Chapitre 46
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Haruto
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◈ La vie d’un accro au gacha dans Fusionpunk ◈
Chapitre 46 : Règle numéro un : ne faire confiance à personne
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1.
Ces derniers temps, une question me trottait dans la tête.
Moi qui avais passé toute ma vie à avoir soif de sensations fortes et de dopamine facile.
Comment avais-je pu me tenir aussi tranquille dernièrement, comme une jeune fille de bonne famille bien comme il faut ?
« Il a filé à gauche ! Poursuivez-le ! Tuez-le !!! »
« Bloquez d’abord sa route ! »
« Continuez à le pousser ! »
Voilà la réponse !
Avec tout ce bordel qui me tombait dessus chaque jour, quand aurais-je eu le temps de réclamer ma dose de sensations fortes ?
Je les semai en mode Uehara Cedric, puis me retrouvai mêlé à plusieurs sales échauffourées avec les poursuivants que je croisai.
Le résultat fut…
« Huf… Huf… »
Le souffle court.
Une bonne partie de ma puissance magique envolée.
Et…
« Putain de merde… »
Une dague profondément enfoncée dans mon épaule gauche, jusqu’à la garde.
« Ha… Putain… Je peux l’enlever ? Non, probablement pas, hein ? »
Même avec l’adrénaline qui me parcourait les veines, j’avais un mal de chien.
Bon, je l’avoue. J’avais semé la pagaille partout lors de cette partie parce que je voulais déclencher un événement de renforcement.
Mais était-ce vraiment logique de voir autant de monde s’acharner sur un seul fixeur de rang 7 ?
Même en découpant Rowan avec efficacité, l’opération n’était pas rentable.
Et les fixeurs rassemblés dans cette rue des Bouchers étaient bien plus de cinquante.
Cinquante, c’était seulement le nombre que j’avais estimé en les voyant pour la première fois.
À chaque coin de rue, d’autres surgissaient de partout. Il devait donc y en avoir encore plus dans le secteur.
Je courais en me tenant l’épaule quand…
« Je l’ai trouvé… »
Je tombai sur l’un d’eux après avoir tourné au coin à toute allure.
Avant que ce connard aux yeux écarquillés ait le temps de hurler, une puissance magique visqueuse traversa ma Gravure et prit la forme d’un paysage mental.
« Meurs. »
Fssht !
C’était Sentence de mort, gravée et affûtée jusqu’aux limites de ma maîtrise.
Sans perdre une seconde, je traçai trois lignes droites.
Tranche !
Ses membres se détachèrent avec une facilité irréelle et son torse bascula en arrière.
Le sang jaillit en fontaine, rendant l’endroit déjà rouge encore plus écarlate.
« Personne n’a vu ça, hein ? »
Assassinat réussi !
« Il est là ! Ce putain de salaud est là !!! Jack s’est fait avoir ! »
Merde ! Échec !
Malheureusement, un témoin venait de révéler ma position.
Le connard qui avait repéré sa proie hurla à pleins poumons.
« Pitié ! Arrêtez ! »
Pew !
Je lançai une Sentence de mort pour lui faire exploser la tête, mais elle ne fit qu’effleurer le couvert et y laisser une petite entaille.
Caché derrière son abri, le salaud cria comme une sirène humaine.
« N’ayez pas peur, continuez à le poursuivre ! Tant que vous restez à couvert, ce connard ne peut rien faire ! »
Il n’avait pas tort.
S’ils avaient choisi cette rue des Bouchers comme terrain de chasse, ce n’était pas pour rien.
Même au sein du secteur C, c’était un dédale de ruelles étroites, où toutes sortes de structures et de bâtiments s’entremêlaient comme une toile d’araignée.
Les abris et les angles morts abondaient, tandis qu’une épaisse vapeur d’égout montait de partout et bloquait la vue.
Les renseignements qu’ils avaient recueillis sur moi leur avaient permis de repérer le point faible de Sentence de mort et de l’exploiter à la perfection.
Fiiii !
Fiii ! Fiii ! Fiiii !
Des sifflements retentirent de toutes parts, à intervalles réguliers.
Les bruits de pas se rapprochaient.
« Ces salauds me vident de mon sang… »
Une course-poursuite dans la vraie vie, ce n’était pas une scène d’action palpitante au cinéma.
