Chapitre 244
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 244 : Toi ? Même si je devais mourir.
= = =
En grandissant, les hommes-bêtes développaient une Acuité visuelle dynamique bien supérieure à celle des humains, ainsi que des muscles souples et élastiques qui leur permettaient d’accomplir des mouvements dépassant les limites ordinaires.
Comme à l’instant.
À la seconde où la Bête magique chevaline atteignit la vitesse de la charge de Dunbakel, celle-ci planta son gros orteil gauche dans le sol.
Elle appuya et pivota. Un mince espace séparait les deux bêtes, et ses yeux dorés le repérèrent.
Puis son audace la poussa droit dans cette ouverture.
« Tu n’étais pas déjà une bête, à la base ? »
Audacieuse et téméraire.
C’était l’une des leçons de Rem. Dunbakel s’y conformait à la lettre.
Elle se faufila donc entre les deux bêtes.
Le moindre écart de trajectoire lui aurait fait perdre la tête, mais son audace lui laissa une marge de manœuvre.
Elle se tourna de profil, maîtrisa son corps avec une adresse exceptionnelle et se glissa dans une ouverture après l’autre.
Dans le même temps, elle raffermit sa prise sur son cimeterre.
La lame, maintenue à l’horizontale, entra en collision avec la bête dans une harmonie brutale.
Krrrraaaaaaack !
Une charge écrasante frappa les muscles de son bras droit, mais elle s’y était attendue et s’y était préparée.
Elle saisit son poignet droit de la main gauche et tint bon.
La bête la dépassa en un instant, et Dunbakel réagit tout aussi vite.
Non, elle avait placé son cimeterre avant même de bondir, et le résultat était évident.
La lame entailla le corps de la bête et le traversa.
Bien qu’elle ne fût pas une arme magique, elle tint bon.
C’était le genre de geste qui aurait pu briser la lame, et elle le savait. Dunbakel l’avait prévu.
Garder la lame à l’horizontale et reporter la force sur un tranchant capable de l’encaisser.
Le cimeterre avait un tranchant épais. Comme la plupart des armes de mercenaire, il était conçu pour résister plutôt que pour couper finement.
À cette vitesse terrifiante, l’absence d’un fil acéré n’avait aucune importance.
La lame fendit donc le corps de la bête et ressortit de l’autre côté.
Sssplllat !
La bête courait si vite que son sang noir et ses entrailles, tandis qu’elle s’effondrait, s’étirèrent sur le sol comme une traînée.
Ses viscères, sa chair, son sang et ses os brisés s’éparpillèrent à terre. De loin, on aurait pu prendre cela pour une œuvre d’art.
« Haa ! »
Dunbakel expira l’air qu’elle avait retenu, inspira à nouveau, puis se retourna aussitôt.
Un cheval n’était pas un animal capable de changer facilement de direction.
Devenir une Bête magique ne changeait rien à sa morphologie.
Dunbakel frappa le sol du pied droit, pivota sur elle-même et partit au sprint.
La bête qui l’avait frôlée comprit qu’elle l’avait manquée et amorça un large virage.
Hiiii !
Elle hennit, obliqua à gauche et repartit à la charge. Dunbakel traversa sa trajectoire en courant et abattit son cimeterre de haut en bas, mobilisant toute l’élasticité de son corps.
De loin, on aurait dit qu’elle frappait dans le vide.
Mais la bête courut droit dans la trajectoire de la lame : le coup lui trancha le cou à la perfection.
Boum !
Boum, paf ! Boum !
Le corps décapité roula une ou deux fois sur le sol.
Sa tête s’envola en arrière et retomba.
Le sang noir gicla dans les airs et éclaboussa les cheveux de Dunbakel.
On aurait dit que de l’eau noire avait moucheté sa chevelure blanche.
Elle fit tournoyer son cimeterre et se remit à courir.
Après avoir abattu deux Bêtes magiques chevalines, une meute de Chiens à face humaine fondit sur elle.
