Chapitre 219
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 219 : Je veux croiser le fer avec lui une fois
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Même si toute la ville était en pleine effervescence festive, des gardes restaient postés.
Sous leur escorte, deux carrosses traversèrent la ville et débouchèrent au milieu du marché.
Il n’y avait aucune raison de les arrêter.
Aux yeux du monde extérieur, ils étaient des alliés, et il s’agissait du cortège d’un grand noble.
Le cocher, dont les avant-bras étaient manifestement bien entraînés, descendit et ouvrit la portière. Un homme à la moustache impeccablement taillée sortit du premier carrosse.
« Le comte Molsen ? »
marmonna Marcus en allant l’accueillir.
« J’ai appris que vous aviez remporté une grande victoire, alors je me suis arrêté en passant. »
C’était bien la dernière personne que quiconque s’attendait à voir ici.
Et surtout pas au beau milieu du marché de la Garde-frontière.
Le chef d’escouade qui faisait office de capitaine de la garde ne pouvait même pas s’avancer ; il se contenta d’observer l’ambiance. Lorsque Marcus lui lança un regard, il recula sans un mot.
Le comte et ses accompagnateurs dégageaient une étrange pression qui semblait coudre les lèvres de tous les présents.
Dans ce silence, la voix du comte résonna. Elle avait quelque chose d’acier.
C’était l’assurance de celui qui avait confiance en lui et savait exactement quelle autorité était la sienne.
« J’étais curieux de voir à quoi ressemblait ce prétendu héros du champ de bataille. Alors je suis venu. »
Le comte Molsen était audacieux. Il parlait sans détour, ce qui ne faisait que renforcer son assurance.
Bien qu’il fût un grand noble, il ne portait ni satin ni soie coûteux, seulement du coton fin. Pourtant, sa dignité était indéniable.
Ses muscles entraînés se devinaient sous le tissu léger. Il ne négligeait manifestement pas sa condition physique.
Il se tenait sur une boue rendue glissante par l’alcool renversé des fêtards, mais gardait la prestance d’un noble de naissance. C’était un homme impressionnant.
Enkrid n’avait jamais ressenti pareille impression à la première rencontre.
C’est ce qu’il pensa.
« Alors ? J’ai entendu dire que vous cachiez un joyau. Laissez-moi donc le voir, moi aussi. »
Le comte parlait avec aisance, presque avec nonchalance. Marcus l’entendit, mais ne répondit pas tout de suite.
Ils semblaient se connaître. Enkrid se tenait à quelques pas, observant la scène, lorsqu’il entendit quelqu’un le réclamer soudain.
Devait-il intervenir ?
Ou laisser faire ?
Il jeta un coup d’œil à Marcus et remarqua une raideur qu’il ne lui avait jamais vue.
Ce vieil homme avait l’habitude de ricaner même en pleine guerre.
« Ce salaud a vraiment la tête qu’on a envie de lui fendre. »
Rem marmonna à côté de lui. Il n’avait pas la langue pâteuse, mais vouloir fracasser le crâne d’un noble qu’on venait de rencontrer n’avait rien de normal.
Laissant Rem, ivre, où il était, Enkrid fit signe à Audin et Ragna.
Emmenez-moi ce salaud.
S’il restait seul, il avait l’air prêt à semer de gros ennuis.
Enkrid voulait aussi soulager Marcus.
De toute façon, il n’avait jamais eu l’intention de se cacher.
C’était Marcus qui avait voulu le dissimuler, pas Enkrid.
Il s’était laissé faire, mais à présent, tout était déjà au grand jour.
Il était donc logique de s’avancer.
Non, maintenant que les choses en étaient là, il se disait même que ce serait une bonne chose si les propres épéistes du comte Molsen venaient le voir plus tard.
Le petit stratagème dont Kraiss lui avait parlé lui plaisait bien.
Ne va pas les chercher : fais-les venir à toi.
