Chapitre 241
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 241 : Teresa est morte.
= = =
« … Putain ? Ça a un sens, ce truc ? »
Les yeux de Lame Hirondelle s’écarquillèrent et il marmonna, incrédule.
Enkrid ne répondit pas. Il repassa silencieusement dans sa tête ce qu’il venait de faire, mais une autre voix lui répondit depuis l’arrière.
« Ça s’est passé juste devant toi et tu n’y crois toujours pas ? »
Quand était-il revenu ? La voix venait de derrière. C’était Rem. Avait-il vu le Demi-Géant s’arrêter ?
Tous avaient les épaules qui se soulevaient au rythme de leur respiration. On aurait dit qu’ils venaient de courir à toute vitesse.
Ils étaient tous debout, Marcus compris.
Même à bout de souffle, plusieurs archers avaient encoché une flèche sur leur arc long.
Au moindre problème, ils semblaient prêts à tirer sur-le-champ.
Ceux qui visaient la géante n’étaient pas des archers d’élite, mais ils n’auraient eu aucun mal à la toucher.
Dans le même temps, quelques archers particulièrement doués avaient braqué leurs arcs sur Enkrid.
« Ne tirez pas et ne décorez pas par erreur le crâne du capitaine. Contentez-vous de rester tranquilles. »
Rem s’adressa ainsi à eux.
« Laissez aussi cette guerrière tranquille. »
Enkrid leur lança à son tour.
Quelques archers qui faisaient face au Demi-Géant détendirent discrètement leur corde.
De toute façon, ils ne pouvaient pas tirer à la légère avec un otage juste à côté d’elle. C’était Enkrid lui-même qui l’avait secouru.
« Alors, on peut la couper ? »
Même à cette distance, on voyait clairement la flamme se fendre. Impossible de ne pas le remarquer.
Kraiss marmonna. Enkrid se dit qu’il devrait hausser les épaules, mais n’en fit rien. L’ennemi se tenait toujours juste devant lui.
« Ha ha, mais qu’est-ce que c’est que ce bordel, sérieusement ? »
Lame Hirondelle lâcha un rire sans joie. Jusqu’ici, il avait ôté bien des vies en se dissimulant avant de déployer son Épée flexible.
Même ainsi, il avait gardé ses parchemins. C’était comme des vies de rechange.
Il avait déjà vu des gens esquiver des boules de feu magiques. Bien sûr que ça existait. D’accord, on esquivait. Un épéiste normal aurait dû s’affairer à éviter le sort.
Il s’attendait à ce qu’on esquive.
La surprise devait créer une ouverture, puis la lame la plus rapide devait s’y glisser et l’agrandir d’un coup.
C’était sa technique meurtrière, son dernier recours.
Alors pourquoi l’avait-il coupée ? Pourquoi ce sort avait-il été tranché ? On pouvait vraiment couper une boule de feu magique ?
*Il l’a coupée ? Coupée ? Ça se coupe vraiment ?*
Lame Hirondelle resta bouche bée. Ce ne fut qu’un instant, mais voir pareille absurdité lui détraqua l’esprit.
« Ça allait. »
Quand s’était-il approché ? L’homme blond au visage nonchalant prit la parole en se tenant près d’Enkrid.
« Oh, tu es venu ? »
Enkrid lui demanda ça d’un ton léger.
« Je suis venu. »
Ragna lui répondit.
Aucun d’eux n’était du genre à rester là sans rien faire. Enkrid regarda devant lui en silence. Son regard semblait demander : *Et maintenant, qu’est-ce que tu comptes faire ?*
« Très bien, j’ai perdu. »
Lame Hirondelle l’avoua, puis plongea de nouveau la main dans son manteau.
En le regardant, Ragna marmonna, chose assez inhabituelle chez lui :
« Je t’avais dit qu’on se reverrait. »
« Ouais. On se reverra. »
Ce qu’il sortit de son manteau était un nouveau parchemin.
