Chapitre 11
« Merci infiniment, notre orphelinat est juste à côté. Il s'est enfui en panique parce que nous lui avions trouvé une famille d'accueil. »
En récupérant l'enfant des bras de Max, l'agente de surveillance parut enfin soulagée. Elle semblait bienveillante et s'exprimait avec courtoisie, contrairement à Patrick, et le petit garçon paraissait tout à fait à l'aise contre elle.
« Ne vous en faites pas, prenez juste bien soin de lui. »
Max hocha la tête, puis se tourna vers les deux sœurs qui le regardaient comme pour dire « Beau travail ». Max leur adressa un simple sourire, et tous les cinq sortirent de la pharmacie. L'agente de surveillance s'éloigna avec l'enfant sur le trottoir, tandis que Max et les filles montaient dans la voiture.
« Merci d'avoir attendu. »
« De quoi tu parles, Max ? Ça a duré à peine quinze minutes. Je suis contente qu'on ait pu aider ce petit garçon. »
« Oui, il était tellement mignon et pitoyable. »
Max remercia Danica, tandis que Blanka trouvait le petit garçon adorable. Ils reprirent la route. Max était impatient de découvrir où il allait vivre et commencer sa nouvelle vie. Son objectif était clair : il deviendrait un grand médecin pour aider ceux qui en ont besoin.
« Oh, tu vois ce bâtiment là-bas ? C'est celui du vieux couple dont je t'ai parlé. Ce sont des gens très gentils. »
La voiture atteignit bientôt un quartier plus calme et résidentiel. Danica désigna un grand immeuble de cinq étages à l'allure très moderne. Max se demanda si cet endroit était vraiment aussi abordable qu'elle le prétendait.
Peut-être est-ce sa façon à elle de définir un endroit économique ?
Le bâtiment, aux tons crème et chocolat, semblait très moderne. Même les murs extérieurs étaient sécurisés par de hautes enceintes, un grand portail en fer et des caméras. Pour entrer, il fallait certainement présenter un document, car une machine noire était installée juste devant la grille en acier intérieure.
« Laisse-moi appeler M. Johann, c'est un homme très aimable. »
Danica gara la voiture devant l'immeuble, où trois places de stationnement étaient disponibles. Max observa les alentours. Le quartier avait l'air très cossu, les gens vaquaient à leurs occupations et la propreté était irréprochable.
Dans ce quartier calme, je serai à l'abri de ces fêtes bruyantes. Je pense avoir assez d'argent pour vivre dans ce genre d'appartement, non ?
Max était certain que ce quartier n'était pas bon marché comme Danica l'avait laissé entendre, mais il était prêt à dépenser quelques économies pour s'assurer un logement sûr et agréable.
Oh ? J'ai failli oublier la carte Palladium. Il faut que je m'en serve à nouveau dans cette ville.
« Oui. Oh ? Ce studio de stockage n'est plus disponible ? Oui, c'est un garçon de ma ville natale, je peux personnellement me porter garante. Très bien. »
« Que se passe-t-il ? »
Avant que Max ne puisse poser la moindre question, Blanka intervint. Elle s'ennuyait ferme. Max était lui aussi impatient de savoir ce que Danica avait appris.
« M. Johann vient nous chercher. La dernière fois que je suis passée ici, ils avaient un petit appartement à louer. C'était une sorte de débarras, mais en très bon état et pas cher, mais il a déjà été loué. »
« Cet endroit a l'air incroyable. Max, tu devrais louer ici. Je viendrai te voir si tu le fais. »
Danica rit, tandis que cette remarque de Blanka fit légèrement froncer les sourcils à Max. Mais il se détendit vite, sachant qu'il ne lui ouvrirait pas la porte.
Elle est un peu envahissante, mais elle a bon fond, et elle est juste trop jolie. C'est trop facile pour moi de tomber sous son charme. Je ne veux pas gâcher ce nouveau départ.
« Il est là, allons lui parler. »
En voyant un vieil homme aux cheveux blancs sortir du grand portail en fer en s'appuyant sur sa canne, Danica sortit aussitôt de la voiture. Il était clair qu'elle respectait cet homme. Blanka adressa un grand sourire à Max avant de sortir à son tour. Max ne savait pas trop quoi penser de ce sourire, mais il leva les yeux au ciel, prit son sac et sortit de la voiture.
« Oui, cet appartement coûtait 900 €. Nous l'avons loué le mois dernier. Vous savez, toutes les universités sont pleines d'étudiants en ce moment. Nous en avons un de disponible au quatrième étage, mais c'est plutôt un logement familial, un peu trop grand pour un étudiant seul. Il est à 3000 € par mois, tout équipé. »
Lorsque Max rejoignit Danica, il entendit le vieil homme parler. Danica pensait vraiment à son bien. 900 € de loyer dans un quartier pareil, c'était vraiment donné. Max était très intéressé par ce grand appartement. Il aimait l'atmosphère des lieux.
« Max, ce n'est plus disponible, je suis désolée. »
« Ce n'est pas grave, M. Johann. Puis-je visiter ce grand appartement ? »
Johann, aux cheveux blancs, observa Max de la tête aux pieds, puis fronça légèrement les sourcils. Il ne voulait pas d'un jeune à problèmes qui lui compliquerait la vie, à lui et à sa femme malade. Il n'avait pas l'énergie de courir après les loyers impayés.
« Ne vous inquiétez pas, je me porte garante pour lui. C'est un garçon bien. Il est juste un peu radin en ce qui concerne son apparence. Il pense que c'est un gaspillage d'acheter des vêtements neufs quand les anciens font encore l'affaire. »
Danica tapota soudain l'épaule de Max avec un sourire pour montrer sa confiance. Elle soutint le regard du vieux Johann. Ce dernier réfléchit un instant, puis hocha la tête.
« La caution est de 15 000 €. Gardez cela à l'esprit. Venez, je vais vous montrer l'endroit. »
Johann s'avança. Danica, Blanka et Max le suivirent. Max ne laissa pas le jugement des gens sur ses vêtements l'atteindre le moins du monde. Il savait qu'il devait apprendre à vivre en société, petit à petit. Bien qu'il ait de l'argent, cela ne signifiait pas qu'il savait tout.
« Les personnes âgées peuvent être un peu cyniques, ne laisse pas ça t'atteindre. »
« Ça m'est égal, je veux juste un bel appartement. »
Alors que Danica tentait de le consoler à voix basse, Max lui rendit son sourire en voyant Johann insérer une carte dans la machine noire. Le portail en acier s'ouvrit, et une porte coulissante en verre les accueillit avec une bouffée d'air chaud.
« Tout le bâtiment est chauffé et climatisé. Il y a un autre ascenseur par là. Vous aurez une place de parking. Huit autres familles vivent ici, y compris ma femme et moi. Oh, et un étudiant, tout comme vous. »
En entrant dans l'ascenseur, Johann commença à discuter avec Max, lui expliquant tout ce qu'il y avait à savoir sur l'immeuble. Bien qu'il ait été méfiant au début, le regard sincère de Max lui rappelait sa propre jeunesse.
« Voici le quatrième étage. L'appartement sur la droite est actuellement libre. Laissez-moi vous montrer. »