Sans ralentir, le cimeterre de Dunbakel se mit à danser.
Fouiang ! Fouioung ! Fouiang !
La lame en croissant de lune fouetta sauvagement l’air de gauche à droite, et chaque coup emportait le cou, une patte avant ou une partie du crâne d’un Chien à face humaine.
« Qu’est-ce que tu tiens dans la main ? »
Rem commençait par poser des questions et finissait par user de violence.
Dunbakel devait trouver les réponses toute seule entre les deux.
Il lui était arrivé de frôler la mort avant de s’en sortir, simplement parce qu’elle avait essayé de donner un coup d’estoc avec un cimeterre.
« Tu ne réfléchis jamais à l’utilité d’une arme ? Les hommes-bêtes n’ont donc que l’accouplement en tête ? Et pour ta gouverne, si tu te déshabilles et que tu viens vers moi, je te fends à la hache. »
Et encore, cette histoire d’accouplement ne fonctionnait qu’en cas d’attirance.
Quoi qu’il arrive, jamais avec Rem.
Dunbakel se le rappela et cria :
« Toi, jamais, même si je devais mourir ! »
Jamais quoi, au juste ?
Les soldats qui assistaient à la scène la regardèrent, perplexes. Mais qu’est-ce que ça pouvait bien faire ?
À ces mots, la lame incurvée en croissant de lune se mit à faucher tout ce qui bougeait.
Des morceaux de crâne et de torse de Chiens à face humaine volèrent dans les airs.
Pour les soldats, la lame allait trop vite pour être suivie des yeux.
Une ligne apparut dans le vide, puis des morceaux de chair de créature démoniaque s’élevèrent avant de retomber en pluie.
Le processus leur échappait ; seul le résultat demeurait. Les soldats qui s’étaient sentis menacés auraient pu pousser un soupir de soulagement, mais…
« Formation ! »
C’étaient des soldats permanents de la Garde-frontière, entraînés par Enkrid.
Donnez le meilleur de vous-mêmes, là où vous êtes.
Voilà ce qu’Enkrid répétait sans cesse. Ils firent de même.
À l’appel du commandant par intérim, ils se rangèrent rapidement en formation.
Par chance, chacun tenait une lance. Ils se placèrent en ligne droite et pointèrent leurs armes vers l’avant.
Si les Bêtes magiques chevalines chargeaient, elles seraient empalées.
Elles n’étaient pas des dizaines, mais seulement trois ou quatre.
On peut s’en charger.
Ce n’était pas de l’arrogance, mais de la confiance.
Qui les avait entraînés jusque-là ?
Dunbakel, juste devant eux, était elle aussi l’une de leurs instructrices.
« Putain ! »
Un soldat cria.
Deux Bêtes magiques chevalines fonçaient droit sur leur joli petit groupe.
Ils ne pouvaient pas faire comme Dunbakel.
À la place, ils se campèrent sur leurs positions, lances pointées devant eux. Sûres de leur propre robustesse, les Bêtes magiques chevalines foncèrent quand même.
« Tournez ! »
Le commandant par intérim cria au moment précis.
Un choc violent s’abattit sur les pointes des lances et tordit les muscles de leurs bras.
Les soldats poussèrent les hampes à gauche et à droite autour du point central. Crac ! Les hampes s’enfoncèrent dans les bêtes, puis se brisèrent. L’un des soldats, qui ne tenait plus qu’un demi-manche, roula en avant comme s’il était tombé.
Encaisser de front une charge était stupide.
« Vous feriez pareil face à une charge de cavalerie ? »
C’était une phrase de l’instructeur Ragna.
Il n’enseignait pas grand-chose, mais chacun de ses mots était une lame.
Une lame qu’on n’aurait jamais soupçonnée derrière ses yeux ensommeillés et son attitude désinvolte. Les soldats l’avaient gravée en eux.
Non : s’ils ne l’avaient pas fait, ils mouraient.
