Chapitre 41
TL/ED – Miso
Le jour de notre départ.
Dersia jeta négligemment ses bagages, remplis à ras bord, dans la calèche et s'installa à l'arrière au lieu de prendre les rênes.
« Tu n'étais pas censée monter sur un balai pour voler ? »
« … De quoi tu parles, à la fin ? »
Dersia fit venir la calèche avec une expression stupéfaite.
Mais j'étais encore plus stupéfait qu'elle.
« Je me disais juste… c'est un peu bizarre pour une mage 9 Étoiles de voyager en calèche. Ça casse un peu le mythe, non ? »
« Jern, je suis navrée de briser ton innocence enfantine, mais la plupart des mages de haut rang voyagent comme moi en créant des portes vers l'espace et en les ouvrant. Il n'y a aucun besoin de déplacer nos corps. »
« Une calèche se déplace, oui, mais tu peux faire d'autres choses à l'intérieur. Si tu étudies pendant ce temps, ce n'est pas du temps perdu. Comme tu l'as dit, voler "comme une sorcière" serait peut-être plus rapide, mais ce temps serait entièrement consacré au voyage, ce qui est inefficace. »
« … »
Elle avait donc compris que je la piquais sur son côté sorcière.
Il n'y avait pas de cocher. Parce qu'il n'y avait pas de chevaux.
Pourtant, la calèche avançait avec fluidité et rapidité. Je ne pouvais pas encore en confirmer les détails vu mon niveau, mais ce n'était pas un truc grossier comme utiliser la télékinésie pour pousser le véhicule. C'était une magie bien plus sophistiquée.
Alors que je déballais mes maigres affaires, je posai la question qui me taraudait.
« Quelle est la destination ? »
« Hmm… »
Dersia me fixa un instant, puis lâcha quelque chose d'étrange.
« Si on essayait une petite expérience de pensée ? »
« … ? »
« Imagine que tu es le chef du Cercle Pourpre. Tu as œuvré dans l'ombre pendant des décennies, peut-être plus, à accumuler de la puissance. Et pourtant, aucune entité au sein de l'Empire ne s'en est rendu compte. Si tu concentres toute cette puissance accumulée en un seul point, tu peux provoquer un incident bien plus grave que tout ce qu'on pourrait imaginer. »
« Genre ? »
« Je ne sais pas, l'assassinat d'un membre de la famille royale, peut-être ? »
« … »
Je paniquai intérieurement.
Ce n'était pas le genre de chose à dire, même pour plaisanter.
« Mais tu n'as pas libéré cette puissance accumulée. Au contraire, tu as choisi la voie exactement opposée. »
« Quel genre de choses ? »
« Tu as donné du pouvoir à un mage des Abysses qui n'était même pas membre et tu l'as fait enlever des enfants de nobles, mais ce n'était qu'un pion jetable. Tu aurais pu attaquer la Tour de Magie et tuer le Maître de la Tour, mais tu t'es contenté de voler un livre. Tu as occupé une ville, mais au lieu de profiter de l'avantage défensif en envoyant des renforts pour la tenir, tu as continué à agir avec des objectifs flous avant de t'enfuir immédiatement. »
« Alors c'est ce genre de choses qui est arrivé. »
Alors que je hochais lentement la tête, Dersia me pressa de répondre.
« Ce sont clairement des actes de terrorisme, avec pour objectif évident de faire de l'Empire un ennemi. Mais malgré le pouvoir de le faire parfaitement, ils ne font que les choses à moitié. Pourquoi, à ton avis ? »
« … Et si on partait du principe qu'ils sont ivres de confiance et qu'ils s'amusent ? »
« Explique ton raisonnement. »
« Toutes leurs actions ne poussent-elles pas l'Empire à se préparer ? Ils auraient pu les étrangler dans un moment d'inattention, mais au lieu de ça, ils les giflent, leur crachent dessus, cherchent la bagarre… C'est la seule interprétation possible. Après s'être cachés si longtemps, ils ont perdu le sens des proportions et sont pleins d'arrogance. »
« C'est donc ce que tu penses. »
Je coupai Dersia, qui hochait lentement la tête, avec mes mots suivants.
