ne lui laissa pas de répit.
Il enchaîna aussitôt avec une attaque. Cette fois, il lui faucha la jambe.
C’était un combattant chevronné. Il avait d’abord visé haut dans son embuscade, puis s’était attaqué au bas du corps. Difficile de réagir.
Finn ne se laissa pas prendre cette fois non plus. Elle plia les genoux et prit appui sur ses jambes.
Une technique de lutte de style Ael Karaz.
Quand le pied de son adversaire fouetta son tibia, elle pivota à demi et esquiva encore l’attaque.
Sale bâtard.
Son crâne bourdonnait toujours, mais à l’idée de tomber à ce rythme, elle tira d’un seul geste l’épée courte de son baudrier.
Clang !
À peine l’eut-elle dégainée qu’elle trancha de côté sans même regarder.
Sa lame ne rencontra que le vide. Elle sentit son agresseur reculer.
Finn fronça les sourcils tandis que sa vision tanguait.
« Ne bouge pas. Un mouvement, et tu es morte. »
La voix venait de derrière elle, sur sa gauche. Elle entendit aussi le grincement d’une arbalète qu’on armait.
Bon sang.
Elle s’était fait avoir comme une bleue. Ils avaient l’habitude des embuscades. Plus que tout, ils semblaient l’avoir attendue. Des ennemis préparés. Dangereux.
« Quoi, tu nous croyais aveugles et idiots ? Espèce de connard, on devrait peut-être te couper les membres et te vendre quelque part où on ne te paiera même pas quelques pièces de cuivre. »
L’homme qui l’avait frappée prit la parole, une matraque à la main. Il n’avait pas seulement le verbe rude, il était carrément ordurier.
Au lieu de répondre, Finn se concentra.
La sueur coulait le long de ses tempes. Elle ne sentait même plus le froid de l’hiver.
Sa tête tournait encore, mais moins qu’avant.
L’important, à présent, était de sortir de cette situation. Et pour cela, elle devait d’abord comprendre ce qui se passait.
« Ne tirez pas. »
Finn prononça ces mots et leva lentement les deux mains. L’épée courte lui échappa, tomba et s’enfonça en biais dans la terre avec un bruit sourd.
« Bande de tarés. Vous n’avez aucune idée de l’endroit où vous avez mis les pieds. »
Le bandit à la matraque tordit la bouche en un rictus.
Ça tourne mal.
Les mains levées comme si elle se rendait, elle avait rapidement cerné la situation.
En résumé, il y avait trois choses à retenir.
Premièrement, les villageois n’étaient ni sots ni crétins.
Deuxièmement, c’étaient eux qui s’étaient retrouvés à passer pour des idiots.
Et troisièmement, tout ne se déroulait pas comme ils l’avaient prévu.
Le plan initial consistait à surveiller le village pendant deux jours, puis à le fouiller de fond en comble avec les troupes qu’ils avaient laissées en attente.
Trouver des preuves.
Grâce à elles, ils pourraient d’abord obtenir l’autorisation du seigneur qui régnait sur la région.
La Garde-frontière était un territoire ; en dehors de ses limites, il n’y avait pratiquement rien qu’ils puissent appeler leur terre.
À bien y regarder, cette région appartenait à un autre noble.
En réalité, cette mission mêlait plusieurs enjeux politiques.
Marcus voulait faire de la Garde-frontière le domaine seigneurial qui gouvernerait la région alentour, et il estimait que cette affaire était nécessaire pour asseoir son influence.
Il était vrai que la vue des drogués et du groupe d’assassins envoyé par les Bandits des Lames Noires l’avait mis en rage, mais il y avait aussi un calcul derrière tout cela.
Qu’il le veuille ou non, son esprit suivait spontanément cette voie. C’était le genre d’homme politique qu’était Marcus.
Il comptait profiter de cette affaire pour libérer le village et le reconstruire autour des innocents.
Il voulait transformer ce village où les Bandits des Lames Noires fabriquaient de la drogue en un village placé sous la protection de la Garde-frontière.
Le noble officiellement propriétaire de ce territoire entrerait dans une colère noire, mais il existait bien des moyens de le tenir à distance.
