Chapitre 25
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Traducteur/éditeur : Haruto
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◈ La vie d’un accro au gacha dans Fusionpunk ◈
Chapitre 25 : Projet Z
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1.
Une semaine s’était écoulée depuis le traitement d’Arbel et mon passage à l’augmentation de niveau un.
Dix jours s’étaient écoulés depuis que j’étais devenu le chauffeur de Maman Ceres.
Ce qui signifiait que j’accueillais avec joie le quinzième jour de cette putain de putain de putain de progression.
Je n’avais pas eu d’occasion particulière de mettre mon augmentation à l’épreuve, mais ce n’était pas forcément une mauvaise chose.
À la base, l’augmentation était une assurance en cas d’urgence.
La Salope samouraï ne s’était toujours pas montrée après sept jours.
Et je continuais d’accumuler des points de défi pour mes tirages de gacha.
Tout bien considéré, c’était la partie la plus tranquille que j’aie jamais vécue.
[5:00 AM]
« La sélection du jour est un hymne pour vous qui travaillez sans vous plaindre. Ô grande Nécropole ! »
« Putain… Ils pourraient au moins passer un clip de boys band… »
Je me réveillai dans mon studio au son de la chanson de travail déprimante qui beuglait par les haut-parleurs de la rue.
D’habitude, je commençais une nouvelle matinée de merde en vérifiant que j’avais toujours tous mes doigts et tous mes orteils après la nuit…
Mais les choses avaient changé !
Arbel, ma peluche adorée, était à côté de moi !
« Tu as bien dormi, Arbel ? »
Je saluai Arbel, qui dormait à poings fermés.
« Encore en train de dormir aujourd’hui ? Ça fait déjà une semaine. »
« …… »
« Tu prends ton temps. À ce rythme, je vais devenir un… vieil homme. »
« …… »
Une semaine avait déjà passé, et Arbel n’avait toujours pas repris connaissance.
Quand je l’avais emmenée pour sa deuxième séance de soins, la veille, Isis m’avait expliqué que tout dépendait de la chance : Arbel pouvait se réveiller avant que ses circuits soient entièrement construits, ou non.
« Laisse-moi te renifler un peu. Sniiiiiif ! »
« … Mmm… »
Quand même, les mages étaient vraiment incroyables.
Elle ne se lavait jamais, et pourtant elle sentait toujours bon.
Douce et chaude, elle était le coussin idéal pour dormir en la serrant dans mes bras.
Ce n’était pas comme si j’avais des arrière-pensées.
Il n’y avait même ni chaudière ni chauffage ici. L’isolation était à peine meilleure.
Se coller l’un à l’autre pour conserver la chaleur était aussi important pour Arbel.
« Mm… Mmm… »
Je pinçai le nez d’Arbel endormie et lui fis avaler son médicament en réfléchissant à la suite.
« Hmm, je devrais bientôt commencer à préparer le déménagement… »
Le secteur E, où se trouvait mon studio, était le pire bidonville, celui où s’entassaient les pauvres.
C’était le genre de quartier tellement gangrené par le crime que même Batman finirait par en avoir marre de bosser comme un dingue et déciderait de prendre congé au lieu de jouer les héros.
Je ne pouvais pas continuer à laisser Arbel dans un endroit pareil, alors je préparais ma fuite du secteur E…
« Les loyers sont complètement délirants. »
Une fois sorti du bidonville du secteur E, même un placard moisi qui semblait capable de vous bousiller les poumons se louait plus de 40 000 Bios par mois.
Et j’avais repéré une boutique-logement dans le district C-22.
Une échoppe de raviolis au rez-de-chaussée, avec un logement à l’étage.
Il y avait même une salle de bains privée : une propriété plutôt correcte, mais qui exigeait donc une caution énorme de 400 000 Bios.
Une histoire de points compliquée, façon Cedric.
La solution, bien sûr, c’était de demander un service personnel à la directrice Ceres…
Le hic, c’était que Ceres ne m’avait plus confié de trajet depuis ce jour-là.
