Chapitre 246
NOUS AVONS TENTÉ DES TRADUCTIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 246 : Enkrid refusa.
= = =
« Bon sang. »
Enkrid ne se pressa pas et ne courut pas.
Il ouvrit la porte et sortit, comme s’il allait simplement regarder une meute de créatures démoniaques fondre sur eux.
Luchi et Richi, les deux frères, le suivirent de près.
L’aîné, Luchi, avait pour ainsi dire toujours « bon sang » au bord des lèvres.
Il ne dérogea pas à son habitude.
« Bon sang, fais gaffe. Ces trucs nous réservent de drôles de surprises. »
Luchi portait une armure de cuir cloutée, avec une cotte de mailles par-dessus l’abdomen. Chacun de ses pas derrière Enkrid faisait cliqueter son armure.
Les frères Luchi et Richi étaient forts, mais ils n’étaient pas du genre à réfléchir, même si on les battait à mort.
« Bon sang. J’étais venu acheter un arc composite, et me voilà mêlé à une histoire de colonie. »
Certaines habitudes ne disparaissaient jamais, même à force de coups. Cela dit, personne ne cherchait à corriger celle-là.
Les soldats avaient souvent la langue bien pendue. Se contenter de dire « bon sang », c’était plutôt gentil.
« Quand on s’en prend aux Chiens à face humaine, ces salauds mi-chevaux nous chargent de nulle part ! »
Richi, qui marchait à côté de lui, ajouta cela. Luchi marmonna une autre injure bien trouvée, où il était question de salauds à tête de chien et de cheval.
« On dirait bien. »
Enkrid avait déjà vu la scène depuis le rempart, et Torres n’avait cessé d’en parler pendant toute la descente.
Torres se dépêchait encore de les rattraper.
Ils sont capables de réfléchir.
Les centaures étaient des créatures démoniaques faites pour la cavalerie.
Leur nombre avait augmenté, et ils avaient même un chef de colonie de type général.
Le précédent chef de colonie gnoll était au moins un type ordinaire.
Il était puissant individuellement, mais n’avait aucune aptitude au commandement.
Un type général, c’était autre chose.
À vrai dire, Enkrid n’en avait encore jamais vu de ses propres yeux.
Ces monstres étaient rares, à moins de s’approcher d’une Terre Maudite.
Mais voilà qu’il en avait un sous les yeux. Il n’avait plus qu’à observer et à juger.
Ils s’étaient répartis en trois groupes.
Un groupe de Chiens à face humaine et de Goules, le gros des troupes centaures et un groupe de Bêtes magiques chevalines.
Tandis que les Chiens à face humaine et les Goules se ruaient sur eux, il jeta un coup d’œil à gauche et vit les Bêtes magiques chevalines déferler sur le côté.
L’intention était évidente : élargir leur trajectoire, puis frapper le flanc des humains occupés à combattre les chiens.
Quelques centaures menaient le groupe.
Comme des officiers conduisant leurs soldats.
Était-ce donc une manœuvre tactique brillante ?
Pas vraiment.
C’était évident.
Alors pourquoi était-il si difficile de trouver une réponse ?
En soi, il était possible de contenir la charge des Bêtes magiques chevalines. Le vrai problème, c’était le commandant centaure qui se tenait devant, sans s’engager, à attendre.
Au terme de sa réflexion, Enkrid prit la parole.
« Rem. »
« Compris. Mais, hmm… tu veux que je retienne celui-là ? »
Rem demanda cela en désignant le front d’un coup de menton.
Il voulait savoir s’il devait se modérer.
« Pas besoin. »
répondit Enkrid.
Il y avait réfléchi en descendant du rempart.
Kraiss avait dit qu’ils pouvaient les affronter de front, non ?
Force contre force. C’était le genre de combat que les créatures démoniaques préféraient.
En regardant Rem s’élancer, Enkrid prit une profonde inspiration et gonfla le torse.
Puis il cria :
« To-rres ! Ne referme pas la porte ! »
« … Bon sang, tu m’as fichu une de ces trouilles. Bon sang. »
Luchi sursauta si fort qu’il s’arrêta net.
