Chapitre 34
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Haruto
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◈ La vie d’un accro au gacha dans le Fusionpunk ◈
Chapitre 34 : Un fixeur pour les missions clandestines
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1.
La fille de Maman Ceres se présenta sous le nom d’Ines.
« Je ne savais pas que vous aviez une fille. »
Je savais que Ceres était veuve, mais c’était la première fois que je voyais sa fille.
Avant ça, j’ignorais même qu’elle en avait une.
Non. Maman Ceres était vraiment une maman.
Elle n’avait pas du tout l’air d’être du genre à avoir des enfants.
« Mère m’a dit que vous aviez besoin d’aide. »
« Ah, alors… »
« J’ai entendu les grandes lignes. Vous devez arrêter le Projet Z de Développement des ressources du Crépuscule et vous êtes un allié qui a apporté des informations. C’est bien ça ? »
Et je suis votre nouveau papa.
À en juger par sa réaction tout à fait ordinaire, Ceres ne lui avait pas raconté cette partie-là.
Quoi qu’il en soit, je comprenais maintenant pourquoi Ines était apparue de façon si soudaine.
Techniquement parlant, c’était l’effet papillon.
Cette fois-ci, je m’étais allié à Ceres pour arrêter le Projet Z de Développement des ressources du Crépuscule.
Peut-être que Ceres, désespérée à l’idée de briser son Commandement, avait demandé le soutien de sa fille.
Maintenant que j’y pensais, la Maison Haeng de Ceres avait deux chambres.
Dans l’une se trouvait l’immense lit de Ceres ; dans l’autre, un lit queen size tout ce qu’il y avait de plus ordinaire.
Ça se tenait si c’était pour Ines, quand elle venait de temps en temps.
« Asseyez-vous. Face à moi. Vous avez été blessé il y a combien de temps ? »
« Il y a environ une heure, je crois. »
« Ne bougez pas. »
Elle me prit le visage entre ses deux mains et me le tourna dans tous les sens pour examiner ma blessure.
J’avais mal, et mon esprit commençait aussi à s’embrumer.
Waouh, elle est encore plus belle de près.
Ines ressemblait clairement à Ceres, mais sa beauté dégageait tout autre chose.
Si Ceres était une impératrice régnant avec une dignité majestueuse, Ines avait l’allure d’une princesse.
Avec son élégance, elle pourrait sûrement rivaliser avec Arbel dans une tenue de bunny girl.
Le moindre mouvement de ses cheveux diffusait un parfum délicieux.
« Hmm… »
Mais alors, où étaient passés les gènes du père ?
Avec ses mystérieux yeux argentés, presque blancs, elle ressemblait à une version menue de Ceres, à l’exception de sa taille.
C’était bien Maman Ceres. Son ADN aussi était puissant ?
« Ça se soigne ? »
« Oui. Mais ça prendra du temps. Des fragments sont logés dans votre orbite. »
« Ah, pas étonnant que ça m’ait fait un putain de mal. »
Ines était naturellement une mage.
La lignée déterminait le point de départ de chaque mage, alors ce n’était pas étonnant.
Même dans ce monde, Rock Lee ne pourrait jamais être heureux.
« Je vais commencer le traitement. »
Une lueur chaude s’infiltra en moi et me fit démanger l’intérieur de l’orbite.
« J’ai entendu dire que vous aviez affronté un fixeur de grade 7. Il était si fort que ça ? »
« Pas vraiment. Ce salaud de Sunming n’était qu’un drogué lâche. »
« Un drogué ? »
Je lui montrai l’ampoule que j’avais prise à Sunming.
Ines jeta un coup d’œil à l’emblème en forme de graine gravé sur le verre.
« C’est de l’Exseed. Et d’assez grande pureté, en plus. »
« De l’Exseed ? »
« Un produit dopant distribué par la Famille de la Carpe Dorée. »
D’après ses explications, c’était une drogue qui amplifiait les augmentations.
Bien sûr, la clause de non-responsabilité précisait que l’utilisateur assumait seul les conséquences.
Mais ses effets étaient indéniables. Elle pouvait augmenter le niveau d’une augmentation de presque un rang entier.
Voilà pourquoi j’avais gagné de justesse.
Je revoyais encore Sunming tordre son énorme corps avec une agilité éblouissante.
