Chapitre 24
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Haruto
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◈ La vie d’un accro au gacha dans Fusionpunk ◈
Chapitre 24 : La veuve de huit pieds (4)
──────
1.
L’humanité n’avait plus de mer.
La Poussière noire qui tombait du ciel avait englouti les cinq océans.
Et voici Nécropole, une ville située dans les douves qui entouraient le Mur de l’Humanité.
À première vue, il était impossible qu’une mer existe ici.
« Ouf… »
Mais, surprise : rien n’était impossible.
Nu, une cigarette au bec, je contemplai le quai où les vagues se fracassaient.
Ce quai était une faille qui avait fini par émerger dans la réalité.
Les huîtres que j’avais mangées au casino provenaient elles aussi de failles qui avaient fait surface de cette manière.
La mer en hiver me faisait toujours le même effet.
« Putain, qu’est-ce qu’il fait froid. J’aurais dû prendre des fringues. »
Alors que mon corps se refroidissait et que je me sentais planer, je perçus une présence derrière moi.
C’était Ceres, qui ne portait qu’un manteau sur son corps nu.
Son chignon, d’ordinaire impeccable, était complètement défait, et ses joues avaient pris une jolie teinte pêche.
Même sa démarche habituellement assurée était un peu chancelante.
La première fois, j’avais été plutôt maladroit : je n’avais jamais couché avec une femme aussi grande que Ceres…
Mais cette fois, j’avais de l’expérience.
« Tu ne manquais pas d’assurance. »
Ceres se plaça à côté de moi, alluma une cigarette et se plaignit.
« Vous m’avez dit de continuer, directrice Ceres. »
« … Vraiment ? »
« Oui. Les trois fois. »
« … »
Ceres fouilla un instant ses souvenirs d’un air absent, puis me décocha une pichenette retentissante sur le front.
« Ne prends pas la confiance. »
Ses oreilles légèrement rougies lui donnaient presque l’air gêné.
Si vous trouvez ça mignon, regardez plutôt par ici.
::: Défis (NOUVEAU !) :::
- Devenir l’assistant d’un mage. +1pt
À votre avis, quand cette notification était-elle apparue ?
À peu près au moment où le test de suspension touchait à sa fin.
Autrement dit, cette folle me soupçonnait toujours d’être un espion, même après m’avoir fourré une fourchette dans l’œil.
Ça m’avait vraiment blessé.
Et j’en avais tiré une leçon.
La leçon du jour, c’était que tous les mages étaient des Kyotoïtes d’honneur.[1]
Bref.
Après avoir fumé ensemble en contemplant la mer nocturne, nous remontâmes dans la limousine.
« Haa… Je ne fais pas ça d’habitude. Surtout pas avec un employé. »
Froufrou, froufrou. Ceres se rhabilla peu à peu sur la banquette arrière.
Un léger parfum de citron se répandait à chacun de ses mouvements.
« Moi non plus, je ne fais pas ça d’habitude. »
« Pour quelqu’un qui n’a pas l’habitude, tu avais l’air plutôt expérimenté. »
Elle ricana, referma son manteau et se recoiffa. Puis elle redevint elle-même.
De veuve enflammée, elle redevint Ceres Cassian, directrice du Développement des ressources du Crépuscule.
« Ne te fais pas de films. Ce sera mieux pour toi aussi. »
Sur ces mots, trois pièces d’or tombèrent sur le siège passager.
Trois pièces d’or valant cent mille chacune, soit trois cent mille Bios.
« C’est… ? »
« Garde-les. C’est le prix de ton corps. »
Voilà qui signifiait on ne peut plus clairement que je devais cesser de me faire des idées et rester à ma place.
La virée de minuit.
La nuit brûlante et le baiser.
Tout ça n’avait été qu’une erreur d’un soir, et je n’étais qu’un gigolo. C’était bien ce que semblait dire son aumône.
Face à ce traitement insultant, je me dis :
C’est putain de génial !!!!!
Merci de financer une semaine et demie de soins pour Arbel !!!!
Notre directrice est vraiment généreuse !!!
Trois cent mille Bios. Trois cent mille !
