Chapitre 23
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Traducteur/éditeur : Haruto
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◈ La vie d’un accro au gacha dans Fusionpunk ◈
Chapitre 23 : La Veuve de huit pieds (3)
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1.
La voiture de Ceres était un véhicule classique avec chauffeur.
Autrement dit, une limousine absurdement luxueuse, conçue pour la sécurité et le confort de sa passagère, pas de son conducteur.
Une longue carrosserie noire, comme une Rolls-Royce.
Modifiée pour offrir un plafond haut à Ceres, la limousine avait quelque chose de luxueux et de menaçant à la fois.
Une fois installé au volant, je parcourus les nouvelles informations obtenues grâce au monocle.
1) Il y a deux jours, Ceres Cassian s’était renseignée sur un moyen de briser un Commandement.
2) Il y a quatorze jours, Ceres Cassian avait jeté toutes les paires de chaussures à talons de son dressing.
3) Il y a vingt-huit jours, Ceres Cassian avait divulgué le plan du Projet Z de Développement des ressources du Crépuscule aux Produits pharmaceutiques Overnus. Le Projet Z consistait à répandre des armes biochimiques dans toute la Nécropole, avec un bilan estimé à 250 000 morts.
Passons-les en revue une par une.
1) Elle s’était renseignée sur un moyen de briser un Commandement.
Ça, peu m’importait.
Un Commandement, c’était un mage qui concluait un marché direct avec le monde et obtenait des pouvoirs en échange de certaines restrictions.
Mais les restrictions étaient pénibles, même quand elles se résumaient à : « Ne te cure plus jamais le nez avec la main droite de toute ta vie. »
J’ignorais quel Commandement Ceres avait accepté, mais elle était censée avoir 250 ans. Rien d’étonnant à ce qu’elle en ait eu marre.
Pourtant, on disait qu’il était absolument impossible de briser un Commandement une fois celui-ci établi.
Que quelqu’un comme Ceres perde son temps à chercher un moyen d’y parvenir, elle aurait naturellement voulu le garder secret.
Ensuite.
2) Il y a quatorze jours, Ceres Cassian avait jeté toutes les paires de chaussures à talons de son dressing.
« Hmm. Sa grande taille doit être un complexe. »
Quand une femme faisait la taille d’un Spectre de huit pieds, c’était inévitable.
Je n’y réfléchis pas davantage.
C’était simplement bon à savoir pour faire attention à mon comportement en sa présence.
Mais ensuite.
3) Il y a vingt-huit jours, Ceres Cassian avait divulgué le plan du Projet Z de Développement des ressources du Crépuscule aux Produits pharmaceutiques Overnus. Le Projet Z consistait à répandre des armes biochimiques dans toute la Nécropole, avec un bilan estimé à 250 000 morts.
« C’est quoi, ce bordel… ? »
Ce n’était pas du tout ce que j’espérais trouver !
Secret♥) Il y a un jour, Ceres Cassian, la nuit… Mais la façon dont elle s’y est prise…
Ça, c’était le genre de truc auquel je m’attendais !
« Putain, j’ai mal au crâne. »
Développement des ressources du Crépuscule comptait donc répandre des armes biochimiques dans toute la Nécropole ?
Avec un bilan estimé à 250 000 morts ?
Ce serait presque comme voir disparaître tout un district de taille petite ou moyenne.
Si vous vous disiez :
« C’est horrible ! Ce ne sont même pas des êtres humains ! Comment peut-on faire une chose pareille ?! »
Alors vous ne viviez pas dans la Nécropole depuis assez longtemps.
Un citoyen de la Nécropole devrait répondre comme ça, même si on venait de lui donner un coup de coude dans les côtes :
« Développement des ressources du Crépuscule considère même les cadavres comme une ressource. Ils comptent donc réduire la population excédentaire de la Nécropole tout en exploitant les ressources de cette ville surpeuplée. Aden fermera évidemment les yeux. C’est un projet très efficace. »
Ça, je le comprenais.