« … C'est ce que je pense que l'Empire croit. Parce que c'est l'interprétation la plus commode. »
« … »
Dersia me regarda comme pour m'inciter à continuer, et je me frottai le menton en retraçant le processus de pensée du Cercle Pourpre.
« Je suis tombé dans les Abysses, n'est-ce pas ? De ce point de vue, peu importe comment on regarde la chose, le Cercle Pourpre est un groupe qui ne peut pas se maintenir. »
Les Abysses de Parse étaient petits.
C'est peut-être pour ça que ses subordonnés étaient aussi incroyablement faibles.
Une magie au niveau de celle des autres mages, et des subordonnés risiblement faibles comparés aux miens.
S'ils étaient vraiment des cadres du Cercle Pourpre, ils ne seraient jamais à ce niveau.
Dans ce cas, ils mourraient à coup sûr.
« Même si, par quelque moyen, ils avaient trouvé un moyen de prolonger leur vie comme moi… quoi, quelques décennies ? Je pense que c'est vraiment impossible. Même s'ils avaient leur propre savoir-faire pour tenir le coup, ce ne serait qu'un très petit nombre. En ce sens, le Cercle Pourpre doit être une petite organisation d'élite. »
« Et en quoi cela importe-t-il ? »
« Même un scorpion avec un venin assez puissant pour tuer mille éléphants choisira de fuir plutôt que d'attaquer s'il voit un humain. Non pas parce qu'il est stupide, mais parce qu'il sait qu'il ne survivra pas s'il est écrasé par un cadavre qui tombe. La différence entre un individu et un groupe est encore plus grande. Même s'ils frappaient en premier et assassinaient la famille royale, ou même s'ils rasaient complètement la Capitale… »
Soudain, mes pensées dérivèrent vers un territoire dangereux.
« … Ils ne veulent pas que ça se termine comme ça. Leur objectif se situe plus haut. Ça doit être ça. »
« Hmm. Si toute l'organisation est composée de gens dont le temps est compté, ne serait-il pas plus probable qu'ils agissent selon leur haine du monde, en faisant ce qui leur chante ? »
« S'ils étaient ce genre de personnes, ils ne se retiendraient pas. Ils ne se cacheraient pas non plus. Quand on ne sait même pas si on se réveillera demain, on ne fait pas de plans pour un futur lointain. »
Dersia ne montra aucune expression.
Eh bien, je ne m'attendais à aucun indice. À la place, je pris les hypothèses que j'avais assemblées dans ma tête et je les transformai en mots.
« En ce sens, je pense que la priorité actuelle du Cercle Pourpre est de correspondre à leur classe. »
« Et par "classe", qu'entends-tu exactement ? »
« On a mal compris. Ce n'est pas qu'ils ont fait des faux pas maladroits parce qu'ils étaient stupides, ils voulaient être reconnus comme ennemis de l'Empire. Plus précisément, ils veulent faire connaître leur nom. C'est ça, l'objectif du Cercle Pourpre. »
« Auprès de qui ? »
« Auprès de tous ceux qui considèrent l'Empire comme un ennemi. Ce n'était pas dirigé contre l'Empire, mais plutôt contre ses ennemis et ses alliés potentiels. Une déclaration de guerre qui dit : "On va se battre, alors prêtez-nous votre force"… Ils ont peut-être déjà établi le contact. Après tout, le nom du Cercle Pourpre s'est déjà répandu dans la pègre. »
« As-tu des preuves ? »
« Les conséquences sont beaucoup trop propres pour l'ampleur de ce qu'ils ont fait. Ils prennent une ville, puis l'abandonnent. Attaquent la Tour de Magie, volent quelque chose, puis s'en vont. Enlèvent des enfants, puis les ignorent largement. L'objectif doit être de diffuser des exploits audacieux tout en évitant toute perte de leurs propres forces pendant qu'ils rassemblent des camarades. Ça rejoint ce que je disais plus tôt sur le fait d'être un petit groupe d'élite. »
« En supposant que je pensais la même chose, où penses-tu que je me dirige pour trouver le Cercle Pourpre ? »
« Je ne sais pas. Si c'était moi, j'essaierais de trouver un groupe dans la pègre que le Cercle Pourpre aurait sûrement contacté pour obtenir de l'aide… ou peut-être subjugué. »
« Haa… »
Alors que je haussais les épaules en arrivant à cette conclusion, Dersia, qui m'avait questionné comme si elle m'interrogeait, poussa un profond soupir.
