Chapitre 1
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Traducteur/éditeur : Potter
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◈ Pourquoi mes dramas deviennent-ils toujours des succès !? ◈
Chapitre 1 : N’importe qui peut écrire des dramas ? (1)
──────
« Félicitations pour tes débuts comme réalisateur, producteur-réalisateur ! »
— Tu avais promis de nous payer du bœuf si ce drama marchait bien. N’oublie pas !
— Je précise que si ce n’est pas du bœuf coréen, ça ne compte pas. Ha ha.
À peine arrivé dans le hall de la chaîne de télévision, les jeunes producteurs-réalisateurs surgirent autour de moi.
Ils avaient tous l’air surexcités. Même si ce n’était pas leur réussite, ils me félicitaient avec une sincérité évidente.
« Vous me félicitez pour mes débuts, ou vous voulez juste du bœuf ? »
— Ben, les deux, évidemment.
— Et si vous ne pouviez en choisir qu’un ?
— …
— Hé. Vous dormez ?
Comme le plus jeune s’était tu sur-le-champ, je lui tapotai l’épaule d’un air espiègle.
Ce gamin se permettait vraiment de plus en plus de choses, ces derniers temps.
Mais je le trouvais seulement mignon. Vu la situation, j’avais l’impression que j’aurais pu rire même si quelqu’un m’avait craché au visage.
Ça y est, ce jour est arrivé.
Mes débuts comme réalisateur.
J’avais travaillé comme un chien pendant cinq ans, rien que pour ça.
Je bossais comme si chaque journée comptait quarante-huit heures. J’avais même proposé de faire les courses pour les producteurs-réalisateurs en chef et de leur servir de souffre-douleur.
Et enfin, mon premier projet à porter mon nom, Au-delà de la mémoire, était prêt à rencontrer le public.
Enfin.
J’avais consacré dix mois entiers à mon projet de début.
Le processus avait été assez épuisant pour me tuer, mais à cet instant, j’étais simplement heureux.
« Yeon-woo ! »
Une voix m’appela soudain de l’autre côté du hall.
C’était Ahn Seong-ho, le plus jeune producteur-réalisateur de l’équipe dramas 2, celle dont je faisais partie.
Je crus qu’il venait me féliciter comme les autres, mais son expression avait quelque chose d’étrange.
« R-regarde ça. »
— ?
Ahn Seong-ho me tendit son téléphone.
J’allais lui demander ce qui se passait, mais mon cœur s’effondra.
[Avis : Calendrier du département des dramas et affectations du personnel de production, deuxième semestre 2026]
Modification : Remplacement du réalisateur principal de Au-delà de la mémoire
[Précédent] : Ji Yeon-woo, producteur-réalisateur de l’équipe dramas 2
[Nouveau] : Park Jun-hyung, producteur-réalisateur de l’équipe dramas 3
Je crus avoir mal lu.
Me demandant si j’avais encore la gueule de bois, je me frottai les yeux et fixai de nouveau l’écran.
Mais rien n’avait changé.
« Ça va, hyung ? »
— …
Comment ça aurait pu aller ?
C’était mon bébé, celui dans lequel j’avais mis toute mon âme et jusqu’à la moelle de mes os pendant près d’un an.
De la préparation aux révisions du scénario, en passant par toutes les réunions de casting, je m’étais occupé de tout moi-même. Qu’est-ce que c’était que cette histoire ?
Mon esprit se vida. Puis une rage brûlante envahit le vide.
« P-producteur-réalisateur, calmez-vous, s’il vous plaît. »
— Ils ont remplacé le réalisateur principal du jour au lendemain… Il y a peut-être une erreur ?
Sans répondre aux voix derrière moi, je partis d’un pas décidé.
Je me dégageai même de la main d’Ahn Seong-ho, qui tentait de me retenir, puis grimpai les escaliers quatre à quatre.
Je n’avais pas la patience d’attendre l’ascenseur.
Bam !
J’ouvris à la volée la porte du bureau, pourtant bien fermée.
Han Kang-hee, le producteur en chef, leva les yeux des documents qu’il était en train de trier.
Il fronça les sourcils et poussa un profond soupir.
Il avait l’air de quelqu’un qui venait de voir débarquer une migraine ambulante.
Ça confirma mes soupçons.
« C’est vous qui avez manigancé ça ? »
— Producteur-réalisateur Ji, calmez-vous d’abord et écoutez-moi.
— C’est un projet que j’ai moi-même imaginé et développé. J’ai géré l’examen du département de la planification et les réunions avec la scénariste. C’est mon projet.
— Je sais. Je sais tout ça. Je comprends parfaitement que vous soyez furieux.
Malgré ses paroles, il claqua la langue comme s’il était agacé.
— Mais on fait ça pour que tout se passe bien pour nous tous.
