Salut, je suis Nazim. Oui, c'est mon vrai nom. Comme je suis un peu bête et que j'aime bien me jouer contre moi-même, j'ai décidé de prendre l'allemand comme option. C'est assez idiot, non ? Bref, j'aime lire et écrire, alors je publierai mon histoire sur ce site. J'ai déjà la fin alors peu importe si elle buzz ou pas la fin ne changeras pas c'est comme ça que je fonctionne.
Aussi j'espère que toute les personnes qui liront cette bio aurons une très bonne journée.
Oh et Free Palestine...
Nan il ne m'en a pas fallu autant juste je voulais continué à lire mais j'ai vue qu'il n'y avait pas de chapitre suivant (pour l'instant) alors j'ai décider que j'allais laissé un comentaire.
C'est très bien comme novel.
ça n'a pas la narration d'un Reverend Insanity mais c'est quand même peak.
Continue !
**4/5**
Our Journey End est pour l’instant une très bonne surprise. Je ne le mettrais pas encore au niveau de mes œuvres préférées, mais il possède clairement assez de qualités pour me donner envie de continuer et surtout de voir jusqu’où l’auteur compte aller.
Ce que j’apprécie le plus, c’est probablement l’ambiance et la manière dont l’histoire prend son temps pour construire ses personnages et son univers. Il y a plusieurs éléments qui m’intriguent vraiment et on sent que certaines choses sont mises en place pour devenir beaucoup plus importantes par la suite. L’histoire arrive à créer suffisamment de questions et d’attentes pour que j’aie constamment envie de découvrir ce qui vient après.
Les personnages sont également une grosse qualité. Leurs interactions fonctionnent bien et certains commencent déjà à avoir une vraie profondeur. J’aime particulièrement le fait que l’œuvre ne repose pas uniquement sur son concept principal : elle essaie aussi de nous faire nous attacher aux personnages et à leur parcours. Et pour une histoire comme celle-ci, c’est probablement ce qui déterminera si elle reste simplement « très bonne » ou devient réellement mémorable.
Cela dit, je reste sur un 4/5 parce que Our Journey End n’est tout simplement pas terminé. Beaucoup de choses que l’histoire met actuellement en place doivent encore avoir leur payoff. Certains mystères peuvent mener à des révélations incroyables comme à quelque chose de beaucoup plus classique, et plusieurs personnages ont encore besoin de développement avant que je puisse réellement juger leur parcours dans son ensemble.
Il y a aussi quelques passages où le rythme pourrait être meilleur et certains éléments n’ont pas encore eu assez de temps pour montrer tout leur potentiel. Rien qui gâche réellement mon expérience, mais suffisamment pour m’empêcher de lui donner une note plus élevée pour l’instant.
Et c’est justement le « pour l’instant » qui est important. Un 4/5 pour une œuvre encore en cours est déjà une excellente note. Our Journey End possède les fondations pour devenir quelque chose de vraiment marquant, mais maintenant il faut voir si l’auteur réussira à transformer toutes les promesses actuelles en quelque chose de satisfaisant.
Pour l’instant : *4/5*. Très bon, beaucoup de potentiel, mais j’attends de voir où le voyage nous mène avant de lui donner davantage.
Omniscient Reader’s Viewpoint est clairement l’un des meilleurs novels que j’ai lus. Au début, le concept peut sembler assez classique : Kim Dokja est le seul lecteur à avoir terminé un webnovel extrêmement long, puis un jour, le monde de ce novel devient réalité. Sauf que très rapidement, ORV montre que son concept va beaucoup plus loin que ça.
Ce que j’aime énormément, c’est la manière dont l’histoire utilise directement le concept de « lecteur ». Kim Dokja n’est pas simplement quelqu’un qui connaît le futur. Sa relation avec l’histoire qu’il a lue, avec ses personnages et surtout avec Yoo Joonghyuk devient progressivement le cœur même du récit. Plus tu avances, plus la frontière entre lecteur, personnage et histoire devient importante.
Kim Dokja est d’ailleurs un protagoniste que j’apprécie énormément. Il est intelligent, calculateur et possède un avantage complètement abusé grâce à sa connaissance du novel, mais ORV réussit quand même à constamment le mettre dans des situations où connaître l’histoire originale ne suffit plus. Plus il intervient, plus le monde s’éloigne de ce qu’il connaissait, et voir ses certitudes disparaître progressivement est vraiment intéressant.