Il semblait que j'avais été à côté de la plaque du début à la fin.
« Tu dis que tu ne sais pas, mais tu as tout deviné juste. »
« … Pardon ? »
« Il y a quelques parties légèrement exagérées ou omises, mais oui. Je rends actuellement visite à des groupes que le Cercle Pourpre a probablement contactés pour augmenter leurs effectifs. Jern, en utilisant exactement le même processus de pensée que toi. »
J'avais donc tout inversé.
Honnêtement, ce n'était pratiquement qu'une supposition chanceuse que j'avais forcée.
Dersia continua, ne sachant pas s'il fallait rire ou être embarrassée.
« J'avais initialement l'intention de te faire un cours dans cette calèche sur le raisonnement et la prise de décision. Mais c'était une pensée stupide. Au moins en termes d'idées, tu es peut-être meilleur que moi… »
« Ah, alors je peux me reposer ? »
Quand je demandai ça avec un visage illuminé pour la première fois depuis un moment, Dersia secoua la tête.
« On ne peut pas se permettre de perdre du temps. Pratiquons Forme :. »
« … »
J'aurais dû me taire.
*
La calèche traversa les plaines pendant environ deux jours.
La première nuit, nous avons dû camper, alors j'ai ouvert les bagages que Dersia avait apportés.
Des livres, des livres, des livres, et encore des livres.
Je demandai à Dersia, qui était en train de lire l'un de ces livres.
« Euh, où est la marmite pour faire bouillir de l'eau ? »
« Je n'en ai pas apporté. »
« Et pour le sac de couchage ou la couverture ? »
« Pourquoi j'apporterais un truc pareil ? »
Son expression était remplie d'une confusion sincère, ce qui me fit me demander si j'avais mal compris quelque chose.
Dersia sortit de la calèche et tira une clé en métal noir de sous ses robes.
… Ah.
« Tu peux utiliser ça pour la calèche aussi ? »
« Si elle a une porte et qu'elle peut être scellée, oui. »
Quand Dersia ouvrit la porte de la calèche, il y avait, naturellement, une bibliothèque à l'intérieur. Pas la bibliothèque de la Capitale, mais une plusieurs fois plus grande.
J'entrai et fus émerveillé par les rangées infinies d'étagères.
« C'est vraiment massif. La mienne fait à peine la taille d'une seule pièce. Pourquoi tu ne m'as pas montré ça jusqu'à maintenant ? »
« Parce que mon Atelier est complètement inutile. »
« … ? Pourquoi ? C'est si grand et plein de livres. »
Dersia jeta un regard irrité à l'Atelier avant de répondre.
« J'ai tout lu ici. Ce n'est plus que des ordures brillantes maintenant. »
« Aha. »
« Une impulsion stupide de ma jeunesse. Ce qui est important, ce n'est pas de posséder des livres, mais de les lire et de les comprendre… Bref, c'est probablement plus confortable ici que dans la calèche, alors n'hésite pas à l'utiliser. »
« Ah, d'accord. »
Je regardai autour de moi dans l'Atelier de Dersia, qui était plus grand qu'un terrain d'entraînement.
