Chapitre 242
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSIONNE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 242 : Le quotidien n’avait pas changé, mais ce qu’il contenait, si
= = =
« Pourquoi est-ce qu’il ne s’en va pas ? »
Edin Molsen n’était pas une charge. Au début, Enkrid s’était demandé s’il était vraiment raisonnable de le rouer de coups de la sorte, mais à force de répétition, on finissait par s’y habituer, non ?
Alors, au lieu de le traiter comme le fils du comte Molsen, il le considéra comme un adversaire qui revenait sans cesse à la charge et décida de respecter cette volonté qui refusait de plier.
Ce qui signifiait qu’il se donnait à fond pour le rouer de coups.
« Vas-y doucement. Un peu, au moins. »
Kraiss dut intervenir pour lui dire ça.
« C’est lui qui n’arrête pas de revenir à la charge. »
Enkrid ne le frappait pas sans raison. L’autre le défiait sans relâche et se jetait constamment dans la mêlée.
Comment aurait-il pu le traiter à moitié ?
Il en était incapable. Le chemin qu’il avait parcouru lui avait appris que si l’on remarquait qu’on ne vous prenait pas au sérieux, cela devenait un poison. C’était bien plus insultant.
Pour Enkrid, respecter son adversaire était la voie la plus simple. Bien sûr, ce n’était que son point de vue et sa façon de faire.
« Allez. »
Encore une fois, Edin Molsen se rua sur lui, épée de bois en main. Il ne fonçait pas ainsi parce qu’il était idiot.
Au moins, il ne dégainait plus une vraie lame. Au début, Enkrid l’avait mis à terre sans même tirer son épée, mais ce n’était plus le cas.
À présent, Edin frappait, tranchait et estocadait comme il fallait.
Enkrid ne manquait jamais de respect.
Pour lui, le respect consistait à ne jamais négliger la sincérité de l’autre.
Voilà comment il manifestait son respect.
Paf !
Il lui asséna un coup sur le crâne sans la moindre pitié.
« Ngh ! »
Ou il lui décocha un coup violent au plexus solaire, assez fort pour le mettre K.-O. dans un bref cri.
« Grand frère ! »
Le frère cadet d’Edin Molsen, qui assistait à la scène, avait d’abord paniqué. Mais seulement au début.
Pour le répéter, on finissait par s’y habituer.
« Ça va ? »
À présent, même quand Edin tombait, son frère gardait son calme.
Si Enkrid avait voulu le tuer, il serait mort depuis longtemps. Et s’il avait voulu le rendre infirme, ce serait déjà fait depuis longtemps aussi.
Ils en étaient bien à plus de vingt combats d’entraînement, non ?
« Hein, il est encore revenu ? Il a le cuir solide. »
D’une certaine façon, Rem aurait dû être l’ennemi d’Edin. N’était-ce pas lui qui avait tué son frère ?
Et pourtant, Rem agissait comme si ça lui était complètement égal.
Il avait vraiment un visage de pierre. Tous les barbares étaient-ils comme ça ?
Question inutile. Sans importance. Qu’il soit insensible ou non, Rem restait Rem.
Un monstre qui maniait deux haches avec une aisance absurde.
Et Enkrid, lui, était tout simplement ravi du talent de ce monstre.
« Je suis échauffé. »
Un sourire s’étala sur le visage de Rem aux mots d’Enkrid.
« Je vais le redire… »
« Je pourrais mourir ? »
Même si Enkrid n’avait pas terminé sa phrase, Rem continua de sourire. Enkrid répondit à son large sourire.
« Toi aussi, tu pourrais mourir. »
« Putain, je jure pas souvent, tu le sais, non ? Rien ne m’excite plus que de coller un poing dans la gueule du capitaine. »
Enkrid était d’accord avec lui, autant en pensée qu’en actes.
Il le comprenait parfaitement.
« Pareil. »
« … T’as l’habitude de te frapper toi-même au visage ? »
Enkrid fixa Rem droit dans les yeux.
