Chapitre 270
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
Discord : https://dsc.gg/wetried
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 270 : Tout ne se passe pas comme prévu (1)
= = =
Les Bandits des Lames Noires étaient si puissants qu’on aurait pu les prendre pour un petit État territorial.
On pouvait donc sans peine les qualifier de l’un des plus grands fléaux qui rongeaient Naurillia et le royaume.
Ils étaient aussi dangereux que ça.
Un morceau de fromage échappa à la bouche d’un des dirigeants.
Il venait d’entendre quelque chose d’absurde.
Il s’essuya rudement la bouche avec une serviette de lin, puis demanda :
« Tous les assassins ont été éliminés ? »
Ils avaient envoyé la Lame Hirondelle. Découpée en morceaux.
Ils avaient envoyé une unité de mercenaires. Anéantie.
Après ça, le dirigeant des Lames Noires avait fini par mobiliser toutes ses ressources.
Il avait envoyé une unité entière d’assassins de premier ordre.
Et ils avaient échoué.
Bam !
Il abattit le poing sur la table et rugit :
« Vous essayez de noyer la réputation des Lames Noires dans la merde ?! »
Alors, vous savez vous battre, c’est ça ?
Eh bien, prenez ça aussi.
Il avait fait venir des assassins de la branche. Il avait envoyé tous ceux de premier ordre, sans en garder un seul en réserve.
Peu importait la grandeur du héros ou du guerrier : personne ne pouvait parer une lame dans le dos.
Et si cette lame était empoisonnée ?
Plus de quinze assassins maîtrisaient le poison et les armes blanches.
Avec autant d’hommes envoyés, d’accord, le tuer était peut-être difficile, mais ils auraient au moins dû le laisser grièvement blessé, non ?
« Il va bien ? Et nos gars ? »
« Ils sont tous morts. »
« Et l’observateur qu’on avait laissé pour faire son rapport ? »
« Lui aussi est mort. »
S’ils n’avaient pas posté une autre paire d’yeux à distance pour surveiller les lieux après coup, ils n’auraient même pas appris tout ça.
« Si je m’étais approché davantage, je crois que je serais mort aussi. »
Ruisselant de sueur, un membre de la bande s’exprima, un genou à terre.
Sa sueur tomba sur le sol de pierre lisse et le tacha.
Les gouttes s’écrasèrent sur la pierre gris pâle et la ternirent.
De plus en plus de perles de sueur s’éparpillèrent sur le sol.
Il n’avait pas vu Jaxon. Il n’avait assisté qu’à la fin de l’observateur qui était resté plus près du groupe d’assassins.
Je n’ai même pas vu ce qui s’est passé.
Il avait seulement aperçu un camarade s’agiter dans le vide, comme s’il était pris au piège de quelque chose, puis mourir.
Alors, il avait fui.
Il n’avait senti aucune présence, mais dès qu’il avait vu cette mort, il avait détalé.
Sinon, il serait mort lui aussi.
Son instinct le lui avait soufflé.
« C’est quoi, ces enfoirés ? »
La voix du dirigeant tremblait d’incrédulité.
Tous les assassins qu’il avait rassemblés au fil de sa vie étaient morts.
Ils étaient là, puis ils avaient disparu. Évanouis. Il ne les reverrait jamais, à moins de mourir à son tour.
Quels putains de monstres !
La mâchoire pendante, trop stupéfait pour parler, il interrogea le membre venu faire son rapport.
Celui-ci baissa la tête. Lui non plus n’avait rien à dire.
Son rapport se résumait à ceci : tout le monde était mort.
« Qu’est-ce qu’on fait, maintenant ? »
Un homme de main qui se tenait derrière lui posa la question.
« Comment ça, qu’est-ce qu’on fait ? »
Le dirigeant lui répondit, puis repassa dans sa tête les paroles de ce membre de la bande déguisé en homme de main.
Bon sang.
La situation avait tourné au pire de ce qui pouvait arriver.
Un faux pas, et un de ses subordonnés grimperait les échelons pour le dévorer. Ils étaient trop nombreux à convoiter sa place.
Bien sûr, personne ne pouvait le remplacer du jour au lendemain.
Il avait accompli trop de choses depuis cette position.
D’abord, les affaires.
Sa position s’était solidement établie pour une raison bien précise.
Il avait répandu la drogue. À cause de lui, rares étaient les nobles du royaume qui ne la connaissaient pas.
Les kronas récoltés grâce à sa vente alimentaient directement les caisses des Lames Noires.
« Je vais demander du renfort au groupe principal. D’ici là, on n’y touche pas. »
De toute façon, il ne leur restait personne à envoyer. Il était vrai qu’ils ne pouvaient rien tenter avant l’arrivée des renforts du groupe principal.
