Chapitre 238
Chapitre 238
Chapitre 232 : Vie quotidienne et situation de la ville
Note de traduction : Nous entamons l'arc 5, intitulé : L'arc du Labyrinthe de Lorel.
Ce chapitre est VRAIMENT court, alors j'en ai profité pour poursuivre ma recherche d'un nouveau web novel. J'en ai lu ÉNORMÉMENT et il est toujours difficile de choisir. Il y a vraiment beaucoup d'histoires japonaises douteuses qui traînent T_T.
J'ai quelques candidats que je vous présenterai dans un futur proche, avec une description, ainsi que les points positifs et négatifs de chacun.
La rue qui désigne la métropole du royaume d'Aion et le nom de cette même métropole : Bozuda.
Dans cette ville dont le nom m'était resté flou jusqu'à récemment, un soulèvement militaire a eu lieu il y a environ un mois, exigeant un changement de trône.
On savait déjà qu'une révolution allait éclater, et les préparatifs s'étaient déroulés sans accroc. Seulement... parmi les possibilités évoquées par Rembrandt-san, le recours à un soulèvement militaire était celle qui avait le moins de chances de déclencher la révolution dans la capitale.
Pour être plus précis, c'était l'option la moins probable et celle qui avait le moins de chances de réussir, mais c'était aussi celle qui aurait eu le plus d'impact.
Dans les grandes lignes, le résultat fut un échec.
Ils n'ont pas réussi à tuer le roi, ni à s'emparer de la capitale.
Mais les instigateurs de la révolution ont réussi à se replier.
La famille royale, acculée, a tout de même réussi à repousser la révolution et à se sortir de ce mauvais pas.
Tomoe a vérifié la situation, mais à son arrivée, les putschistes étaient déjà en fuite. D'après les informations recueillies, environ 80 % des quartiers et des environs du château avaient été saisis, mais pour une raison inconnue, le cours de la bataille a changé et l'armée du royaume les a repoussés d'un seul coup.
Et ce, de manière si rapide et brutale que la bataille précédente semblait n'avoir été qu'un mensonge.
Quelle chose mystérieuse.
Peut-être que des renforts puissants sont arrivés, ou qu'ils ont utilisé une sorte d'outil magique de niveau trésor national.
Tsige a conclu que c'était la raison.
Et Rembrandt-san a confirmé que la force militaire des comploteurs était plus importante qu'il ne l'avait estimé.
Il semble totalement inattendu qu'ils aient songé à faire tomber le château d'un seul coup, et qu'ils aient possédé la puissance nécessaire pour y parvenir en un clin d'œil.
Si cela s'était réellement produit, au milieu de tout ce chaos et de cette guerre civile, le projet d'indépendance de Tsige n'aurait pas pu se concrétiser.
Il aurait fallu changer de méthode pour se maintenir au milieu du chaos, et à ce moment-là, cela se serait transformé en un combat d'une ville contre une nation, si bien que nos exigences n'auraient pas pu être entendues du tout.
Eh bien, nous avons appris que le royaume possède une sorte d'atout, ce qui est une information utile, et cet atout n'a été utilisé que lorsqu'ils étaient acculés et sur le point de perdre.
Qu'il s'agisse d'une interférence extérieure ou d'un outil magique, ce n'est pas quelque chose sur lequel ils peuvent compter si facilement.
C'était un début surprenant, mais dès le premier affrontement, il y avait beaucoup d'informations à glaner.
« J'étais tendue à l'idée que tout se termine dès le début, mais... il semble que ce soit exactement comme Tsige l'avait prédit : une impasse. Et maintenant, la situation s'enlise. Aion est déjà tombé dans un état de guerre civile totale. » (Tomoe)
J'étais à Tsige, dans mon bureau privé à la Compagnie Kuzunoha.
Dernièrement, j'y passais de plus en plus de temps.
Là, Tomoe résumait les choses comme si elle s'amusait.
Cela fait un mois que la révolution a commencé.
Les guerres civiles continuent.
Tsige a déclaré son indépendance vis-à-vis du royaume d'Aion.
Bien sûr, le royaume d'Aion n'a pas pardonné cet affront.
Après cela, les forces révolutionnaires ont également déclaré leur indépendance vis-à-vis du royaume d'Aion.
Peu importe où Aion tente d'intervenir en premier, Tsige a montré sa volonté de gérer les choses par elle-même.
Bien entendu, les instigateurs de la révolution n'ont pas accepté cette déclaration non plus.
En d'autres termes, Tsige se retrouvait dans une situation où le royaume et l'armée révolutionnaire disaient : « Ton territoire est le mien, alors ne fais pas ce que tu veux ».