Encore une boule de feu ?
Enkrid se tendit. Plusieurs archers hésitèrent, ne sachant s’ils devaient tirer tout de suite.
Boum.
Ragna prit appui au sol et se lança à l’assaut.
Il fondit sur lui comme s’il volait. Il allait si vite que sa silhouette se brouillait.
Tandis qu’il chargeait, Lame Hirondelle déchira précipitamment le parchemin.
Riiip !
Au-delà du parchemin déchiré, Ragna, tout comme Enkrid le vit, trancha lui aussi l’air vide en diagonale.
Riiiiiip !
Un son étrange vibra dans l’air.
Boum.
Un bruit sourd retentit ensuite.
« Je t’avais dit qu’on se reverrait. »
Ragna prononça ces mots par-dessus le bruit. Celui-ci venait du plancher. Enkrid vit ce qui était tombé et hocha silencieusement la tête.
Quand Ragna disait qu’ils se reverraient, il ne fallait pas le prendre à la légère. Et quand ce feignant prononçait ces mots, il devenait vraiment terrifiant.
Le parchemin semblait lié à un déplacement spatial.
Il ne restait au sol que la moitié de Lame Hirondelle.
Sa moitié inférieure, d’où s’écoulaient des flots de sang et d’entrailles.
Sa moitié supérieure, enveloppée de lumière, avait disparu en un éclair.
* * *
« Aaaaargh ! »
Le parchemin d’évasion spatiale avait un taux de réussite à peine supérieur à cinquante pour cent.
Au moindre pépin, on atterrissait dans un endroit inconnu, mais cette fois, le sort avait fonctionné.
Pourtant, juste avant, la lame qui fondait sur lui avait fendu le sort en plein milieu au moment où il s’activait.
*Espèce de taré !*
Les yeux de Lame Hirondelle roulèrent sous l’effet de la douleur atroce.
Il ne savait même pas si c’était un contrecoup magique ou le contrecoup de la lame.
Le contrecoup du sort l’aveugla.
Quand l’effet se dissipa, il ressentit une douleur horrible, baissa les yeux et découvrit qu’il n’avait plus rien sous le ventre.
« Argh. »
Personne ne survivait avec la moitié du corps arrachée.
Le sang et les entrailles se répandirent au sol. Il n’y avait rien à faire. Même un grand prêtre n’aurait pas pu le guérir.
Lame Hirondelle rampa sur le sol, puis mourut dans cette contrée désolée.
Il mourut en crachant du sang, le corps amputé de sa moitié inférieure.
Bientôt, plusieurs vautours chauves descendirent sur son cadavre, puis des corbeaux vinrent en masse.
* * *
« Qu’est-ce qu’on fait de celle-là ? »
Vengeance désignait le Demi-Géant, dont la taille était écrasante.
« Je n’ai aucune envie de me battre davantage. Tuez-moi. »
La géante répondit de la même voix que tout à l’heure. Elle était rauque, mais étrangement agréable à entendre.
Enkrid expira longuement et s’avança vers elle.
« Même si tu avais tes raisons, ce que tu as fait était dégueulasse. »
À ces paroles inattendues, le Demi-Géant s’agenouilla et releva la tête.
« Celui qui m’a envoyée était un évêque de la Sainte Secte de la Terre Maudite. »
Elle venait de révéler son identité. Elle aurait dû être tuée.
Et pourtant…
Enkrid ne brandit pas son épée sur-le-champ.
En l’observant, Marcus se demanda :
*Pourquoi ? Il veut l’enfermer et la torturer ?*
Le mieux était de la tuer.
« Ceux qui trahissent le culte meurent. Ils finissent tous comme ça. Alors je mourrai ici. »
Le Demi-Géant poursuivit.
Enkrid la regarda en silence.
Une cultiste.
Elle n’avait pas l’air d’avoir choisi cette voie et, plus encore, son dernier geste lui restait en mémoire.