Je comprenais maintenant pourquoi les femmes qui avaient travaillé dans le milieu du sexe ne pouvaient jamais retourner à une vie normale.
Renoncer à ça pour trimer dans des boulots clandestins de merde ou dans les usines à champignons ?
Alors que je pouvais simplement dire : « Waaah, Cedric veut de l’argent de poche », dans les bras de dame Ceres ?
Pas question, bordel.
« … Oui. »
« Tu comprends vite. »
Je réprimai les commissures de mes lèvres et mes paupières pour feindre l’abattement.
J’avais confiance. Une vraie confiance.
Le plus dur, c’était toujours de franchir le pas la première fois.
Je me rappelais très bien les réactions de Ceres.
Comme lorsqu’on pense aux Chapagetti[2] un dimanche, le ventre vide.
Désormais, les nuits solitaires feraient penser Ceres à son chauffeur diabolique.
Pourvu que ça arrive.
Je vous en prie !!!
2.
« Arbel, écoute-moi bien. »
Parfois, j’y pensais.
« Même sans mère, prends bien soin de ton petit frère. Vous êtes une famille, maintenant. »
Et si j’avais dit autre chose à mère, à l’époque ?
« N’oublie pas la gentillesse du comte Montraven envers nous. »
Si seulement j’avais pu m’y prendre plus tôt.
Si seulement j’avais pu devenir un vrai mage plus tôt.
« Ne pleure pas. Mère ira bien. Arbel, souviens-toi… »
Est-ce que j’aurais…
« … Cedric… »
… pu cesser de détester Cedric ?
.
.
.
À peine avais-je ouvert la porte d’entrée que je rattrapai Arbel au moment où elle s’effondrait, puis la gardai un instant dans mes bras.
J’avais même commencé cette partie par lui donner un baiser passionné…
Pourtant, j’avais l’impression de la revoir après une éternité.
Je savais que je la reverrais bientôt, mais dès que je la retrouvai, je faillis m’écrouler en sanglotant.
Arbel m’avait sûrement manqué à ce point parce que j’aimais tellement les filles lapines.
« Tu es toute petite. »
Elle était si frêle.
Petite, menue.
C’était bien une adulte, mais, les yeux clos dans mes bras, elle me semblait davantage être ma petite sœur que ma grande sœur.
Quel incroyable réconfort émotionnel.
J’avais l’impression que le taux de criminalité de Nécropole s’effondrerait si on distribuait des Arbel standardisées.
Bien sûr, même si des Arbel standardisées apparaissaient, je les achèterais toutes jusqu’à la dernière.
« … »
Soudain.
Toutes les scènes de sa mort si vaine me revinrent vivement à l’esprit.
Cette fois, je n’atteindrais pas cette fin.
Seuls les écrivains atteints de la maladie de l’écrivain aimaient les mauvaises fins.
Elles ne m’avaient jamais paru amusantes ni émouvantes.
« Arbel, cette fois, je te ferai absolument porter une tenue de fille lapine. »
Je lui soufflai ma ferme résolution à l’oreille.
La tenue de fille lapine était le genre de costume populaire que même les jeux de gacha ne distribuaient qu’avec des chances ridiculement faibles.
« Mmm… »
Peut-être qu’elle était contente, elle aussi, car les cils d’Arbel frémirent.
3.
Je pris Arbel, qui était sur le point de rendre l’âme, dans mes bras et me rendis aussitôt à la Clinique d’Isis, rue de l’Aquarium.
C’était cher, mais la compétence était garantie.
Pour être honnête, j’avais l’impression qu’un mage médecin sans licence valait quand même mieux que la plupart des vrais médecins.
L’argent n’était pas vraiment un problème non plus.
J’avais huit cent mille Bios sur moi.
J’avais brillamment préparé ma stratégie pour cette partie.
« Je travaille au Développement des ressources du Crépuscule, et ma réussite commence. Je travaille au Développement des ressources du Crépuscule, et ma vie a changé~ »
Je fredonnai ces remerciements en chanson et arrivai à la clinique en un rien de temps.
« Nous sommes fermés pour aujourd’hui. »
« C’est une urgence. Elle mourra dans trois jours. »
« … Montrez-moi la patiente et l’argent. »
Après un rapide examen par le judas, la porte de fer s’ouvrit.