Les yeux gris de celui-ci croisèrent sans détour ses yeux bleus.
Rem n’avait pas non plus passé tout ce temps à ne rien faire.
Si Enkrid avait appris le Cœur de la bête auprès de lui, Rem avait lui aussi appris quelque chose.
À bien y regarder, le niveau de Rem avait fait un bond en avant. Pas dans le maniement des armes, mais dans l’art de parler, de retourner les humeurs et de faire bouillir le sang des gens.
« C’est vrai. J’ai cette habitude. »
Enkrid l’admit aussitôt, et Rem fronça les sourcils.
« Tu l’admets ? »
Il y avait toujours quelqu’un au-dessus de celui qui se croyait en avance.
Ignorer les attaques verbales et riposter d’une manière à laquelle l’autre ne s’attendait pas, voilà le cœur des joutes oratoires.
« Tu vas continuer à remuer la langue ? »
Cette question mit fin à leur duel verbal. Les haches de Rem fendirent l’air dans un sifflement. Deux, encore une fois.
La Compagnie des Fous avait déjà accompli assez de missions pour qu’il soit facile de réclamer une hache supplémentaire aux réserves et à la forge.
Quelque chose avait changé. Avant, Rem se fichait de l’arme qu’il utilisait, mais cette fois, il avait posé des questions en vérifiant le centre de gravité, l’équilibre, tout.
« Je ne peux pas la fabriquer avec une telle précision. »
« Tant pis, alors. »
À voir Rem ne pas trop discuter la réponse du forgeron, il ne semblait pas y tenir tant que ça.
Au bout du compte, l’important était ce qu’il pouvait faire avec ces haches modifiées.
Ting.
Enkrid tendit son épée et effleura le tranchant d’une hache.
« Arrête de casser mes haches, maintenant. »
Rem marmonna ces mots et se rua sur lui. Dans un seul élan, son corps sembla prendre du volume. Il allait si vite et fonçait avec tant d’audace.
Enkrid s’en rendit une fois de plus compte.
Qui avait maîtrisé le Cœur de la bête en premier ?
Pour l’audace et le courage, Rem était au sommet.
Enkrid traça une ligne verticale avec son épée.
Cette attaque aussi était fulgurante.
Fff.
Mais elle ne trancha que le vide.
Le corps de Rem se brouilla. Ses haches filèrent à toute allure, comme des rayons : l’une venait d’en haut, l’autre d’en bas.
Au début, Enkrid s’était fait piéger par les trajectoires des haches qui se courbaient comme des fouets.
Après avoir résisté à ça, il s’était fait prendre par des tranchants qui fusaient comme des rayons.
Et maintenant ?
Clang-clang !
Enkrid fit vibrer son épée de haut en bas. La lame ondula comme une vague et dévia les deux coups.
Style de l’Épée fluide, Vague traversante.
Il en avait trouvé les bases dans la technique de l’Épéiste à la rapière, l’avait affinée auprès de Pel, des Bergers de la Nature sauvage, et l’avait achevée en combattant Rem.
Rem ne se soucia pas d’avoir été contré. À l’instant où son attaque fut parée, il lança une hache en l’air, puis chargea avec la seule qui lui restait en main.
Imprévisible et audacieux.
Étrange et intrépide.
C’était Rem. Pour faire court, Enkrid avait perdu.
« C’était serré. »
« Tu crois ? »
« C’était un combat équilibré. »
Devait-il se satisfaire de ces mots ? Était-ce vraiment ce qu’il fallait faire ?
Inutile. Aujourd’hui encore, Enkrid avait appris quelque chose.
Plus précisément, il avait compris ce qui lui manquait.
Du Sens de la lame à la Porte du Sixième Sens, puis au Sens de l’esquive.
Jaxon appelait tout cela des « techniques des sens ».
Enkrid n’avait jamais négligé de les perfectionner, et pourtant, c’était précisément à cause d’elles qu’il avait perdu.