« En attendant, concentrons-nous sur les “Tanières” qu’on a déjà creusées. »
C’était de l’argot, mais tout le monde dans la pièce comprit.
Tant que les Tanières resteraient intactes, ses fondations seraient solides. Pour l’instant, il décida d’oublier Enkrid, cet abruti maudit au charme hypnotique.
Bien sûr, cette rancune ne tarderait pas à refaire surface.
Il n’avait pas l’intention de laisser tomber.
« Où est ce salaud, en ce moment ? »
« Sans doute encore dans le territoire, à faire tournoyer son épée. »
L’homme de main répondit. Il avait l’œil vif, l’esprit rapide et un beau visage lisse, dépourvu de barbe.
Son jugement était digne de confiance.
Ils avaient déjà enquêté en détail sur le quotidien d’Enkrid.
Quel taré de l’épée.
Marcus avait caché qu’Enkrid et son groupe étaient partis en mission.
C’était moins une manœuvre qu’une habitude.
Marcus savait mieux que personne que moins l’information circulait, mieux c’était.
Surtout, Enkrid était facile à dissimuler.
Il était du genre à disparaître pendant des jours dans le terrain d’entraînement ou son logement.
Bien sûr, au bout d’un certain temps, on finirait par remarquer son absence de la ville, mais pendant une semaine environ, personne ne s’en apercevrait peut-être.
C’est pourquoi le dirigeant des Lames Noires ignorait qu’Enkrid s’était rendu dans l’une de ses Tanières.
Sinar entra dans la pièce, s’immobilisa et se concentra.
Des bruits étouffés lui parvinrent de la pièce voisine.
Elle évalua la situation en prêtant attention aux sons alentour.
Elle vérifia qu’aucun regard ne les épiait.
Il n’y en avait pas.
Dès qu’elle s’en fut assurée, elle leva l’index droit et traça un petit cercle dans l’air.
C’était un langage gestuel connu seulement d’une partie de la compagnie elfe.
« C’est bien le dernier, n’est-ce pas ? »
demanda Finn.
« On dirait bien. »
répondit le commandant de compagnie elfe, assis de biais sur le lit, les jambes étendues devant lui.
Ses muscles souples et flexibles s’allongèrent sans effort.
Il ne semblait pas beaucoup souffrir du froid. Il ne portait qu’un pantalon de cuir, ce qui devait aussi lui laisser une plus grande liberté de mouvement.
Pour le reste, il gardait son calme.
Il y avait un petit brasero dans la chambre de l’auberge, mais il l’avait écarté dès son arrivée, comme s’il le gênait.
Lorsqu’on lui avait demandé pourquoi, il avait répondu :
« Il pourrait mettre le feu. »
« Mais ça ne pose vraiment pas de problème de tuer le temps ici ? »
demanda encore Finn en refermant le devant de son armure de cuir et de tissu, composée de plusieurs couches.
Du cuir renforcé était pris entre les couches de tissu, mais sa qualité médiocre le rendait rigide ; le devant s’ouvrait donc sans cesse.
Elle était tout de même chaude et résistante.
Sinar répondit sans l’ombre d’un sourire :
« C’est important aussi. »
« C’est vrai. »
Finn tira une chaise jusqu’à la fenêtre et s’y installa à moitié, le dos appuyé contre le dossier.
Elle devait surveiller l’extérieur et huiler les gonds, elle aussi.
Ils en auraient besoin pour sortir en douce pendant la nuit.
Ancienne Ranger, Finn avait participé à toutes sortes d’opérations.
Elle savait s’y prendre. Pas au niveau de Jaxon, mais tout de même.
« Septième. »
marmonna Finn. Elle parlait du nombre de missions accomplies en recrutant Sinar et une partie de la compagnie elfe.
* * *
Rien n’échappait à Jaxon.
Il était extrêmement méticuleux.
En l’observant, Enkrid avait sans cesse l’impression que quelque chose était sur le point de lui apparaître.
C’était si proche qu’il aurait presque pu le toucher. Cela aurait pu le frustrer, mais il ne s’impatientait pas.
Non, ce qui l’émerveillait, c’était cet instant même.
Depuis quand observer quelque chose de ce genre faisait-il naître des idées dans son esprit ?
C’était une preuve de plus de ses progrès.
Tandis qu’il regardait, Jaxon prit la parole.
L’âme de Kraiss avait disparu, c’était donc la voix de Jaxon seul.
« Les petites choses s’assemblent pour en former de grandes. De minuscules ruisseaux se rejoignent en rivières, les rivières en lacs, et tout finit par s’écouler vers la mer. »
Ses paroles étaient vagues, mais Enkrid sentit cette idée qu’il ne saisissait qu’à moitié se rapprocher d’un pas.
Il distinguait presque une forme pâle.
