Chapitre 260
NOUS AVONS ESSAYÉ LES TRADUCTIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 260 : Comment s’occuper des imbéciles (5)
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C’était une conversation qu’ils avaient eue avant de quitter Martai.
« On les berne, puis on les cogne. »
À propos des Bandits des Lames Noires comme de ce salopard de prêtre, Kraiss avait des idées bien arrêtées sur la façon de traiter les imbéciles.
Enkrid était d’accord.
« Faisons comme ça. »
« Oui, chef ! »
Après cette réponse enthousiaste, Grands Yeux se prépara comme il se devait.
Voilà le résultat.
« Allez, allez, tuez-les tous ! »
Le prêtre bedonnant, qui avait secrètement révélé les déplacements du groupe d’Enkrid, criait à tue-tête.
Comment ce prêtre bedonnant avait-il obtenu des informations sur le groupe d’Enkrid ?
Oui, c’était vraiment un imbécile.
Le prêtre avait fait confiance à un gamin des rues qui vendait des renseignements pour quelques pièces de cuivre.
Il lui avait fait confiance beaucoup trop facilement.
Ensuite, Kraiss avait même prédit une attaque des Bandits des Lames Noires.
Plus précisément, il avait repéré le long de leur itinéraire un endroit idéal pour une attaque surprise et une embuscade, puis avait observé le ciel afin d’estimer quand il se couvrirait.
La neige aurait été idéale, mais un ciel chargé suffirait.
Après avoir envisagé quelques scénarios, il avait manœuvré les choses de façon à pousser les Bandits des Lames Noires à attaquer.
Ils ont quand même l’air stupides.
Kraiss commença à se demander si les Bandits des Lames Noires étaient vraiment une bande de brigands aussi redoutable qu’on le prétendait.
C’étaient eux, ça ?
Ils envoyaient quelques mercenaires en espérant que tout le groupe y passerait ?
Bien sûr, ils manquaient d’informations.
Lame Hirondelle n’avait pas survécu assez longtemps pour leur transmettre quoi que ce soit, et il était difficile de juger la force du groupe d’Enkrid sur la seule foi des rumeurs.
Surtout que la force de ses hommes restait inconnue.
Kraiss vit Rem prendre légèrement appui sur le sol.
Puis Rem disparut.
Boum !
Le sol se fendit dans un craquement là où il avait pris son élan.
Dans le même temps, une seule ligne se dessina, tranchant le cou d’un homme qui tenait une masse.
« Bon sang, elle coupe du tonnerre, cette hache ! »
C’était la voix de Rem, un instant plus tard. Kraiss ne pouvait pas suivre tous les mouvements du barbare, mais il déduisait aisément ce qui s’était passé en observant le résultat.
Son esprit vif le lui permettait.
La masse est descendue d’en haut et, avant qu’elle n’ait le temps de tomber jusqu’au bout, il lui a fendu le cou à la hache.
Ses mains et ses pieds allaient plusieurs fois plus vite que la masse, voilà tout.
Rem disait que la hache coupait bien parce que le mercenaire ennemi portait un casque intégral, qu’il avait fendu en deux avec le reste.
Le sang du mercenaire à la masse éclaboussa la fine couche de neige blanche, qui se mit à fondre sous le rouge du sang.
De nouveaux flocons vinrent bientôt la recouvrir.
Enkrid balaya le champ de bataille du regard. Kraiss observait les résultats et en déduisait le déroulement des combats ; Enkrid, lui, voyait tout.
« Ne vous rendez pas ! »
Rem chargea, ivre de joie, tandis que Dunbakel et Teresa s’élançaient à ses côtés.
Un des mercenaires sembla reconnaître Dunbakel et la salua comme une vieille connaissance.
« Espèce de salope ! Traîtresse ! »
En criant, il lui lança sa longue lance. Il n’avait pas l’air mauvais combattant.
En tout cas, il était meilleur que l’ancienne Dunbakel.
Mais cela ne changeait rien.