« J’ai cru que mes oreilles allaient exploser. »
Jaxon était arrivé on ne savait quand et ajouta son commentaire.
« Rien qu’avec ça ? »
répliqua Enkrid avec une pointe d’humour, avant de regarder Rem courir devant et balancer ses haches.
Les pas de Rem étaient légers. Ses haches, impitoyables.
* * *
Alors, c’était parce qu’ils avaient rossé son peuple-bête chéri ?
Si quelqu’un demandait à Rem s’il tenait à Dunbakel, il lui fracasserait probablement le crâne.
Cela dit, si quelqu’un acculait un peuple-bête juste devant lui, il se contenterait sans doute de regarder.
Et si ce peuple-bête se faisait rouer de coups, il se moquerait de lui parce qu’il était aussi faible.
Après tout ça, il se tournerait vers celui qui l’avait battu et lui chercherait des noises.
« Tu veux jouer avec moi aussi ? Hein ? »
Quelque chose comme ça.
C’était exactement ce qu’il ressentait à cet instant.
Les Chiens à face humaine qui chargeaient avaient l’air à moitié fous.
Rem s’en fichait.
Leurs yeux rouges n’avaient pas de pupilles distinctes. Kaaaahhh ! Ils fonçaient, la gueule béante, la bave dégoulinant de leurs mâchoires.
En les voyant approcher, Rem croisa les bras sur sa poitrine. Puis il concentra sa puissance dans les muscles de ses bras et balança ses haches.
Ses bras croisés s’ouvrirent brusquement, et les haches jaillirent, leurs lames fauchant tout sans retenue.
Tout ce qui se trouvait sur leur trajectoire fut happé par les deux arcs de cercle.
Kraaagh !
Des têtes de Goules, des corps de Chiens à face humaine, tout y passa.
Paf-paf-paf-paf !
Les haches pulvérisèrent la charge comme des branches mortes qu’on fendait.
En un seul coup, du sang noir éclaboussa Rem de toutes parts. On aurait dit des encriers qui se brisaient en projetant leur contenu dans toutes les directions.
Des globes oculaires rouges rebondirent au loin. Des crocs éclatèrent. Des crânes se fendirent, des torses furent éventrés et des avant-bras tranchés.
Au milieu de tout cela, le sang noir striait l’air comme une pluie chassée par le vent.
« Amusons-nous un peu. »
marmonna Rem avant d’abattre ses haches à la verticale.
Boum, boum, boum, boum. Il les faisait tomber l’une après l’autre sur les créatures qui se ruaient sur lui.
En haut, en bas. En haut, en bas.
Il pivota sur son pied droit et, une nouvelle fois, des têtes de Chiens à face humaine et des bras de Goules volèrent au-dessus des soldats alliés.
Que dire de plus ?
Rem était Rem.
« Putain. »
Un soldat de la troupe d’origine de Martai, qui observait la scène depuis l’arrière, lâcha ce juron.
Ils comptaient vraiment se battre contre ça ?
Même en la voyant de ses propres yeux, la scène était difficile à croire.
Au bout d’un moment, il ne parvenait même plus à distinguer le mouvement des haches. Il ne voyait que les créatures démoniaques mourir.
En quelques instants, plus de vingt d’entre elles furent déchiquetées, taillées en pièces, explosèrent ou furent projetées au loin.
Rem semblait avoir huit bras.
Et ses pieds ne s’arrêtaient jamais.
Avant même qu’on s’en rende compte, il s’était séparé de ses alliés et avait plongé dans la meute de Chiens à face humaine, semant le chaos.
Kaaat !
Kaaaah !
Les cris de la meute fusaient sans arrêt.
En un mot :
« Il se bat comme un dément. »
Son camarade, à côté de lui, venait d’exprimer exactement ce qu’il pensait.
« Vous comptez rester là à regarder ? »
cria Zimmer depuis l’arrière.
