Chapitre 7
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Nom : Alan Peccator (15 ans)
Espèce : Hybride draconique Glace & Chaos
Force : E+
Endurance : E+
Agilité : E
Mana : D
Contrôle : D
Charme : E
Affinités : Glace (Suprême), Chaos (Suprême), Espace (Élevée)
Compétences* : Yeux de dragon, Maître du mana, Écailles draconiques.
Art martial : ?
***
Espace ? Ça n'y était pas avant.
« Comment diable ai-je pu obtenir l'Espace comme affinité ? Est-ce que c'était... »
[Excusez-moi, êtes-vous toujours là ?]
L'assistante m'a coupé dans mes pensées. Je lui ai répondu précipitamment.
« Ah oui, mes attributs sont... »
Je lui ai donné mes statistiques telles quelles, mais j'ai omis mon espèce.
Il ne faut pas qu'elle découvre que je ne suis plus humain.
Soudain, une voix déçue a résonné à travers le téléphone.
[Ah, pouvez-vous venir à l'Union pour des tests complémentaires ? Au revoir.]
L'appel a pris fin.
Je suis resté là, absent, encore en train de digérer ce ton déçu et l'absence totale de formules de politesse à la fin.
« Suis-je à ce point faible ? »
Non, ce n'était pas ça. Le protagoniste, Elijah Ardor, avait la plupart de ses statistiques au rang E+ quand il a rejoint le Shield, mais...
Mes statistiques étaient meilleures que les siennes. Et j'étais sûr que mes affinités et mon espèce en étaient la cause. Alors pourquoi ce ton ?
Ah.
Elle a dû croire que je mentais. Oui, Elijah avait ses statistiques au rang E et il était considéré comme le meilleur talent que l'humanité ait jamais connu.
Ouais, elle a dû penser que je mentais.
Enfin, je suppose que je dois aller au bâtiment de l'Union pour obtenir des informations sur mon entraînement.
J'ai ouvert ma porte et je suis sorti. Alors que j'arrivais au bout du couloir et que je descendais les escaliers, plusieurs jeunes enfants sont passés devant moi, tous avec l'air sous-alimenté. En voyant ça, j'ai froncé les sourcils.
« Est-ce que Mlle Penny les nourrit correctement ? Attends. »
Je me suis examiné : mes bras étaient maigres. J'ai remonté mon t-shirt et j'ai regardé mon torse.
À ma grande stupéfaction, mes côtes étaient saillantes.
« D'accord, elle ne nous nourrit pas beaucoup. »
Il se pourrait aussi que l'orphelinat ne reçoive pas assez de fonds.
Eh bien, mon statut d'Éveillé devrait pousser le gouvernement à soutenir davantage l'établissement, alors peut-être que la condition des enfants s'améliorera.
« Attends, je n'ai pas d'argent, comment je vais faire pour y aller ? »
J'ai décidé d'aller voir Mlle Penny pour lui demander une partie des 50 000 studs qu'elle m'avait pris hier.
J'ai demandé à l'un des nombreux enfants où elle se trouvait.
« Hé, tu sais où est Mlle Penny ? »
Le gamin a levé les yeux vers moi et a dit :
« Elle doit être dans son bureau, Al. »
Al ? C'était mon surnom ici ?
« Où est-ce ? »
« Euh, au dernier étage, comme d'habitude, Al. »
« OK, merci. »
J'ai monté les escaliers et je suis arrivé au dernier étage, du moins je le supposais car il n'y avait plus d'escaliers au-dessus.
Je suis entré dans la seule pièce où je pensais qu'elle se trouvait.
La porte portait une plaque avec l'inscription « Directrice ».
J'ai frappé.
« Entrez. »
Je suis entré et j'ai été immédiatement repoussé par l'odeur de cannabis qui régnait dans le bureau.
« Putain, cette femme fume ! »
J'ai eu du mal à ouvrir la bouche quand Mlle Penny a lâché :
« Qu'est-ce que tu veux ? »<sub> </sub>
Chassant la fumée de mon esprit, j'ai répondu :
« Je veux 3 000 studs sur les 50 000 que j'ai reçus en récompense pour mon éveil. »
« Non. »
« Pourquoi ? »
« Parce que je n'ai pas envie. »
Cette femme ! J'ai réalisé que la raison pour laquelle les enfants étaient sous-alimentés n'était pas un manque de fonds.
C'était parce que cette truie était comme ça !
« C'est l'argent que j'ai reçu en récompense pour mon éveil, je le veux, sinon je le signalerai aux autorités. »
« Tu n'oserais pas. »
« Qu'est-ce qui te donne cette assurance ? »
Elle n'a pas répondu immédiatement.
« Très bien... tu peux prendre seulement trois mille. »
« