Chapitre 385
385 Chapitre 146
La sensation de sa chair souple sous sa main était merveilleuse, au-delà des mots. Après s’être délecté de son sein doux, il lui retira le reste de son armure et releva sa tunique ample. L’espace d’un instant, il eut l’impression qu’on lui avait coupé le souffle.
Sa peau miroitait comme une perle, même à l’ombre, et sa poitrine gonflée arborait une délicate teinte rosée. Après l’avoir contemplée avec émerveillement, il soutint la base de son sein ferme et prit son mamelon tendu dans sa bouche.
Son cœur menaçait d’exploser. Riftan, la tenant contre lui tandis qu’elle se tordait de plaisir, suça sa chair tendre. Sa femme agrippa ses cheveux, tantôt pour l’attirer à elle, tantôt pour le repousser.
Il mordilla et lécha sans relâche son mamelon sensible, puis leva les yeux vers son visage. Ses yeux gris, semblables à des perles de verre, étaient embués de désir.
Un frisson électrisant lui dévala l’échine en la sentant se tordre de plaisir dans ses bras. La sensation était exquise.
Il baissa la tête pour reprendre ses caresses sur son mamelon gonflé, ne s’arrêtant que lorsqu’elle fut sur le point d’atteindre le sommet. Privée de son plaisir, Maximilian laissa échapper un grognement contrarié et le foudroya de ses yeux humides. Le spectacle était à couper le souffle, irrésistible.
Plaqué contre son corps souple, il enfonça sa langue dans sa bouche chaude et humide. À l’idée que son intimité serait tout aussi brûlante et moite, son membre tendit douloureusement son pantalon. Il était à deux doigts de perdre la raison, tant il avait envie de déchirer leurs vêtements et de s’enfoncer en elle.
Il parvint tout juste à détacher ses lèvres des siennes et à appuyer son front contre la colonne de bois rugueuse. Il brûlait de désir, mais savait qu’il ne pourrait pas s’arrêter s’ils continuaient.
« Ce n’était pas mon intention. »
Lui adressant un sourire crispé, il rabattit sa tunique retroussée. Maximilian frissonna, comme si le frottement du tissu suffisait à stimuler son mamelon dressé. La gorge serrée, Riftan parvint tout de même à embrasser la joue de sa femme contrariée.
« Tu vois ce qui arrive quand tu dis des choses aussi adorables ? »
« J-Je le pensais vraiment. Mais vous, en revanche… » répliqua-t-elle en le foudroyant d’un regard rancunier.
Riftan poussa un grognement, la souleva et la déposa sur un tas de bois.
« Tu es trop gourmande », dit-il en entourant de ses bras son petit corps tremblant. Il appuya sa joue contre la sienne. « Tu veux être tout à la fois, et exceller dès le départ. Mais tu dois te rappeler que tu viens à peine de faire tes premiers pas. »
« C-C’est peut-être vrai, comparé à vous… mais j’ai aussi acquis pas mal d’expérience, maintenant », répliqua-t-elle avec obstination.
Riftan fronça les sourcils. Son anxiété avait quelque chose de fébrile, comme celle d’une personne en fuite, et il redouta qu’elle ne fasse encore une imprudence.
Il la fixa froidement. « Jusqu’ici, tu as surtout pris des risques pour les autres, mais je ne le permettrai plus. »
Une pointe de défi apparut sur son visage, et Riftan devina que son ton autoritaire avait dû l’agacer. Il réprima un grognement et ajouta d’un ton conciliant : « Tu dois aussi apprendre à accepter tes limites. Tu ne peux pas tout faire seule. Tu m’as, moi, et les chevaliers, qui seraient ravis de te servir. Ruth peut également t’aider dans tes tâches de mage. Je veux que tu cesses de croire qu’accepter de l’aide est une honte. »
Maximilian rougit. « J-Je n’ai jamais… »
Elle s’interrompit, comme si elle repensait à ses actes passés.
Un sourire amer étira les lèvres de Riftan. Sa femme semblait ignorer complètement à quel point elle était fière. Elle préférerait mourir plutôt que de montrer sa faiblesse. Être prise en pitié ou recevoir des ordres était à ses yeux une humiliation. Il était étonnant qu’elle ait réussi à conserver la fierté d’une noble malgré les années de sévices infligés par son père.
Passant les doigts dans ses cheveux, Riftan lui dit d’un ton apaisant : « Tu prétends vouloir aider, mais tu refuses qu’on t’aide. N’est-ce pas contradictoire ? Un mage n’a pas à avoir honte de recevoir la protection des chevaliers. En tant que membre de l’ordre, tu dois apprendre à travailler avec les autres. »
Incapable de trouver quoi répondre, Maximilian pinça les lèvres. Elle n’était pas convaincue, mais semblait comprendre son argument. Soulagé, il frotta ses lèvres contre sa joue.
« Nous devrions retourner au camp, maintenant. »
« D-Déjà ? »
Lorsqu’il tenta de se lever, Maximilian lui saisit le bras. Riftan ravala un grognement. Son membre tendu était coincé sous sa cuisse douce tandis qu’elle se pressait encore plus contre lui.