Vu l’influence de Développement des ressources du Crépuscule, c’était tout à fait possible.
Mais cette histoire de Ceres Cassian qui avait révélé le Projet Z aux Produits pharmaceutiques Overnus…
Là, ça clochait clairement.
Les Produits pharmaceutiques Overnus et Développement des ressources du Crépuscule étaient les deux grandes entreprises qui dirigeaient la ville, et elles étaient rivales de longue date.
Pepsi et Coca-Cola n’étaient pas vraiment copains, si ?
Il suffisait de s’approcher de la frontière entre les secteurs C et D pour sentir la lutte de pouvoir souterraine que se livraient les deux entreprises.
Ceres était directrice chez Développement des ressources du Crépuscule, et pourtant, elle avait révélé un secret d’entreprise évident à leur rivale.
« Suspect, suspect, suspect. »
Face à une vérité aussi énorme, que devait dire un citoyen respectable de la Nécropole ?
« Tant que ça ne me tombe pas dessus. »
J’effaçai soigneusement de mon esprit toutes ces relations compliquées.
Je n’envisageai même pas de faire chanter Ceres avec ça, ni d’essayer de m’allier à elle d’une manière ou d’une autre.
L’ampleur de l’affaire sautait aux yeux, non ?
Le plateau était bien trop vaste pour qu’un petit poisson comme moi s’y aventure.
Même l’Empereur Soleil, ce fixeur de rang 7 qui s’était fait un nom avec son seul marteau, aurait été considérablement mis sous pression par une affaire pareille.
Et puis, ma petite Arbel, aussi fragile qu’un lapin, allait arriver par livraison express dans quelques jours.
Rien que gérer cette charge tout seul dépassait déjà mes capacités.
Dans cette situation, tout ce que je pouvais faire, c’était…
« Voyons voir… »
Mémoriser soigneusement la carte de la Nécropole rangée dans la boîte à gants de la limousine.
Et prier pour qu’un malheur gigantesque ne m’écrase pas.
2.
Deux jours s’étaient écoulés depuis que j’étais devenu le chauffeur de Ceres.
Pour faire le point, j’avais une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle.
Commençons par la bonne.
Être chauffeur était plus facile que je ne l’avais imaginé.
Je devais simplement conduire Ceres environ deux heures par jour, selon son emploi du temps.
Elle ne se déplaçait pas dans un périmètre très étendu, alors je passais le plus clair de mon temps à attendre et à faire briller la limousine avec un chiffon sec.
Et pourtant, mon contrat prévoyait un salaire hebdomadaire de 200 000 Bios.
Ce n’était pas parce que Ceres était si riche qu’elle avait perdu le sens de la valeur de l’argent.
Devenir l’assistant de Ceres signifiait que j’appartenais à son cabinet de direction, qui fonctionnait pratiquement comme son organisation personnelle. Voilà pourquoi c’était possible.
« Ça, c’est une bonne nouvelle. Une excellente nouvelle. »
Dans mon plan, conduire n’était qu’un tremplin.
La véritable fin, c’était de m’incruster dans la vie de Ceres et de devenir son gigolo entretenu.
Pouvoir payer régulièrement et sans accroc les frais de traitement hebdomadaires d’Arbel tout en franchissant cette étape était un énorme avantage.
Alors, quelle était la mauvaise nouvelle ?
« Ha… Pourquoi elle ne mord pas à l’hameçon ? »
Ceres était si froide que ce petit chaton de Cedric se sentait seul.
Même quand nous étions ensemble dans la voiture, nous parlions à peine.
Un truc entre un homme et une femme ?
Il fallait déjà commencer par discuter un peu.
Et si vous trouviez excessif d’espérer devenir son gigolo au bout de deux jours, vous n’aviez pas tort non plus.