« Après avoir goûté à l’insertion sans capote à 100 000 Bios de l’heure, 200 000 par semaine ne me suffisent plus… »
Qu’est-ce que je devais faire ?
Est-ce que c’était ce que ressentaient les héroïnes qui se faisaient cocufier ?
Mon corps était devenu incapable de se satisfaire d’un revenu honnêtement gagné.
Puis je compris soudain quelque chose.
« Mais c’était déjà le cas, non ? »
Au fond, peut-être que rien n’avait vraiment changé.
2.
[5:30 AM]
Le chauffeur d’une directrice de Développement des ressources du Crépuscule ne pouvait pas se pointer au travail en puant la sueur rance.
Je commençai par aller aux bains de vapeur.
« Ouah ! Hyung, t’as une grosse bite ! Je peux la toucher ? »
« Putain, on en voit des conneries ! »
« Euh, c’est méchant… ! »
« Dégage ! Même les prostitués ont des critères ! »
Je me lavai soigneusement tout en repoussant les avances d’un collègue du même secteur, qui ne gagnait que 50 000 Bios par semaine.
C’était là que le « Gel douche et shampoing Xnel (UC) », que j’avais obtenu dans le gacha du Centre commercial de l’Ancien Monde, faisait des merveilles.
Ce truc était vraiment génial.
La directrice Ceres elle-même avait fait le geste d’accouplement féminin et m’avait lancé : « Tu sens bon. »
« Alors pourquoi tu ne me rappelles pas ?! »
Je criai pour me réveiller, puis conduisis la limousine jusqu’à la Maison Haeng de Ceres.
J’arrivai à six heures, mais l’heure à laquelle Ceres sortait était imprévisible.
Parfois, elle descendait pile à six heures ; d’autres fois, elle ne se montrait qu’autour de neuf heures.
Je garai la voiture dans le garage privé, allumai une cigarette et profitai tranquillement de ma pause matinale.
« Pfiou… »
La lourde fumée goudronneuse qui coulait dans ma gorge me réveilla.
Des Marlboro Reds dans un autre monde.
Ça aussi, c’était vraiment génial.
Le Centre commercial de l’Ancien Monde n’était peut-être pas si mal, après tout.
Henri finit par apparaître à côté de moi, en costume et lunettes de soleil.
C’était le nouveau secrétaire exécutif qui gérait l’emploi du temps de Ceres à la place de Julien.
À vrai dire, je n’avais remplacé Julien qu’en tant que chauffeur.
« Ohayo. »
« …… »
Pour info, il avait encore tous ses cheveux et n’avait pas l’air doué au foot.
Il avait l’allure soignée et élitiste d’un type qu’on croiserait dans le quartier des affaires.
Ses lunettes sans monture, surtout, lui donnaient un air arrogant.
Chaque fois que je le voyais, j’avais envie de lui mettre un cadenas.
« T’en veux une ? »
« … Me parle pas, asticot. Tu pues les égouts du bidonville. »
« Pourquoi t’es aussi énervé tous les matins ? Des calculs rénaux ? »
« Ha, espèce de putain d’enfoiré… »
Ne vous méprenez pas.
Je n’étais pas du genre à chercher la merde à mes collègues et à me comporter comme ça sans raison.
Au début, je voulais me rapprocher d’Henri, jouer au foot avec lui au petit matin, aller au sauna et nous frotter le dos l’un l’autre.
Mais ensuite…
« Julien est mort à cause de ta dénonciation. T’es le prochain, alors réjouis-toi. Les autres employés du secrétariat t’attendent aussi. »
Voilà, en gros, pourquoi tout le monde m’en voulait.
J’étais tellement jaloux.
Je crevais de jalousie devant la solidarité du secrétariat.
Comment pouvaient-ils défendre un salaud jusqu’au bout, alors qu’il s’était fait prendre à donner le nom de son patron à une chèvre et à faire [CENSURÉ] avec elle ?
Le secrétariat était un club de fans de chèvres ou quoi ?
Bref.
Nietzsche, le philosophe que je respectais le plus, avait dit ceci.
Si quelqu’un vous déteste sans raison, donnez-lui une raison de vous détester.