Les poursuivants n’étaient pas des figurants qu’on éliminait gentiment un par un, comme le voulait le scénario.
« Il est dangereux ! Plus fort que Sunming ! Faites tous gaffe ! »
« Dix sont déjà tombés ! Ne vous approchez pas à la légère ! Repérez sa position, gardez vos distances, puis foncez tous ensemble ! »
« Les rang 7 devant, les rang 8 derrière ! »
Ils voulaient survivre. Et être certains de me tuer.
Ils resserraient lentement le nœud coulant tout en gardant leurs distances.
Le danger qu’ils représentaient n’avait rien à voir avec les hordes de zombies écervelés du Projet Z de Développement des ressources du Crépuscule.
« Là-bas ! Il est là-bas ! »
« Resserrez les rangs ! Réduisez la distance ! Bloquez toutes les routes vers le Jardin des Fleurs nocturnes ! »
« Ne le laissez pas retrouver Yiming ! »
Ils avaient donc compris jusque-là.
Ouais, ils n’étaient pas idiots non plus. Ils savaient que si je courais me réfugier auprès de Yiming en pleurnichant, tous leurs efforts seraient vains.
Pour être honnête, je ne connaissais pas bien le quartier.
S’ils continuaient à me pousser jusqu’au bout comme ça…
Le fragile Cedric se ferait encercler par un nombre indéterminé de quadragénaires velus.
Mais cette partie touchait déjà à sa fin. Je ne pouvais pas gaspiller la Copie de la Copie du Sūtra du Son des Insectes du Dharma merveilleux sur ces connards.
Conclusion.
En infériorité numérique et désavantagé par le terrain. Je voyais la fin approcher.
« … Maintenant que j’y pense, ça me fout en rogne. »
De toute façon, la partie touchait presque à sa fin.
Ce faux Véritable Progéniteur qui s’était enfui de chez lui devait déjà être loin.
C’était dommage pour les Points du défi, mais j’avais recueilli assez d’informations. Je pouvais garder le reste pour la prochaine fois.
Je devais avoir peur de ces minables, fuir, puis crever lamentablement pendant qu’ils m’arrachaient les membres un par un ?
« Non. »
Pense à Xuan Sunming.
Alors que sa propre mort le guettait, il avait quand même essayé de m’écraser le crâne et de m’entraîner avec lui.
Ah ! C’était ça, l’esprit combatif d’un fixeur de la Nécropole, bourré de cran !
Je sortis l’Exseed, le produit dopant illégal de la Famille de la Carpe dorée que Sunming avait laissé derrière lui.
Crac.
Je tordis l’embout de l’ampoule pour le casser, puis avalai son contenu d’un trait.
Une amertume si vive qu’elle me piqua la langue me transperça le cerveau.
Puis…
« Oh… Ooooh !!!! »
Cette sensation… C’était la première fois !
Un courant électrique parcourut mes veines et mon système nerveux.
Chaque couche sonore produite par les poursuivants autour de moi se détacha nettement des autres.
Mes pupilles dilatées absorbaient avidement la lumière réfléchie.
Ma concentration atteignit instantanément son maximum.
« Hooooo… !!! »
Les contours des objets semblaient plus nets.
Mon souffle brûlant s’échappait entre mes dents au rythme des battements de mon cœur.
[ « Résistance aux drogues » neutralise les effets secondaires de l’Exseed. ]
« Le dopage !!! C’est le meilleur !!!! »
Je n’allais plus fuir.
Si je devais tomber, j’en emporterais autant que possible avec moi.
Je me cachai aussitôt derrière un abri et évaluai le moment propice en écoutant les pas qui approchaient.
3
2
1
Maintenant !
« Hein ?! »
En me voyant surgir soudain sur le côté, le poursuivant qui me talonnait inspira brusquement.
Ce fut la dernière chose qu’il vit.
Tranche !
Comme une victime prise dans un piège à fil dans un film d’horreur de série B, l’homme fut découpé sans même ralentir sa course.
Je bondis avec force sur le chemin qu’il avait emprunté.
« Venez donc, bande de fils de pute !!! »
Je lançai ma contre-attaque.