« Pourtant, lors de la première partie, on était au lit trois heures après s’être croisés du regard… »
Ceres n’était pas censée être facile à séduire… ?
Qu’est-ce qui avait changé, cette fois ?
Est-ce que j’avais été trop nerveux ?
Ou bien, après avoir récupéré le cadavre d’Arbel à l’époque, était-elle de si bonne humeur qu’elle avait perdu son discernement ?
Ou alors, le type idéal de Ceres, c’était un petit frère qui vendait le cadavre de sa sœur ?
« J’en sais rien. »
L’explication la plus probable, c’était que Ceres séparait strictement travail et vie privée, et qu’elle ne couchait pas avec ses subordonnés.
À moins que la Porte de la Chèvre ne l’ait tellement traumatisée qu’elle ait fini par détester les hommes.
Hmm. Franchement, je pouvais accepter cette dernière hypothèse.
« Putain, alors je suis foutu. »
J’aurais dû laisser tomber toute cette histoire d’assistant dès le départ et me vanter de la taille de ma bite ?
Je me noyais dans les regrets quand j’aperçus Ceres qui s’avançait vers moi au loin, gracieuse comme un cheval noir.
« Bienvenue, directrice. »
« Bonjour, Cedric. Tu travailles tard, ce soir. »
« Pas du tout. Conduire de nuit avec vous, directrice Ceres, c’est passionnant et merveilleux. »
Je lui ouvris rapidement la portière, l’installai à l’arrière et pris le volant.
À peine assise, Ceres alluma une cigarette et exhala un long filet de fumée.
« Je vous ramène chez vous ? »
« Ouais, vas-y. »
« Bien sûr ! Je vous assurerai un trajet confortable, comme toujours. »
La limousine glissa sur des routes bien trop défoncées pour un véhicule aussi luxueux.
Nous nous rendions à la Maison Haeng de Ceres.
D’habitude, Ceres restait silencieuse à l’arrière, plongée dans ses documents, mais aujourd’hui, elle prit du vin dans le minibar et s’en servit un verre.
« Le travail est supportable ? »
« Oui, grâce à vos égards, directrice. »
« Ne dis pas des choses que tu ne penses pas. »
« Ça me fait mal que ma sincérité ne vous atteigne pas. »
Une dose raisonnable d’effronterie était indispensable en société.
Ceres fit lentement tourner son verre et renifla.
« Je l’avais déjà remarqué, mais tu conduis très bien. Où as-tu appris ? »
« Quand je séjournais à Aden. »
« À Aden ? »
« J’en ai été chassé, vous savez. Au début, c’était dur et désespérant, mais maintenant, je me dis que tout ça n’était qu’un voyage destiné à me mener jusqu’à vous, Ceres. »
« Tu prends vraiment bien les choses. Même après qu’on t’a arraché un œil ? »
« J’étais astigmate, mais depuis que vous me l’avez rendu, ma vue est redevenue parfaitement normale. Ça doit être une autre bénédiction de votre part, Ceres. »
À mes plaisanteries exagérées, Ceres éclata de rire, laissant même apparaître ses dents blanches.
Le rire d’une belle femme me mit moi aussi de bonne humeur.
Si seulement sa taille pouvait être réglée, elle aurait été une candidate idéale au rang de lapin, à la hauteur d’Arbel.
Plus important encore… C’était donc ça ?!
Elle avait mordu à l’hameçon au bout de trois jours seulement !
J’entrouvris doucement la porte des banalités.
« Je crois que c’est la première fois que je vous vois rire comme ça, directrice. Je vous ai toujours vue parfaite et irréprochable… »
« Ça fait combien de temps qu’on se connaît, au juste ? »
« Pas très longtemps, mais… vous avez toujours l’air tendue, même à l’arrière. »
Maintenant, laissez-moi vous révéler le secret des banalités.
La clé des banalités, ce n’était pas la conversation.
C’était de faire sentir à l’autre qu’on le remarquait, grâce à une observation attentive.