Dunbakel n’était plus la vieille femme-bête stupide d’autrefois.
Son corps se plia et ondula ; un instant, ses images rémanentes donnèrent l’impression qu’elle s’était dédoublée en trois.
Seules ses capacités physiques exceptionnelles lui permettaient une telle prouesse. Elle bondissait à gauche et à droite par brèves impulsions, créant ces images rémanentes.
Dans le même temps, son cimeterre jaillit, fendit la neige et l’air, puis atteignit le crâne de l’homme.
Aux yeux d’Enkrid, chaque instant semblait se découper en fragments.
C’était grâce à ses sens aiguisés.
Paf !
Le cimeterre écrasa le crâne, puis ressortit.
« Désolée, je n’ai pas entendu. Qu’est-ce que tu disais ? »
Dunbakel ne lui répondit qu’après l’avoir tué.
Elle ressemble de plus en plus à Rem.
Ça inquiétait Enkrid, mais il laissa faire.
Après tout, elle suivait toujours sa propre voie. Enkrid ne pouvait pas condamner quelqu’un comme elle.
Tandis qu’il observait les bras croisés, plusieurs autres mercenaires se ruèrent à l’attaque et Teresa en intercepta deux.
« Putain, d’où elle sort, cette monstruosité ?! »
Une mercenaire ennemie, grande et armée de dagues, hurla.
Teresa bloqua chaque dague avec son bouclier.
L’une d’elles changea de direction en plein vol, comme si elle était ensorcelée, mais Teresa pivota et la bloqua même avec son épaulière.
Utiliser son armure comme un élément de défense à part entière était précisément la spécialité de Teresa.
Tout comme acculer l’adversaire avec son bouclier avant de le battre à mort à grands coups d’épée à lame épaisse.
C’est exactement ce qu’elle fit.
« Aah ! »
La mercenaire, qui avait survécu jusque-là grâce à son habileté à lancer des dagues, reçut le plat de la lame de Teresa en pleine tête. Du sang et de la cervelle s’écoulèrent du crâne fracassé, à l’intérieur de son casque.
Son globe oculaire écrasé éclata, répandant un liquide clair qui se mêla au sang.
« Je suis Teresa la Vagabonde. Si vous voulez mourir, approchez. »
Elle prononça ces quelques mots, et plusieurs hommes se figèrent.
Même les plus aguerris ne pouvaient que ressentir de la peur face à une violence écrasante.
Les mercenaires périrent rapidement.
La bataille devait déjà faire rage là-haut, ou du moins quelque chose qui s’en rapprochait, mais ils venaient de voir leurs propres chefs se faire massacrer.
Bien sûr, toute volonté de se battre les avait quittés.
« Hé, rendez-vous. On manque de main-d’œuvre dans le territoire, en ce moment. Prouvez votre identité et servez fidèlement, et on vous rétablira dans vos droits en moins de deux ans. »
Torres tenta de les amadouer. Ils s’étaient engagés pour des pièces d’or, après tout. Puisqu’ils avaient déjà décidé d’exterminer les Créatures démoniaques et les Bêtes magiques, mieux valait faire prisonniers ces hommes et s’en servir au besoin comme boucliers humains.
Ils n’auraient qu’à faire le tri et accepter les moins mauvais.
Il leur avait fait cette offre parce qu’il avait vite calculé son intérêt.
« J-je me rends. »
Un soldat abaissa son grand arc en bois et prononça ces mots.
Au final, aucun des soldats dissimulés sur la colline ne tira une flèche.
En voyant les mercenaires mourir, le prêtre bedonnant fit aussitôt demi-tour et s’enfuit.
Il fit travailler ses jambes avec plus d’acharnement qu’à aucun moment de sa vie.
Son corps semblait bien trop lourd pour se déplacer aussi vite.
Un avant-bras massif lui barra la route.
« Ouf ! »
Surpris, le prêtre s’écroula sur les fesses. Le choc remonta jusqu’à son crâne. Il prit appui sur la terre et ne leva que le visage.