— Nous tous ? Si c’est pour nous tous, pourquoi me retirer mon projet de début ?
— Ouf… Oui, votre proposition était excellente. Je sais que vous avez travaillé dur. Mais le budget de production de ce projet s’élève à quinze milliards de won. Quinze milliards.
Han Kang-hee tapota le bureau en poursuivant :
— Les investisseurs nous mettent la pression : ils veulent un vétéran fiable plutôt qu’un débutant inexpérimenté. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Si on vous confie le projet sans réfléchir et qu’il échoue, vous ne pourrez pas en assumer seul la responsabilité. Vous risquez de voir trop grand.
— C’est vraiment la raison ?
Quelle excuse éhontée.
Il rejetait la faute sur les investisseurs, mais ce n’était pas la vraie raison.
— Ce ne serait pas plutôt parce que le producteur-réalisateur Park fait partie de votre cercle ?
— Quoi ? Qu’est-ce que vous racontez ?
— Et vous appelez Park Jun-hyung un vétéran ? C’est la meilleure excuse que vous ayez trouvée ?
La position de Park Jun-hyung était devenue précaire après qu’il avait enchaîné les dramas ratés.
Prétendre qu’il était un vétéran chevronné, c’était si ridicule que je n’arrivais même pas à en rire.
C’était évident. Il prenait le gagne-pain de quelqu’un d’autre pour consolider l’influence déclinante de Park Jun-hyung.
— Qu’est-ce qui vous prend ? Vous êtes fou ?
— Oui, je crois bien. Essayez donc de travailler jusqu’à en crever sous les ordres d’un supérieur comme vous. On verra si vous ne devenez pas fou.
— Petit… !
Le chef de département Han se leva d’un bond en criant.
Mais il se racla la gorge, puis reprit son petit numéro de gentil patron.
— Ouf… Quand même, gamin, tu ne crois pas que je vais rester les bras croisés sans rien te donner alors que je sais à quel point tu as travaillé ?
Il parlait comme s’il m’accordait une faveur immense.
Mais la suite fut pitoyable.
— J’ai personnellement plaidé ta cause auprès du directeur de la chaîne et obtenu un million de won en bons d’achat pour ta participation à la préparation du projet. Ton équipe doit s’attendre à ce que tu les invites pour tes débuts, non ? Sers-toi de ça pour faire griller du bœuf coréen et passer un bon moment. Puis tourne la page.
Le chef de département Han ouvrit un tiroir, en sortit une enveloppe toute neuve et la jeta sur le bureau.
— À partir de la semaine prochaine, tu vas apprendre auprès de Jun-hyung. Ce sera mieux pour toi d’acquérir de l’expérience sur le terrain progressivement avant de faire tes débuts. J’ai parlé à Jun-hyung, il prendra bien soin de toi.
— …
Il croyait que j’étais un enfant qu’il pouvait amadouer avec de la nourriture ?
Comme si me voler mon projet de début ne suffisait pas, il voulait maintenant que je fasse le larbin du producteur-réalisateur Park ?
Quelle connerie.
Je savais très bien comment était Park Jun-hyung.
« Yeon-woo, c’est une bonne idée pour structurer la scène. Je vais m’en servir comme référence à la réunion. »
— O-oui ?
— Ah, et termine le compte rendu de la réunion sur les révisions du scénario. J’ai un problème de famille à régler aujourd’hui, alors je compte sur toi. Bon boulot.
C’était le pire des incapables : il piquait les idées des plus jeunes et leur refilait son travail dès qu’il en avait l’occasion.
Il n’y avait rien à apprendre auprès de quelqu’un comme lui. Même si je travaillais sous ses ordres cent ans, je ne ferais que régresser.
Le chef de département Han le savait peut-être lui aussi. C’était pour ça qu’il m’envoyait chez Park Jun-hyung sous prétexte de me faire acquérir de l’expérience sur le terrain.
Pour que je maîtrise l’incompétence de Park Jun-hyung.
… Putain.
Même si les choses se passaient ainsi, je n’en tirerais rien.
Il me demandait de rester le larbin des grands chefs, comme toujours.
Une fois cette conclusion tirée, ma raison, jusque-là éparpillée, me revint peu à peu.
— Tu comprends ? C’est dommage pour cette fois, mais débuter, ce n’est pas tout. Tu pourras le faire la prochaine fois.
« La prochaine fois ? Non. »
J’arrachai brusquement le badge accroché à mon cou.
Les mots « Ji Yeon-woo, producteur au département des dramas de SBC », imprimés sur son cordon bleu, me faisaient particulièrement honte aujourd’hui.
Flop.
Mon badge tomba pitoyablement sur le sol.
« Il n’y aura pas de prochaine fois. Je démissionne. »
— Quoi ? Tu es sérieux ?