Si vous montriez à une femme que vous faisiez attention à elle à ce point, neuf fois sur dix, elle vous apprécierait. À condition d’avoir un physique au-dessus de la moyenne.
« Hmm, vraiment ? »
« Ah, ce n’était que mon avis personnel. Excusez-moi, j’ai parlé sans réfléchir. »
« Non, c’était intéressant. Personne ne m’avait jamais dit ça. »
Comme prévu, Ceres se pencha en avant et inclina la tête d’un air intéressé.
Si je continuais à lui passer de la pommade comme ça, j’atteindrais la ligne d’arrivée et finirais dans son lit.
Je gagnerais des points en exploitant les faiblesses que j’avais repérées à l’avance.
Arbel ! Encore un peu de patience ! Ton frère va gagner de l’argent !
« Tss. »
Au beau milieu de notre conversation chaleureuse, Ceres claqua soudain la langue, agacée.
Quoi ? J’avais merdé ?
« Ces connards sont pénibles. Ils ne peuvent pas me lâcher une seconde. »
« Que se passe-t-il, tout à coup… ? »
« On nous suit. »
« On nous suit ? »
« Rien d’inquiétant. Les autres directeurs ont probablement envoyé quelqu’un. On pourrait appeler ça… la politique d’entreprise. »
Je jetai un coup d’œil au rétroviseur latéral et aperçus une voiture qui nous suivait à distance.
Ils ne semblaient pas chercher à se cacher : leurs phares nous éblouissaient sans la moindre discrétion.
« Même une personne aussi importante que vous a ses problèmes, directrice Ceres. »
« Tu as le don pour trouver les mots, toi. »
J’avais repris une phrase qui avait plu à Ceres lors de la partie précédente.
Au même moment, une question me vint à l’esprit.
Ceres n’était-elle pas au moins de rang 4 ?
« Vous ne pourriez pas simplement leur faire le coup de Julien ? »
« Si je faisais ça, tous les directeurs devraient organiser un recrutement ouvert pour embaucher de nouveaux employés toutes les deux semaines. Ils n’ont pas encore dépassé les bornes, alors ignore-les et conduis. »
Ah.
Je commençais à comprendre comment les choses fonctionnaient.
Développement des ressources du Crépuscule comptait dix autres directeurs en plus de Ceres.
La lutte interne entre directeurs était féroce, mais ils semblaient obéir à certaines règles tacites.
Même les services de contre-espionnage internationaux ne tuaient pas tous les espions ennemis qu’ils attrapaient.
Ça tombait bien.
Alors que je me demandais quoi faire, une occasion de gagner des points venait de se présenter.
« Votre beauté est si exceptionnelle, directrice Ceres, que même les harceleurs en perdent la tête. »
« … Quelle plaisanterie idiote. »
Les sourcils droits de Ceres tressaillirent.
La filature avait dû lui gâcher l’humeur, car, contrairement à tout à l’heure, mes compliments semblaient lui déplaire.
« Ça vous dirait une petite virée nocturne avec moi ? »
« Non. »
« Ça ne prendra qu’un instant. »
« Gamain, ne prends pas la grosse tête… »
Je fis doucement zigzaguer la voiture pour chauffer les pneus.
Vrouuuum !
J’enfonçai l’embrayage et passai aussitôt la vitesse supérieure.
Le corps de Ceres fut plaqué au fond de son siège.
Nos poursuivants accélérèrent aussitôt.
« Cedric ? Qu’est-ce que tu fais ? »
« Attachez votre ceinture ! Tenez-vous bien ! »
Les routes de la Nécropole étaient étroites et déplorables.
La ville avait été construite entre d’immenses canyons ; les routes étaient donc étroites et sinueuses, comme à Monaco.
Un virage à gauche à quatre-vingt-dix degrés surgit presque aussitôt.
À cette vitesse, le mur du bâtiment fonçait droit sur nous.