« Quelle a été leur réaction concernant Tsige ? » (Makoto)
« Des divergences commencent à apparaître. Le royaume a révoqué la déclaration d'indépendance et a émis un ordre exécutif. Ils ont ordonné à un seigneur féodal — ce n'est que de nom — de forcer Tsige à accepter le gouvernement, et des suppliques sont envoyées constamment. » (Tomoe)
« Le seigneur féodal est déjà en train de pleurer, mais l'attitude du royaume n'a pas beaucoup changé, hein. » (Makoto)
« Et concernant les instigateurs du soulèvement... ils ont parlé de prairies verdoyantes et tout le tralala... » (Tomoe)
« "Tout le tralala" ? Tomoe, tu ne t'y intéressais pas du tout ? » (Makoto)
« Pas du tout. Leur maîtrise de l'épée, leurs capacités de gouvernance et leur magie sont au niveau d'une personne ordinaire, et ils n'ont pas le charisme nécessaire pour attirer les gens comme le font les héros. Le chef de cette révolution ne remplit aucune des conditions requises pour son poste. C'est littéralement une décoration. Même si ces types parvenaient à prendre le pays, le nom du pays resterait le royaume d'Aion, et je me fiche éperdument de ce qui arrivera. » (Tomoe)
« J-je vois. Et donc, quelle a été leur réaction ? » (Makoto)
« Ils ont dit qu'une certaine autonomie ne les dérangeait pas, alors ils nous ont demandé de nous rallier à leur cause. C'est le genre d'attitude qu'ils ont adoptée. » (Tomoe)
Quel changement de ton radical.
Dans une situation où Aion est divisé entre le nord et le sud, et en plein conflit, Tsige se trouve à la pointe ouest.
En termes de puissance militaire, le camp du coup d'État est plus fort.
Le fait que ce genre de combat se poursuive est la preuve que leurs plans se déroulent comme ils le souhaitaient.
La force du royaume sur le côté ouest a été écrasée par la force révolutionnaire venant de l'est.
Il semble que des seigneurs féodaux se soient enfuis, et j'ai créé une liste des noms de ces personnes, alors je pense à montrer cette liste aux sœurs Ansland qui font de leur mieux au nord.
Les nobles s'enfuient rarement, mais il y en a eu un bon nombre cette fois-ci.
Abandonnant leur peuple et leurs terres dans toute cette pagaille.
Ouais, disons simplement qu'Aion vit ses dernières heures.
« ...Ça n'a toujours pas atteint le point où ils acceptent l'indépendance, hein. Cette partie dépendra de Rembrandt-san et du congrès de Tsige, cependant. » (Makoto)
« Les terres environnantes ont déjà accepté l'indépendance de Tsige en apparence. Ils demandent à maintenir les relations qu'ils avaient, donc à partir de maintenant, c'est le moment pour Tsige de montrer ses cartes. » (Tomoe)
« D'après ce que Mio a dit, la ville portuaire veut se placer sous la protection de Tsige. Le royaume d'Aion est vraiment impopulaire au point d'en être pitoyable. » (Makoto)
« J'ai prévu d'aller dans cette ville portuaire, Koran. En tant que membre de la compagnie de cette ville, je dois travailler un peu après tout. » (Tomoe)
« Je compte sur toi. Je vais faire un tour à la Guilde des aventuriers pour confirmer l'avancée de la bataille, et demain, je me rendrai à la Ville Académie. C'est un type d'occupation différent de ce que je pensais, mais le manque de temps libre reste le même. » (Makoto)
« Que les feux de la guerre atteignent la ville de Tsige à un stade aussi précoce signifie que les plans de Rembrandt et Sairitz étaient complètement erronés. C'est intéressant en soi, mais j'ai l'impression que le fardeau de Waka va encore augmenter... » (Tomoe)
« ...S'il te plaît, arrête ça. Ce n'est pas intéressant du tout. Fais attention, d'accord ? » (Makoto)
« Très bien, j'y vais. Je participerai à la réunion de ce soir, alors à plus tard. » (Tomoe)
« Ouais. » (Makoto)
Tomoe quitte la pièce.
Je regarde dehors.
Le ciel, la ville, la rue habituelle ; un ciel bleu qui s'étend à perte de vue, une ville remplie d'agitation.
On ne dirait vraiment pas une ville qui a déclaré son indépendance et qui est au milieu d'une guerre à la fois contre le royaume et contre le camp révolutionnaire.
À tout le moins, je ne pensais pas que cela se transformerait en une vie quotidienne comme celle-ci.