« Oui. »
— Ouf, j’ai essayé de te parler gentiment, mais tu ne comprends toujours rien. Hé, Ji Yeon-woo. Comment tu vas survivre dans la société si tu te comportes comme ça ?
— Occupez-vous plutôt de vous. Vous draguez toujours les actrices aux dîners de l’entreprise, non ?
— Q-quoi ? Qu’est-ce que tu viens de dire ?!
L’expression du chef de département Han changea en un instant et il me lança un regard mauvais.
Mais je n’avais plus ni l’énergie ni l’envie de réagir à chacune de ses petites remarques. Je me détournai sans répondre.
— Petit insolent ! Reviens ici ! Tu comptes faire quoi des conséquences si tu pars comme ça ? Tu sais que ce milieu est tout petit… !
Crriii… Bam !
Je refermai la porte derrière moi et quittai le bureau.
Je déambulais dans le couloir, encore sonné, quand je tombai sur la dernière personne que j’avais envie de voir.
« Oh, Yeon-woo. J’ai appris la nouvelle par le chef de département. »
Le producteur-réalisateur Park Jun-hyung posa la main sur mon épaule, arborant un sourire amical et mielleux.
— Ah, je ne sais pas comment m’excuser. J’ai l’impression de toujours te causer des ennuis.
« … »
— Bref, merci, mon vieux. Tu m’as préparé la table aux petits oignons : je n’ai plus qu’à m’asseoir et récolter le succès.
Je lui retirai sa main de l’épaule et continuai mon chemin.
Park Jun-hyung m’interpella alors d’un ton moqueur :
— Yeon-woo. Même si tu pars, tu devrais terminer ce que tu as commencé. N’oublie pas de me transmettre les documents de repérage des lieux et les castings définitifs des seconds rôles et des figurants. Ce serait dommage qu’on se quitte fâchés dans un milieu aussi petit, non ?
Quel salaud, jusqu’au bout.
J’avais envie de faire demi-tour et de lui fracasser la gueule sur-le-champ, mais la réalité ne me le permettait pas.
Tout ce que je pus faire, c’est ravaler ma colère et quitter la chaîne de télévision.
Je n’avais pas d’autre choix.
#
L’odeur âcre du samgyeopsal qui grillait emplissait le petit restaurant miteux.
J’avalai un autre verre de soju, sans même savoir combien j’en avais déjà bu.
« Ahh. »
— Hé, ralentis. Si tu te mets minable, c’est moi qui vais devoir m’occuper de toi.
Après que j’eus vidé mon verre, mon ami, assis en face de moi, le remplit de nouveau.
Il s’appelait Yoon Dong-woo. C’était un ancien camarade de fac, devenu producteur-réalisateur dans une autre chaîne de télévision.
— De toute façon, c’est moi qui régale aujourd’hui, alors arrête de boire seulement du soju et mange un peu de viande. Combien de bouteilles tu as descendues tout seul ?
« Pourquoi le soju est meilleur que la viande, aujourd’hui ? »
— Espèce de taré. Tu es déjà bourré ?
Je m’étais dit qu’il me suffisait de serrer les dents et de tenir bon.
Je pensais que si je réalisais bien mes dramas, les choses finiraient par s’arranger.
Mais non.
J’étais resté à l’écart de cette satanée politique interne et je n’avais pas pu gravir les échelons.
Ne pas avoir de corde à laquelle m’accrocher, c’était une chose. Mais comment étais-je censé monter quand ceux d’en haut me repoussaient à chaque tentative ?
« Putain… C’est vraiment trop la misère. »
— Tiens bon. Avec ton caractère, tu en as déjà supporté beaucoup. Rien que le fait que tu aies terminé correctement la passation, c’est impressionnant.
« Je ne l’ai pas vraiment terminée correctement. »
Un sourire en coin se dessina sur mes lèvres.
— Pourquoi ? Qu’est-ce que tu as fait ?
« J’ai juste choisi des brouillons pleins d’erreurs de continuité et je les ai rassemblés en les faisant passer pour la version définitive. »
J’avais aussi transmis les dates de réservation des lieux de tournage et les plannings des acteurs, en décalant chaque date d’un jour.
Qu’il s’étouffe avec ça, Park Jun-hyung.
— Ouah. Tu es vraiment cinglé. Et s’ils trouvent quelque chose à te reprocher ?
« Je dirai que c’était une erreur. Qu’est-ce qu’ils pourront faire si je leur dis ça ? »
Yoon Dong-woo éclata de rire.
Puis nous fîmes tinter nos verres.
Tchin.
Pour une raison ou une autre, le son me parut particulièrement clair, aujourd’hui.
Mais l’euphorie fut suivie d’un immense vide.
Le prix de quatre années de jeunesse : une histoire de vengeance qui ne méritait que quelques verres de soju et de quoi grignoter.
