Chapitre 283
283 Chapitre 44
« Tu te rends seulement compte… de ce que tu fais, là ? » gronda Riftan d’une voix rauque, menaçante. « Tu sais ce qui aurait pu t’arriver aujourd’hui ? Tu fais presque bondir le cœur d’un homme hors de sa poitrine, et c’est tout ce que tu trouves à… »
Maxi effleura de la langue son cou tendu. Elle l’entendit inspirer sèchement, comme s’il étouffait. Lui prenant la main, elle guida sa paume calleuse sur son mamelon douloureusement sensible. Il laissa échapper un gémissement sourd et lui empoigna le sein.
Elle leva les yeux vers lui, le regard brûlant de désir. Même dans la pénombre de la grotte, elle vit que son visage était rouge.
Il la fixa de ses yeux flamboyants, puis cracha avec rage : « Démonne. »
Sur ces mots, il s’empara de ses lèvres. Maxi noua les bras autour de son cou robuste. Sa langue s’insinua dans sa bouche, en explorant l’intérieur. Dans le même temps, il lui caressa le sein, pinçant et tordant doucement son mamelon tendu. La tunique qui couvrait ses épaules glissa, mais elle ne sentit plus le froid. Elle avait l’impression de tenir un brasier entre ses bras.
Soutenant son dos d’une main, Riftan la renversa en arrière. Il l’assaillit de sa langue dans un baiser débordant de passion.
« R-Riftan… » souffla Maxi, le souffle court.
Quand elle enfouit les doigts dans ses cheveux, il finit par rompre le baiser pour lui mordiller et lui sucer avidement le sein. Elle frissonna sous cette sensation vertigineuse.
Même si ses lèvres ne la touchaient plus, elle peinait toujours à respirer. Ses doigts descendirent lentement le long de son corps et, après avoir caressé son ventre plat, se glissèrent entre ses cuisses. Elle se tortilla de plaisir quand ses longs doigts trouvèrent le bouton dissimulé sous sa toison bouclée. Un sanglot lui échappa lorsqu’il le caressa de haut en bas.
Dans un réflexe instinctif — pour échapper à ses doigts ou chercher davantage de plaisir, elle n’aurait su le dire —, elle se mit à onduler des hanches. Sa main recouvrit son entrejambe et appuya doucement, mouillant l’intérieur de ses cuisses. Elle avait l’impression que son ventre se liquéfiait comme du fer en fusion.
Elle remua les hanches et enfonça les ongles dans ses épaules sculptées comme le marbre. Riftan cessa de mordiller son mamelon pour sucer le sommet tendu de son sein, la faisant se tortiller et serrer les cuisses autour de son poignet. Son désir ne faisait que croître à mesure que ses doigts la taquinaient. Elle se sentait comme emportée par les flots.
Les sens embrasés par ce plaisir délicieux, Maxi tira sur son pantalon. « J-Je vous en prie, faites-le. »
Sa pomme d’Adam monta et descendit. Comme il demeurait immobile, elle tâtonna jusqu’à la bosse qui déformait son pantalon. Un gémissement étouffé lui échappa.
Elle le sentit trembler comme un homme acculé, avant qu’il ne défasse brusquement les liens de son pantalon et le baisse. Son membre gonflé se dressait, entouré d’une épaisse toison noire.
Maxi hésita. Il était bien plus imposant que dans son souvenir. Voyant son hésitation, Riftan gémit d’impatience et lui prit la main pour la refermer autour de lui. Il l’encouragea d’un mouvement, et elle se mit à faire glisser sa main le long de la hampe chaude et palpitante. Toute cette obscénité lui donnait le tournis.
Elle contempla son membre raide, son ventre sculpté, sa poitrine soulevée par le souffle, puis remonta les yeux jusqu’à son visage ciselé. Son regard perçant se rétrécissait de luxure, et ses lèvres obstinées laissaient échapper des respirations saccadées.
Un étrange frisson d’exaltation la parcourut. Voilà le chevalier le plus fort, le plus téméraire et le plus valeureux qui soit, et elle l’avait fait plier sous le désir. Elle accéléra le mouvement de sa main. Le souffle de Riftan se bloqua et il cogna l’arrière de sa tête contre la paroi de la grotte. Submergé par la passion, il lui écarta les cuisses et se mit à la caresser entre les jambes.
Maxi frissonna, puis tout son corps se tendit. Elle recommença à bouger la main. Une pensée la traversa : pourquoi se torturaient-ils ainsi ? Elle savait que ce qu’ils faisaient ne satisferait ni l’un ni l’autre. Elle passa les jambes autour de sa taille tendue et approcha son entrée douloureuse de son membre. Riftan lui saisit aussitôt les hanches.
« N-Non, nous ne pouvons pas », râpa-t-il.
Un petit gémissement contrarié lui échappa et elle se frotta contre le bout de son membre. Il inspira brusquement et resserra son étreinte.
« Je t’ai dit que nous ne pouvions pas, supplia-t-il.
« P-Pourquoi ? »
Quand elle leva vers lui un regard plein de ressentiment, le visage de Riftan se tordit affreusement.
