Les feuilles, ayant perdu leur éclat, étaient teintées de pourpre.
À la lisière de la forêt, là où les feuilles d'érable voletaient au gré du vent, créant une vague rouge.
Les feuilles nageaient dans cette mer d'arbres, et des bruissements emplissaient l'air avec douceur.
Et en dessous de cela…
-Clang ! Crack !! Crash !
« Merde… ! »
Le fracas du métal contre le métal résonna.
Je reculais, parant chaque attaque d'épée venant de toutes les directions.
Les Chevaliers morts-vivants me pressaient davantage, comme pour ne me laisser aucune chance de m'échapper.
-Clang… ! Crack !
« Haa… Haa… ! »
C'était un calvaire de manier mon épée dans cet état de délabrement.
Tout ce que je pouvais faire, c'était esquiver au milieu des innombrables lignes d'argent tracées dans l'air.
« Argh ! »
Alors que je parais une attaque féroce, une série de coups enchaînés s'abattit sur moi.
Leurs assauts, fluides comme l'eau, visaient ma gorge.
C'est pour ça que combattre plusieurs adversaires est si difficile… !
Je donnai un coup de pied à l'un des chevaliers qui s'approchait et fis un bond en arrière.
-Clang, shhhwing !!
Les flèches qui fusaient occasionnellement à travers les brèches étaient tout aussi agaçantes.
Je devais me mettre à couvert derrière des obstacles comme des arbres et des rochers pour bloquer la trajectoire des archers et poursuivre le combat.
« Pu… Putain… ! »
Mes poumons brûlaient comme un fourneau.
Tous les muscles de mon corps hurlaient de douleur, et mon flanc me faisait souffrir comme si quelqu'un m'enfonçait un poinçon.
Je me ressaisis et levai mon épée.
-Thud, thud…
Les pas des chevaliers commençaient à résonner dangereusement près de moi.
En agrippant mon épaule, entaillée lors de l'attaque précédente, je jurai intérieurement.
Si je ne fais pas attention, je risque vraiment de mourir ici.
La situation tournait au vinaigre.
C'était un combat plus gérable que prévu, mais leur nombre posait problème.
Treize d'entre eux.
Ces bâtards n'ont aucune honte à s'acharner à plusieurs sur moi ?
« Ha… Il n'y a aucune issue… »
Alors que je marmonnais de frustration, une idée me traversa l'esprit.
Je crois qu'il est temps de sortir les cartes que j'ai gardées en réserve.
Les cartes que j'avais dissimulées.
Je repoussais leur utilisation pour diverses raisons.
J'essayais de ne pas y toucher autant que possible à cause des risques qu'elles comportaient, mais…
« …Je suis sur le point de mourir. »
Je devais survivre à ça.
Je décidai de tirer une carte de secours pour briser cette situation de merde.
Inutile de tergiverser sur le choix.
Il était évident quelle carte serait la plus utile dans cette bataille.
« Ha… Je n'ai pas envie… »
Je marmonnai et jetai au sol l'épée achetée à la boutique.
Clang !
Elle devait avoir atteint ses limites, car elle vola en éclats dès qu'elle toucha le sol.
Je fixai les ennemis et tendis la main dans le vide.
Et depuis l'espace subspatial, je tirai une épée.
-Clank… ?
Elle se révéla au monde avec un son étrange.
Je saisis la garde tremblante.
Une aura bleue suintait déjà entre les bords du fourreau.
-Thud…
Les Chevaliers morts-vivants s'arrêtèrent net et me fixèrent.
Ou, pour être précis, ils fixaient l'aube bleue qui émanait du bout de mes doigts et de la lame de l'épée.
-Shing…
Je mis de la force dans mon bras et dégainai lentement Sorrow.
Sa chair noire se dévoilait progressivement de son fourreau.
Au même instant, un éclat éblouissant tourbillonna autour de nous.
-Whoosh…
Le vent d'automne qui tournait autour de nous s'intensifia à l'appel du divin.
L'aura éblouissante se tordait avec éclat, proclamant son avènement.
Je pris une inspiration au milieu des feuilles d'érable tourbillonnantes.
« Hoo… »
Sorrow était désormais entièrement libérée du fourreau qui la retenait.
C'était la première fois que je la dégainais depuis que je l'avais obtenue.
-Kiiiiiik !!!
L'objet divin, qui venait de pointer le bout de son nez dans ce monde, poussa un rugissement féroce vers les ennemis.
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