J'avais eu un aperçu lors des réunions que quelque chose comme ça pourrait arriver, mais je ne m'attendais pas à ce que cela se déroule exactement comme expliqué.
Les villes proches de celle-ci, et le seigneur féodal voisin qui vise Tsige ; ils n'ont montré aucun signe d'attaque contre cette ville.
...Ce n'est pas ça.
Pour être précis, c'est qu'ils n'ont pas été autorisés à attaquer.
Comme je l'ai dit à Tomoe, j'ai commencé à bouger.
Tout en observant l'état du magasin, je descends au premier étage et je sors dans la rue.
Au premier étage, il y a une partie où se trouve un stand de nourriture et de boissons suggéré par Mio, mais celui-ci est tellement populaire que nous envisageons de créer une nouvelle entrée afin de réduire l'encombrement.
Même s'il n'est encore que le matin, il y a déjà une file de personnes qui essayaient d'éviter l'affluence et sont venues acheter leur déjeuner à l'avance... Elles n'ont pas pu éviter l'affluence.
Avec ce nombre de clients, aux heures de pointe, je devrais demander aux clients de coopérer également pour accélérer le service.
Le matin, il y a foule, alors... c'est vraiment une bonne chose que nous ne servions pas de saké et que nous ne restions pas ouverts jusqu'à tard dans la nuit.
Mes employés mourraient d'épuisement, sérieusement.
Je passe à côté de la file en inclinant la tête à quelques reprises, et je me dépêche vers la Guilde des aventuriers.
Comme toujours, cette ville prospère grâce aux aventuriers qui visent les terres arides et les matières premières rares qu'ils en rapportent.
Cette vivacité ne s'était pas du tout ternie.
C'est aussi exactement ce que Rembrandt-san avait dit.
En termes de nombre d'aventuriers, ils sont en fait plus nombreux qu'au début de la guerre.
Vraiment incroyable.
« Eh ? N'est-ce pas Raidou-san ?! Comme c'est inhabituel de vous voir seul ! »
Oh.
Soudain, dans la foule devant moi, quelqu'un m'a interpellé.
Cette voix est...
« Toa-san. Ça fait longtemps. Pour toi aussi, c'est rare de te voir seule. » (Makoto)
« Tout le monde est sorti, tu vois. On a eu du travail de la part de la ville, alors on prend un peu de repos. » (Toa)
« De la part de la ville, hein. » (Makoto)
« Ouais. Ça signifie que cette ville n'a toujours pas prévu de déployer des gens pour le moment. » (Toa)
« Merci pour ton travail. Alors, tu te diriges vers la Guilde des aventuriers ? Tu prévoyais de retourner à ton métier principal ? » (Makoto)
« Je vais à la guilde, mais ce n'est pas comme si je retournais à mon métier principal. Je ne pourrai probablement pas me rendre dans les terres arides tant que cette affaire ne sera pas réglée. De toute façon, en ce moment, je n'ai aucun objectif qui me presse d'y aller. » (Toa)
« ...Je vois. Personnellement, je veux que les aventuriers continuent d'être associés à Tsige en tant qu'aventuriers, mais comme c'est une urgence, ça ne peut pas se passer comme ça, hein. » (Makoto)
« Au bout du compte, nous sommes simplement des épées, après tout. Peu importe notre efficacité, nous ne pouvons pas devenir des boucliers, et nous ne pouvons pas servir de remplaçants non plus. L'inquiétude des gens inférieurs. » (Toa)
« Quoi qu'il en soit, puisque nous allons au même endroit, pourquoi ne pas y aller ensemble ? » (Makoto)
« Avec plaisir. » (Toa)
Son expression s'assombrit.
À Tsige, elles sont le groupe d'aventuriers qui a obtenu les meilleurs résultats et qui est considéré comme ayant une grande capacité de combat. Et elles coopèrent actuellement avec cette ville.
Il y a d'autres groupes en dehors du sien qui ont accepté cela comme une requête de la guilde, ainsi que d'autres groupes extérieurs directs qui ont accepté de coopérer dans ce combat.
Leur rôle est d'attaquer.
Comme l'a dit Toa-san, les aventuriers sont des professionnels spécialisés dans l'offensive.
Franchement, ils ne sont pas très doués pour les batailles défensives.
Même si je dis « pas très doués », cela ne veut pas dire qu'ils en sont incapables, mais le problème serait de savoir quel pourcentage de leur puissance ils seraient capables de déployer dans un combat défensif.
C'est pourquoi Rembrandt-san et le congrès de cette ville investissent en eux en tant qu'unité d'attaque surprise.
