Chapitre 253
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Abstract
Discord : https://dsc.gg/wetried
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 253 : Une nuit stimulante
= = =
Quand on comprend quelque chose, il faut agir. Tout de suite.
« Si le moindre indice te vient à l’esprit, mets-le en pratique sur-le-champ. Si tu remets ça à plus tard, il te glissera entre les doigts et tu le perdras. Et ce qui t’échappe finit généralement par ne plus t’appartenir. Laisse passer ta chance, et elle disparaîtra. Même la plus petite prise de conscience doit s’ancrer dans ton corps par le mouvement. »
Il se souvenait de cette courte leçon.
C’était dans une école d’escrime du territoire de la Porte, juste avant qu’il ne pénètre sur le continent méridional. Son instructeur avait la peau brune.
Enkrid fit exactement ce qu’il lui avait dit. Il se leva aussitôt.
Il venait tout juste de rentrer au territoire. Peu importait ce qu’il avait prévu de faire avant, même s’il comptait dormir : rien de tout cela ne l’intéressait.
Lorsqu’il sortit, le soleil s’était déjà couché.
Le grésil avait cessé et le sol était boueux. Une torche, fixée sur un support à côté de lui, brûlait vivement et éclairait les environs.
Fwoosh.
Le cheval sauvage qu’il avait sauvé le regarda.
Sans un mot, Enkrid passa devant lui et se mit à échauffer son corps devant les baraquements.
Quels muscles comptent quand on manie une épée ?
Tous. Les avant-bras renforçaient la prise, tandis qu’une taille solide formait le socle d’un coup porté par la force centrifuge.
Quand on tranche une flamme.
Ses pensées se poursuivirent jusqu’à l’instant où il avait fendu le feu.
Un sort lancé à l’aide d’un parchemin.
Cela avait été stupéfiant, mystérieux même. Pourtant, ce qui s’était produit sous ses yeux était simple : une boule de feu avait foncé sur lui.
Il se remémora le mouvement.
Il abattit son épée perpendiculairement au sol.
En arrière.
Dans l’esprit d’Enkrid, les muscles de son corps se divisaient et se dispersaient.
Il rassembla ses cinq sens pour ouvrir un unique champ sensoriel intuitif.
Puis il observa son propre corps et transforma cette observation en entraînement continu.
Enkrid imita le geste de fendre du bois.
C’était le mouvement dont il avait besoin, à cet instant précis. Dans le même temps, il observait le travail de ses muscles.
C’était le début d’un changement. La base de sa progression. Quelque chose qui deviendrait une pierre angulaire.
À l’intérieur des baraquements, des gens l’observaient. La Compagnie des Fous.
Dunbakel bavait, ravala sa salive d’un coup de langue et se leva.
Si elle imitait ça aussi, est-ce qu’elle y gagnerait quelque chose ?
« Ne fais pas ça, grande sœur. Tu vas te démolir le corps. »
Cette fois, Audin l’arrêta. Il la retint et s’avança.
Dehors, un homme se livrait à une activité qui tenait de la folie au clair de lune. Audin le trouvait vraiment fascinant.
Pourquoi m’accordes-tu de la joie, à moi, le pécheur ?
Audin murmura ces mots à son maître, son père, son dieu, puis fit un pas en avant.
Qu’essayait donc de faire Enkrid, à cet instant ?
Il ne se contentait pas de suivre des instructions. Il était en train de trouver sa propre joie.
Il suivait un chemin où il observait les lacunes de son corps, les comprenait, puis l’entraînait de nouveau.
Comment ne pas éprouver de joie à voir cela ?
Il avait enseigné la Technique d’isolement, ou des versions édulcorées de celle-ci, à d’innombrables personnes.
Pourtant, aucune n’avait atteint ce stade.
Parmi tous ceux qu’il avait instruits et qui avaient appris auprès de lui, il avait toujours été difficile de trouver des gens qui prenaient plaisir au processus lui-même.
« Le poids, le centre, inspire et gonfle le ventre. Si tu perds ton centre, tout ça ne sert à rien, mon frère. »
Audin se plaça à côté de lui et prit la parole. Enkrid assimila chacun de ses mots.
La technique d’hier serait complètement différente de celle d’aujourd’hui.
Jusqu’à présent, il avait agi par habitude et par inertie. À partir de ce jour, il ramerait comme un batelier qui avait trouvé sa route et dirigeait son esquif dans la bonne direction.
Audin en fut si heureux qu’il éclata de rire tout en lui enseignant.
Assez fort pour que les soldats de passage se retournent.
Les pupilles de tous ceux qui regardaient tremblèrent.