Ils devaient affronter Teresa, la demi-géante qui chargeait ; alors, que pouvaient-ils faire d’autre ?
Les soldats se battirent de toutes leurs forces.
Sans un entraînement régulier, ç’aurait été impossible, mais ils brisèrent la charge de deux Bêtes magiques chevalines.
Ils ne se plantèrent pas sur place pour encaisser l’impact. Ils le dévièrent. Bien sûr, cela ne fonctionnait qu’avec des corps naturellement robustes.
Ces soldats avaient été martelés et endurcis par l’entraînement d’Audin.
C’était ce qui rendait la manœuvre possible.
« Putain, ça marche vraiment. Ptoo. »
Un soldat cracha sur la tête d’une bête, qui s’effondra de côté, une hampe brisée enfoncée jusqu’à mi-longueur dans le corps.
« Khiiing ! »
La Bête magique chevaline était devenue folle. Même avec plus de la moitié d’une hampe enfoncée dans sa poitrine, elle montrait les crocs.
Des larmes sanglantes et noires coulaient de ses yeux rouge vif.
Le soldat qui vit cela sentit ses genoux fléchir.
Ce n’était pas la première fois qu’il affrontait des Bêtes magiques et des Créatures démoniaques, et avec des effectifs aussi réduits, une seule bête ne l’aurait normalement pas fait pisser dans son froc.
Mais celle qui se trouvait devant lui n’était pas normale. Quelque chose clochait.
Il n’avait pas le temps de réfléchir. Pas le temps de se poser des questions.
« Putain ! Arrête de regarder ! »
Un autre soldat planta sa lance dans le crâne de la bête.
Son coup porta violemment.
Boum !
Et voilà que les Chiens à face humaine revenaient à la charge.
Il y en avait trop pour que Dunbakel s’en charge seule.
Les soldats allaient donc devoir se battre, eux aussi.
Ils ne mourraient pas. Ils pouvaient tenir face à ce nombre. L’entraînement d’Enkrid les avait endurcis.
S’ils avaient été des troupes d’élite auparavant, ils étaient désormais des vétérans endurcis.
Tactiques mises à part, leurs capacités individuelles au combat avaient atteint un niveau stupéfiant.
L’un des trois soldats qui avaient perdu leur lance dégaina une épée courte. Un autre tira son Épée d’armes. Le dernier brandit sa demi-hampe brisée. Un soldat alla même jusqu’à se servir de son arc comme d’une massue.
« Putain ! »
Ils juraient sans arrêt, tout en se battant avec adresse.
Ils frappaient, poignardaient et écrasaient les Chiens à face humaine qui s’approchaient jusqu’à les tuer.
Ils formèrent aussi un cercle pour se protéger mutuellement, tout en reculant pas à pas.
S’ils tenaient encore un peu, les renforts verraient le carnage et viendraient à leur secours. Ils croyaient que le combat touchait à sa fin.
Dunbakel se battait encore mieux.
Son cimeterre ressemblait à une guillotine en forme de croissant de lune.
Elle était déchaînée.
Une fois les Bêtes magiques chevalines éliminées, il ne restait que les Chiens à face humaine.
Au moindre espace, elle frappait. Tout ce qui s’approchait, elle le repoussait d’un coup de poing ou de pied.
Chacun de ses mouvements était rapide et puissant. La souplesse élastique de ses muscles légers se manifestait dans chacun d’eux.
Pourtant, elle n’avait pas l’air fatiguée.
Une force monstrueuse.
Le nom de la Compagnie des Fous leur vint spontanément à l’esprit.
En avaient-ils tué près de la moitié ? Le reste aurait dû prendre peur et battre en retraite, mais les Chiens à face humaine continuaient d’attaquer, comme pris d’une frénésie furieuse par une malédiction.
« Kaat ! »
« Krrr ! »
Les cris hideux des Chiens à face humaine vrillaient les oreilles.