« Entrez. »
Ça faisait longtemps que je n’avais pas revu cette noona médecin sans licence.[3]
Des cheveux vert foncé, des yeux verts et un air étrangement sombre, mais intelligent.
Une poitrine généreuse, une blouse blanche, un pull, et en prime une femme médecin.
Avec des lunettes, elle aurait eu le genre de beauté qui ferait l’unanimité parmi les hommes aux goûts particuliers et donnerait envie de la voir en costume de lapine.
Isis et Arbel, toutes les deux.
Est-ce que tous les mages étaient aussi jolies ?
« C’est une mage. Rang un, en plus. Ses circuits de mana sont complètement détruits. Comment est-ce arrivé ? »
Je lui expliquai ce qui s’était passé.
De toute façon, Isis avait un Commandement.
Et elle devait connaître la situation actuelle pour soigner Arbel correctement.
« C’est trop long. Bref, elle a été blessée au combat ? »
« Oui. Au fait, je peux rester à côté de vous pour vous regarder la soigner ? »
Isis hocha la tête, l’air indifférent.
« À condition de ne pas me gêner. »
Isis longea l’aquarium qui entourait la table d’examen d’Arbel.
À l’intérieur nageaient tranquillement des poissons d’ornement aux nageoires éclatantes, des carpes, des poissons rouges, des poissons tropicaux et bien d’autres encore.
Quoi ? Elle allait la soigner avec ces poissons ?
Après les avoir observés attentivement, comme si elle choisissait du poisson pour des sashimis, Isis s’arrêta devant un bassin et ferma les yeux.
« Comme la carpe d’hiver qui respire au fond des eaux glacées, que la douleur s’apaise. »
À ces mots, une carpe de l’aquarium se mit à briller.
Une masse blanche et lumineuse s’éleva de la carpe et s’infiltra dans le corps d’Arbel.
« … Waouh. »
J’étais un homme moderne qui regardait des vidéos YouTube en mangeant, y compris des vidéos avec des tortues en train de s’accoupler…
Mais je n’avais absolument aucune idée de la manière dont ça fonctionnait.
La magie, c’était putain de génial ! Cette incantation aussi était classe ! Je voulais l’utiliser !
Quand la lumière, qui s’écoulait doucement, s’évanouit, Arbel allait visiblement mieux.
« C’est fait. Je vais lui prescrire des médicaments. Maintenant, donnez-moi l’argent. »
« Comment ça fonctionne ? »
« La magie. »
« Non, je vous demande ça parce que je le savais déjà… »
J’avais déjà ressenti ça la dernière fois, mais elle n’avait vraiment aucun sens social. Elle ne pensait qu’à l’argent.
Sans répondre, Isis poursuivit :
« C’était un traitement d’urgence. Pour régler le problème à la source, il faut reconstruire ses circuits de mana. Apportez une Pièce universelle et cinq cent mille pour l’opération… Ou je peux utiliser ma propre Pièce universelle, mais il vous en coûtera douze millions cinq cent mille Bios. »
La facture qu’Isis me tendit affichait le même tarif que la dernière fois.
Ça suffisait encore à me donner mal au crâne, mais le prix était le même que lors de la partie précédente.
Vu qu’elle m’avait annoncé le même prix alors que j’étais bien mieux habillé qu’avant, ça ne ressemblait pas à une arnaque.
Hein ?
À bien y réfléchir, j’étais maquillé en clown quand je l’avais rencontrée la fois précédente.
Peut-être que cette fois…
« Et si on réglait ça autrement que par les frais de traitement ? »
Je déboutonnai ma chemise pour dévoiler mon séduisant pomme d’Adam.
Quand on était né homme, il fallait aller jusqu’au bout de ce qu’on entreprenait !
Cette fois, je deviendrais le bus collectif de Nécropole !
Je voulais me vendre comme un endroit recommandé par Ceres, une directrice du Développement des ressources du Crépuscule.
Mais j’avais l’impression que ça me ferait tuer, alors je me retins.