Mais ORV ne fonctionnerait pas aussi bien sans son cast. Yoo Joonghyuk pourrait facilement n’être que le cliché du protagoniste froid et surpuissant, sauf que sa relation avec Dokja lui donne énormément de profondeur. Et ce n’est pas uniquement lui : Han Sooyoung, Jung Heewon, Lee Hyunsung et les autres membres du groupe ont réellement leur place dans l’histoire. Au bout d’un moment, tu ne suis plus simplement Kim Dokja, tu suis un groupe auquel tu t’es attaché sans même vraiment t’en rendre compte.
Le système des Constellations est également une excellente idée. Voir des figures mythologiques et historiques observer les scénarios, sponsoriser certains incarnés et littéralement traiter leurs souffrances comme du divertissement donne une dimension assez particulière à l’univers. Et derrière le côté parfois drôle du système, ORV arrive aussi à montrer quelque chose de beaucoup plus sombre sur notre manière de consommer les histoires et de nous attacher à leurs personnages.
C’est d’ailleurs là que le novel devient vraiment spécial pour moi. ORV parle énormément de ce que signifie lire une histoire. Pourquoi est-ce qu’on continue à lire ? Pourquoi certains personnages deviennent-ils importants pour nous alors qu’ils n’existent même pas ? Est-ce qu’une histoire possède encore une valeur si personne n’est là pour la lire ?
Et plus l’histoire avance, plus ces questions prennent de l’importance.
ORV possède aussi un équilibre que je trouve vraiment réussi entre humour, action et moments émotionnels. Le novel peut te faire rire avec une interaction complètement débile entre les personnages, puis quelques chapitres plus tard te détruire émotionnellement avec ces mêmes personnages. Et évidemment, Kim Dokja possède une capacité presque surnaturelle à prendre des décisions qui donnent envie au lecteur de traverser l’écran pour lui mettre une gifle.
Ce que j’adore surtout, c’est la manière dont énormément d’éléments finissent par revenir. Des concepts qui semblaient simplement faire partie du fonctionnement du monde prennent progressivement un autre sens. Certaines révélations changent complètement la manière dont tu interprètes des événements précédents, et plus tu approches de la fin, plus tu comprends que le concept même d’Omniscient Reader’s Viewpoint était beaucoup plus littéral et important que ce qu’on pouvait imaginer au début.
Ce n’est pas forcément un novel parfait. Certains scénarios peuvent sembler longs, quelques mécaniques deviennent parfois compliquées et il faut accepter de ne pas toujours comprendre immédiatement ce que l’histoire essaie de faire. Mais quand toutes les pièces commencent enfin à s’assembler, ça en vaut largement la peine.
Pour moi, ORV fait partie de ces œuvres où terminer l’histoire change complètement la manière dont tu regardes son début. Ce n’est pas seulement l’histoire de Kim Dokja essayant de survivre dans son webnovel préféré. C’est une histoire sur les lecteurs, les auteurs, les personnages et cette relation bizarre qu’on peut développer avec une fiction.
Et quelque part, le meilleur compliment que je puisse faire à Omniscient Reader’s Viewpoint, c’est qu’après l’avoir terminé, son titre à lui seul n’a plus du tout la même signification.
C'est l'un des meilleurs novels que j'ai jamais lus. Il est même, débatablement, premier, se battant à un cheveu près avec Reverend Insanity.
Lord of the Mysteries est juste exceptionnel dans sa manière de construire son univers. Dès le début, tu sens qu'il y a quelque chose d'immense derrière tout ce qu'on te montre, mais tu n'arrives jamais vraiment à comprendre jusqu'où ça va. Chaque réponse amène trois nouvelles questions, chaque mystère semble cacher quelque chose d'encore plus gros derrière lui, et plus tu avances, plus tu réalises à quel point certains détails qui paraissaient insignifiants étaient importants depuis le début.
Le worldbuilding est probablement l'un des meilleurs que j'ai vus dans un novel. Les différentes Églises, les organisations secrètes, les familles, les puissances politiques, les différentes époques et surtout toute l'histoire cachée du monde donnent vraiment l'impression que cet univers existait bien avant que Klein arrive dedans. Le monde ne tourne pas autour du protagoniste, Klein est simplement quelqu'un qui essaie de comprendre dans quel enfer cosmique il vient de mettre les pieds.