Trop sensible.
Il avait trop prêté attention à la hache que Rem avait lancée en l’air. Aurait-il dû l’ignorer ?
Même si, en fin de compte, Rem avait donné un coup de pied à cette hache en train de retomber, l’avait accélérée et l’avait envoyée s’écraser contre l’épaule d’Enkrid ?
Choix et concentration.
Il repassa le combat en revue. Le rejoua. Compris.
Un processus familier.
C’était le quotidien d’Enkrid. La différence, cette fois, c’était la vitesse à laquelle il apprenait.
Cela ressemblait à l’époque où il avait éveillé pour la première fois ce que les gens appelaient le talent. Le Cœur de la bête, les techniques des sens, le Point de concentration, la Technique d’isolement : tout s’était passé ainsi.
Cette fois, c’était pareil.
Le Refus.
Il n’avait connu que le Refus, mais il avait fait l’expérience de la Volonté. Cette expérience lui avait ouvert une autre perspective.
Qu’était-ce, le génie ? Il n’aurait pas su l’expliquer. Pour ceux qui en étaient doués, tout semblait naturel. Il avait l’impression d’avoir acquis une parcelle de cette aisance naturelle.
Et maintenant, c’était pareil.
La vitesse à laquelle il passait de la défaite à l’analyse, comprenait ses erreurs et trouvait ce dont il avait besoin n’avait plus rien à voir avec avant.
Enkrid ne s’en rendait même pas compte.
Il faisait simplement ce qu’il avait toujours fait.
Bien sûr, tous les autres le voyaient, Rem compris.
La Volonté.
Ce capitaine fauteur de troubles avait touché à la Volonté.
Putain, sérieusement.
Le poussin qui se demandait autrefois quand il allait mourir sur le champ de bataille était devenu un coq au bec d’acier.
Non, il n’avait même plus rien d’un coq.
Il était plus juste de le qualifier de bête.
Rem dissimula son admiration et déclara :
« Ce fils de comte a une idée derrière la tête. Il n’insisterait pas autant sans raison. »
« Probablement. »
Enkrid était déjà plongé dans ses pensées et n’y prêta aucune attention.
Non, même s’il l’avait entendu, il l’aurait ignoré.
Tout le monde ne disait-il pas la même chose ?
« Ces deux frères cachent quelque chose. »
Audin l’avait dit lui aussi.
Jaxon avait discrètement fait comprendre que la situation le mettait mal à l’aise, et Kraiss avait même avancé quelques hypothèses.
« Pourquoi est-il ici ? En gros, il y a deux possibilités. Premièrement, le comte convoite peut-être le capitaine. Deuxièmement, ils cherchent sans doute à découvrir son point faible. »
Kraiss avait dit qu’il avait perçu la même chose dans le regard d’Edin Molsen. Un regard qui l’observait et le sondait.
Enkrid était en partie d’accord.
Le garde du corps d’Edin Molsen avait montré des signes similaires, mais son regard importait peu à Enkrid.
Devait-il le pousser à tout avouer ?
Le garde du corps n’avait pas montré une seule fois toute sa force. Par moments, ses yeux lançaient des éclairs féroces, ce qui éveillait les attentes d’Enkrid.
Pourtant, il se retenait toujours. Il ne s’engageait jamais à fond. Ne montrait jamais toutes ses cartes. Ne laissait jamais sa combativité atteindre un niveau dangereux.
« Ce salaud sait se battre. »
Rem avait dit que le garde du corps avait lui aussi un pied dans la Volonté.
Il devait donc être au moins du niveau de Rem.
Quoi qu’il en soit, après ça, le garde du corps avait même refusé les demandes de combat d’entraînement.
« Je ne suis que le garde du corps de lord Edin Molsen. »
Alors pourquoi s’était-il attaqué à lui auparavant ?
Une épreuve, une vérification, une évaluation.
Dans quel but ?
Enkrid se demanda brièvement s’il avait besoin de le savoir.