Le mieux aurait été de trouver des preuves liant ce seigneur aux bandits ; s’ils en trouvaient, tant mieux, sinon, ils feraient sans.
Marcus savait comment exercer son influence et, si nécessaire, il pouvait s’occuper d’un noble et mettre d’abord la main sur un village.
Tout était une question de première ouverture. Une fois la première prise, la suivante devenait plus facile.
Si l’on cédait un village, cela ne s’arrêterait jamais à un seul.
Mais qui aurait pu le prévoir et s’y préparer ? Le seigneur de cette région n’était qu’un porc à la cervelle pleine de merde, non ?
Voilà le contexte de cette opération, sans compter toutes les préparations et les contacts déjà en place.
Pourtant, tout avait déraillé dès le début.
Bien sûr, Finn ne pouvait rien savoir de tout cela.
Même dans une situation pareille, elle ne faisait que repasser sa mission en revue. Elle était bel et bien une soldate.
Finn réfléchit.
Trouver des preuves, c’était probablement aussi utile que de verser de l’eau sur de la terre sèche.
Je me suis fait avoir en beauté.
Elle était tombée dans une embuscade.
La sueur ruisselait sur le visage de Finn tandis qu’elle préparait son prochain mouvement.
Se faire prendre ne voulait pas dire qu’elle devait se laisser faire.
Lutter, puis lutter encore.
Elle avait aussi appris d’Enkrid.
Il avançait parce qu’il ne savait pas se rendre, et il changeait parce qu’il avançait.
Finn avait observé Enkrid de près.
Son pied frappa l’épée plantée dans le sol.
La lame se dégagea et jaillit vers l’avant.
Au même instant, Finn tira et saisit les deux dagues, chacune un peu plus longue qu’une main, dissimulées sur ses avant-bras.
Il était temps de combattre. Même sans avoir l’avantage, elle devait se battre si la situation l’exigeait.
* * *
Après que Jaxon eut quitté la pièce par la fenêtre,
Enkrid regarda dehors sans expression.
Comment a-t-il fait pour passer par cette ouverture ?
La fenêtre était petite. Jaxon s’y était glissé comme si son corps était huilé, et sa façon de s’y prendre était vraiment étrange.
Il n’avait pas grogné ni forcé le passage. Il avait évalué la fenêtre et son propre corps, puis avait bondi et jailli dehors d’un seul mouvement.
Comme s’il avait redressé son corps en plein air, comme si quelqu’un l’avait tiré depuis l’extérieur, il avait disparu comme s’il volait.
Le sens kinesthésique de Jaxon était d’une précision étonnante.
Voir avec ses yeux, juger, puis cartographier exactement son propre corps.
Seul quelqu’un qui avait une conscience parfaite de son corps et de ses mouvements pouvait réussir un tel tour.
Enkrid en serait-il capable, lui aussi ?
Il n’en était pas très sûr.
Sa curiosité s’arrêta là. Enkrid regarda par la fenêtre où Jaxon avait disparu.
Au-dehors, le clair de lune semblait se disperser en une fine poussière écrasée. La nuit était lumineuse.
Il observa un instant l’extérieur, puis reporta son regard dans la pièce.
C’était une nuit d’hiver, et l’air aurait dû être glacial. Pourtant, des pierres chauffées reposaient dans le brasero, les braises rouges luisaient et des bûches épaisses comme la moitié d’un avant-bras étaient empilées dessous.
Enkrid traîna le brasero devant le lit et le contempla d’un regard absent.
Lorsqu’il y jeta une bûche, les braises rouges la saisirent ; sa surface commença à charbonner en crépitant doucement, puis les flammes s’élevèrent, leurs langues rouges léchant le bois.
Il regarda la bûche s’embraser dans un crépitement sec. Le regard d’Enkrid était perdu dans le vague.
Il était simplement assis là, à fixer le feu. Le dos à demi voûté, il relâcha toute la tension de son corps.
Le feu s’embrasa et les étincelles jaillirent. Crépit, crépit : le bois qui brûlait, la flamme dans le brasero, la chaleur qui repoussait l’air froid.
Un air tiède naquit à l’endroit où la chaleur rencontrait le froid.