Et Klein lui-même est une énorme raison pour laquelle j'aime autant le novel. Il est intelligent sans que tous les personnages autour de lui deviennent soudainement idiots pour le faire paraître intelligent. Il fait des erreurs, improvise énormément et se retrouve régulièrement dans des situations où il n'a clairement pas toutes les informations. Voir son évolution au fil de l'histoire est extrêmement satisfaisant, surtout quand tu repenses au Klein du début.
Le système des Pathways et des Sequences est également incroyable. Ce n'est pas juste un système de pouvoir où chaque nouveau niveau signifie « je frappe maintenant dix fois plus fort ». Chaque Pathway possède sa propre identité, ses capacités, ses contraintes et même sa propre manière d'influencer ceux qui l'empruntent. Plus tu découvres les hautes Sequences, plus le système devient étrange et fascinant.
Mais là où Lord of the Mysteries devient vraiment spécial, c'est son ambiance. Ce mélange entre époque victorienne, occultisme, mystères, horreur et éléments presque lovecraftiens fonctionne beaucoup trop bien. Il y a constamment cette sensation que les personnages jouent avec des choses qu'ils ne comprennent pas complètement et qu'une simple erreur peut avoir des conséquences absolument catastrophiques.
J'adore aussi le fait que l'histoire récompense énormément l'attention du lecteur. Un nom, une phrase ou un événement mentionné des centaines de chapitres auparavant peut soudainement revenir et complètement changer ta compréhension de ce qui s'est passé. Certains foreshadowings sont tellement bien placés qu'après une révélation, tu repenses à des scènes précédentes en te demandant comment tu n'avais rien remarqué.
Et malgré toute cette grandeur cosmique, Lord of the Mysteries arrive quand même à garder quelque chose de profondément humain. Les relations de Klein, le Tarot Club, les personnages qu'on voit évoluer chacun de leur côté... tout ça fait que tu finis réellement par t'attacher à cet univers et à ses personnages.
C'est justement pour ça que je n'arrive pas vraiment à départager Lord of the Mysteries et Reverend Insanity. Les deux excellent dans des domaines différents. Reverend Insanity m'impressionne énormément par Fang Yuan, sa philosophie et ses affrontements intellectuels, tandis que Lord of the Mysteries me fascine par ses mystères, son worldbuilding, son atmosphère et l'immensité de son univers.
Pour moi, les deux sont au sommet du genre, mais Lord of the Mysteries a peut-être ce petit quelque chose en plus : cette sensation permanente de découvrir un monde beaucoup plus grand et beaucoup plus terrifiant que ce qu'on imaginait.
Nan il ne m'en a pas fallu autant juste je voulais continué à lire mais j'ai vue qu'il n'y avait pas de chapitre suivant (pour l'instant) alors j'ai décider que j'allais laissé un comentaire.
C'est très bien comme novel.
ça n'a pas la narration d'un Reverend Insanity mais c'est quand même peak.
Continue !
Omniscient Reader’s Viewpoint est clairement l’un des meilleurs novels que j’ai lus. Au début, le concept peut sembler assez classique : Kim Dokja est le seul lecteur à avoir terminé un webnovel extrêmement long, puis un jour, le monde de ce novel devient réalité. Sauf que très rapidement, ORV montre que son concept va beaucoup plus loin que ça.
Ce que j’aime énormément, c’est la manière dont l’histoire utilise directement le concept de « lecteur ». Kim Dokja n’est pas simplement quelqu’un qui connaît le futur. Sa relation avec l’histoire qu’il a lue, avec ses personnages et surtout avec Yoo Joonghyuk devient progressivement le cœur même du récit. Plus tu avances, plus la frontière entre lecteur, personnage et histoire devient importante.
Kim Dokja est d’ailleurs un protagoniste que j’apprécie énormément. Il est intelligent, calculateur et possède un avantage complètement abusé grâce à sa connaissance du novel, mais ORV réussit quand même à constamment le mettre dans des situations où connaître l’histoire originale ne suffit plus. Plus il intervient, plus le monde s’éloigne de ce qu’il connaissait, et voir ses certitudes disparaître progressivement est vraiment intéressant.
Mais ORV ne fonctionnerait pas aussi bien sans son cast. Yoo Joonghyuk pourrait facilement n’être que le cliché du protagoniste froid et surpuissant, sauf que sa relation avec Dokja lui donne énormément de profondeur. Et ce n’est pas uniquement lui : Han Sooyoung, Jung Heewon, Lee Hyunsung et les autres membres du groupe ont réellement leur place dans l’histoire. Au bout d’un moment, tu ne suis plus simplement Kim Dokja, tu suis un groupe auquel tu t’es attaché sans même vraiment t’en rendre compte.