Il décida que non.
Alors, il n’y prêta pas attention. Il ignora les regards étranges d’Edin Molsen.
Il ignora le frère cadet, qui le dévisageait d’un air étrange.
Il ignora le garde du corps, qui rôdait de temps à autre.
Jaxon lui avait discrètement suggéré de donner l’ordre de l’expulser s’il continuait à les importuner, mais Enkrid ignora aussi cette suggestion.
Cependant, quand Edin lui demandait un combat d’entraînement, Enkrid l’affrontait sérieusement.
Les mois passèrent. Edin Molsen demeurait dans leur territoire et la saison était venue où l’on se surprenait à dire : « Il fait froid. »
La neige ne tarderait plus.
Entre-temps, plusieurs choses avaient changé.
« Je suis Teresa la Vagabonde. »
La Demi-Géante marmonnait ces mots pour elle-même dès qu’elle en avait envie.
En journée, cela ne posait pas de problème.
On aurait dit une résolution, ou une répétition pour se donner du courage.
Mais quand elle le disait en dormant, ces mots sortaient en plein cauchemar, trempés de sueur froide.
Chaque fois qu’il l’entendait marmonner, Audin posait doucement la main sur son front.
« Dors comme une cendre apaisée. »
Le Dieu de la Guerre était l’incarnation des cendres brûlées, et Audin était son porte-parole.
La prière se poursuivait donc.
Un adepte du Dieu de la Guerre, la main posée sur le front d’une adepte d’une secte.
Le contraste était saisissant, mais même à son réveil, Teresa ne se plaignait pas.
Elle clignait seulement des yeux, puis jetait toujours un regard à Enkrid avant de se rendormir.
À présent, c’était devenu une habitude.
Bien d’autres aspects de leur quotidien avaient également changé.
Dunbakel ne se faisait plus frapper par Rem et s’était mise à d’autres tâches, Rem l’y ayant contrainte.
« Tu devrais payer des frais de scolarité. »
Rem prétendait avoir enseigné à Dunbakel et qu’elle devait donc payer le prix de ses leçons.
Dunbakel ne lui fit pas remarquer qu’elle n’avait jamais voulu participer à tout ce processus.
Ce qu’elle dit en réalité à Enkrid, ce fut :
« C’est quoi, ce barbare ? »
Difficile de répondre à ça.
Un taré ? Un connard à la tête fêlée ? Un tueur de nobles ? Un meurtrier à la hache ? Un fou furieux de la hache ?
Trop de réponses lui vinrent à l’esprit.
Heureusement, Dunbakel n’attendit pas sa réponse.
« Je suis devenue plus forte. »
Quand Enkrid l’affronta lui-même, il reconnut qu’elle avait raison. Elle ne maudissait pas Rem. Elle était réellement déconcertée et posait la question.
« Tu es effectivement devenue plus forte. »
Chaque fois qu’Enkrid lui assénait un violent coup de plat de lame sur la cuisse et qu’elle gémissait, Dunbakel hochait la tête, les larmes aux yeux.
« Ouais. »
Elle avait progressé. De façon stupéfiante. Tous les hommes-bêtes étaient-ils comme ça ?
Ou était-ce dû à une légende sur ses yeux dorés ?
Impossible à savoir. Et cela lui était égal.
Sentant le regard de Dunbakel, il se tourna vers elle. Leurs yeux dorés se croisèrent.
À cet instant, elle pensait qu’Enkrid était un monstre.
Après avoir enduré la violence de Rem, elle était certaine de pouvoir vaincre deux versions d’elle-même en même temps.
Pourtant, Enkrid avait progressé encore davantage pendant cette même période.
Un génie.
Elle se trompait, mais ce n’était pas sa faute. N’importe qui aurait pensé la même chose.
Surtout, il avait la Volonté. Même si ce n’était qu’en partie, c’était bien la Volonté.
Il avait atteint ce stade.