Tout en combattant, Dunbakel entendit un étrange grondement venu de la forêt.
Dudud ! Dudud ! Dudud ! Dudud !
Le bruit était lourd.
Des sabots ?
Une ombre noire jaillit alors de la forêt.
Elle semblait deux fois plus rapide qu’une Bête magique chevaline.
Et surtout, ce n’était pas un cheval. Ça en avait l’apparence, mais c’était autre chose.
Un cheval n’avait pas de mains et ne pouvait donc pas manier d’arme.
Une immense silhouette serrait un gourdin taillé dans un tronc et l’abattit de toutes ses forces.
Fouioung !
Le lourd gourdin passa juste au-dessus de sa tête. Si elle ne s’était pas baissée par réflexe, son crâne aurait-il éclaté ?
À tout le moins, sa posture aurait été brisée.
Dunbakel resta basse, roula en avant et plongea au milieu de la meute de Chiens à face humaine.
Excités, les chiens avançaient leurs visages plissés, les crocs acérés à découvert.
Elle en écarta la plupart, les repoussa et les frappa à terre, mais l’un d’eux parvint tout de même à passer et ouvrit sa gueule.
Dunbakel lui présenta son brassard, saisit sa tête et le balança comme une arme contondante.
Fouioung !
Boum ! Paf ! Boum !
Après en avoir écarté trois ou quatre de cette manière, elle enfonça son cimeterre dans le torse de celui qui mordait son brassard et le déchira vers le bas.
Les entrailles et le sang noir se répandirent sur le sol.
Même alors, ses crocs restèrent plantés dans le brassard.
Quelle plaie.
La créature qui l’avait visée se retourna et revint à la charge.
L’espace d’un instant, elle avait ressemblé à un cavalier, mais c’était elle aussi une Créature démoniaque.
Mi-homme, mi-cheval. Un centaure démoniaque.
Son corps inférieur ressemblait à celui d’un cheval, son torse à celui d’un humain.
Son torse était nu, ses muscles pectoraux durs et saillants. La vue de ces pecs qui ballottaient lui donna la nausée.
« Quel bordel. »
Dunbakel marmonna.
Le centaure chargea à nouveau, avec férocité, son lourd gourdin à la main.
Bam-bam-bam ! Crac, boum ! Paf !
Sans prêter la moindre attention aux Chiens à face humaine qui se trouvaient devant lui, comme s’ils n’étaient rien, il broya crânes et os et se fraya un chemin à grands coups.
Fouang !
Le gourdin fendit de nouveau l’air.
Dunbakel se pencha en arrière et esquiva.
De peu.
Non, pas au point de ne pas pouvoir esquiver.
Au moins, il avait défoncé la meute, ce qui lui laissait un instant pour souffler…
« Oh, merde. »
Elle ne le pouvait pas. Il n’y en avait pas qu’un.
D’autres jaillissaient de la forêt.
« Kiyoyoyot ! »
Plusieurs centaures crièrent.
Leurs yeux rouge vif, sans distinction nette entre l’iris et la pupille, se fixèrent sur Dunbakel.
Quelques-uns jetèrent un regard aux soldats.
Je veux vivre.
Elle voulait vivre. À tout prix.
Un désir ardent. Depuis quand était-il apparu ?
Après sa rencontre avec Enkrid, il avait jailli et débordé d’un seul coup.
C’était ainsi que fonctionnait le désir de vivre.
Il vous étreignait quand vous vous y attendiez le moins.
Enkrid. Elle devait revoir la tête de ce salaud.
Devait-elle fuir ?
Le pouvait-elle ?
Il ne lui en voudrait pas.
Mais…
Eux.
Enkrid avait mémorisé le nom de chaque soldat.
Elle, elle n’en connaissait même pas cinq.
Était-il juste d’abandonner des gens à la mort alors qu’elle pouvait les sauver ?
Était-il juste de survivre, ou de risquer sa vie pour les sauver ?