Le système des Constellations est également une excellente idée. Voir des figures mythologiques et historiques observer les scénarios, sponsoriser certains incarnés et littéralement traiter leurs souffrances comme du divertissement donne une dimension assez particulière à l’univers. Et derrière le côté parfois drôle du système, ORV arrive aussi à montrer quelque chose de beaucoup plus sombre sur notre manière de consommer les histoires et de nous attacher à leurs personnages.
C’est d’ailleurs là que le novel devient vraiment spécial pour moi. ORV parle énormément de ce que signifie lire une histoire. Pourquoi est-ce qu’on continue à lire ? Pourquoi certains personnages deviennent-ils importants pour nous alors qu’ils n’existent même pas ? Est-ce qu’une histoire possède encore une valeur si personne n’est là pour la lire ?
Et plus l’histoire avance, plus ces questions prennent de l’importance.
ORV possède aussi un équilibre que je trouve vraiment réussi entre humour, action et moments émotionnels. Le novel peut te faire rire avec une interaction complètement débile entre les personnages, puis quelques chapitres plus tard te détruire émotionnellement avec ces mêmes personnages. Et évidemment, Kim Dokja possède une capacité presque surnaturelle à prendre des décisions qui donnent envie au lecteur de traverser l’écran pour lui mettre une gifle.
Ce que j’adore surtout, c’est la manière dont énormément d’éléments finissent par revenir. Des concepts qui semblaient simplement faire partie du fonctionnement du monde prennent progressivement un autre sens. Certaines révélations changent complètement la manière dont tu interprètes des événements précédents, et plus tu approches de la fin, plus tu comprends que le concept même d’Omniscient Reader’s Viewpoint était beaucoup plus littéral et important que ce qu’on pouvait imaginer au début.
Ce n’est pas forcément un novel parfait. Certains scénarios peuvent sembler longs, quelques mécaniques deviennent parfois compliquées et il faut accepter de ne pas toujours comprendre immédiatement ce que l’histoire essaie de faire. Mais quand toutes les pièces commencent enfin à s’assembler, ça en vaut largement la peine.
Pour moi, ORV fait partie de ces œuvres où terminer l’histoire change complètement la manière dont tu regardes son début. Ce n’est pas seulement l’histoire de Kim Dokja essayant de survivre dans son webnovel préféré. C’est une histoire sur les lecteurs, les auteurs, les personnages et cette relation bizarre qu’on peut développer avec une fiction.
Et quelque part, le meilleur compliment que je puisse faire à Omniscient Reader’s Viewpoint, c’est qu’après l’avoir terminé, son titre à lui seul n’a plus du tout la même signification.
**4/5**
Our Journey End est pour l’instant une très bonne surprise. Je ne le mettrais pas encore au niveau de mes œuvres préférées, mais il possède clairement assez de qualités pour me donner envie de continuer et surtout de voir jusqu’où l’auteur compte aller.
Ce que j’apprécie le plus, c’est probablement l’ambiance et la manière dont l’histoire prend son temps pour construire ses personnages et son univers. Il y a plusieurs éléments qui m’intriguent vraiment et on sent que certaines choses sont mises en place pour devenir beaucoup plus importantes par la suite. L’histoire arrive à créer suffisamment de questions et d’attentes pour que j’aie constamment envie de découvrir ce qui vient après.
Les personnages sont également une grosse qualité. Leurs interactions fonctionnent bien et certains commencent déjà à avoir une vraie profondeur. J’aime particulièrement le fait que l’œuvre ne repose pas uniquement sur son concept principal : elle essaie aussi de nous faire nous attacher aux personnages et à leur parcours. Et pour une histoire comme celle-ci, c’est probablement ce qui déterminera si elle reste simplement « très bonne » ou devient réellement mémorable.
Cela dit, je reste sur un 4/5 parce que Our Journey End n’est tout simplement pas terminé. Beaucoup de choses que l’histoire met actuellement en place doivent encore avoir leur payoff. Certains mystères peuvent mener à des révélations incroyables comme à quelque chose de beaucoup plus classique, et plusieurs personnages ont encore besoin de développement avant que je puisse réellement juger leur parcours dans son ensemble.