« Pourquoi ils sont comme ça ? »
« J’ai entendu dire qu’il était rentré aujourd’hui. »
« Pourquoi il danse avec un caillou dans la main ? »
« Alors, si la Compagnie des Fous porte ce nom, ce n’est pas parce qu’ils se battent comme des fous, mais parce qu’ils le sont vraiment ? »
Ce genre de remarques circula. De leur point de vue, rien de tout cela n’avait l’air normal.
Dans le logement qu’Audin avait quitté, Rem referma discrètement la porte.
« Le vent froid entre. »
Dunbakel regretta qu’il la ferme. Elle aurait voulu continuer à observer Enkrid.
« Hé, laisse tomber. Ne fais pas semblant de comprendre. Si quelqu’un doit devenir fou, autant qu’il le fasse proprement. Pourquoi s’y mettre à l’heure du coucher ? C’est gênant rien que d’être à côté. »
Personne ne répondit à Rem. Ils étaient toujours comme ça.
Dunbakel ne tint plus en place et sortit. Rem ne prit pas la peine de la retenir.
À vrai dire, il avait lui aussi beaucoup de choses en tête.
Franchement…
Quel genre d’homme était-ce, au juste ?
Il partait à la guerre et se battait.
Il déployait une force absurde sans s’enflammer.
Il balayait les acclamations de ceux qu’il avait sauvés.
Il voyait une hache mêlée de sorcellerie et n’éprouvait toujours aucune convoitise.
Les pièces d’or et les bijoux ne l’émouvaient pas davantage.
Et puis il se mettait à méditer, le regard dans le vague, bavait avant de sortir en courant pour faire ça.
C’est normal, ça ?
Non. Ça ne l’était pas. Pourtant, cette scène anormale remuait aussi quelque chose en Rem.
Et n’avait-il pas justement reçu une hache qui renfermait une flamme ?
C’était manifestement un objet imprégné de sorcellerie.
C’était pour cela qu’il pouvait la manier si facilement.
La hache portait aussi une rancœur, mais Enkrid l’avait effacée.
Rem repensa à ce qu’il avait laissé derrière lui en quittant sa tribu.
Des choses qu’il devrait récupérer un jour.
Ces pensées n’en finissaient pas, et il se mit à assimiler le stimulant qu’Enkrid lui avait offert.
Rem serra la hache et s’enfonça dans son propre monde.
Il y avait des moments où l’entraînement physique était primordial, et d’autres où il fallait surtout affiner et manifester ce qu’on possédait déjà.
Pour Rem, c’était la seconde option, à présent.
Pour Ragna, c’était la première.
Lui non plus ne pouvait détacher les yeux d’Enkrid. Même après son départ, il resta à fixer la porte d’un regard absent, et continua de la contempler lorsque Rem la referma.
Ce fut pareil quand Audin sortit, puis quand Dunbakel le suivit.
Alors, c’est ça, cette sensation ?
Comme si son sang bouillonnait ?
Si son sang bouillait au sens propre, il mourrait.
Pourtant, c’était exactement ce qu’il ressentait.
Dans un logement à la fois spacieux et exigu, il s’assit au bord d’un lit.
Ragna sentit son sang bouillonner. Son cœur qui cognait lui disait quelque chose, lui aussi.
Sors maintenant et brandis ton épée.
Mais il ne le fit pas.
L’épée d’entraînement sur mesure qu’il avait fait fabriquer à la Garde-frontière était épouvantable.
La force musculaire.
Ragna était un génie et avait reconnu ses lacunes depuis longtemps.
Il avait déjà établi sa méthode d’entraînement, mais il avait besoin d’outils.
De choses dont il n’aurait normalement pas eu besoin.
Regarde cet homme.
Comment pouvait-on voir ça et rester calme ?
C’était ainsi que l’impatience s’était emparée de ce génie nonchalant.
Une impression si forte qu’elle le poussait sur une voie qu’il n’avait jamais voulu emprunter.
Alors Ragna décida de se fabriquer son propre outil.
Un forgeron nain pourrait-il réaliser ce qu’il voulait ?
Ragna en mourait d’envie.
Il voulait aller plus loin.
Ce n’était pas une simple motivation à manier l’épée. C’était un stimulant féroce.
Comme s’il touchait à des champignons vénéneux ou à des drogues qu’il n’aurait jamais dû approcher.
Son cœur et sa tête s’agitaient et brûlaient d’eux-mêmes, contre sa volonté.
Les trois autres n’étaient pas les seuls à avoir été remués.
Les yeux de Teresa tremblaient sans arrêt derrière son masque.
Qu’est-ce qui poussait cet homme à bouger ainsi ?
La réponse se trouvait en elle.
La joie du combat.
L’instinct de lutte et le sang des géants s’éveillèrent. Teresa poussa la porte d’un coup et sortit à son tour.
Elle avait l’impression qu’elle ne dormirait jamais si elle ne se mesurait pas à lui sur-le-champ.