Surtout, quelle que fût l’aura de cet homme, le comte Molsen n’intimidait pas Enkrid.
Avant même de revivre cette journée, il avait risqué sa vie à maintes reprises. Et depuis qu’il la revivait, il la mettait réellement en jeu. S’il ne s’agissait que de cran et de courage, Enkrid était peut-être l’homme le plus coriace du continent.
Voilà pourquoi.
Aux yeux d’Enkrid, l’arrivée du comte Molsen ressemblait à une occasion à saisir.
Il avait entendu dire que le comte avait pour passe-temps de dénicher des talents.
On le surnommait le collectionneur de talents.
Il devait donc avoir sous ses ordres quantité de personnes douées à l’épée.
Il y en aurait aussi beaucoup qui maniaient bien la lance. Certains seraient des artistes martiaux, et il devait forcément y avoir des experts en armes contondantes. Non, il y en avait sans aucun doute.
Les rumeurs prétendaient même qu’il avait des combattants dignes de chevaliers à son service.
L’homme surnommé Lame tueuse d’élite, qui avait pris Enkrid pour cible lors de la bataille précédente, avait lui aussi servi le comte Molsen, mais Enkrid n’en savait rien.
Il ignorait même le surnom du mort.
Quoi qu’il en soit, Enkrid se disait que si Kraiss répandait la rumeur, quelques épées ardentes du camp du comte Molsen finiraient bien par venir le chercher.
« Vous vous appelez Enkrid, c’est bien ça ? »
Le comte Molsen reprit la parole. Marcus aurait dû intervenir à ce stade, mais Enkrid fit le premier un pas vers eux.
« Recule, soldat. »
Un homme qui servait d’escorte barra la poitrine d’Enkrid de son bras. Non, cela ressemblait davantage à une attaque qu’à une manœuvre défensive. Il l’avait pratiquement bousculé, sans douceur, comme s’il cherchait la bagarre.
C’était celui qui conduisait le carrosse.
Des bras bien entraînés. Une poitrine large et musclée. Un regard féroce.
C’était une provocation, non ?
Ça semblait assez clair.
L’autre avait frappé le premier.
Alors, n’était-ce pas une raison suffisante pour riposter par la force ?
Ça semblait suffisant.
Au fond, Enkrid s’attendait aussi à ce qu’une forte impression donnée ici fasse monter le niveau de ceux qui viendraient le chercher par la suite.
Il n’y réfléchit donc pas davantage.
L’influence de Rem y était sans doute aussi pour quelque chose.
Et il avait déjà bu quelques verres.
Voilà pourquoi.
Il saisit le bras qui lui barrait le passage et le repoussa. L’autre répliqua naturellement en forçant à son tour.
Au même instant, Enkrid repoussa sa main de la droite, la tira vers lui et balaya son talon du pied gauche.
Rupture du centre. Une prise de lutte du style Valaf, apprise auprès d’Audin.
L’autre fut pris au dépourvu. Son pied frappé décolla du sol, ses hanches basculèrent, et il retomba lourdement sur les fesses.
Que le comte l’eût voulu ou non, Enkrid avait l’impression d’avoir délibérément déchiré le rideau de silence que l’homme avait tendu.
Les alentours semblaient encore plus silencieux qu’avant.
Un soldat laissa échapper un gémissement avant de s’en rendre compte.
« Ça avait l’air de faire mal. »
Le silence étant gênant, Enkrid lâcha cela d’un ton léger. Le visage de l’homme à terre rougit. Alors qu’il s’apprêtait à se relever en le fusillant du regard, Enkrid prit la parole.
« On dirait que vous êtes venu pour me voir. »
Il ne jeta même pas un regard à l’homme qu’il avait mis à terre. Il se tourna vers le comte.
Le comte le regardait lui aussi.
Le cocher, qui s’était relevé, serra le poing, hésitant à frapper ou non.
Finalement, il n’osa pas. Son seigneur le regardait.