Un soldat bâti comme un ours se dressait devant lui.
Ce salaud.
Zimmer prétendait être celui qui l’avait frappé, mais le prêtre avait ses propres hommes dans le territoire.
Ils lui avaient raconté la vérité.
C’était ce type qui l’avait rossé, à l’origine.
Mais Zimmer l’avait fusillé du regard et menacé, alors il n’avait même pas pu proférer une menace digne de ce nom à ces hommes.
Ça l’avait rendu furieux.
Plus tard, des hommes qu’il croyait de son côté l’avaient poussé à agir.
Tout cela, bien sûr, était l’œuvre de Kraiss.
Puisque le prêtre était un imbécile irrécupérable, ils avaient engagé quelques voyous qui vivaient de petits larcins autour de lui.
Le but était d’attirer le prêtre bedonnant jusqu’ici.
Pourquoi ? Pour une seule raison : il valait bien mieux éliminer une menace que la laisser en vie.
Peu importait à quel point ce prêtre était corrompu.
C’était son statut de prêtre qui posait problème.
La meilleure solution était de le tuer et de l’enterrer.
Voilà pourquoi ils l’avaient délibérément laissé venir dans cette région.
Si la meilleure façon de traiter les imbéciles était de les ignorer, la deuxième meilleure consistait à les enterrer.
Ainsi, depuis qu’Audin lui avait donné une gifle, Kraiss préparait cette situation dans les moindres détails.
En plus, les Bandits des Lames Noires et un prêtre cupide formaient un duo parfait.
Que tout se déroule si facilement était un peu inattendu. L’autre camp était tout simplement trop idiot.
« Le Maître du Rayonnement disait que notre devoir est de révéler la vérité, encore et encore. L’as-tu fait ? »
Audin lui posa la question. Le prêtre bedonnant répondit sans hésiter.
« B-bien sûr, je l’ai f-fait ! »
Sa voix tremblait et sa langue butait sur les mots. Il était terrorisé.
« Tu étais censé éclairer le monde, pas Krona. »
Audin murmura ces mots. Le prêtre tenta de protester, de prétendre qu’il avait aidé des enfants pauvres et même recueilli des orphelins au temple.
Kraiss avait déjà tout révélé à Audin.
Ce prêtre avait éclairé Krona, et aussi des femmes.
Il faisait partie de ces prêtres qui prenaient certaines des orphelines pour maîtresses.
Paf.
Audin leva la paume et l’abattit.
Le coup sur le sommet du crâne fit jaillir les yeux et la langue du prêtre.
Le sang jaillit de toutes ses ouvertures, y compris de ses oreilles.
Audin croyait en son dieu et haïssait ceux qui commettaient des abominations en se servant de cette foi comme excuse.
Autrefois, il y avait eu des hommes qu’il n’avait pas pu punir, car le doute l’habitait.
Il les avait laissés derrière lui et s’en était allé.
Je ne peux plus faire ça. Non. Je ne le ferai plus.
Car quelqu’un qui avait surmonté ses propres limites et continuait d’avancer se tenait à ses côtés.
Désormais, Audin ne pouvait plus détourner les yeux de la vérité, de la vie, de la conviction, de la foi et de tout le reste.
Je vivrai, Père.
Sans renoncer à la vie que Dieu lui avait accordée.
Avec la permission du Seigneur, il battrait ses ennemis à mort et vivrait ainsi.
Et il punirait ceux qui brisaient sa foi.
Ce ne serait pas facile et, si les choses tournaient mal, il pourrait mourir comme un chien.
Pourtant, il ne mourrait pas ainsi.
Chaque jour était un jour d’apprentissage.
Au-delà de l’enseignement formel, Audin avait lui aussi appris.
Auprès d’Enkrid, auprès de Kraiss.
« En regardant la lampe que tu m’as montrée, moi aussi, j’allumerai une lumière. »
Même si personne ne l’entendait, Audin adressa une prière à son capitaine.
Une prière adressée à un homme, pas à un dieu.