« Des expériences sur des humains ? Avec plaisir. »
« J’ai changé d’avis. »
« Quoi ? Tu essayais de me séduire, là ? »
« Tu te fais des idées. »
Ha, elle n’était pas dupe. Quelle morue braisée.
Isis croisa les bras et ricana d’un air moqueur.
« Je me demandais pourquoi tu étais si bien habillé. T’es un gigolo. »
« Pour sauver ma sœur dans ce trou à rats, je vendrai mon corps s’il le faut. »
J’opposai à l’écœurement et au mépris d’Isis la carte de la sœur mourante.
Elle tressaillit à la vue d’Arbel, étendue là sans même respirer, puis détourna silencieusement le regard.
« … Hum. Le traitement est terminé, alors prenez-la et partez. »
« Ah, attendez un instant. »
D’ordinaire, je serais parti à ce moment-là, mais j’avais un autre objectif aujourd’hui.
Au bout du compte, dans ce monde, tout était une question de pouvoir.
Je ne pouvais pas continuer à vivre en tant que Guts, un homme de main de rang neuf.
Alors voilà ce que j’avais imaginé.
« Vous pratiquez aussi des interventions d’augmentation ? »
Les interventions d’augmentation.
Comme leur nom l’indiquait, elles renforçaient les circuits de mana du corps pour améliorer les capacités d’une personne.
Les augmentations étaient réparties en cinq niveaux. Il existait des augmentations magiques, spécialisées dans les sorts, et des augmentations physiques, qui conféraient des capacités surhumaines.
D’après ce que j’avais appris, même une augmentation physique de niveau un dépassait déjà les limites de l’humanité.
Aux alentours du niveau deux, on pouvait enchaîner des mouvements à la Sandevistan, comme Sunming.
On pouvait se demander pourquoi tout le monde ne se faisait pas implanter un truc aussi génial, mais il y avait des raisons.
L’argent était un problème, mais les circuits de mana étaient généralement des caractéristiques innées, héritées par le sang.
La plupart des augmentations consistaient donc à tisser des circuits artificiels et à les superposer aux circuits naturels.
Et c’était là que le bât blessait.
Le naturel était toujours meilleur. Les circuits artificiels étaient moins stables que les circuits de mana naturels.
Résultat : les augmentations avaient de graves effets secondaires, et atteindre des niveaux élevés entraînait à lui seul des séquelles considérables.
Mais qui étais-je ?
Cedric Montraven.
Né dans une lignée noble, j’avais déjà d’excellents circuits de mana.
J’avais bien moins à craindre les effets secondaires.
« Tu es noble, et tu veux une augmentation ? »
Isis fronça les sourcils.
« Tu sais comment ça fonctionne, les augmentations ? C’est un surcadençage qui force l’émergence de ton potentiel. Même bien réalisée, une augmentation raccourcit ton espérance de vie et détruit ton corps. »
Elle avait raison.
Qu’il s’agisse d’augmentation magique ou physique, ce n’étaient que des procédures d’imitation destinées à copier les véritables mages.
C’était du toc dès le départ.
Il existait des versions supérieures parfaites, appelées « magie » et « Gravure », alors autant dire qu’il n’y avait aucune raison de s’embêter avec ça.
« Et puis, une fois augmenté, tu risques d’avoir des problèmes avec une Gravure, ou avec l’apprentissage de la vraie magie… »
Je coupai Isis.
« La situation est urgente. Je dois faire quelque chose. »
Je savais. Je savais.
Mais l’augmentation avait un avantage écrasant.
Avec de l’argent et une bonne constitution, on pouvait obtenir des résultats rapidement.
Il suffisait d’injecter des drogues et des produits dopants dans le système nerveux et les circuits, puis de les stimuler.
Pour l’instant, je manquais désespérément de puissance.
Et Cedric était un bon à rien sans talent.
Quand étais-je censé cultiver tranquillement mon énergie et maîtriser la technique des Trois Épées du Fléau ?
Il fallait que je progresse vite grâce aux arts démoniaques.
« … Enfin, ça ne me regarde pas. Tes circuits ne se sont pas du tout éveillés, pas vrai ? Tu n’as pas reçu de Gravure non plus ? »
« C’est ça. Combien ? »
« … »
Le moment de vérité était arrivé.