La volonté, autrefois considérée comme l’apanage des chevaliers, le domaine de ceux qui possédaient une force digne d’un chevalier.
Ce changement s’était installé en Enkrid.
En l’observant, Ragna comprit qu’il était temps de combler ses propres lacunes.
Il l’avait déjà remarqué auparavant, mais n’avait pas eu la motivation nécessaire pour agir.
Cette fois, il passa à l’action.
« Kraiss, je veux une épée à double couche, comme ça. »
« J’ai l’air d’être le genre de type qui apporte des choses quand on le lui demande ? Si c’est ce que tu crois, tu as bien jugé. »
À mi-chemin, Kraiss soupesa la bourse de kronas que lui tendait Ragna, compta les pièces d’argent à l’intérieur, puis manifesta sa fidélité habituelle aux kronas.
Une épée atterrit dans la main de Ragna.
Elle n’avait pas de tranchant. Sa taille et sa forme rappelaient celles d’une épée bâtarde, mais elle pesait plusieurs fois plus qu’une épée ordinaire.
Ragna la saisit et se mit à la manier lentement.
Aucune vitesse. Avec une application bête et disciplinée, il exécutait chaque mouvement lentement, l’un après l’autre. Il y consacrait plus de la moitié de son temps d’éveil.
Un progrès énorme. Quiconque connaissait Ragna en serait resté stupéfait.
Enkrid consacrait la majeure partie de ses heures d’éveil à l’entraînement, mais Ragna, lui…
Il était l’incarnation vivante de la paresse.
Même une demi-journée ne s’était pas écoulée, et le voir s’entraîner ainsi était déjà assez étrange en soi.
Pour en revenir au présent, Rem réclamait des kronas à Dunbakel.
Et Dunbakel acceptait sans protester.
« Va gagner quelques kronas. »
Dernièrement, les groupes de Bêtes magiques et de Créatures démoniaques pullulaient dans les environs, plus que jamais.
L’hiver. C’était normal.
Quand la nourriture venait à manquer, les choses tournaient toujours mal.
« On dirait qu’il va neiger. »
Kraiss dit cela en coupant les cheveux de Ragna.
Enkrid leva les yeux en silence. De gros nuages sombres s’étaient élevés sans bruit et couvraient le ciel.
Il suffisait qu’il fasse un peu plus froid pour que les sécrétions démoniaques se mettent à tomber.
À la même époque l’année précédente, ils avaient eu fort à faire rien que pour déblayer la neige.
Et maintenant ?
« Compagnie d’entraînement, rassemblement ! »
Une seule phrase suffirait.
Quoi qu’il en soit, la vie continua même après le départ de l’Épéiste à la rapière.
Le quotidien n’avait pas changé, mais ce qu’il contenait, si.
Edin Molsen était devenu un invité de longue durée et, entre-temps, son garde du corps était parti le premier, prétextant une affaire à régler.
Un départ sans même de véritables adieux.
Le début de l’hiver approchait, et les premiers flocons ne tarderaient pas.
Dunbakel était partie pour une mission d’extermination de Bêtes magiques.
À un moment donné, Finn s’était mis à rôder dehors, puis avait quitté la compagnie indépendante pour rejoindre le commandement du commandant de compagnie elfe.
« Je peux y aller ? »
Il avait l’air plus en forme en partant qu’à son arrivée. C’était peut-être mieux ainsi.
« Vas-y. »
Enkrid répondit comme si cela lui était égal.
Il n’avait aucune raison de l’arrêter. Ce n’était pas nécessaire.
Teresa était arrivée, Finn était parti.
Et pourtant, c’était l’un de ces jours où le quotidien ne changeait pas vraiment.
« Le commandant de compagnie indépendante est convoqué ! »
En fin d’après-midi, Enkrid, trempé de sueur malgré l’hiver, s’entraînait à l’épée quand un messager arriva.
« Ils ont dit que c’était urgent. »
À ces mots, Enkrid prit directement la direction du bureau du commandant de bataillon.
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