« Q-Quoi ?! »
« Ce type est complètement fou ! »
Quatre poursuivants se dispersèrent, paniqués, et prirent leurs distances quand je leur fonçai dessus.
Je vérifiai qu’ils étaient de rang 8 et 9.
Fiii ! Fiiii !
« Il est par ici ! Bloquez-le ! »
« Cachez-vous ! Gagnez du temps jusqu’à l’arrivée des autres ! »
Sentence de mort était bel et bien inefficace contre les abris.
Mais seulement quand c’était moi qui fuyais.
Je pris appui sur le sol glissant de sang et bondis dans les airs.
Je m’envolai au-dessus des têtes des salauds qui s’étaient cachés derrière des abris et qui se croyaient tranquilles.
« Hein ? Hein ?! »
« Attends… ! »
Je fis pleuvoir des Sentences de mort sur ces connards qui levaient les yeux, bouche bée.
La cause était celle qui avait abattu l’ancien plus puissant rang 7, Sunming : la mort par chute.
L’attaque était plus lente que les autres, mais c’était la plus puissante.
Rien de mieux contre des ennemis immobiles, tapis dans leurs cachettes.
Crac ! Craaaac ! Boum !
Des panneaux de fortune, des caisses et des étals de marchands s’effondrèrent.
Une mare de sang s’étala sous eux, comme des fondations.
Profitant de mon élan, je fis une roulade avant élégante dans les airs avant d’atterrir.
Je n’en revenais pas moi-même, tellement le mouvement était fluide.
« Cette défonce est complètement dingue !!! »
Jon Jones !!! Toi aussi, tu ressentais ça ?!
Mais…
Si je courais le cul en tremblant, c’était pour une bonne raison.
Le combat ne s’arrêterait pas juste parce que j’avais tué quelques personnes.
À peine partis dans la direction opposée…
Clang ! Clang ! Clang !
Je vis un adversaire bondir sur les murs et les panneaux à l’aide d’une prothèse de jambe tranchante.
Ses mouvements avaient cette accélération étrange propre au Renforcement physique.
« Meurs ! »
Même quand je lui lançais des entailles, il se faufilait dans les interstices et réduisait la distance.
Seul un rang 7 pouvait bouger comme ça, à la manière d’un Sandevistan.
Avec une seule rune gravée sur son vêtement de protection, il pouvait encaisser une Sentence de mort.
Je ne reculai pas.
Je fis un pas de plus en avant.
Fouish !
Sa prothèse balaya l’horizontale, comme pour me couper en deux à la taille.
Fssht !
Je glissai à genoux sous sa jambe.
Grâce à l’effet de l’Exseed combiné à l’Œil de Laplace, le lourd bloc de métal qui passait au-dessus de ma tête me sembla se décomposer image par image.
« Quoi ?! »
En glissant à bout portant devant lui, je lançai deux Sentences de mort dont la cause était la mort par chute.
Boum !
Le fixeur de rang 7 qui s’était vanté de sa superbe prothèse de jambe s’écrasa au sol comme une canette vide.
Comme prévu, la mort par chute était la plus puissante.
« Hup ! »
Je me redressai en pivotant des hanches et repartis aussitôt.
Pas même une seconde pour souffler.
Le cercle se resserrait d’instant en instant.
Plus je tardais, plus j’aurais d’ennemis à affronter en même temps.
Ensuite, je basculai dans un état de concentration absolue.
« Tuez-le !!! »
« Argh ! Aaaah ! Ne poussez pas ! »
J’évitai de justesse des épées à deux mains, des guandao, des lances, des machettes et des marteaux-fusées.
Je tirai Sentence de mort en lignes droites, en cercles, en tentacules et en projectiles.
« P-Putain… ! Vous aviez dit qu’il était de rang 7 ! Rang 7 !!! »
« Monstre !!! Dégage de notre ville ! »
« Aaaah !!! »
Le jeu était simple.
Tuer et vivre. Ne pas tuer et mourir.
Tuer trop lentement, se faire encercler et mourir.
Je fonçai sur les attaquants, qui ne s’étaient jamais attendus à ce que je riposte.
« Crève, bande de salauds !!!! »
Je mobilisai toutes les capacités acquises au fil de vrais combats et écrasai mes ennemis comme un char de la mort.