« Tu ne te souviens pas de la dernière campagne militaire ? Je ne te mettrai plus jamais en danger de cette façon… »
Un autre souffle aigu l’interrompit, cette fois parce que Maxi frottait son humidité contre sa hampe palpitante. Elle avait agi par instinct, pour apaiser la chaleur qui montait entre ses cuisses. Son bas-ventre mijotait et son intimité la plus profonde réclamait sa présence. C’était tout simplement insupportable.
Le front contre sa poitrine, Maxi se mit à bouger les hanches dans l’espoir d’accroître son plaisir. Le son qui jaillit de la gorge de Riftan évoquait un clou raclant l’acier. À bout, il céda à cette torture et la berça d’avant en arrière.
« Bon sang… »
Haletant, il glissa sa langue dans sa bouche. Son membre raide frottait et pressait l’humidité entre ses jambes. Maxi tremblait de plaisir et s’agrippait désespérément à son corps d’acier. Elle avait beau s’efforcer de satisfaire autant que possible son désir inassouvi, c’était peine perdue. Riftan semblait lui aussi sur le point de perdre la raison.
Il se pressa contre elle et sa voix se brisa lorsqu’il dit : « Je veux être en toi, là, tout de suite. »
Maxi leva vers lui ses yeux fiévreux. « V-Vous pourriez… le retirer… à la fin. »
Riftan avait l’air de voir le diable en personne le tenter. Il la regarda avec espoir, puis ferma les yeux.
« Non. Je ne me fais pas confiance. »
« A-Alors… e-et si vous n’en mettiez qu’un peu… ? »
« Bon sang, pour qui tu me prends ? Combien de fois faut-il que je te dise… »
Riftan s’interrompit brusquement quand Maxi saisit son membre luisant et le fit pénétrer en elle. Même si seul le bout s’enfonça, elle se sentit remplie à ras bord. Une douleur sourde la fit se figer.
Secoué de violents frissons, Riftan répéta : « D-Démonne… »
Cette fois, Maxi ne trouva rien à répliquer. En un instant, elle était devenue la femme la plus lubrique et la plus égoïste du monde. C’était à quel point elle le désirait. Il lui manquait terriblement, cette sensation d’être entièrement remplie par lui.
Plus que tout, elle voulait se retrouver liée à lui, sentir qu’il la désirait et qu’elle était vivante.
Riftan la repoussa sans ménagement et l’allongea sur les vêtements étalés au sol. Il lui posa les jambes sur l’épaule et, les rapprochant l’une de l’autre, se mit à frotter son entrejambe contre le sien comme s’ils faisaient l’amour.
Maxi se tortilla, le suppliant sans un mot. Presque étourdie de plaisir, elle n’en avait toujours pas assez. Elle en voulait davantage.
Quand elle bougea inconsciemment les hanches pour l’accueillir, Riftan posa les avant-bras de part et d’autre de sa tête. Elle vit les tendons saillants de ses bras tandis qu’il plaquait son corps musclé contre le sien et l’immobilisait.
Il accéléra ses mouvements. Quand l’extase débordante et la frustration atteignirent leur point de rupture, Maxi lui laboura le dos de ses ongles. Sa colonne vertébrale la faisait souffrir sur le sol inégal de la grotte, et son corps était presque plié en deux, mais aucune de ces douleurs ne pouvait rivaliser avec la brûlure de son bas-ventre. Elle se mit à sangloter, presque comme une enfant en colère. À cet instant, la chaleur qui gonflait en elle explosa.
Maxi gémit, les jambes raides, les mollets secoués de spasmes et les orteils recroquevillés. À bout de forces, elle s’affaissa sous lui. Riftan jouit peu après. Toujours penché sur elle, il serra son membre, et un liquide tiède jaillit sur son ventre.
« Bon sang… » marmonna-t-il d’une voix faible, puis il laissa tomber sa tête à côté de la sienne dans un bruit sourd. « Un étalon m’a piétiné. »
« C-C’était douloureux ? »
Sa voix était aussi rauque que la sienne. Riftan releva la tête et lui lança un regard noir, le visage encore crispé par un désir inassouvi.
« Jamais on ne m’a infligé torture aussi cruelle. Comment as-tu pu m’exciter alors que je faisais tout mon possible pour… »
Maxi évitait délibérément son regard, honteuse après coup. Elle leva les yeux vers lui, intriguée, quand il s’interrompit. Elle sentit ses doigts s’affairer sur la délicate chaîne qu’elle portait au cou, et rougit en comprenant qu’il avait reconnu l’objet qui y pendait.
Riftan se redressa et contempla en silence la pièce de bronze qui luisait dans la lumière rouge du feu.
Maxi déglutit et marmonna : « J-Je ne voulais pas la perdre. »
Son visage demeura impassible tandis qu’il soulevait la pièce et en parcourait méticuleusement les deux faces du bout des doigts, comme pour en confirmer l’origine. Soudain, une douleur palpable se dessina sur ses traits. Il serra la pièce dans sa main et tenta d’arracher la chaîne de son cou. Maxi l’arrêta à la hâte.
« J-Je vous en prie, ne faites pas ça ! »
L’expression impassible de Riftan se brisa et il cria : « Pourquoi garder une chose aussi inutile… »
Il enfouit le visage dans ses mains, comme pour cacher les émotions qui avaient jailli malgré lui. Sa vulnérabilité serra le cœur de Maxi. Elle se redressa et l’attira dans ses bras. Puis, écartant sa main, elle lui embrassa doucement les joues, les lèvres et les paupières.