Normalement, j’aurais ralenti bien avant et pris le virage au pas.
Mais…
« Mais qu’est-ce que tu fous ?! »
Au moment où Ceres hurla, paniquée, j’enfonçai l’embrayage du pied gauche et appuyai doucement sur le frein.
La sensation n’était pas aussi immédiate qu’avec ma bagnole adorée, vendue à la banque en guise de garantie, mais j’évaluai peu à peu la force centrifuge tandis que la carrosserie de deux tonnes et demie transférait son poids.
Maintenant !
Je freinai un demi-temps trop tard.
Crriiiii !
Avec l’embrayage enfoncé à fond sous mon pied gauche, je maintins une pression régulière sur le frein avec l’avant du pied droit.
Puis j’écrasai l’accélérateur du talon droit.
Les pneus hurlèrent, le régime grimpa et le moteur rugit.
Vrouuuuaaar !
Là, on parlait !
Tout excité, je passai directement de la quatrième à la deuxième.
Je braquai vers le virage en suivant à la lettre la technique du talon-pointe, puis j’écrasai encore davantage l’accélérateur.
Crriiiii !
Le puissant couple fit déraper les roues arrière.
Je braquai aussitôt dans l’autre sens pour maîtriser la glissade, puis je sortis du virage.
Enfin, je redressai le volant et passai la vitesse maximale.
Accélérer, accélérer, accélérer encore !
Après cette glissade parfaite suivie d’une accélération fulgurante, la lourde limousine hurla.
Vrouuuuuuaaar !
« Ce moteur est dingue ! »
Hé, ce bruit n’était-il pas un peu trop bestial pour une limousine censée être silencieuse ?
Comme nos poursuivants peinaient déjà à suivre et décrochaient dès le premier virage, je leur adressai un encouragement : pouêt !
Ils s’accrochaient quand même plutôt bien.
À l’époque où j’étais accro à la dopamine, j’avais essayé tous les sports extrêmes possibles.
Mes deux préférés étaient le vol en wingsuit et la course automobile amateur.
Autrement dit, j’avais largement le niveau pour semer des amateurs pareils.
« Alors, c’est comment ? C’est amusant, hein ? La conduite de nuit. »
Pour être honnête, j’avais un peu flippé après m’être lancé comme ça.
Quand je montrais ça aux femmes dans ma propre voiture, leurs réactions tombaient toujours dans l’une de ces deux catégories.
Soit elles gloussaient en me traitant de badass, soit elles devenaient blêmes, me demandaient d’arrêter et finissaient par vomir.
« Haha ! Ahahaha ! »
Notre directrice n’avait décidément rien d’une femme ordinaire.
Ceres applaudissait en riant à gorge déployée, le visage tout rouge.
« On continue ? »
« Encore !!!! »
« Alors je passe en sixième ! »
« Il n’y a pas de septième ?! »
« Non ! »
Le rugissement de la limousine résonna en fanfare sur la route en direction du secteur G.
« Ici ? Ce ne serait pas un peu… ? »
« C’est dommage qu’il fasse trop sombre pour admirer votre beauté comme il se doit, directrice Ceres. »
« Attends, là… ! … Tu ne manques pas d’audace… »
« Vous êtes mignonne. »
Après avoir testé le moteur, nous testâmes la suspension de la limousine une fois arrivés au quai.
C’était bien une limousine de luxe de deux tonnes et demie. Solide au point de ne pas bouger d’un poil.
La nuit profonde s’écoula au son des vagues qui clapotaient.
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::: Défis (NOUVEAU !) :::
- Prendre part à une course-poursuite à bord d’un véhicule. +1pt
- Devenir l’assistant d’un mage. +1pt
- Passer un moment torride dans une voiture. +1pt
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Notes de bas de page :
Rocket Delivery est un service coréen de livraison rapide, utilisé ici pour décrire avec une désinvolture macabre l’arrivée d’Arbel.
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