C’était étrange, mais aussi naturel.
Quant à Enkrid, il observa la scène, puis décroisa les bras.
Quels cinglés.
Il jura intérieurement.
Ils n’auraient pas pu lui en laisser au moins un ?
Pourquoi étaient-ils tous aussi déchaînés ?
Même Audin avait foncé, fracassé le crâne du prêtre, puis l’avait regardé.
Une ardente admiration brûlait dans ses yeux, comme une flamme vive.
Ce grand ours n’a qu’une envie, c’est de se battre.
Comme il se trouvait loin et que le regard d’Audin était difficile à interpréter, Enkrid se méprit.
Quant à Rem, il déchaînait sa fureur ; inutile même de le préciser.
Ragna ne s’arrêtait pas non plus.
Lui qui se contentait d’habitude d’observer s’avança soudain et abattit son épée sans prévenir.
Son coup était plus impressionnant que d’ordinaire.
De haut en bas, une frappe en diagonale. On aurait dit un aigle fondant sur sa proie.
Elle était évidemment plus rapide qu’un aigle, mais l’image s’imposait.
Et, juste après avoir plongé, la lame remonta.
Là où l’épée de Ragna était passée, l’homme surnommé Lame Prête se scinda en trois morceaux et s’effondra au sol.
Après avoir frappé, Ragna regarda son épée et, fait inhabituel, laissa échapper un soupir admiratif.
« Oh. »
Il l’aimait encore plus qu’il ne l’avait imaginé.
Le savoir-faire d’un nain, comme prévu.
Enkrid avait lui aussi envie d’essayer en combat réel l’art de l’épée qu’il venait de mettre au point, et de brandir l’épée que le nain lui avait offerte, mais…
« Ça s’est terminé vite. »
Comme Kraiss le dit d’un ton neutre, le combat se termina rapidement.
Rem en découpa cinq ou six en un instant, sans que sa hache de feu produise la moindre étincelle.
Voilà quel était l’écart entre les deux groupes.
À vrai dire, Kraiss, qui avait le don d’imaginer le pire, s’était préparé à outrance.
Même avec les archers, l’issue du combat était déjà décidée.
Pendant tout ce massacre, Jaxon s’approcha et captura un mercenaire.
Un jeune homme au visage avenant.
C’était aussi l’un de ceux dont on connaissait le nom.
« Si vous m’épargnez, je ferai tout ce que vous voudrez. »
Jaxon n’avait pas eu besoin de lui promettre quoi que ce soit : l’homme prononça ces mots, le sang coulant à flots de la blessure qu’il avait à la cuisse.
« Je prends celui-là. »
Jaxon réclamait rarement quelque chose. Enkrid lui devait déjà beaucoup.
« Prends-le. »
Il ne demanda pas pourquoi et ne discuta pas.
À vrai dire, personne d’autre ne s’en souciait.
Dunbakel sentait parfaitement que son niveau avait changé.
Et Teresa…
« Quand on sera rentrés, bats-toi contre moi. »
Elle le dit à Enkrid, les yeux plus ardents que jamais. On aurait dit que son sang bouillonnait.
« D’accord. »
L’offre lui plaisait, alors Enkrid acquiesça, balaya le groupe du regard et songea :
Quels cinglés.
Il en voulait à ceux qui ne lui avaient pas laissé sa part.
La première attaque et embuscade des Bandits des Lames Noires avait fait long feu.
Kraiss estimait que tout cela était de leur faute.
Vous êtes tous trop gentils.
À partir de maintenant, ils ne feraient évidemment plus preuve de la moindre gentillesse.
Si une seule de leurs attaques portait, la vie de quelqu’un serait en danger.
Son imagination sombre s’emballa, et Kraiss échafauda aussitôt des contre-mesures adaptées.
Que pouvait-il faire d’autre ? Tant qu’il irait sur les champs de bataille aux côtés d’Enkrid, impossible d’éviter ce problème.
Dans le même temps, Kraiss prit une décision.