Je sortis et parcourus quelques livres, mais pas un seul n'était d'un genre que je pouvais comprendre.
Eh bien, ce n'était pas ce que j'étais venu chercher de toute façon. Après avoir erré pendant environ dix minutes, je revins finalement vers l'entrée et demandai à Dersia, qui lisait toujours.
« Où est le lit ici ? »
« … ? Tu ne peux pas juste utiliser un livre comme oreiller et dormir ? »
« Et pour la nourriture ou quelque chose à manger… »
« Sauter deux jours de repas ne te tuera pas. »
« Et la raison pour laquelle tu penses que cet endroit est plus confortable que la calèche ? »
« C'est plus grand. »
Je croisai le regard de Dersia, qui semblait se demander ce qu'il y avait de si étrange à cela.
Et j'étais consterné.
Dersia était tout à fait sérieuse.
« … Compris. Passe une bonne nuit. »
C'était la bonne décision d'emporter de la viande séchée, juste au cas où.
Même ainsi, au moment où nous sommes arrivés à la ville qui était notre destination, mon état était un désastre.
Je restai affalé dans la calèche, attendant que la file d'attente au point de contrôle raccourcisse, tandis que Dersia, en pleine forme, souriait et me faisait des compliments.
« Félicitations. Tu as fait un nouveau pas en avant. »
« … J'ai juste continué et d'une manière ou d'une autre, ça a marché. »
Je pouvais maintenant utiliser le mana.
Avec de lourdes cernes sous les yeux, j'appliquai Forme : sur tout mon corps.
Puis, je ressentis un léger relâchement dans mes muscles.
Forme : rupture. À ce niveau, c'était encore faible, et ça ressemblait juste à un léger massage fait en pressant et en tournant avec le pouce.
Ce n'est pas un sort de récupération. Ce genre de magie touche au domaine du temps, accélérant la guérison naturelle du corps, et il faudrait être au moins 5 Étoiles pour envisager de tenter le coup.
Pourtant, j'avais manifesté avec succès Forme :. Je poussai un long soupir et m'affalai sur la chaise.
« Je me sens un peu vivant à nouveau. Utiliser un sort créé pour la torture comme méthode de récupération, ça semble un peu bizarre, par contre. »
« La magie est un outil. La façon dont tu l'utilises dépend du mage. »
Cette fois, j'inversai le processus.
Je dirigeai la douleur créée dans mon esprit, mon monde intérieur, vers mon bras.
Seulement cette fois, ce n'était pas une sensation douce, semblable à un massage.
« … Ugh. »
La douleur était suffisante pour me faire froncer les sourcils.
Mais j'y étais habitué. Comparé à Dersia qui me battait, me tranchait et me déchirait comme si j'étais le meurtrier de ses parents, ce n'était rien.
C'est vraiment utile.
« Pourquoi tu me regardes comme ça ? »
« Juste fasciné. La magie élémentaire était trop facile, donc ça n'a pas laissé beaucoup d'impression, et 제 : ressemblait juste à se faire tabasser, donc je ne savais même pas si c'était de la magie. La magie des Abysses, c'était comme faire pousser un troisième bras. Mais celle-ci… hmm, comment dire. »
Je serrai et ouvris ma main en marmonnant.
« … On dirait que j'ai enfin appris la vraie magie. »
« Parce que c'est de la vraie magie. »
Pendant que nous avions cette conversation, ce fut notre tour.
« Halte. Indiquez le but de votre visite… »
« Ancienne de la Tour de Magie Noire. Je suis ici pour des recherches. Tenez, voici mes documents d'identification. »
« … Confirmé ! Veuillez avancer ! »
Contrairement aux calèches précédentes, les gardes, se mettant au garde-à-vous, ne vérifièrent même pas nos affaires.
Je demandai, surpris.
« Vous êtes une Ancienne ? »
« Je suis dans la Tour de Magie depuis cinquante ans. Ce genre de position est naturel. »
Dersia répondit comme si elle se demandait pourquoi je poserais une telle question.