Elle s’était détournée, disant qu’elle ne pouvait pas le faire, et quand la boule de feu avait jailli du parchemin, elle avait protégé l’otage de son propre corps.
Si elle ne l’avait pas fait, l’otage aurait pu mourir.
Même à présent, il voyait ses cheveux roussis et les cloques qui apparaissaient sur son avant-bras.
Des brûlures.
Les cultistes risquaient-ils leur vie pour sauver quelqu’un ?
« On est vraiment obligés de la tuer ? »
Juri, la fille qui s’était pissé dessus, prit enfin la parole. C’était sa première réplique.
« Elle doit mourir. »
Le Demi-Géant répondit. Marcus laissa Enkrid décider. À vrai dire, ce qu’il avait fait ici ne représentait qu’une infime partie du jeu.
« Le culte s’en prendra à toi. Fais attention à tout. »
Malgré l’avertissement de la géante, Enkrid ne répondit pas.
« Pourquoi ? Tu veux que je m’en charge ? »
Rem intervint, n’en pouvant plus. Il posa sa hache sur son épaule en parlant, avec des airs de bourreau.
« Si tu ne meurs pas, les cultistes te traqueront ? »
Enkrid avait compris qu’elle devait mourir pour cette raison, alors il posa la question.
« Y a-t-il pire danger pour eux qu’une apostate ? »
Voilà la réponse qu’il reçut.
Croire au culte était difficile et éprouvant, et aucun exemple ne montrait que quelqu’un l’avait quitté après y être entré. Ou, s’il y en avait, ils étaient extrêmement rares.
Alors pourquoi cette femme semblait-elle vouloir quitter le culte à ce point ?
« Souhaitez-vous vous repentir, ma sœur ? »
Audin, qui observait la scène, lui posa la question.
« Je m’appelle Teresa. »
C’était un nom majestueux. Teresa avait une signification sacrée.
« Je n’ai pas de nom de famille. Je suis née et j’ai grandi dans le culte, et j’y ai accompli mon devoir. »
Elle ne montrait aucune foi. Elle semblait plutôt rongée par le tourment. Ses paroles et son expression ne révélaient que conflit et regret.
« Dans la mort, je trouverai enfin le repos. »
Elle se le murmura à elle-même. Ce n’était pas une phrase tirée des écritures du culte.
Enkrid leva son épée.
« Si tu renaissais, que voudrais-tu faire ? »
La lumière se refléta sur la lame. C’était une épée dure et acérée. Si elle pouvait trancher sans peine le cou d’un géant, celui du Demi-Géant ne lui poserait aucun problème.
La géante répondit :
« Je me battrais, encore et encore, je ferais mes preuves et je vivrais. »
Elle sourit en parlant.
Son sourire était limpide, rafraîchissant.
Enkrid l’aimait bien, lui aussi.
Puis il abattit son épée.
Ffff.
Le coup fut si rapide qu’il ne laissa aucune image rémanente.
Sous ce coup d’épée, Teresa la cultiste mourut.
* * *
« Euh, ça va vraiment aller ? C’est pratiquement une dissimulation, non ? »
« C’est vrai. »
Enkrid acquiesça aux paroles de Kraiss.
C’était une façon vague de dire que ça devrait probablement aller. À vrai dire, Enkrid n’en savait rien, lui non plus.
Cette décision tenait presque de l’impulsion. Il n’avait rien calculé.
C’était un peu comme lorsqu’il avait épargné Dunbakel, auparavant.
« Non, sérieusement, ça va aller ? »
« J’en sais rien. »
« Tu n’as pas l’air un peu trop tranquille ? »
« Ah bon ? »
« Oui. »
La conversation se déroulait simplement dans leur logement quand Rem intervint.
Il se glissa entre Enkrid et Kraiss, passa un bras autour des épaules de chacun et les attira contre lui en demandant :
« Pourquoi ? Qui cherche la bagarre ? Vous avez les nerfs ? Dites-le-moi. Hein ? Je n’aurai qu’à les embrocher. »
*Les embrocher, hein…*
Ça n’arriverait probablement pas, pensa Kraiss.