Il était tout aussi stupéfait. Personne n’avait cru qu’Enkrid était le seul monstre, mais personne ne s’était attendu à ce que l’homme à la hache soit aussi monstrueux.
Kyaaaah !
Des Harpies criaient en tournoyant au-dessus d’eux.
Elles étaient arrivées avec les Chiens à face humaine. Au cours des quatre derniers jours, plusieurs soldats étaient morts à cause d’elles.
Zimmer leva vers le ciel un regard furieux et cria, tout en boitant :
« Tirez ! »
Quelques soldats sûrs d’eux à l’arc décochèrent leurs flèches vers le ciel, mais ce fut inutile.
Presque aucune ne toucha sa cible et celles qui y parvinrent ne purent percer la peau épaisse des Harpies.
L’une d’elles piqua alors vers le sol.
Son brusque plongeon traversa le champ de vision de Zimmer.
Elle fonçait sur Rem, qui semait le chaos au milieu des chiens.
« Attention ! »
Zimmer cria et s’apprêtait à lancer sa lance.
Mais qu’est-ce que c’était que ça ?
Après ce qui suivit, il resta bouche bée.
La Harpie piqua. Rem, assailli de toutes parts, posa soudain une main au sol et bondit dans les airs, les jambes croisées.
Son coup de pied atteignit la tête de la Harpie.
Boum !
Elle explosa.
Le sang noir gicla de nouveau, et le corps de la Harpie s’écrasa plus loin, broyant plusieurs Chiens à face humaine dans sa chute.
Kaat !
Un chien coincé poussa un cri, et Rem reprit aussitôt sa position avant de lui fracasser la tête d’un coup de pied.
Boum !
Une puissance terrifiante, et un savoir-faire tout aussi terrifiant.
Comment pouvait-on bouger ainsi dans une telle situation ?
Zimmer se surprit à remercier le ciel de ne pas avoir à combattre cet homme.
Et bientôt, il n’eut plus le loisir d’observer Rem.
Dudududududu !
Le sol se mit à trembler. C’était le début de la tactique qu’ils avaient déjà subie plusieurs fois.
On lançait les Chiens à face humaine comme de la chair à canon, puis on envoyait les Bêtes magiques chevalines charger.
Trois centaures menaient la charge.
Chacun tenait un gros gourdin de bois. Ça ne ressemblait pas à une arme travaillée.
On aurait dit de grosses branches arrachées à la hâte dans une forêt, mais elles n’en étaient pas moins dangereuses.
Un coup au but aurait fendu le crâne d’un soldat ordinaire sans effort.
« Tenez bon ! »
Zimmer cria. Le combat avait commencé dans la confusion, mais maintenant qu’il était engagé, il leur fallait agir, faire n’importe quoi, tout de suite.
Il n’avait pas l’impression qu’ils allaient perdre.
Des fous.
Ils avaient dû sortir parce qu’ils croyaient en quelque chose.
Surtout, tous venaient de voir une fois de plus de quoi ils étaient capables.
Il était impossible d’imaginer un homme comme Rem se faire mordre à mort par de simples Chiens à face humaine.
Le reste de l’unité n’avait plus qu’à tenir la ligne. Frapper, embrocher, tuer les chiens.
Tuer les Goules qui chargeaient. Tuer les Bêtes magiques de type loup.
Comme Zimmer s’y attendait, juste avant que le groupe de Bêtes magiques chevalines, mené par les trois centaures de gauche, ne s’écrase sur eux, Enkrid envoya Audin.
« Allez les arrêter, Audin, Teresa. »
« Oui, mon frère. Il est temps de leur botter le cul. »
Audin prononça ces mots, et Teresa le suivit en silence.
Dudududududu !
Une charge de cavalerie était terrifiante en soi.
Mais cette fois, ce n’étaient pas des humains qui chargeaient : c’étaient des créatures démoniaques.
Les gardes-frontières et les soldats réguliers de Martai, sur le flanc gauche, serrèrent les dents.
Putain, ça recommence.