Quelle vie dénuée de sens.
« Alors… »
Comme je me perdais dans mes sombres pensées, Yoon Dong-woo me regarda d’un air sérieux.
— Qu’est-ce que tu vas faire, maintenant ? Tu arrêtes complètement de travailler dans l’audiovisuel ?
« Je ne sais pas. Je partirai peut-être en séjour vacances-travail, ou je bosserai dans une usine. Je verrai bien. Mais je ne m’approcherai plus jamais de ce milieu. »
— Hé hé. Je me disais que tu ne regrettais rien, après avoir foutu un tel bazar dans la passation avant de partir.
Je répondis par un faible sourire et pris un morceau de samgyeopsal.
Avant de le porter à ma bouche, je bus encore un verre de soju.
« Ahh. »
L’alcool commençait-il enfin à me monter à la tête ?
J’avais l’impression que tout tournait autour de moi.
Je me frottai le visage pour essayer de dissiper l’ivresse. C’est alors que Yoon Dong-woo reprit la parole.
— Hé, au fait. Tu écris encore, ces temps-ci ?
« Quoi ? J’écris ? »
— Oui. Écrire des romans, c’est ton passe-temps depuis longtemps. Je crois que j’ai encore plein de manuscrits que tu m’as envoyés sur mon ordinateur portable.
Écrire.
Il m’arrivait encore d’écrire, de temps à autre, pour le plaisir.
La veille au soir, j’avais même veillé tard à taper sur mon ordinateur portable.
Mais pourquoi Yoon Dong-woo me posait-il cette question tout à coup ?
« Pourquoi tu me demandes ça ? Tu veux encore que je te montre un nouveau texte ? »
— Aussi, mais regarde d’abord ça.
Yoon Dong-woo sortit une liasse de papiers de son sac.
Je ne pris même pas la peine de vérifier ce que c’était et attendis qu’il continue.
— Notre département des dramas organise un concours de scénarios, cette fois. Le premier prix est énorme et, paraît-il, le scénario gagnant sera directement produit.
« Et alors ? »
— Tu te souviens de cette comédie romantique que tu m’avais montrée ? Je peux la soumettre discrètement à notre département des dramas ?
« Quoi ? »
J’avais bu tout l’alcool, alors pourquoi se comportait-il comme s’il était ivre ?
Sa proposition était tellement absurde que je lâchai un rire sans joie.
« Quelles sottises tu racontes ? Pourquoi soumettre le scénario de quelqu’un qui n’est même pas scénariste ? »
— Non. Franchement, j’ai lu des scénarios de beaucoup de scénaristes. Les tiens sont plus divertissants. Et puis, Seo Eun-hye aussi n’a pas dit que tu avais du talent ?
Seo Eun-hye, la scénariste vedette qui avait jadis dominé la Corée.
Elle avait pris sa retraite, mais lorsque j’avais commencé à travailler chez SBC, j’avais participé à la production de l’un de ses dramas.
À l’époque, je lui montrais parfois mes écrits et lui demandais des conseils d’écriture.
Et comme le disait Yoon Dong-woo, Seo Eun-hye m’avait félicité, disant que j’avais un certain talent.
Mais…
Ce n’était que de la flatterie.
Une consolation banale, offerte à un jeune producteur-réalisateur pitoyable qui trimait jour et nuit à réparer les dégâts de Seo Eun-hye.
Je savais trop bien à quel point le monde professionnel pouvait être impitoyable. Je n’étais pas assez naïf pour m’emballer pour quelques paroles en l’air et perdre de vue ma vraie valeur.
« Hé, comment tu peux me comparer à des scénaristes professionnels ? Je ne suis même pas un amateur. Je suis juste quelqu’un qui écrit pour le plaisir. »
— C’est justement pour ça que je dis que je vais le soumettre. Ce serait dommage de laisser ton talent se gâcher. Allez ?
« Quel dommage ? C’est ton temps que tu gaspilles, idiot. »
— Allez.
Yoon Dong-woo avait l’air étonnamment sérieux.
— Je m’occupe de la soumission, de toute façon. Où est le problème ? Et puis, on ne sait jamais. Ton scénario pourrait devenir un énorme succès.
« D’accord, d’accord. Fais ce que tu veux. Que tu le soumettes ou non, ça ne changera rien à ma vie. »
— Ah, vraiment ? D’accord ! Mais si tu perces un jour, tu me rendras la pareille, hein ? C’est moi qui t’aurai fait devenir scénariste.
Pourquoi Yoon Dong-woo s’emballait-il autant alors que je ne m’attendais à rien ?
On ne devenait pas scénariste comme ça, du jour au lendemain.
Je me contentai de laisser échapper un petit rire sans conviction devant tout ce cinéma.
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