Enkrid avait d’abord imposé sa force, puis laissé place à la conversation. Cette petite agitation semblait avoir capté le regard du comte.
Enkrid avait voulu attirer son attention afin de pouvoir l’observer tranquillement.
Sa posture et son comportement ne montraient pas la moindre hésitation.
Il avait peut-être l’air à moitié fou, mais le comte observa Enkrid en silence.
Enkrid en fit autant.
Quelle moustache soigneusement entretenue.
On aurait dit qu’il avait régulièrement recours à un barbier.
Derrière eux, Marcus s’apprêta à intervenir, puis referma la bouche.
Enkrid s’étant avancé, il n’avait plus la possibilité de s’interposer.
« Alors, c’est vous, Enkrid ? »
demanda le comte.
« Oui, c’est moi. »
répondit Enkrid.
Leurs regards se croisèrent. Enkrid le regarda sans ciller, et le comte lui rendit son regard calme, fixé sur ses yeux bleus sous sa chevelure noire.
Était-ce impoli de jeter son cocher par terre lors d’une première rencontre ?
Après avoir fait une scène, Enkrid se posa la question.
Il s’en souciait peu.
Après tout, il y avait bien une sorte de rancune, non ?
Ceux qui devaient le savoir étaient déjà au courant : le comte Molsen avait discrètement fourré son nez dans cette bataille.
En public, personne ne pouvait lui demander pourquoi il l’avait fait.
Les Forces sans insigne n’avaient pas foncé dans le tas sans raison.
Et dès que Martai avait commencé à perdre, elles s’étaient toutes repliées et avaient fui vers l’arrière.
Pas un seul de leurs hommes ne s’était fait prendre.
Il aurait été facile d’en poursuivre et d’en capturer quelques-uns, mais ce n’était pas nécessaire. Non, on leur avait dit de ne pas le faire.
Kraiss avait expliqué que les capturer poserait aussi problème, et il avait avancé une raison très convaincante.
« Si on découvre la vérité et qu’on le confronte ? Tu crois que le comte va simplement répondre : “Oui, c’est ça” ? Pas question. Il prétendra sûrement qu’on lui tend un piège. Et on risque de devoir baisser la tête à notre tour. Mieux vaut ne pas savoir. »
C’était là l’essentiel. Le pouvoir faisait loi.
Marcus avait peut-être pensé la même chose, car il n’avait pas poursuivi les hommes en fuite.
Quoi qu’il en soit, Enkrid jugeait qu’embarrasser un cocher qui faisait office de garde ne tournerait pas au désastre, puisqu’il n’était pas le fils du comte ou quoi que ce soit de ce genre.
« Ça va ? »
demanda le comte au cocher, debout derrière Enkrid, l’air embarrassé.
« Oui, père. »
Hein ?
Enkrid eut le réflexe de se nettoyer l’oreille.
Il avait l’impression d’avoir mal entendu.
« Alors, à notre première rencontre, vous sermonnez mon fils avant même de dire quoi que ce soit ? Vous ne manquez pas d’audace. »
En l’entendant, Enkrid comprit qu’un énorme malentendu s’était glissé dans toute cette affaire.
« Euh… Eh bien. Oui. D’accord, c’est donc ça. »
Le silence retomba.
Il avait l’impression d’avoir soigneusement recousu le rideau de silence qu’il avait déchiré, pour le remettre en place.
« Vous pensiez qu’il n’était pas mon fils ? »
demanda le comte, déchirant lui-même ce nouveau rideau.
« Je ne le savais pas. »
« Maintenant, vous le savez. »
Lui demandait-il de s’excuser ? Le comte se tourna tout à fait vers Enkrid.
Une sorte de faible halo brillait dans ses yeux.
En les voyant, Enkrid ressentit quelque chose d’étrange. C’était comme si ce regard lisait en lui.