Et qui donc viendrait se plaindre ?
Il y avait un endroit où se rassemblaient ceux que l’unité considérait comme ses hommes les plus forts.
Dans les baraquements, on les appelait la Compagnie des Fous, avec une pointe de respect.
Et un nouveau membre les rejoignit.
Une femme masquée.
« Je veux garder mon nom. »
Teresa.
Une ancienne cultiste.
Et maintenant… enfin, comment dire ?
« J’ai erré toute ma vie sur le continent et j’ai fini par me poser. Prenez soin de moi. »
Elle disait qu’elle venait de renaître.
Elle disait que la mort lui avait fait oublier son passé.
Kraiss se dit qu’il aurait été plus étrange encore qu’elle les suive sans rien dire. Mais qu’est-ce qui pouvait bien se passer dans la tête de cette femme ?
« Ah, laisse tomber. »
Kraiss cessa de s’inquiéter à voix haute.
À quoi bon ?
Le capitaine ferait de toute façon ce qu’il voulait.
Le type qui avait annoncé qu’il la tuerait, tranché l’air vide — enfin, plus exactement, ses cheveux roussis — puis convaincu une femme qui insistait pour mourir, c’était bien le capitaine, tout craché.
« Meurs sur un champ de bataille, si c’est ce que tu veux. »
Il n’avait même pas fait de longs discours.
Le Demi-Géant s’était contenté de suivre ses paroles.
« Tu dis que tu vas prendre la responsabilité de ma vie ? »
« Prends-en la responsabilité toi-même. »
« Tu vas devenir l’ennemi du culte. Ils te poursuivront sans relâche. »
« … Tu es venue ici pour partager un repas amical avec eux ? »
Teresa était venue pour tuer, elle aussi. Le culte était déjà leur ennemi. Il avait déjà désigné Enkrid comme tel.
Il avait donc répondu sans la moindre inquiétude sur le visage. Cela avait-il touché Teresa ?
Personne ne le savait.
Il n’y avait qu’une chose à retenir.
« Tu le regretteras. »
« Ouais. Pas question. »
Au terme de cette conversation anodine, elle accepta sa mort.
« À compter d’aujourd’hui, Teresa la cultiste est morte. »
L’affaire était close.
Le commandant de bataillon Marcus ne dit rien non plus. Il ne demanda pas s’il était judicieux de l’emmener avec eux. Il ne demanda pas s’ils craignaient le culte.
Il laissa simplement les choses en l’état.
*Ça ne me regarde vraiment pas.*
Au fait, le capitaine était vraiment le charme démoniaque incarné.
Telle fut la pensée fugace de Kraiss.
« Allons-y. »
Une nouvelle journée d’entraînement commençait, et Enkrid partit avec son unité.
Il se rappela que l’Épéiste à la rapière s’était infiltré dans les baraquements, auparavant.
Était-ce parce que la discipline de l’unité s’était relâchée ?
Un otage avait été capturé, et l’un d’eux était un soldat.
« Ce Bell ne commettra plus jamais une erreur aussi honteuse ! »
Sa capture avait allumé un feu en lui.
Enkrid regarda tous les soldats rassemblés sur le terrain d’entraînement et déclara :
« Je vais tous vous faire renaître. »
Jusque-là, il avait dit qu’il ne leur imposait qu’un entraînement qu’ils pouvaient supporter, alors que celui-ci relevait déjà de l’enfer.
À présent, il disait qu’il allait les faire renaître.
« Rem. »
« Je suis là, mon capitaine. »
« Ragna. »
« Oui. »
« Audin. »
« Oui, frère. »
Trois instructeurs.
« Dunbakel. »
« Euh. »
« Mets à terre tous ceux qui foncent sur toi. »
Dunbakel, instructrice adjointe et spécialiste de la violence.