« L’escrime et l’entraînement, c’est très bien, mais une petite précaution peut décider de la victoire ou de la défaite. Et si ta vie était en jeu dans ce combat ? »
Enkrid n’avait jamais eu de dispositions physiques naturelles.
Maintenant que ses points faibles étaient en grande partie comblés, son esprit, déjà convenable à l’origine, tournait à plein régime. Il répétait les pensées, revenait sur les étapes et faisait émerger les idées.
La plupart concernaient l’escrime et le combat.
À certains égards, ce que disait Jaxon se rapprochait davantage de l’Escrime à l’épée de mercenaire du Style de Vallen.
À présent, Enkrid était capable de classer lui-même les arts de l’épée.
Par exemple, l’art orthodoxe sans nom consistait à manier la lame. C’était un style d’escrime qui se bâtissait par accumulation.
À l’inverse, l’Escrime à l’épée de mercenaire du Style de Vallen suivait une autre voie.
Ça tient davantage de la tactique personnelle.
« Quiconque entre dans un combat doit se servir de sa tête. »
Cette phrase était inscrite dans le souvenir de ses premiers jours d’apprentissage de l’Escrime à l’épée de mercenaire du Style de Vallen.
Ces mots l’avaient déjà aidé, mais les comprendre à nouveau maintenant lui fit penser :
Je devrais plutôt dire qu’ils m’ont gardé en vie.
Combien de fois cette escrime lui avait-elle sauvé la vie depuis qu’il l’avait apprise ?
Ses pensées s’enchaînaient. Une suite de petites prises de conscience.
Cela ne ferait pas soudain évoluer son escrime ni ne déclencherait un bond spectaculaire.
Il le savait d’instinct, mais les expériences et les leçons accumulées jusque-là se mêlaient et laissaient malgré tout quelque chose de précieux en lui.
Et si l’adversaire avait une longue épée ?
Et s’il avait la taille épaisse ? S’il dissimulait quelque chose sous ses vêtements ?
Et s’il portait à la taille une lame courbe comme celle de la Lame Hirondelle, plutôt qu’une ceinture ?
Pouvait-il déduire certaines habitudes de l’orientation d’un baudrier ?
Avant tout cela, pouvait-il se placer d’abord dans une posture plus facile et une position avantageuse ?
Tout cela était possible, et Enkrid lui-même pouvait se préparer de cette façon. C’était le domaine de la tactique personnelle.
La forme indistincte se précisa donc et se posa dans sa main.
Une nouvelle exaltation l’envahit, la joie de progresser. Pour autant, il ne se mit pas à baver ou à ricaner comme un dément.
Je ne suis pas Rem, quand même.
Quand Enkrid se concentrait trop, il lui arrivait de baver. Il refusait de l’admettre.
« Mangeons d’abord. »
dit Jaxon, et Enkrid hocha la tête.
Le rez-de-chaussée de l’auberge servait aussi de salle à manger. Une fois installés, Jaxon rappela Kraiss dans son corps.
Sinar jouait le rôle d’une garde elfe silencieuse.
En vérité, elle n’avait pas besoin de beaucoup jouer. Il lui suffisait de s’abstenir de ses plaisanteries habituelles.
« Une elfe, voilà qui est rare comme cliente. »
Le tenancier apporta lui-même le ragoût et le porc rôti en disant cela.
Il ne cessait de jeter des regards au commandant Sinar.
Sa fascination paraissait sincère.
Sinar était entrée en ville la capuche rabattue, et son visage n’avait pas été clairement visible.
Les gens avaient donc sans doute compris qu’elle était une elfe seulement après son entrée dans l’auberge.
Sinon, tous les passants l’auraient dévisagée.
Lorsque le patron aperçut l’elfe, Jaxon prit un air légèrement suffisant.
« Oh là, ne lui parlez pas avec tant de désinvolture. C’est une garde que mon père m’a assignée, et elle est un peu susceptible. »
En une seule phrase, Jaxon révéla qu’il appartenait à une maison de marchands et dévoila une partie de sa personnalité.
Autrement dit, il devint le fils insupportable d’un riche marchand.
À le voir parader, il semblait parfaitement à l’aise, presque naturel. Comme s’il était né et avait grandi pour être aussi agaçant.
Il est un peu différent de Kraiss, non ?
À cet instant, un serviteur qui marchait derrière le patron trébucha soudain et lâcha la coupe qu’il tenait.
Ploc. La coupe de bois heurta le sol et le vin se répandit par terre.
« Petit… »
Le patron s’avança, prêt à crier, tandis que le serviteur ne cessait de s’incliner.
« Je suis désolé. Je suis désolé. »
Ce n’était pas de quoi faire tout un drame.
Un homme à la barbe aussi épaisse qu’une brosse et un autre aux cheveux bruns quelconques jetèrent un regard dans leur direction en sirotant du vin ou de l’alcool de fruits, puis détournèrent aussitôt les yeux.