Pas à la surface, mais au fond. Un regard qui vous transperçait. L’idée semblait étrange une fois formulée.
Devait-il s’excuser ?
Il savait que ce n’était pas difficile.
Qu’y avait-il de compliqué à débiter quelques paroles de circonstance ?
Personne ne lui demandait de se couper un doigt et de le donner.
Pourtant, aucun son ne sortit de sa bouche.
Sa maîtrise avait-elle progressé, et son arrogance avec ? Non, ce n’était pas ça.
L’homme en face de lui ne cessait simplement de l’irriter.
C’était comme croiser une créature démoniaque sur une route déserte, une de ces espèces parmi les plus rusées.
Autour d’eux, les gens observaient les deux hommes, tandis qu’un froid commençait à se répandre.
À cet instant.
« Hahaha, ce n’est rien. Celui qui s’est fait jeter par terre est un idiot. »
Le comte éclata de rire. Un grand sourire, un rire franc et sonore.
Enkrid le salua militairement en silence, pour témoigner son respect envers cette générosité.
« Je vous ai dit que ce n’était rien. Je voulais simplement voir votre visage. Comme prévu, les rumeurs ne mentaient pas. Vraiment. »
Le comte étudia le visage d’Enkrid en parlant.
« J’ai entendu dire que vous étiez très beau, en plus d’être doué. Toutes les jeunes filles du coin doivent en perdre le sommeil. »
« On dirait que toutes les jeunes filles du coin souffrent d’insomnie. »
répondit Enkrid avec une plaisanterie à la manière des fées.
« Haha, en plus, il a de l’esprit. »
Après quelques échanges aussi vains, le comte présenta à Marcus quelque chose qui ressemblait à des excuses au sujet de cette affaire.
« Les créatures démoniaques et les Bêtes magiques qui remontaient du sud n’étaient pas une plaisanterie. Défendre mon territoire est un devoir que m’a confié le roi, n’est-ce pas ? Les repousser n’a pas été facile. Je n’ai donc pas pu vous aider. Ces salopards de Martai… L’influence de l’est est trop profonde dans cette ville. Votre exploit est remarquable. »
On aurait dit qu’il était roi.
Enkrid le pensa tout en regardant Marcus répondre avec son sourire doux habituel.
« Je recevrai les éloges de mon exploit de la bouche de ma suzeraine, la reine légitime de notre pays. »
Tu n’es pas le roi, espèce de salaud.
C’était ce que Marcus semblait dire.
« Nous nous reverrons. »
Le comte Molsen n’y prêta aucune attention. Non, il se retira comme s’il n’avait rien entendu.
Il ne resta que peu de temps, mais l’atmosphère qu’il avait laissée derrière lui perdura longtemps.
Dès qu’il fut parti, Marcus prit la parole avec un sourire tordu.
« Quel sale type. »
Ce n’était qu’une courte phrase, mais elle exprimait un mépris bien plus profond que celui qu’il témoignait d’ordinaire aux nobles de la Garde-frontière.
« Vous êtes en mauvais termes, tous les deux ? »
« Tu sais quel est le rêve de ce salaud ? »
Comment l’aurait-il su ? Avant qu’Enkrid n’ait même le temps de le lui demander du regard, Marcus poursuivit.
« Un usurpateur. Il veut usurper le trône. Un taré complet. »
Enkrid n’était toujours pas en position de se moquer du rêve d’un autre, alors il ne put pas se joindre à ces accusations.
Cela dit…
Ses yeux n’étaient pas étranges à cause de son rêve, si ?
Marcus ne semblait pas l’avoir remarqué, mais ce regard avait vraiment troublé Enkrid.
Quelques soldats s’efforcèrent de ranimer l’ambiance festive que le comte Molsen avait troublée, mais cela ne dura pas : elle retomba vite, comme un feu de joie qui s’éteint.
Le lendemain de la fête, une cérémonie de nomination fut organisée sans cérémonie.