Il y a aussi quelques passages où le rythme pourrait être meilleur et certains éléments n’ont pas encore eu assez de temps pour montrer tout leur potentiel. Rien qui gâche réellement mon expérience, mais suffisamment pour m’empêcher de lui donner une note plus élevée pour l’instant.
Et c’est justement le « pour l’instant » qui est important. Un 4/5 pour une œuvre encore en cours est déjà une excellente note. Our Journey End possède les fondations pour devenir quelque chose de vraiment marquant, mais maintenant il faut voir si l’auteur réussira à transformer toutes les promesses actuelles en quelque chose de satisfaisant.
Pour l’instant : *4/5*. Très bon, beaucoup de potentiel, mais j’attends de voir où le voyage nous mène avant de lui donner davantage.
C'est l'un des meilleurs novels que j'ai jamais lus. Il est même, débatablement, premier, se battant à un cheveu près avec Reverend Insanity.
Lord of the Mysteries est juste exceptionnel dans sa manière de construire son univers. Dès le début, tu sens qu'il y a quelque chose d'immense derrière tout ce qu'on te montre, mais tu n'arrives jamais vraiment à comprendre jusqu'où ça va. Chaque réponse amène trois nouvelles questions, chaque mystère semble cacher quelque chose d'encore plus gros derrière lui, et plus tu avances, plus tu réalises à quel point certains détails qui paraissaient insignifiants étaient importants depuis le début.
Le worldbuilding est probablement l'un des meilleurs que j'ai vus dans un novel. Les différentes Églises, les organisations secrètes, les familles, les puissances politiques, les différentes époques et surtout toute l'histoire cachée du monde donnent vraiment l'impression que cet univers existait bien avant que Klein arrive dedans. Le monde ne tourne pas autour du protagoniste, Klein est simplement quelqu'un qui essaie de comprendre dans quel enfer cosmique il vient de mettre les pieds.
Et Klein lui-même est une énorme raison pour laquelle j'aime autant le novel. Il est intelligent sans que tous les personnages autour de lui deviennent soudainement idiots pour le faire paraître intelligent. Il fait des erreurs, improvise énormément et se retrouve régulièrement dans des situations où il n'a clairement pas toutes les informations. Voir son évolution au fil de l'histoire est extrêmement satisfaisant, surtout quand tu repenses au Klein du début.
Le système des Pathways et des Sequences est également incroyable. Ce n'est pas juste un système de pouvoir où chaque nouveau niveau signifie « je frappe maintenant dix fois plus fort ». Chaque Pathway possède sa propre identité, ses capacités, ses contraintes et même sa propre manière d'influencer ceux qui l'empruntent. Plus tu découvres les hautes Sequences, plus le système devient étrange et fascinant.
Mais là où Lord of the Mysteries devient vraiment spécial, c'est son ambiance. Ce mélange entre époque victorienne, occultisme, mystères, horreur et éléments presque lovecraftiens fonctionne beaucoup trop bien. Il y a constamment cette sensation que les personnages jouent avec des choses qu'ils ne comprennent pas complètement et qu'une simple erreur peut avoir des conséquences absolument catastrophiques.
J'adore aussi le fait que l'histoire récompense énormément l'attention du lecteur. Un nom, une phrase ou un événement mentionné des centaines de chapitres auparavant peut soudainement revenir et complètement changer ta compréhension de ce qui s'est passé. Certains foreshadowings sont tellement bien placés qu'après une révélation, tu repenses à des scènes précédentes en te demandant comment tu n'avais rien remarqué.
Et malgré toute cette grandeur cosmique, Lord of the Mysteries arrive quand même à garder quelque chose de profondément humain. Les relations de Klein, le Tarot Club, les personnages qu'on voit évoluer chacun de leur côté... tout ça fait que tu finis réellement par t'attacher à cet univers et à ses personnages.
C'est justement pour ça que je n'arrive pas vraiment à départager Lord of the Mysteries et Reverend Insanity. Les deux excellent dans des domaines différents. Reverend Insanity m'impressionne énormément par Fang Yuan, sa philosophie et ses affrontements intellectuels, tandis que Lord of the Mysteries me fascine par ses mystères, son worldbuilding, son atmosphère et l'immensité de son univers.
Pour moi, les deux sont au sommet du genre, mais Lord of the Mysteries a peut-être ce petit quelque chose en plus : cette sensation permanente de découvrir un monde beaucoup plus grand et beaucoup plus terrifiant que ce qu'on imaginait.