« Et si on voyait les choses autrement ? Julien est mort à cause de moi ? Non. C’est grâce à moi que vous avez été promu, monsieur Henri. »
« … La ferme. »
« Alors, vous avez payé une tournée pour votre promotion ou pas ? Ah, si, si. Je vois bien que vous faites juste semblant d’être en colère. Hein ? Le coin de votre bouche vient de bouger. »
« …… »
« Vous auriez dû m’inviter au dîner de promotion. Moi aussi, je suis proche des chèvres. »
« Ferme ta putain de gueule !!! »
« Hmm, ouvre-la bieeeen grand !!! »
« Aaaaaah ! Comment la directrice a-t-elle pu se retrouver avec un enfoiré comme toi ?! »
« Allons, allons. Pas la peine de crier. »
Qu’est-ce que vous pouviez bien faire, de toute façon ?
Techniquement, j’appartenais au secrétariat, mais je n’avais aucune raison d’y mettre les pieds.
En plus, Ceres m’avait engagé spécialement comme chauffeur.
Vu le caractère de Ceres, ils ne pouvaient pas se permettre de me chercher des noises comme ça.
[9:30 AM]
« Bonjour ! »
« Vous avez passé une nuit paisible, directrice ? »
« Mm. »
Ceres finit par apparaître en fin de matinée.
Après de brèves salutations, elle monta à l’arrière.
Elle avait l’air fatiguée et était arrivée beaucoup plus tard que d’habitude.
Elle semblait particulièrement morose aujourd’hui.
Je ferais mieux de faire attention.
La première étape de la routine de Ceres était toujours un brunch au Jardin.
« Directrice, je vais vous présenter le programme de la journée. »
« À onze heures, les principaux points à l’ordre du jour seront la sécurisation de nouvelles routes de distribution pour l’ossuaire et l’ajustement des “commissions” existantes. Ensuite, à treize heures, réunion avec le responsable de la recherche et développement du siège. Il présentera les résultats de la première phase de l’expérience de stabilisation de la “Propriété perdue : classification 304”, qui a été récupérée. »
« Seize heures : inspection sur place de la nouvelle installation de raffinage de l’Or de placer, dans le district D-2. Il s’agira d’effectuer les dernières vérifications du taux de fonctionnement et de la stabilité. Enfin, à dix-huit heures, le dîner régulier du conseil est prévu dans la salle de banquet, au dernier étage du siège. »
Pendant que Ceres fumait et écoutait Henri lui présenter le programme, je conduisis en limitant les secousses au maximum.
« Je n’assisterai pas à ce dîner régulier. »
« Très bien, je vous laisserai donc libre à partir de dix-huit heures. »
Je ne comprenais même pas la moitié de tout ça, mais j’aimais bien écouter.
C’était comme la radio, et j’en apprenais aussi un peu plus sur le monde.
Quand nous arrivâmes au Jardin, Henri sortit prestement et ouvrit la portière.
« Je m’en occupe. »
Henri allait maintenant monter la garde derrière Ceres pendant qu’elle mangerait, tandis que je fumerais et essuierais la voiture avec un chiffon sec.
Dans ces moments-là, Henri me regardait toujours d’un air suffisant.
« Hmph. »
Regardez-moi ces yeux, encore maintenant.
Mais aujourd’hui, c’était un peu différent.
« Henri, reste dans la voiture aujourd’hui. Guts, viens avec moi. »
« Oui ! »
« Quoi ? Ah, euh… Pourquoi, tout à coup… ? »
Le regard de Ceres s’abattit lourdement sur Henri, qui referma aussitôt la bouche.
Ouah, c’est comme ça que je devrais m’imposer, moi aussi.
D’un seul regard, elle lui avait lancé toute une tirade : « Est-ce que je dois t’expliquer toutes les raisons de mes décisions ? »
Un rapport qualité-prix incroyable.
« … P-pardon, directrice. »
« Guts, dépêche-toi. »
« Un instant. Je prépare le tapis rouge. »
« Ha, incroyable… Dépêche-toi. »
Comme si le fait de se faire rabrouer par sa patronne ne suffisait pas,
le visage d’Henri vira au rouge vif quand il nous vit, Ceres et moi, plaisanter comme si de rien n’était.