« Teresa l’Errante. »
« Oui. »
Au calme de la réponse prononcée par la voix du Demi-Géant, plusieurs soldats tressaillirent.
Cette réponse avait une puissance écrasante.
« Je ne me plaindrai pas, même si vous les mettez à moitié morts. »
Quoi, c’était une condamnation à mort ?
Bell sentit sa motivation s’effriter peu à peu.
Il avait vraiment envie de s’enfuir.
*Et si je prenais ma retraite ?*
Cette idée lui resta en tête. Bien sûr, Bell n’était pas le seul.
Tous ressentaient une envie soudaine de prendre la fuite.
Avant, ils devaient simplement courir. Maintenant, il leur fallait courir avec des sacs deux fois plus lourds qu’avant.
Du matin au soir, ils n’avaient pas une minute de répit.
Et entre les exercices, il y avait aussi les combats d’entraînement.
« Aujourd’hui, c’est toi que je choisis. Tu as l’air de pouvoir encaisser ! »
Rem attrapait n’importe qui et le frappait à coups redoublés.
Les autres ne faisaient pas mieux.
« Tes jambes t’ont lâché, on dirait. Laisse-moi t’aider à te relever, frère. »
N’était-on pas censé aider quelqu’un à se relever en le tirant par le bras ?
Pourquoi l’aidait-il à coups de poing ?
Plus de la moitié des soldats espéraient être affectés à la garde.
C’était leur seul moment de repos.
Déserter pendant leur service était impensable.
Non, même se relâcher pendant la garde était impossible.
Quelqu’un s’était infiltré dans les baraquements, auparavant ?
On avait dit qu’il ne fallait plus jamais laisser une chose pareille se produire ?
Et puis, des otages ? Des otaaages ?
Un soldat avait été pris en otage ?
À cause de ça, Bell se fit cuisiner de tous les côtés pendant un moment.
« Alors tout ça, c’est la faute de cette ordure de Bell ? »
Ce genre de propos se répandit parmi les soldats pendant quelque temps.
Bell lui-même était à moitié mort à essayer de survivre ; il n’avait même pas l’oreille aux rumeurs.
L’entraînement, et de temps en temps, des vagabonds de passage.
Voilà à quoi se résumait le quotidien d’Enkrid.
L’entraînement ne changeait pas.
Mais quelque chose vint tout de même s’ajouter à cette routine.
« Encore une fois ! »
Edin Molsen.
Le fils débauché du comte, qui aurait dû rentrer chez lui, ne partit pas et resta sur place.
Le type qui ressemblait à son frère ainsi que son escorte restèrent eux aussi.
« Tu ne retournes pas sur tes terres ? »
Après l’avoir mis à terre pour l’avoir chargé encore et encore, Enkrid lui posa la question.
« Ça ne te regarde pas. »
Edin Molsen n’avait pas l’air d’avoir l’intention de partir.
Avait-il un objectif particulier ?
Enkrid s’en moquait.
L’hiver approchait. C’était la saison la plus rude dans le nord de Pen-Hanil.
« Tu bois ? »
Quand le vent froid commença à mordre, Edin Molsen, étalé par terre, lui posa la question. Enkrid répondit franchement :
« Je n’ai pas le temps pour ça. »
Enkrid était un homme qui préférait s’entraîner à boire.
« T’es vraiment un taré. »
Edin le qualifia comme il se devait.
Ce n’était pas faux.
Tandis qu’Edin se relevait après être resté étalé par terre, quelqu’un qui lui ressemblait s’approcha et demanda :
« Tu crois vraiment que c’est la meilleure solution ? »
« Je pense que ce sera l’une des meilleures options. »
« C’est ça ? »
Voyant la mine sombre de son frère, Edin esquissa un pâle sourire.
Avec un œil gonflé et bleu, son sourire n’avait rien d’attirant.
L’escorte s’approcha bientôt, et les deux hommes se turent.
Ce n’était pas une discussion à avoir devant l’escorte.
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