Je ne peux pas travailler à perte.
Son objectif n’avait pas changé : un salon de nobles dames.
Même pour un contrat de courte durée, il ferait venir Enkrid là-bas au moins une fois.
Il le ferait recevoir des invités.
Rien que d’y penser, il en avait des frissons d’excitation.
Le groupe nettoya les lieux pour effacer les traces du combat.
Torres et Zimmer, qui étaient sortis une première fois à leur rencontre, échangèrent de nouveau quelques mots d’adieu avec le groupe.
« Beau travail. »
Enkrid prit la parole, et Torres acquiesça.
« Bon voyage. »
La neige cessa rapidement et le groupe marcha d’un bon pas. Lorsqu’ils s’arrêtèrent devant la Garde-frontière, le cheval sauvage vint pousser l’épaule d’Enkrid du museau.
« Quoi ? »
« Ah, tu veux aller jeter un œil aux environs ? »
« Vas-y, fais comme tu veux. Ce sera dangereux si tu entres directement dans le territoire, alors reviens quand je t’appellerai plus tard. »
« Allez, va voir les alentours et amuse-toi. »
Enkrid continua de marmonner au cheval.
Rem les observa en silence, puis marmonna : « J’ai toujours l’impression que cette bête va se transformer en personne. On devrait demander à Esther. »
Personne ne répondit.
Après être entré dans la Garde-frontière, le groupe se dirigea directement vers les baraquements.
Le soir était déjà tombé.
Plutôt que de passer une nuit de plus sous la tente, ils avaient décidé de marcher d’un bon pas jusqu’à pouvoir se reposer à l’intérieur. Ils étaient donc arrivés tard.
Naturellement, personne ne protesta à la porte.
« Vous voilà ! »
Un soldat qui les avait reconnus à l’entraînement ouvrit la petite porte latérale.
Il était heureux de revoir Enkrid, mais pas seulement.
L’entraînement, interrompu jusque-là, allait reprendre, et son visage s’assombrit.
« Demain matin, je vérifierai si vous avez pris du retard. »
Enkrid était quelqu’un qui remplissait son devoir de membre de l’unité.
Il n’avait donc pas oublié son travail de commandant de compagnie d’instruction.
« … Oui, chef. »
Ce soldat irait annoncer la bonne nouvelle à tout le monde. Son visage exprimait une joie presque insoutenable.
Ses joues tremblaient ; peut-être cette joie était-elle vraiment trop forte pour lui.
« Ah, je suis crevé ! Allons nous reposer ! »
Kraiss lança ces mots et entra dans les baraquements, tandis que Teresa continuait de le fixer, les yeux brûlants.
« On s’entraîne d’abord, puis on va se laver ? »
demanda Enkrid. Teresa acquiesça.
Ils s’affrontèrent ; Teresa perdit, mais en fut satisfaite.
Un homme qui lui en donnait autant valait la peine qu’on le suive.
À chaque combat contre lui, elle éprouvait aussi une étrange satisfaction.
Ensuite, il se réveilla au matin et fit brièvement son rapport au commandant de bataillon. La veille, Esther était venue se blottir dans ses bras pour dormir.
La Panthère et l’humain n’avaient rien de particulier à se dire et s’étaient contentés de dormir en silence.
« Commençons l’entraînement. »
C’est ainsi qu’il commença sa journée en tant que commandant de compagnie d’instruction. L’après-midi était déjà bien entamé.
« Un certain Gielpin est venu vous chercher dehors. Il avait l’air pressé. »
Enkrid pencha la tête. Gielpin avait-il une raison de venir à cette heure-ci ?
À peine eut-il entendu ces mots qu’un souvenir lui revint.
L’époque où une certaine Grenouille était venue le chercher.
Il sortit donc pour accueillir Gielpin et aperçut également le commandant de compagnie elfe, qui se tenait à ses côtés.
« Où vas-tu, fiancé ? Tu ne vas même pas me dire bonjour ? »
demanda le commandant de compagnie.
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