Ce serait un duel au clair de lune, en pleine nuit. Et alors ? Cela n’avait aucune importance.
Teresa ouvrit la porte à la volée et se rua dehors.
Qu’est-ce qu’elle a encore ?
Kraiss leva les yeux de son examen des bijoux et de divers objets.
Ils étaient tous, jusqu’au dernier, anormaux.
Par la porte ouverte, il aperçut Enkrid et Audin, avec Dunbakel à côté d’eux.
Dunbakel entendit quelques mots d’Audin, puis se figea, à demi accroupie.
Au moindre signe d’hésitation de sa part, Audin souriait, posait la paume sur son épaule et la tirait vers le bas.
« Aïe ! Ça fait mal ! »
Dunbakel protesta. La douleur était une souffrance, et la souffrance avait le pouvoir de délier aussitôt les langues.
« C’est censé faire mal, grande sœur. Alors corrige ta posture. »
La voix d’Audin lui parvint.
Teresa marmonna ensuite quelque chose à côté d’eux.
Il ne l’entendit pas. Quelques soldats proches jetèrent un coup d’œil dans leur direction, et le cheval sauvage observa toute la scène avec indifférence.
Kraiss sentit une pointe d’inquiétude, puis l’ignora.
Il tenait dans sa main un rubis de grande valeur, surnommé Flamme cramoisie.
Si j’en tire le juste prix, il vaudra plus de plusieurs centaines de pièces d’or.
Comment ça s’appelait, déjà ? La tombe d’un explorateur, ou un truc du genre ? Et il y avait d’autres tombes comme celle-là sur le continent ?
Devrait-il se reconvertir en chasseur de trésors, tant qu’à faire ?
Non.
C’était une chose à ne jamais faire, même avec des vies supplémentaires.
Un épéiste pouvait être aussi grand qu’on voulait : un seul faux pas sur un piège, et il irait frapper à la porte du paradis ou nager dans le fleuve des enfers.
Mieux vaut rester dans le coin.
Enkrid était quelqu’un qui provoquait des bouleversements.
S’il restait auprès de ce capitaine, ils pourraient trouver une autre tombe ; et sinon, d’autres occasions du même genre se présenteraient.
En plus, la guilde de la Garde-frontière lui rapportait déjà des bénéfices réguliers.
Il voulait vivre enseveli sous les pièces d’or.
Les yeux remplis d’or, Kraiss regarda dehors, puis s’adressa à Jaxon, assis à côté de lui.
« En tout cas, ils sont tous bizarres, pas vrai ? »
Il l’avait dit sans se rendre compte de ce que ses mots impliquaient. D’ordinaire, Jaxon l’aurait ignoré et n’aurait pas relevé.
« Ah bon ? »
Mais il lui répondit.
Qu’est-ce qui lui prend, maintenant ?
Kraiss se tourna vers Jaxon.
Une flamme semblable brûlait dans ses yeux.
Froide, mais ardente.
C’était cette impression-là.
Jaxon avait été remué, lui aussi.
« Qu’attends-tu d’une technique conçue pour tuer ? »
C’était une question que son maître lui avait posée.
Pourquoi la lui avait-il posée, à l’époque ?
« Tu prends trop de plaisir à ça. Je ne sais pas si je devrais t’enseigner. Enfin, ça ne me regarde pas. »
Les paroles de son maître lui revinrent. Cet homme avait été brisé de bien des façons, mais ses mots n’avaient pas été mensongers.
Jaxon avait aimé apprendre des techniques.
Il avait aussi aimé perfectionner celles qui servaient à tuer.
Après avoir gravé en lui les paroles de son maître, l’expérience de sa vie précédente, ses objectifs et ses motivations, et tout le reste, il avait oublié le plaisir.
Il n’en avait pas eu besoin.
Mais quelqu’un venait de faire remonter de force un désir qu’il avait enfoui au plus profond de l’abîme, dans sa poitrine.
Ah.
Le cœur de Jaxon battait comme lorsqu’il avait tenu une lame pour la première fois.
L’envie et le désir fusionnèrent en un stimulant qui lui donnait envie de brandir son épée.
Et s’il poussait l’Art sensoriel plus loin ?
Il voulait reprendre toutes ses techniques et les travailler une à une afin d’aller plus loin.
Son désir de progresser débordait.
Tout cela était arrivé parce qu’Enkrid était sorti sous la lune.
Comme tout se passait en chacun d’eux, le logement était resté silencieux ; pourtant, le changement était indéniable.
« Enfin bon. »
Kraiss secoua la tête et se concentra sur ses propres affaires.
Ainsi s’acheva cette nuit stimulante, et Enkrid se leva de nouveau à l’aube, le lendemain.
Auparavant, la pratique du Refus lui avait procuré un plaisir immense. À présent, l’entraînement à la Technique d’isolement était si amusant qu’il en devenait fou.