Il n’y avait pas de bonne réponse.
Comme dans la vie, il n’y avait que des choix.
La meilleure option était-elle de survivre seule ?
Enkrid, Enkrid, Enkrid.
Son nom se répétait de lui-même dans son esprit.
Elle voulait faire partie de ce groupe. Elle voulait être quelqu’un qui y avait sa place.
Alors, survivre seule, dans le vide, était-ce vraiment ce qu’il aurait voulu ?
Était-ce ce que devait faire quelqu’un de leur groupe ?
Était-ce vraiment le meilleur choix ?
Enkrid était le genre d’homme qui allait toujours de l’avant en trouvant ce qui lui convenait le mieux.
Après avoir vu cela, qu’avait-elle voulu pour elle-même ?
Ce n’était pas le moment de décider ce qui était juste ou non. Elle n’avait qu’à bouger.
Elle chassa ses pensées parasites.
Puis Dunbakel se concentra sur une seule chose.
L’ai-je déjà remercié de m’avoir acceptée ?
Elle ne le pensait pas. Elle survivrait et le remercierait.
Pas en survivant à n’importe quel prix. Elle survivrait comme il l’aurait voulu, puis le lui dirait.
Ce raisonnement prit du temps, mais, en réalité, il ne dura qu’un instant.
En situation de crise, l’esprit s’aiguisait.
Elle avait choisi et pris sa décision ; Dunbakel passa à l’action.
« Regardez-moi ! »
Dunbakel cria en activant sa transformation particulière.
Une pression féroce se répandit dans toutes les directions. Ses yeux dorés se fixèrent sur les centaures.
En un instant, sa fourrure poussa. Dunbakel prit la forme d’un lion et lâcha un grondement sourd et profond.
« Grrrrrr. »
Avec un son qui vrillerait les oreilles de n’importe quel ennemi, Dunbakel bondit devant le centaure le plus proche et balança son cimeterre.
Fouioung !
Un centaure était un cavalier et un combattant monté supérieur même aux cavaliers qu’on disait ne faire qu’un avec leur monture.
Il pivota le torse. Son corps inférieur suivit le mouvement, et la lame passa à côté.
Un tel mouvement était impensable pour un cavalier ordinaire.
Dunbakel balança son cimeterre de la main droite. À l’instant où le centaure esquiva, elle lança la gauche et lacéra. Ses ongles comme des griffes lui labourèrent l’œil.
« Gaaah ! »
Un cri retentit.
« Suivez-moi, bande de bâtards ! »
Parlait-elle aux Chiens à face humaine ou aux centaures ?
Les soldats qui regardaient n’eurent pas le temps de le lui demander.
Dunbakel s’élança droit dans la forêt, poursuivie par la meute de centaures.
La meute de Chiens à face humaine la suivit elle aussi.
Les soldats survécurent.
Les centaures comptaient parmi les Créatures démoniaques de rang intermédiaire les plus redoutables.
En particulier lorsqu’ils formaient une colonie, leur danger était réputé supérieur à celui des Créatures démoniaques volantes.
« … Ça sent mauvais. »
L’un des soldats survivants prit la parole.
* * *
« Alors, ça fait quatre jours que Dunbakel a disparu dans la forêt ? »
Quatre jours après la disparition de Dunbakel, la Garde-frontière avait envoyé des renforts en personne.
Une avant-garde rapide arriva la première.
Il s’agissait d’une petite compagnie.
À la question du commandant de compagnie, un soldat hocha la tête.
« Oui. »
« Et la meute de centaures a formé une colonie et pris possession de la plaine devant la forêt ? »
« C’est exact. »
Cette fois, ce fut le nouveau seigneur de Martai, anciennement capitaine de l’Unité de défense de la frontière, qui répondit.
Tous les regards se tournèrent vers Enkrid.
Son visage était aussi impassible que d’habitude.
Personne ne savait pourquoi il avait toujours l’air en colère.
= = =
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