« Ce fixeur de grade 7 a pris ça ? »
« Oui. »
« Et vous l’avez quand même tué ? »
« La directrice Ceres m’a appris la magie. C’est pour ça que j’ai survécu. »
« Hmm… »
Ines m’observa attentivement et laissa échapper un son indéchiffrable par le nez.
Bizarrement intimidé, je changeai de sujet.
« Au fait, où est passée la directrice Ceres ? »
« Elle ne viendra pas aujourd’hui. »
Quoi ? Maman Ceres ne venait pas aujourd’hui ?
Dès qu’Ines le dit avec tant de désinvolture, un frisson me parcourut l’échine.
« J’ai terminé. Vous devriez aller bien, maintenant. »
« Merci. J’y vois clair. »
« On ne pouvait pas faire autrement aujourd’hui, mais à partir de maintenant, ne venez que les jours prévus. Un contact imprudent pourrait leur faire remonter votre piste. »
« Je m’en souviendrai. »
« Attendez ici. Je vais chercher les documents que je devais vous remettre. Vous pouvez les prendre dès maintenant. »
Je regardai Ines s’éloigner, puis relâchai le souffle que je retenais.
« Ouf… »
C’est vrai. Je me demandais pourquoi cette cinquième itération se déroulait avec autant de facilité.
Mais ce n’était pas le cas.
« Ha, je suis complètement dans la merde… »
Ines.
Le plus grand obstacle de cette itération.
Un piège terrifiant que Dieu avait placé devant moi m’attendait.
« Ha, qu’est-ce que je fais ? »
Une dangereuse impulsion monta en moi.
Maman Ceres ne venait pas aujourd’hui ?
Et si j’essayais de la baratiner un peu ? Puisqu’elles étaient mère et fille, elles avaient peut-être les mêmes goûts ?
Si je parvenais à séduire Ines…
Je serais plongé dans une trinité de tabou, de sensations fortes et d’immoralité si intense que mon cerveau en fondrait.
Bien sûr, le risque était énorme.
Et si Maman Ceres apprenait qu’Ines et moi étions devenus des amis secrets ?
Même Maman Ceres, pourtant si gentille, ferait de moi un Julien.
Mais à y réfléchir calmement, il me restait deux utilisations du Talisman de protection contre les malheurs.
Autrement dit, même si cette itération était gâchée, j’aurais encore deux chances.
Gloups.
De la sueur froide me coula le long du menton.
« Non, rien ne prouve que j’échouerais. »
Je pouvais séduire Ines, puis gagner aussi complètement Ceres à ma cause.
Je n’avais qu’à me servir un combo mère-fille parfaitement légal !
Une route où je les conquiers toutes les deux ! Si j’avais été réincarné dans un autre monde, ça ne valait pas la peine d’essayer au moins une fois ?
« Voici les documents. »
Ines revint et me tendit une épaisse enveloppe de documents. Un sourcil se haussa.
« Hm ? Pourquoi vous transpirez ? »
« Il fait un peu chaud, ici. »
« … ? »
Même cette expression était exactement celle de Maman Ceres.
Putain !!!!
Je veux savoir !!!
Je mourais d’envie de savoir quelles parties d’elle étaient comme celles de Maman et lesquelles étaient différentes !!!
« Ouf… »
Je parvins à me calmer en imaginant Arbel me sourire dans une tenue de bunny girl.
Arbel.
Tu m’en devais vraiment une grosse, maintenant.
« Avant de partir, j’ai une faveur à vous demander. »
« Laquelle ? »
« Vous pourriez me donner les bas de la directrice Ceres ? Ceux qu’elle vient d’enlever après les avoir portés, et qui sont encore chauds. »
« … ? »
Pendant un instant, Ines me fixa, bouche bée, comme si son cerveau s’était bloqué. Puis elle fronça les sourcils avec mépris.
« Vous vous moquez de moi ? »
« Arrêtez ! Arrêtez ! Cessez le feu ! J’en ai besoin pour le plan ! Je vous jure ! »
Après avoir supplié la fille de toutes mes forces, je réussis à obtenir les bas de Ceres.
2.
Il n’y avait pas de jour dans la Nécropole.
À cause du smog qui s’écoulait dans le canyon comme une mer de nuages et des falaises vertigineuses qui dominaient les deux côtés de la ville.
Pourtant, même dans cette ville sombre, il existait un quartier où la nuit ne tombait jamais.