Tout l’enveloppait. Le corps d’Enkrid s’affaissa vers le lit, comme si quelqu’un le prenait doucement dans ses bras pour l’y allonger.
La paillasse moelleuse le recueillit.
Le sol était rembourré, son ventre plein et son dos au chaud.
Cet air calme et tiède l’enveloppait, et il avait l’impression de se trouver dans les bras de sa mère.
Enkrid était orphelin et ne connaissait pas l’étreinte d’une mère, mais il ressentait quelque chose qui s’en rapprochait.
Il se recroquevilla comme un enfant. Le bain d’eau chaude, dans une cuve en bois achetée six pièces de cuivre, avait complètement détendu son corps.
Enkrid fit un bref rêve.
Il y était un enfant qui geignait auprès de sa mère.
Puis il quittait la maison pour entreprendre un long voyage, et dix jours plus tard, sa vie était déjà en danger.
Après avoir échappé de justesse à la mort, il fut de nouveau saisi de regrets.
Pourquoi suis-je donc parti de chez moi ?
Une fois dehors, il n’y avait que des épreuves. Des difficultés partout.
La moindre erreur mettait sa vie en péril.
C’était comme traverser un ravin en ne s’appuyant que sur une corde mince.
Vas-tu quand même traverser ?
Quelqu’un le lui demanda.
Il aurait pu tout simplement rentrer chez lui, mais Enkrid ne le fit pas.
Il ne faisait toujours pas demi-tour, même s’il profitait d’un air paisible et d’une prairie bucolique. Même s’il avait laissé derrière lui tout ce qu’il aimait, il ne se retournait pas.
Il ne faisait toujours pas demi-tour, bien que les bras de sa mère et la grande main de son père lui manquassent.
Je traverserai.
Pourquoi ?
Faut-il une raison ?
Il n’y a donc pas de choses que les gens font sans raison ?
Non. Tu ne t’en rends simplement pas compte. Chaque action a une raison. Pourquoi suis-tu cette voie ?
Il avait cru que cette question n’avait pas de réponse, pourtant Enkrid, dans son rêve, répondit sans hésiter.
Parce que ça m’amuse.
C’est tout ?
Qu’est-ce qui vaut mieux, sourire ou froncer les sourcils ? La douleur ou la joie ?
Quoi ?
Il ne parvenait pas à voir le visage de celui qui lui répondait. La dernière phrase sortit de sa propre bouche.
« Je suis la voie que je crois joyeuse et juste. »
Il n’y avait pas la moindre hésitation. Enkrid n’appelait même pas cela une conviction.
Il ouvrit les yeux.
Le rêve avait vraiment été bref. Le feu de bois n’était même pas encore éteint.
La bûche n’était même pas entièrement noircie ; oui, il ne s’était reposé qu’un très court instant.
Et pourtant…
Son corps lui semblait léger. Ses pieds étaient légers, et une force nouvelle affluait dans ses mains.
D’ordinaire, on ne se réveillait pas avec une telle force qui envahissait aussitôt son corps. Mais pas cette fois.
La puissance débordait en lui, comme si quelqu’un avait insufflé de la force dans chaque fibre de ses muscles.
Quelqu’un frappa alors à la porte.
Toc, toc.
Il l’entendit distinctement.
« Vous êtes là ? »
La voix qui suivit était celle du domestique de l’auberge.
« Vous êtes bien là, non ? »
Il frappa de nouveau. Enkrid s’habilla. Il s’enroula aussitôt l’armure intérieure autour du corps comme un bandage, puis enfila par-dessus une fine armure de cuir.
Il attacha également son baudrier.
Il s’équipa à une vitesse remarquable.
Comment aurait-il pu en être autrement ?
Quand on était mauvais à l’épée, on se retrouvait à faire toutes sortes de corvées. Enkrid avait lui aussi passé beaucoup de temps à attendre et à servir les autres mercenaires.
Malgré cela, il devait s’équiper soigneusement pour survivre.
Cette vitesse était stupéfiante.
Et juste au moment où il eut fini de s’armer…
« Allez, tu es là et tu ne réponds pas. »
On entendait un rire dans la voix du domestique.
« Hé, idiot. »
Une autre voix retentit. Clic : la porte s’ouvrit. Une serrure ne servait à rien.