Le simple fait de bouger lui faisait l’effet d’un stimulant hors du commun.
Après l’entraînement matinal, le seigneur les invita à partager un repas.
« Allons nous remplir la panse. »
Enkrid emmena tout le monde avec lui.
« Je devrais encore vous remercier, mais qu’est-ce que c’était, hier soir ? Pourquoi faisiez-vous ça sous la lune ? »
Même le seigneur, qui connaissait Enkrid, lui posa la question. La scène de la nuit précédente avait vraiment été étrange.
« C’était une bonne nuit pour s’entraîner. »
Enkrid répondit sans détour. Même s’il expliquait en détail, ils ne comprendraient pas.
Qu’un homme comme lui ne pouvait laisser passer le moindre indice.
Qu’il avait orienté sa vie dans cette direction et qu’il continuait d’avancer.
Que son rêve était désormais à portée de main.
Comment aurait-il pu leur expliquer tout cela point par point ?
« Bon, ça suffit. »
Le seigneur renonça à comprendre.
Le petit déjeuner fut un festin.
De l’agneau rôti à la perfection, des travers de porc marinés, du poisson-chat cuit à la vapeur, du beurre et du fromage, du vin coupé avec du lait et de l’eau, et de l’eau pure à côté.
Le pain, lui, sortait du lot.
Avec sa mie blanche et moelleuse, Martai méritait vraiment son surnom de territoire du pain.
« C’est incroyable. »
Rem lui-même admira le repas.
« Et le blond ? »
demanda le seigneur.
« Il aime faire la grasse matinée. »
Kraiss répondit à sa place.
Il parlait de Ragna. Enkrid s’en moquait et le seigneur n’insista pas.
Après tout, n’étaient-ils pas tous des fous ?
Ne pas répondre à la convocation d’un seigneur n’avait rien d’inhabituel chez eux.
Bien se reposer et bien manger comptaient aussi. Enkrid mangea et but sans s’interrompre.
Les membres de son unité firent de même.
« Ils ont bon appétit. »
Le seigneur remercia ceux qui s’étaient battus pour son territoire.
Depuis qu’il avait repris le territoire au capitaine de la garnison, il avait pris une certaine stature.
« Vous repartez cet après-midi ? »
« Non, nous allons rester encore un peu avant de partir. »
Quand Enkrid lui dit qu’il comptait passer commande auprès d’un nain, le seigneur hocha la tête et ajouta :
« Les gens d’ici ont parfois le sang chaud. Malgré tout, j’apprécierais que vous évitiez de faire trop de vagues. »
Qu’était-il censé comprendre ?
La bouche pleine de poisson-chat, Enkrid hocha négligemment la tête.
Une fois le repas terminé, ils se remirent en mouvement pendant un moment.
Les effets du stimulant de la veille perduraient.
Ce ne fut qu’après s’être lavés et débarrassés de leur sueur qu’ils se rendirent au marché.
Kraiss les guida.
« J’ai déjà repéré les itinéraires. »
Il avait l’habitude d’observer les alentours, notamment les voies de fuite.
Le premier endroit où ils s’arrêtèrent après être entrés dans le marché fut une petite taverne.
Le marché de Martai était animé, mais les rues étaient étroites et bondées.
Ils aperçurent çà et là des maisons récemment bâties, ainsi que des bâtiments aux toits arrondis. Des temples.
À cette vue, Rem dit prudemment : « Va donc jeter un œil, capitaine », mais Enkrid l’ignora.
En entrant dans la taverne, Kraiss déclara :
« Le pain d’ici est une autre spécialité. Je crois que ça s’appelle du pain grillé ? Ils saupoudrent ça de sucre et mettent du beurre dessus, et le goût est vraiment… »
Il leva le pouce en parlant.
C’était dire si c’était bon.
Ce pain ne figurait pas au festin du petit déjeuner.
Comme Kraiss l’avait annoncé, il était excellent.
Il n’était pas moelleux, mais dur ; on disait qu’on le préparait en faisant cuire une seconde fois du pain déjà cuit.
Autant dire qu’on le brûlait à moitié, non ?
Mais s’il était bon, c’était tout ce qui comptait.
Ils déjeunèrent donc de pain grillé et de canard longuement cuit à la vapeur.
On aurait dit qu’ils ne faisaient que bouger, manger et boire.
Après le déjeuner, ils comptaient aller voir le nain.
Alors qu’ils mangeaient encore, quelqu’un ouvrit la porte de la taverne d’un coup de pied et entra.
« Qu’est-ce que vous regardez ? Apportez-moi une assiette de pain. »
Puis il s’assit et fixa Enkrid.
À sa manière d’ouvrir les yeux comme à son attitude générale, tout était évident. N’importe qui aurait vu qu’il cherchait la bagarre.
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