T’as vu ça, espèce d’enfoiré ?
Tu sais ce qui est plus puissant que le pouvoir d’un branleur ?
Les confidences sur l’oreiller, ça bat tout, même au pierre-feuille-ciseaux. Personne ne peut rivaliser.
Je levai mon majeur dans le dos d’Henri, puis suivis Ceres au restaurant en prenant mon temps.
« Alors, de quoi s’agit-il ? »
« Guts, tu as quelque chose de prévu aujourd’hui ? »
En attendant nos plats, Ceres me posa la question d’un ton désinvolte.
J’en étais sûr.
Depuis que Ceres avait annulé le dîner régulier, dribblé Henri et m’avait envoyé une longue passe en profondeur.
Ça y était !!!
L’heure des petites gâteries de Maman Ceres !!!
« Si vous m’appelez, directrice, je trouverai du temps, même si je n’en ai pas. »
Je nouai naturellement la serviette autour de son cou.
Du bout des doigts, j’effleurai sa peau nue.
« J’ai envie d’aller faire un tour en voiture. Ça fait un moment. »
Ceres sourit, l’air un peu chatouilleuse et fatiguée.
3.
[1:00 PM]
Programme terminé.
[4:00 PM]
Programme terminé.
[6:00 PM]
Enfin, tous les rendez-vous étaient terminés.
J’emmenai Ceres faire un long tour en voiture autour des docks.
« Ça suffit. »
« Déjà ? »
« Oui, ça suffit. Tu aimes l’alcool ? »
« J’en boirais si j’en avais. »
« Alors, allons chez moi. J’ai du vin qu’on m’a offert. »
À la demande de Ceres, nous retournâmes à la Maison Haeng.
[8:27 PM]
« C’est quoi, ce vin ? Il a un goût vraiment particulier. »
« C’est un cadeau de la famille Xuan. »
« Xuan… la Tortue Noire ? »
« C’est ça. »
Nous bûmes du vin et prîmes un bain ensemble dans l’immense baignoire.
Il n’y avait ni bulles ni roses, mais c’était assez romantique.
[9:12 PM]
Nous allâmes nous coucher.
« Dépêche-toi. Pourquoi tu traînes autant ? »
« Doucement, doucement. La nuit est longue. Ne sois pas pressée. »
« …… »
« Et arrête de me regarder comme ça… »
Un peu ivre, Ceres m’enlaça avec plus d’empressement que jamais.
Je jubilai en silence.
Petite chose mignonne !
Tu t’étais vraiment retenue !
Évidemment !
Après avoir goûté à Guts, un homme façon Chapagetti, elle avait jeûné pendant une semaine.
Comment aurait-elle pu tenir ?
[11:16 PM]
« Haa… Haa… On le ferait encore une fois ? Juste une fois de plus ? »
« Bien sûr. Mais laisse-moi souffler un peu d’abord… »
« Ne fais pas ça… »
« Hmm, d’accord. D’accord. »
Ceres m’enlaça avec empressement.
Avec un empressement étrange.
[12:01 AM]
La tempête s’apaisa enfin.
Ceres était étendue en travers du lit, avec élégance.
Comme d’habitude, je m’habillai le premier et me préparai à partir.
Puis je réfléchis.
C’était certain.
Quelque chose clochait chez Ceres aujourd’hui.
D’habitude, elle savait mettre un terme aux choses proprement.
Ce n’était que notre troisième fois ensemble, mais, indépendamment de la passion avec laquelle elle cherchait le plaisir, Ceres avait toujours gardé ses distances.
Un mur transparent qui laissait les corps et la salive se mêler, mais empêchait les émotions de passer.
Aujourd’hui, j’avais l’impression que ce mur s’était effondré.
« J’ai passé un bon moment, moi aussi. »
« Guts. »
« Oui ? »
« Cette nuit… tu ne voudrais pas rester avec moi ? »
Voilà.
Elle n’était pas du genre à dire une chose pareille.
À première vue, ça aurait dû être une excellente nouvelle pour moi.