Il fallait d’abord l’arrêter. Deux silhouettes colossales s’avancèrent alors et barrèrent la route.
Un garde reconnut Audin.
« Le dévot ? »
« Je vous l’ai dit, tout ce qui vous passe par la bouche ne mérite pas d’être dit. Est-ce vraiment ainsi qu’il convient de s’adresser à moi, mon frère ? »
Audin répondit sans même se retourner. Le garde trouva que cet homme avait une ouïe absurde pour quelqu’un comme lui.
Pourtant, dès que les deux colosses prirent position en première ligne, un étrange sentiment de sécurité se répandit.
Rien qu’à cause de leur taille.
Mais qu’est-ce que c’était que ce masque ?
N’était-ce pas le corps d’un géant ? Même à côté d’Audin, la tête et les épaules de la silhouette masquée arrivaient aussi haut que les siennes.
« Pousse-les vers la droite. »
dit Audin.
« Compris. »
répondit Teresa.
Sa taille et son équipement attiraient l’attention. Elle planta devant elle un immense écu en forme de cerf-volant et prit position.
Arrêter une charge de cavalerie avec un bouclier ? Toute seule ?
Kurururururung !
À présent, le martèlement des sabots ressemblait au tonnerre.
La charge des Bêtes magiques chevalines était d’une brutalité fulgurante. À peine apparues dans leur champ de vision, elles étaient déjà sur eux.
Pas le temps de s’inquiéter de la carrure de qui que ce soit. Juste avant l’impact, un garde lança sa lance.
Mobilisant toute la puissance de son corps, il l’envoya voler vers la tête d’une Bête magique chevaline.
Boum !
Il espérait que la bête, en tombant, en entraînerait quelques autres dans sa chute.
Mais même lancées à pleine vitesse, les autres sautèrent sans peine par-dessus le corps qui s’effondrait.
Leur vitesse de réaction était effrayante.
Le gourdin du centaure de tête s’abattit alors sur le bouclier de la géante masquée.
Boum !
Sur le coup, le garde ne comprit pas exactement ce qui s’était passé.
Il vit seulement le centaure qui avait frappé le bouclier perdre l’équilibre et pencher de côté, titubant comme s’il allait tomber.
Au même instant, la géante masquée abattit naturellement son épée sur la tête de la bête suivante qui chargeait.
Et ce n’était pas tout.
Elle arracha son épée, ramena son bouclier contre elle et repoussa sur le côté une autre bête qui chargeait.
Le mouvement était simple et répétitif.
Les pousser vers sa droite, puis frapper et écarter les Bêtes magiques chevalines.
Qu’est-ce que c’était que ça ?
Elle avait au minimum la puissance d’une écuyère.
Même sans Volonté, voilà ce que donnait un demi-géant qui se battait comme il fallait.
En vérité, Enkrid n’avait pas encore révélé tout le potentiel de Teresa.
Depuis sa rencontre avec Enkrid, elle avait découvert le plaisir de manier l’épée et de se battre.
La Teresa d’autrefois avait fait honneur à son surnom de géante.
Les Bêtes au sang rouge. Un autre nom pour les géants.
« Khat ! »
Un cri rauque retentit, et toutes les Bêtes magiques chevalines qui s’écrasèrent contre son bouclier furent repoussées et projetées sur le côté.
Elle inclina son bouclier pour les dévier et tint bon, ses pieds creusant des sillons tandis qu’elle glissait en arrière.
Malgré tout, ses bras ne cédèrent pas et sa posture ne s’effondra pas.
Elle encaissait leur charge à la force brute.
« Les portes du paradis se sont ouvertes ! »
Sa performance était stupéfiante, mais le colosse religieux l’était encore davantage.
Son corps, qui paraissait lourd et lent, s’élança dans les airs.
Audin bondit, atterrit sur une Bête magique chevaline en train de descendre et abattit son gourdin sur sa tête.
Boum !
Kihiiing !
La bête poussa un bref cri d’agonie et s’effondra. En retombant, Audin planta son gourdin dans la tête d’une autre bête qui chargeait.