Le secteur C-6, où se trouvait le plus grand quartier chaud de la Nécropole : le Jardin des Fleurs Nocturnes.
Itération 5, jour 4.
Pour la première fois, je pénétrai dans le célèbre Jardin des Fleurs Nocturnes.
« Waouh… C’est putain de grand. »
Rien que par sa taille, l’endroit était impressionnant.
Je savais que les quartiers de divertissement prospéraient naturellement dans les villes où le système s’était effondré.
L’argent qu’un riche dépensait pour une nuit de plaisir devenait le pain quotidien d’un pauvre pendant un mois.
Pour le dire avec élégance, c’était l’endroit où plaisir et survie se croisaient.
Mais l’immensité du Jardin des Fleurs Nocturnes était écrasante.
Un bâtiment entier de cinq étages, dont l’intérieur formait un véritable labyrinthe, portait collectivement le nom de Jardin des Fleurs Nocturnes.
L’atmosphère générale était comme un concentré de décadence et de débauche.
« J’adore ce genre d’endroit ! »
Une lumière rouge poisseuse jaillissait de lanternes ornées des caractères signifiant « rêve » et « plaisir ».
Derrière les fines portes en papier des maisons closes, les ombres d’hommes et de femmes enlacés dansaient sans fin à la lueur des lampes à huile.
Les odeurs de marijuana, d’opium et d’épices mala. La fumée froide des cigarettes, le parfum et la poudre pour le visage.
Mon odorat serait probablement anesthésié en trois secondes.
Les hommes déambulaient, le pantalon tendu.
Des courtisanes en cheongsams tissés de soie transparente accouraient pour attirer les clients.
Bref, j’avais dû avoir l’air d’avoir de l’argent.
Les courtisanes s’accrochaient à moi sans me lâcher.
« Oppa[1], vous êtes tellement beau. Venez vous amuser un peu. On va bien s’occuper de vous, d’accord ? »
« C’est combien ? »
« On vous fait moitié prix. »
« Et ça fait combien ? »
« Allez, je vous dis que ce sera forcément moins cher qu’ailleurs. »
« Dégagez. »
« Quoi, vous êtes une pute ? Si c’est le cas, ne faites pas comme si vous alliez nous acheter et barrez-vous. »
« Non, comment vous avez deviné ?! »
Je savourai la sensation de flâner dans un marché aux poissons en montant à l’étage.
Pour info, je n’achetais pas de prostituées.
Vous savez, quand on flâne dans un marché aux poissons sans rien acheter ? C’était pareil.
Le Jardin des Fleurs Nocturnes était de moins en moins fréquenté à mesure qu’on montait.
Le rez-de-chaussée était occupé par les tavernes.
Les deuxième et troisième étages abritaient les maisons closes pour les prostituées bon marché.
Les quatrième et cinquième étages accueillaient des tavernes et des maisons de plaisir haut de gamme.
Ma destination du jour était le Pavillon Rouge Ivre, au quatrième étage, une taverne tenue par Xuan Yiming.
Produits pharmaceutiques Overnus avait un petit côté triade ; contrairement au Développement des ressources du Crépuscule, qui ne s’occupait que de ses propres affaires, l’entreprise mettait son nez dans tous les secteurs d’activité du secteur C.
« Qu’est-ce qui vous amène ici ? »
« J’ai rendez-vous. »
Je montrai au portier à la carrure terrifiante le jeton que Ceres avait préparé à l’avance.
« Par ici. »
Il me conduisit poliment à l’intérieur.
Le jeton que je venais de montrer s’appelait le Jeton de la Tortue noire.
Apparemment, Xuan Yiming aimait les romans d’arts martiaux. Quand quelqu’un lui rendait service, il lui remettait l’un de ces jetons en disant : « Je n’oublierai pas ce geste. Je vous paierai un verre un de ces jours. »
Avoir un fétichisme des cadavres, c’était déjà assez douteux…
Mais le fait qu’il s’efforce de rendre chaque service en offrant un verre dans sa propre taverne en disait long sur son caractère.
Cela dit, l’endroit en lui-même était agréable.
L’intérieur en bois noir et l’éclairage violet créaient une atmosphère mystérieuse, tandis que des instruments à cordes jouaient doucement en arrière-plan.
L’endroit avait plutôt fière allure.