« Hé, doucement avec lui, doucement. »
Voyant cela, Jaxon glissa une remarque.
À ce stade, il était au niveau de Kraiss sous l’effet de la drogue. Il ne pouvait s’empêcher d’intervenir pour placer sa petite phrase à chaque occasion.
Sinar se tenait immobile comme une poupée, les yeux fixés sur un côté de la table sans même les déplacer.
À côté d’elle, Finn lançait des phrases telles que : « Jeune maître, vous devrez regagner la caravane dans deux jours. »
Chaque réplique avait été préparée à l’avance.
C’était un scénario simple que Jaxon avait imaginé.
« On devrait pouvoir gagner une journée. »
Le raisonnement était simple. Ils partaient dans deux jours, les gens pouvaient donc se permettre de les surveiller jusque-là.
Mettre une elfe en avant servait aussi d’avertissement : pas de poison bon marché ni de coups tordus tant qu’elle serait là. Insister sur son caractère irritable avait le même effet.
Si l’ennemi ne parvenait pas à découvrir qui ils étaient et ne voyait en eux que des cibles encombrantes, ils gagneraient une journée.
« Ça me suffit. »
Sinar jouait elle aussi son rôle à la perfection.
Elle leva une main où elle tenait des fruits séchés, montrant qu’un vrai repas ne lui était pas nécessaire.
« Vous ne connaissez même pas le plaisir de manger ! »
Jaxon ajouta encore une remarque, puis plongea sa cuillère en bois dans le ragoût.
Enkrid mangea lui aussi tranquillement. La conduite de Jaxon indiquait qu’il n’y avait pas de poison.
Pendant ce temps, le serviteur de la taverne revint avec du vin. À sa démarche prudente, on voyait qu’il n’avait pas l’intention d’en renverser cette fois.
« Attention, cette fois. »
Jaxon le rassura d’un mot, sans lui donner une seule pièce de cuivre. Le serviteur lui jeta un coup d’œil en biais, puis examina la taille d’Enkrid.
Il regardait le baudrier bien ajusté et l’épée qui y était suspendue.
Jaxon le remarqua et sourit.
« Celui-ci est mon ami, et il a accepté de m’aider pour cette affaire. Il n’est pas si brutal, tu pourrais même lui demander de te montrer son épée. »
Certains épéistes avaient le caractère tordu. Il leur arrivait de menacer de vous crever les yeux pour un regard, ou de dégainer sur-le-champ.
« Hein ? Non. Non, ça ira. »
« Je vais simplement te montrer la lame. »
Enkrid la tira sans hésiter à moitié de son fourreau.
Frring.
Son geste manquait d’aisance.
Autrement dit, il dévoilait quelques détails de préparation, délibérément maladroits.
Il cachait volontairement son véritable niveau. Ce n’était pas difficile.
Il lui suffisait de se rappeler ses premiers gestes à l’épée.
Enkrid avait gravi les échelons depuis le bas, alors imiter un débutant lui était plus facile qu’à n’importe qui.
Il n’avait qu’à faire tout ce qu’on lui avait dit de ne jamais faire.
Par exemple, serrer le fourreau de la main gauche juste à côté de la trajectoire de la lame en la dégainant, c’était le comble de la stupidité.
Il ne fallait jamais faire ça, sous peine de se couper la main par accident.
Pour le reste, il en faisait assez pour que ça ait l’air impressionnant. N’était-ce pas le style de base d’un épéiste frimeur ?
« Ouah, la lame était bleue. »
dit le serviteur, les yeux écarquillés.
Enkrid se dit que ce gamin avait du culot.
Sa démarche et ses manières trahissaient clairement un entraînement, et pourtant il avait lâché une coupe et fait tout un cinéma comme s’il voyait une épée pour la première fois.
Quoi qu’il en soit, Enkrid joua le rôle d’un épéiste immature qui accompagnait un fils de marchand, et cela sembla fonctionner à merveille.
Cette nuit-là, après que tout le monde se fut endormi, la fenêtre s’ouvrit sans un bruit grâce aux gonds huilés.
« Alors. »
Jaxon sortit faire une promenade nocturne.
Dans la chambre voisine, Finn bougea elle aussi.
Tous deux se retrouvèrent sur le toit de l’auberge.
Sans échanger un mot, ils se séparèrent.
Chacun trouverait ce qu’il avait à chercher, puis ils se retrouveraient et feraient le point au matin.
Jaxon partit et passa sur deux maisons depuis le toit de l’auberge, tandis que Finn descendit.
Soudain, Jaxon vit une lame surgir sur le côté.
Aucune présence. Aucun avertissement.
Une lame qui avait échappé à ses sens.
Frrt ! Elle lui déchira les vêtements.
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