« Épargnez-moi !! Des renforts ! Des renforts !!! »
« Ils foutent quoi, tous ces rang 7 ?! »
« Ils sont déjà morts, là-bas !! Morts ! »
Combien de temps s’était écoulé ? Et combien en avais-je tué ?
« Huf… ! Huf… ! »
La sueur ruisselait comme la pluie, mêlée de sang.
La rue des Bouchers était couverte de viande fraîchement abattue.
« A-Attends… Je suis désolé, j’avais tort… J’ai dit que j’avais tort, d’accord ? »
Crac.
Ce ne fut qu’après avoir achevé un poursuivant qui suppliait pour sa vie malgré sa défaite que je posai les mains sur mes genoux et haletai.
« Argh… Je suis en train de crever… »
Je n’exagérais pas. Mon corps était en pièces.
Les rang 8 ne m’avaient pas posé beaucoup de problèmes, mais la proportion de rang 7 avait été étonnamment élevée.
J’avais été poignardé et tailladé de partout, des dagues lancées s’étaient fichées dans mon corps.
Sans l’Exseed, mon corps ne m’aurait déjà plus obéi.
Au moins, j’avais préservé ma fierté de rang 7 le plus puissant, non ?
Ou alors, j’étais finalement passé dans les environs du rang 6 ?
Je n’avais jamais rencontré de rang 6, alors je n’en savais pas trop quoi penser.
« … C’est tout ce que je peux faire ? »
Même l’euphorie d’une drogue avait ses limites.
Tout mon corps hurlait sous l’effet de mes blessures et de la surcharge excessive.
Je ne pensais pas que ma mort serait agréable s’ils me capturaient vivant.
« Bon, c’était marrant. »
Je préparai Sentence de mort, prêt à me faire exploser la tête.
Puis je joignis les doigts comme un pistolet et les appuyai contre ma tempe…
Quelque chose clochait.
« … »
Pourquoi régnait-il un tel silence ?
J’en avais tué beaucoup, mais même pas la moitié.
Ils avaient renoncé et fui parce que les pertes étaient trop lourdes ?
Les fixeurs de la Nécropole n’étaient quand même pas si mous.
« Cedric, tu ne manques vraiment pas de persévérance quand il s’agit de te faire des ennemis. »
La voix familière qui venait de l’autre côté me détendit aussitôt.
Je compris pourquoi le silence était soudain tombé sur le quartier.
Vêtue de sa robe noir de jais adorée, Ceres apparut, les bras croisés.
Elle avait peut-être surmonté ses complexes, car elle portait des talons hauts.
Mon ange gardien.
« Ceres !!! »
Cedric avait vraiment les larmes aux yeux de la revoir dans cette partie !
« Qu’est-ce que vous faites ici ?! »
Je faillis courir vers elle pour la prendre dans mes bras, mais me retins.
Regardez dans quel état j’étais.
Je ne pouvais pas mettre du sang partout sur la robe de maman Ceres. Elle était trop belle.
Ceres vit dans quel état j’étais et fronça vivement les sourcils.
« Ha… Je suis venue aussi vite que possible, mais je suis arrivée trop tard. Viens ici. »
Ah, la chaleur de maman m’enveloppait…
Elle utilisait peut-être de la magie de soin, car je sentis mes blessures palpitantes commencer à se refermer.
« Tu peux t’appuyer sur moi. »
« Comment pouvez-vous être aussi miséricordieuse… ! »
« Tu n’es vraiment pas comme les autres, hein ? J’ai vu ce qui s’est passé en venant. Tu as fait tout un spectacle. »
« Je me suis battu comme un lion malgré le désavantage du terrain… »
Je me sentais bien, et somnolent.
Un parfum de citron, celui de maman Ceres.
La fatigue et le soulagement se mêlaient, et je sentais que je pouvais m’endormir à tout moment.
« Cedric. »
« Oui, madame Ceres… »
« J’ai une question. Tu me répondras honnêtement ? »
« Bien sûr… »
Ceres repoussa mes cheveux collés par le sang et prit doucement la parole.
« Pourquoi as-tu fait évader le Véritable Progéniteur ? »
Notes :
Jon Jones est un pratiquant d’arts martiaux mixtes dont la carrière a été marquée par des controverses liées au dopage.
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