Riftan la repoussa légèrement et parvint à articuler : « Une tempête de neige approche. Nous devrions rentrer avant… »
« Je ne veux pas. Je veux rester ici avec vous… encore un peu. »
Le serrant contre elle, elle leva vers lui ses yeux brillants de désir. Riftan dut puiser dans les dernières réserves de son sang-froid.
« Nous ne pouvons pas. »
« Pourquoi ? »
« Bon sang, tu sais très bien pourquoi. Nous ne pouvons pas tant que cette guerre n’est pas… »
« V-Vous pouvez vous retirer à la fin. »
Les paroles de Maxi firent tournoyer dans l’esprit de Riftan un souvenir saisissant. Il ferma les yeux avec force. Comment aurait-il pu lui avouer qu’il jouirait probablement au moment même où il la pénétrerait ?
Jurant entre ses dents, il dénoua les liens de son pantalon. Il se lava rapidement la main avec l’eau de sa gourde, puis glissa les doigts sous ses sous-vêtements. ησ?ε??υ??.¢σм Son pubis était humide. Lorsqu’il trouva le bouton gonflé en dessous et commença à le caresser,
Maximilian rejeta la tête en arrière. Il sentit ses cuisses se contracter autour de sa main.
Le feu lui brûlait la gorge. La soutenant fermement d’un bras, il glissa les doigts entre ses replis.
Quand il frotta doucement sa paroi intérieure, elle se contracta légèrement. Elle bascula les hanches, comme pour l’inviter à aller plus loin, et laissa échapper un son qui tenait presque du sanglot.
« R-Riftan… je vous veux. »
Il baissa les yeux vers elle, le regard tremblant. Il avait bien failli jouir sur-le-champ. Les mâchoires serrées, il attira contre lui son corps frémissant et accentua la pression de ses caresses.
« La prochaine fois. Nous le ferons autant de fois que tu le voudras, alors contente-toi de ça pour l’instant. »
« N-Non. C’est vous qui… avez commencé. »
« Oui, je sais, et je suis désolé. »
Maximilian lui martela la poitrine de ses poings, jusqu’à ce que le plaisir montant l’oblige à passer les bras autour de son cou. Lui soutenant la nuque d’une main, Riftan déposa une pluie de baisers sur sa tempe, son front et sa joue. Bientôt, elle se contracta autour de ses doigts et son corps se mit à convulser.
Il ne put se retenir davantage.
Il défit précipitamment son pantalon. Se penchant vers elle, il l’embrassa avec ferveur tout en faisant coulisser sa main, avec vigueur, le long de son membre palpitant. Il jouit peu après.
Il posa le front au sommet de sa tête, la poitrine haletante. Son esprit oscillait entre la satisfaction et le désir d’en avoir davantage, jusqu’à ce que la raison lui revienne peu à peu.
Sortant un mouchoir de son manteau, il s’en servit pour lui essuyer l’entrejambe. Puis il l’aida à remettre ses vêtements en ordre avant de remonter son propre pantalon. Maximilian s’appuya docilement contre lui pendant qu’il s’habillait, puis se redressa lentement.
Il l’examina, inquiet. « Ça va ? »
« O-Oui », répondit-elle d’une voix rauque.
Lui prenant le menton entre le pouce et l’index, il scruta son visage pour vérifier qu’elle disait la vérité, puis ramassa son plastron. Après l’avoir aidée à l’attacher, il récupéra son gantelet et la conduisit hors de la remise.
Le ciel avait déjà pris la couleur de l’encre, et une violente tempête de neige faisait rage autour d’eux. Il l’enveloppa dans son manteau et la guida hors du camp de bûcherons. Lorsqu’il remarqua qu’elle marchait en titubant, il la souleva dans ses bras.
Malgré le froid glacial, son corps contre le sien était brûlant comme une flamme. C’était comme boire de l’eau salée après avoir traversé le désert dans un état de soif désespérée. Le désir qu’il tentait par moments d’étancher sur un coup de tête, pendant la campagne militaire, ne faisait qu’attiser sa soif. Il rumina cette pensée tandis qu’il se hâtait vers le camp.
S’il ne mettait pas fin à cette guerre dans les prochains mois, il risquait fort de perdre la raison.
Quelques jours plus tard, l’armée de la coalition atteignit le nord-est du duché. Maxi se tenait au sommet d’une colline et contemplait la ville en contrebas.
Les soldats du duché avaient établi leur camp devant les remparts gris de la ville, qu’environ un millier d’entre eux assiégeaient. À l’arrière, des chevaliers à cheval aboyaient des ordres. Quand certains d’entre eux remarquèrent l’arrivée des renforts, ils remontèrent aussitôt la colline au galop.
« Nous vous remercions d’être venus ! Nous attendons de l’aide depuis des semaines. »
Riftan, qui observait les combats, répondit sèchement : « La situation ne s’annonce pas bien. »
« Nous avons essayé d’escalader les remparts avec des échelles de siège, mais nous ne faisons que perdre des soldats, expliqua un chevalier à l’épaisse barbe noire. Pourquoi ne pas poursuivre cette discussion au camp principal ? Sir Derek vous fera un rapport complet. »