« La plus grande raison pour laquelle j'ai fait de toi, Jern, mon apprenti, c'était pour sécuriser un Atelier, mais nous ne devrions pas négliger ces petits avantages non plus. Même si tu n'es qu'un apprenti, c'est une question de degré, tu peux obtenir des résultats similaires. »
« Ah, je vois… »
« Quelque chose te dérange ? »
« Non, je calculais juste ton âge à rebours à partir de la phrase "cinquante ans dans la Tour". »
« … Il vaudrait mieux que tu arrêtes. »
Le ton de sa voix laissait entendre un léger grincement de dents, alors je fis ce qu'elle m'avait dit.
Dersia gara la calèche dans une auberge et, sans même déballer, commença à bouger immédiatement.
« Occupons-nous d'une seule chose avant de nous reposer. Ça ne prendra pas longtemps. »
« D'accord. »
Alors que nous marchions le long de la rue principale, j'observai les environs.
Peut-être parce que c'était un après-midi de semaine, mais pour la taille de la ville, il y avait étonnamment peu de gens qui allaient et venaient.
Les gens qui traînaient dehors étaient soit des types louches, soit des ivrognes. Les rues n'étaient pas très propres non plus…
Dans l'ensemble, l'endroit ne donnait pas une bonne impression. Je restais sur mes gardes au cas où il y aurait des pickpockets, mais ceux qui apercevaient les oreilles pointues de Dersia tressaillaient et s'écartaient rapidement.
« E-elle est Elfe ? »
« Elle est dégoûtante de beauté… mais on dirait qu'elle a une personnalité dégoûtante aussi… »
La deuxième phrase, je l'ai captée via le sens des courants.
Je ne m'en étais pas rendu compte avant, mais il semblait que les Elfes n'étaient pas une race particulièrement appréciée ici.
Bien sûr, Dersia ne se souciait pas le moins du monde de ces choses-là et marcha droit dans une ruelle sale et malodorante.
Après avoir serpenté dans les chemins étroits, elle s'arrêta dans une impasse et mit un chapeau pour couvrir ses oreilles.
« Nous sommes arrivées. Ça devrait être quelque part par ici. »
Je demandai, perplexe.
« Tu es censée rencontrer quelqu'un ? »
« Non. Ce que je cherche réside généralement dans des ruelles sales et étroites comme celle-ci. C'est pour ça qu'on est là. »
« … On est là pour chercher des rats ou des insectes ? »
« Pas loin. »
De quoi elle parle, bon sang ?
Alors que je me grattais la tête, quelque chose fut capté par mon sens des courants.
Trois hommes. Je ne pouvais pas dire exactement, mais ils n'avaient pas l'air d'être des gens respectables. À en juger par le fait qu'ils suivaient le même chemin que nous, il était clair que nous étions suivis.
Si je les avais captés avec mon sens des courants, il n'y avait aucun moyen que Dersia ne les ait pas déjà remarqués. Mais il n'y avait aucune chance qu'elle soit venue ici juste pour rencontrer de la racaille non plus.
Elle s'en occupera toute seule, pensai-je vaguement.
C'est là qu'elle donna l'ordre.
« Élimine-les d'un seul coup avant qu'ils ne puissent crier ou hurler. »
« … »
Qui, comment, pourquoi.
J'avalai toutes ces questions. Il y avait quelque chose de plus important.
Je baissai la tête et marmonnai une légère protestation.
« Non, quand vous êtes là, Maître, est-ce que je dois vraiment le faire ? »
Dersia répondit avec un léger sourire en coin.
« Tu as appris un nouveau sort. Tu ne penses pas qu'il est temps que tu essaies de l'utiliser dans une situation réelle ? »
Au-dessus de ses cernes sombres, il y avait une intention meurtrière forte et indéniable.
… Probablement.
Il semblait que Dersia avait l'intention de commencer à sonder depuis le tout bas de l'échelle.