Dans l’embrasure, la lumière du brasero à l’intérieur et celle du dehors se rencontrèrent et s’entrechoquèrent.
Les lumières ne se battaient pas. Chacune faisait son travail.
Elles éclairaient les environs.
Le couloir de l’auberge était étroit. De l’autre côté se tenaient le domestique et le propriétaire de la taverne ; à leurs côtés, un homme à la barbe épaisse comme un buisson.
Ils avaient tous les yeux brillants et la confiance qui montait en eux.
« Trois ? »
Enkrid passa les politesses et posa sa question. Il baissa la tête, puis leva les yeux de biais. Tout en parlant, il ajusta son baudrier. Il le tira légèrement vers l’avant pour pouvoir dégainer plus facilement, le déplaçant juste assez pour gagner un peu d’aisance.
En voyant Enkrid, le domestique ricana.
Ce crétin s’agitait en s’équipant.
« Quoi ? Trois ? Ce putain de fou a perdu la tête. »
Le domestique ricana. Enkrid continua d’ajuster son équipement. Ne venait-il pas de se rappeler l’importance des petites préparations ?
L’angle du glaive nain à sa hanche droite ne lui convenait pas.
Il le réajusta à la main, tira dessus et le resserra.
« Tu sais te servir d’une épée, pas vrai ? Putain, alors c’est quoi cette comédie à moitié jouée ? »
Kraiss lui traversa l’esprit.
Ses remontrances à propos de son numéro d’acteur lui effleurèrent une partie de l’esprit.
Pendant un instant, Enkrid en voulut à ce monde de ne pas reconnaître ses talents d’acteur.
Il devait bien exister quelque part un dramaturge capable d’apprécier son immense talent.
« Inutile de s’éterniser, pas vrai ? »
Le domestique lança ces mots avec un rictus.
D’ordinaire, il aimait profiter des ouvertures et de l’inattention des autres, mais Enkrid lui paraissait trop maladroit.
L’elfe à ses côtés risquait toutefois de poser quelques problèmes.
Ils savent seulement où ils ont mis les pieds ?
Le domestique était sûr de lui. Il était convaincu qu’il pouvait réduire en miettes tous ces bâtards qui avaient pénétré dans le village.
« Hé, tuez-le, maintenant. »
L’homme à la barbe hirsute, qui était resté en retrait à les observer, prit la parole.
Pourquoi discuter ? Ce n’était pas un salon de plaisance.
Enkrid tira encore légèrement son baudrier vers l’avant.
Il plaça ainsi Précepteur de façon à ce que l’épée pendît devant son bassin.
Son équipement lui convenait enfin. Alors seulement, il releva la tête et se redressa.
Pendant ce temps, le domestique de la taverne, qui l’observait, agita la main. Le coin de ses lèvres s’était relevé avec insolence, et ses yeux, d’abord inoffensifs, brillaient désormais d’une lueur meurtrière.
Tout cela entra dans le champ de vision d’Enkrid. Comme si le temps ralentissait, il enregistra son expression et son regard.
La distance entre eux n’était que de trois ou quatre pas.
L’homme lança une dague, et Enkrid inclina la tête sur le côté.
Au même instant, il empoigna la poignée de son épée. Il ne la dégaina pas tout de suite.
La dague tourbillonnante siffla près de ses cheveux et s’enfonça profondément dans le mur du fond.
« … Alors tu sais te défendre un peu, hein ! »
Le domestique cria et leva les deux mains. Il tenait une dague dans chacune d’elles.
Par instinct, Enkrid avait évalué les capacités physiques de son adversaire à partir de son comportement, de son attitude et de sa façon de lancer les couteaux.
Cette évaluation l’amena tout naturellement à une petite préparation.
Il avança le pied gauche. Sa botte de cuir racla le sol dans un bruit déchirant. Un mouvement minuscule que personne ne remarqua.
À présent, tout était parfait. Les petites préparations étaient terminées.
Sûr de son adresse au lancer de couteaux, le domestique roula de nouveau les épaules, tandis que le propriétaire de la taverne, derrière lui, dégainait une épée courte.
Le métal cracha son vacarme, chaque pièce affirmant sa propre existence.
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