« Maître de l’encens, un invité est arrivé. »
« Un invité ? Espèce de petit con. Je t’ai pas dit de pas me déranger quand je suis occupé ? »
« Euh… C’est qu’il a un Jeton de la Tortue noire. »
« Un Jeton de la Tortue noire ? Faites-le entrer dans trois minutes. »
J’attendis un moment.
« Entrez. »
Je franchis la porte que le portier m’ouvrit et découvris une pièce bien plus grande que prévu.
Des bouteilles d’alcool et des vêtements de soie abandonnés jonchaient le sol.
Une table basse occupait un côté de la pièce et un immense lit l’autre, où plusieurs femmes étaient étendues.
… Elles étaient vivantes, hein ?
« Alors, qui êtes-vous ? »
Yiming, rougeaud à force de boire, sortit en robe de chambre en fumant une cigarette.
D’accord.
C’était bien le même visage que la dernière fois.
Ceres avait arrangé la rencontre comme promis ; à partir de maintenant, tout dépendait de mon bagout.
« Ah, Maître de l’encens. Ça fait un bail. Vous vous souvenez de moi, pas vrai ? »
« Hein ? Ah, euh… Vous… »
Yiming plissa les yeux et se gratta le menton.
Je lui adressai mon sourire le plus mielleux.
« Je suis Rowan, un fixeur de grade 7. Rowan. Je ne vous dérange pas en plein travail, j’espère ? »
« Ah, vous ! Oui, oui ! Je me souviens. Ça fait plaisir de vous voir. »
Quel idiot. Comme s’il se souvenait de moi.
L’information selon laquelle il distribuait tant de Jetons de la Tortue noire qu’il ne savait plus à qui il les avait donnés.
Confirmée.
« Prenez un verre. J’étais déjà en train de boire, alors ça tombe bien. »
« Oui ! C’est un honneur ! J’accepte avec gratitude ! »
J’avalai d’un trait l’alcool gaoliang que Yiming me tendait ; il me brûla la gorge.
« Aaaah !!!! »
« Putain, mon frère. Vous buvez avec un sacré entrain. »
Yiming sourit et me tapota l’épaule.
Bref.
Si j’avais ignoré jusqu’aux salles de mah-jong pour venir jusqu’ici, c’était afin de remplacer Sunming, dont les os devaient probablement avoir fondu à présent, et de devenir le fixeur chargé des missions clandestines de Yiming.
« Mais je suis un peu occupé, là. Je vais demander aux gens d’en bas de vous faire passer un bon moment. Repassez une autre fois. »
« Maître de l’encens, je voulais vous demander quelque chose. »
Mais un simple fixeur de grade 7 ne pouvait pas devenir proche du Maître de l’encens de la Famille Xuan en se contentant de lui apporter un Jeton de la Tortue noire.
En plus, d’après les renseignements de Ceres…
Yiming était un petit homme mesquin qui voulait passer pour quelqu’un de généreux.
Si je m’accrochais à lui sans conviction, il m’enverrait balader.
« Une demande ? Qu’est-ce que c’est ? Faites vite. »
Vous voyez ?
« Je ne voulais pas venir vous voir les mains vides, Maître de l’encens. Je vous ai préparé un petit cadeau. »
« Hum. Eh bien… voyons ça. »
J’ouvris une mallette devant Yiming, qui faisait le difficile.
L’impatience dans ses yeux se mua lentement en un froncement de sourcils féroce.
« Espèce de tortue de merde. Vous êtes venu vous foutre de moi ? »
C’était compréhensible.
Il n’y avait ni tortue en or ni alcool de luxe à l’intérieur.
Il n’y avait qu’un seul bas.
« Ce n’est pas un bas ordinaire, Maître de l’encens Yiming. »
Je lui chuchotai doucement à l’oreille, sur son lobe dodu.
« C’est un bas que Ceres Cassian a porté. »
« !!!!!!! »
Yiming avait un fétichisme des pieds.
Confirmé.
Ce salaud de Xuan Yiming était l’incarnation même des fétichismes.
Notes de bas de page :
[1] Oppa : terme coréen employé par une femme pour s’adresser à un homme plus âgé, souvent sur un ton intime ou séducteur.
Rock Lee est un personnage de Naruto incapable d’utiliser le ninjutsu ou le genjutsu ; la phrase plaisante donc sur l’héritage du talent magique.
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