« Je nomme le commandant de compagnie Enkrid commandant de compagnie d’instruction ! »
Marcus le proclama lui-même depuis l’estrade du terrain d’exercice.
Tout le monde trouva cela prévisible.
« Commandant de compagnie d’instruction, parce qu’il s’entraîne dur ? »
Un soldat plaisanta ainsi, mais les plus perspicaces se montrèrent inquiets.
Le chef d’escouade Benzence, surtout.
« Non… Pas possible ? »
Ce « pas possible » était du genre à vous coûter la vie.
Après la cérémonie, de retour au logement, Rem resta un moment assis, l’air profondément pensif. Puis il claqua soudain des mains et s’exclama :
« C’est ce salaud ! »
Qu’est-ce qu’il lui prenait, à ce salaud ?
Enkrid se posa la question, constatant une fois de plus que Rem ne pensait pas comme les gens normaux.
« Quoi donc ? »
« Ce salaud de comte. »
« Ouais, ce salaud de comte. »
« Je ne t’en ai pas déjà parlé ? »
« Tu parles tout le temps, Rem. »
Autrement dit, il en avait raconté trop pour qu’on s’en souvienne.
« Non, je t’ai expliqué pourquoi j’avais fini par errer jusque-là. »
Qu’est-ce que c’était, déjà ? Enkrid fouilla dans sa mémoire. Il se rappelait en avoir entendu parler.
Rem avait dit qu’il avait battu à mort un homme qui violait sans cesse des femmes du peuple et commettait des meurtres. Il s’était ensuite avéré que ce salaud était le fils d’un noble.
« C’était son père. »
« … Le comte Molsen ? »
« Ha, je me demandais bien où je l’avais vu. »
Rem hocha la tête, soulagé.
En entrant dans le logement, Enkrid se dit :
C’est peut-être une coïncidence.
Le comte Molsen n’avait-il vraiment pas reconnu Rem ?
Si Rem avait eu un avis de recherche accroché au cou, Enkrid ne pensait pas que le comte aurait laissé passer ça.
Impossible à savoir. Surtout avec ce salaud de comte Molsen. Il avait l’air d’avoir dans le ventre plus que quelques centaines de serpents : une Hydre légendaire à neuf têtes, plutôt.
Et surtout, ce regard.
« Hum. »
Il était différent de celui du léopard qui le fixait dans le logement, mais il lui ressemblait.
Autrement dit, un mage.
C’était une supposition dont il était presque certain.
Ce corps aussi. Aurait-il pu être un épéiste-mage ?
Si c’était le cas… si c’était vrai…
Je veux croiser le fer avec lui une fois.
Enkrid se gratta distraitement la tête.
Esther le dévisageait. Le regard de la panthère semblait dire : Pourquoi cet humain est-il encore à moitié fou ?
Ses yeux semblaient brûler.
« Faisons un combat d’entraînement. Allez. »
Rem, qui se tenait à côté de lui, lança soudain cette proposition.
« Hein ? »
Que Rem parle avant lui avait déjà de quoi surprendre.
« Pourquoi tu as ce regard-là ? Allez, on s’entraîne. »
Enkrid s’entraîna donc contre Rem. Il ressortit ce qu’il avait appris auparavant et l’incarna à nouveau, en le faisant passer par son corps.
Ce fut un moment plus agréable que jamais.
Puis, deux jours plus tard, comme prévu, toutes les compagnies participèrent à l’entraînement, à l’exception des soldats affectés au service actif.
La 1re compagnie, l’unité d’Infanterie lourde, en faisait partie.
Quelques fantassins lourds affichaient une mine mécontente, sans raison apparente.
Après tout, chaque unité s’entraînait différemment.
Et leur entraînement avait été plus rude que celui de toute autre unité.
Il n’était donc pas étonnant que certains se montrent insubordonnés.
Bien sûr, Enkrid, debout sur l’estrade, n’en avait cure.
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