Je fixai les lèvres d’Isis.
Quand on avait déjà des circuits, le prix habituel sur le marché pour une intervention de niveau un était de cinq cent mille Bios, à peu près le prix d’une opération des paupières et des coins internes des yeux.
Mais ça, c’était chez les médecins sans licence ordinaires, et la Clinique d’Isis était beaucoup plus chère.
Il me restait six cent mille Bios.
Si je n’avais pas assez d’argent…
Les larmes aux yeux.
Pour mon avenir.
Je n’aurais pas d’autre choix que de courir dans une salle de mah-jong pour trouver de quoi compléter la somme !
« Tu as combien sur toi, là, tout de suite ? »
« Pourquoi tu me demandes ça d’un coup ? »
« Réponds, c’est tout. »
Pourquoi voulait-elle le savoir ? Le prix de l’intervention dépendait-il de l’argent que j’avais sur moi ?
Sur mes gardes, je lui donnai un montant légèrement inférieur.
« Quatre cent mille. »
« Tu as au moins cinq cent mille. Je l’ai vu tout à l’heure. »
« Quand est-ce que tu as vu ça ? Un médecin qui sauve des vies ne devrait penser qu’à l’argent ? »
« Pourquoi serais-je médecin s’il n’y avait pas d’argent à se faire ? »
« … ! »
Je n’avais rien à répondre.
À quoi s’attendre d’une personne très instruite. Son raisonnement était imparable.
Impossible de la battre dans un débat.
« J’ai six cent dix mille. »
Isis jeta un coup d’œil à Arbel, puis parla.
« Donne-moi quatre cent dix mille. »
« Quoi ? Vraiment ? »
Hein ? Moins cher que le tarif habituel ?
Mes yeux s’illuminèrent à cette aubaine inattendue, et Isis détourna le regard en marmonnant :
« … Tes circuits de mana naturels me donnent moins de travail. Tu continueras à me rapporter de l’argent à l’avenir. Et ce n’est qu’une intervention de niveau un. »
« Oh, alors c’est le genre de personne que tu es ? »
Une mage de Nécropole capable de compassion et d’empathie.
Elle devait avoir des réserves vraiment débordantes.
« Merci !!! »
« R-Relève-toi. Qu’est-ce que tu fais ? »
« Je te remercie pour la réduction ! »
« C-C’est le tarif habituel. »
Quand je me prosternai même de tout mon long pour la remercier, elle se troubla, mal à l’aise.
Cette noona avait un charme caché !
Grâce à elle, je pouvais aller jouer au mah-jong sans souci !
Ce projet tomba à l’eau peu après.
« Aaaah !!! Aaaaaah !!!!! »
« Tu veux que je te mette un mouchoir dans la bouche ? On dirait que tu vas te mordre la langue. »
« Attends, attends ! Pause ! Pause ! Il n’y a pas d’anesthésiant ? Une anesthésie ? Générale ou sédation ? »
« Si. Deux cent mille Bios de plus. »
« Putain ! »
« Tu veux l’ajouter ? »
« Ajouter quoi ?! »
« Alors tais-toi au moins. Pourquoi un garçon fait-il sa chochotte comme ça ? »
« Une chochotte ? Tu trouves que je fais ma chochotte ? Gyaaaaaah !!!!! »
« Malgré tout, tes circuits sont extrêmement purs. L’augmentation prend bien. Encore six heures et ce sera bon. »
Cette intervention d’augmentation.
Ça faisait un mal de chien.
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::: Défis (NOUVEAU !) :::
- Atteindre l’augmentation de niveau 1. +1pt
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Notes de bas de page :
[1] Kyotoïte : blague coréenne sur le parler de Kyoto, réputé pour sa politesse indirecte et ses remarques discrètement cinglantes.
[2] Chapagetti : marque coréenne de nouilles instantanées au goût de jjajangmyeon, des nouilles à la pâte de haricots noirs, évoquée ici comme une envie irrésistible.
[3] Noona : terme coréen qu’un homme emploie pour s’adresser à une femme plus âgée que lui, littéralement « grande sœur ».
« Bus collectif » est une métaphore argotique coréenne pour désigner une personne qui a couché avec beaucoup de monde.
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