Ça voulait dire que j’avais fait fondre Maman Ceres à ce point-là.
Alors pourquoi mon cœur s’était-il mis à dégringoler aussi vite ?
Une sensation de picotement, comme juste avant la liquidation, parcourut mon corps.
L’alarme de mon instinct sonnait si fort que mes oreilles s’engourdissaient.
Qu’est-ce qui m’échappait, là, tout de suite ?
Y avait-il quelque chose, dans cette partie, auquel je n’avais pas prêté attention ?
Pourquoi voulait-elle que je reste avec elle aujourd’hui ?
Essayait-elle de me retenir ici ?
En fouillant les derniers indices, plusieurs pièces du puzzle s’assemblèrent dans mon esprit.
« C’est pas vrai… »
« Le Projet Z. »
Le projet secret de nettoyage humain de Développement des ressources du Crépuscule, que Ceres avait divulgué aux Produits pharmaceutiques Overnus.
Un malheur que je ne pouvais qu’espérer voir me contourner, puisque je n’avais ni les moyens ni la possibilité d’agir.
Je réfléchis de nouveau.
L’attitude de Ceres, différente de celle de la première partie comme de la précédente.
Son geste soudain pour me retenir au moment où j’essayais de rentrer chez moi.
Ceres savait où j’habitais. Je le lui avais dit.
Tout cela n’était peut-être qu’un raccourci hasardeux.
Mais en assemblant ces faits, j’arrivai à cette hypothèse grossière.
Le nettoyage humain du Projet Z avait lieu aujourd’hui, et le site se trouvait quelque part dans le secteur E.
Voilà pourquoi Ceres avait couché avec moi cette nuit-là : pour m’éloigner des bidonvilles.
« Désolé. Je dois partir. »
Peut-être que tout cela n’était qu’un malentendu.
Pour commencer, j’avais du mal à imaginer Ceres agir pour le bien de quelqu’un d’autre.
Malgré tout, je devais y aller.
Arbel était là-bas.
« Quelqu’un m’attend chez moi. »
« … Vraiment ? »
« Oui. »
Ceres garda le silence un long moment avant de répondre.
« … Je vais te prêter la voiture. Rentre tranquillement. »
« Merci. »
Mon cœur battait étrangement vite, d’un rythme sinistre.
Je descendis aussitôt en ascenseur, montai dans la voiture et démarrai.
« Putain… Non, c’est pas ça, hein ? »
J’avais l’impression que ma tête allait exploser.
Pourquoi est-ce qu’on m’empilait toutes ces conneries dessus ?
Est-ce que je pouvais vraiment me retrouver mêlé à cet événement énorme ?
C’était quoi, cette putain de merde ?!
Non.
Quelles étaient les chances que tout ça ne soit qu’un délire de mon imagination, du début à la fin ?
Elles n’étaient pas plus élevées ?
Pitié, que ce soit ça.
Je n’avais même pas encore été payé. Je pouvais toujours faire demi-tour et au moins récupérer un pourboire.
Wiiiiiiiiin !
Comme pour se moquer de cet espoir, une sirène retentit par les haut-parleurs de la rue.
« Il est actuellement 12 h 15. Des émeutes impliquant un grand nombre de subversifs ont éclaté dans les districts 1, 9, 11 et 13 du secteur E. »
« Le Bureau de la sécurité publique de l’hôtel de ville a immédiatement dépêché des équipes d’intervention dans les districts concernés et contrôle la situation. Il est conseillé aux citoyens de ne pas se laisser troubler par de fausses rumeurs et, pour leur sécurité, de cesser immédiatement toute activité à l’extérieur et de se réfugier chez eux ou dans l’établissement sûr le plus proche. Je répète… »
« Putain ! »
J’enfonçai l’accélérateur.
Le mastodonte rugit comme une bête et bondit en avant.
Le studio où Arbel était allongée se trouvait dans le secteur E-9.
À cet instant…
Ding !
Une notification retentit.
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::: Défis (nouveau !) :::
- Ingestion de poison informe. +1 pt
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C’est quoi, cette merde, maintenant ?!
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