Je pense que c'est le bon choix également.
S'il s'agit de missions furtives ou d'unités d'attaque stationnées au loin, Shiki ou Mio peuvent téléporter les aventuriers vers ces endroits.
Au lieu de passer par des combats frontaux, ils attaquent les approvisionnements et lancent des attaques surprises pour anéantir les troupes.
En termes de résultats, comme l'a dit Toa-san, c'est pratiquement un score parfait.
Il n'y a pas une seule unité qui ait réussi à arriver jusqu'à Tsige.
Tant qu'il y a besoin de marcher jusqu'ici, l'autre camp sait que lorsqu'ils atteindront une certaine distance de la ville, ce sera catastrophique.
« Une force défensive, hein. » (Makoto)
« Des unités privées des grandes compagnies ont été rassemblées pour créer quelque chose comme ça, mais... honnêtement, ça m'inquiète toujours. » (Toa)
« Leurs compétences sont bonnes ? » (Makoto)
« Bien sûr. Mais dans cette tâche, il est indispensable d'avoir des gens avec beaucoup d'expérience dans les batailles défensives. Nous continuons dans un état où nous n'avons pas connu ce genre de bataille, alors quand le moment viendra où ce sera vraiment nécessaire... » (Toa)
« Si une unité défensive est formée, le nombre de personnes pouvant être affectées à l'offensive peut augmenter, et cela nous donnera un avantage plus important dans les négociations pour faire accepter l'indépendance aux autres. C'est certainement vrai que c'est une bonne chose, cependant. » (Makoto)
Mais ce ne sera pas si facile.
Des gens qui ont beaucoup d'expérience dans les batailles défensives, et en plus, des personnes talentueuses qui ne sont pas liées à l'armée d'autres endroits. Même moi, je peux dire que c'est quelque chose d'assez difficile à trouver.
« Pour moi qui ai acheté une maison dans cette ville et qui pense y vivre longtemps avec ma sœur, c'est un point qui me préoccupe beaucoup. Raidou-san, n'as-tu pas en réalité des candidats ? » (Toa)
« Je n'en ai pas. Que signifie ce "en réalité" ? » (Makoto)
« Je pensais que de la poche de ce manteau, tu mettrais ta main à l'intérieur et dirais : "Ara, il y a une unité de défense dans un endroit comme celui-ci". » (Toa)
Pour quel genre de chat futuriste bleu me prends-tu ?
« Si je pouvais faire ça, je le ferais, pourtant. Ah, nous sommes arrivés à la guilde. » (Makoto)
« C'est vrai. Tu as gagné en popularité si soudainement, alors ce serait probablement gênant pour toi si les gens te voyaient avec moi. Eh bien, à plus tard. » (Toa)
« S'il te plaît, transmets mes remerciements à Rinon. Dis-lui que je la remercie de toujours prendre soin de Komoe. » (Makoto)
« Compris ! » (Toa)
Maintenant...
J'ai quelque peu compris la situation de la guerre grâce aux informations que Toa-san m'a données, mais... actuellement, les aventuriers sont la seule force militaire de Tsige, alors je me demande combien de temps nous pourrons maintenir ce statu quo.
« Raidou-sama !! »
« Uwa ?! »
Est-ce aujourd'hui le jour pour crier mon nom ?
Pour une raison quelconque, mon nom a été soudainement appelé.
Une personne de la guilde, hein.
« Nous étions sur le point d'envoyer quelqu'un pour vous chercher. Rembrandt-sama et les autres vous attendent à l'étage. Vous avez du temps, n'est-ce pas ? »
« Ah oui, j'en ai. Juste que, je ne me souviens pas avoir eu de rendez-vous aujourd'hui, cependant. » (Makoto)
« C'est une situation d'urgence et ils ont dit qu'ils voulaient connaître votre opinion à ce sujet. »
« Compris. » (Makoto)
Rembrandt-san est à la Guilde des aventuriers ?
Je ne pense pas qu'il aurait besoin de mon opinion si précipitamment si cela concernait un problème dans les discussions pour l'indépendance, alors est-ce que quelque chose s'est produit qui nécessite l'intervention de la compagnie Kuzunoha ?
Je n'ai pas été beaucoup sur le devant de la scène, mais j'ai décidé d'agir aux côtés de Tsige dans cette affaire.
Peu importe le cas, je vais juste devoir y aller et voir.
Tsige est en pleine guerre alors qu'elle vise l'indépendance.
La Compagnie Kuzunoha et moi vivons une vie quotidienne assez chargée en ce moment.