Boum ! Crac !
Ce coup lui arracha la colonne vertébrale avec la tête.
Le corps fut projeté en arrière dans une longue parabole, répandant une pluie de sang dans les airs.
Se faufilant entre les Bêtes magiques chevalines qui chargeaient, Audin continuait de balancer son gourdin.
Il n’arrêtait pas leur charge. Il les massacrait.
Et malgré tout, il déviait clairement la charge vers la gauche du centre.
Quelques bêtes parvinrent tout de même à passer et frappèrent les troupes alliées.
Mais comparé aux combats des trois derniers jours, ce n’était presque rien.
« T’as le temps de regarder ? »
Une voix fendit le vacarme.
Il tourna la tête et vit un soldat aux cheveux roux-brun, coiffé d’un casque arrondi.
Un homme de la Compagnie des Fous.
À ses pieds, un centaure gisait déjà, perdant beaucoup de sang.
C’était celui qui avait été repoussé un peu plus tôt.
La créature avait tenté de se relever avec un équilibre stupéfiant, mais une lame lui avait déjà transpercé le cou et en était ressortie.
« Bats-toi. C’est ton boulot. »
Jaxon ne fit que dire la vérité.
« Ripostez ! »
cria Torres depuis l’arrière, juste au bon moment.
Les deux géants ayant repoussé les bêtes qui chargeaient de part et d’autre, le groupe des Bêtes magiques chevalines se dispersa.
Pas le temps de traîner.
« Tirez ! »
Une charge groupée était dangereuse, mais s’ils exposaient leurs flancs, alors quoi ?
Il était difficile d’imaginer des Bêtes magiques plus faciles à affronter.
Les archers, les arbalétriers et les frondeurs tirèrent tous.
Les flèches volèrent. Les pierres aussi. Un carreau chanceux se ficha même dans l’œil d’une bête.
Enkrid observa les deux flancs de tous ses sens.
Quand va-t-il venir ?
Puis il se concentra sur celui qui se tenait à l’avant.
Le combat ne s’achèverait-il pas seulement quand celui-là bougerait ?
Il n’avait jamais été frappé de cette façon, mais à présent, la porte était grande ouverte et la bataille avait tourné à la mêlée générale.
Ce n’était pas le moment pour le chef des bêtes de s’enfuir.
Surtout, ce salaud n’avait toujours pas dévoilé la pression meurtrière qui l’avait mené jusque-là.
L’intuition d’Enkrid ne tarda pas à se confirmer.
« Kiyoyoyot ! »
La troupe de centaures, le gros des forces ennemies, chargea en troisième vague.
La tactique employée par les créatures démoniaques était l’assaut en trois vagues.
La première attirait l’attention, la deuxième frappait de plein fouet et la troisième achevait ceux qui restaient.
La méthode était simple, mais quand l’écart de puissance était évident, elle se révélait fiable et efficace.
Cette troisième vague fonçait maintenant droit sur eux.
Enkrid dégaina son épée et s’avança.
Depuis le début, sa place était là où le centre allié faisait face au centre ennemi.
Ragna vint se placer à côté de lui.
« La pression meurtrière des Bêtes magiques, c’est comme de l’intimidation. Tu le savais ? »
Contrairement aux soldats dont les couilles se rétractaient à la vue de la charge, Ragna ne changea pas de ton.
Toujours aussi calme. Même avec le fracas des sabots assez puissant pour assourdir, sa voix restait parfaitement audible.
« Ouais. »
répondit Enkrid.
Le chef centaure qui chargeait leva alors une vouge qu’il avait dû ramasser quelque part et rugit du fond de la gorge.
« Kiaaaah ! »
Un instant plus tard, une force féroce frappa même Enkrid.
C’était comme le regard d’un chat qui clouait une souris sur place.
Une pression meurtrière vertigineuse envahit tout son corps.
Elle submergea les soldats alentour et toute la zone voisine.
Avec sa force et sa soif de sang, elle répandait la peur de la mort.
Et Enkrid rejeta tout cela.
= = =
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>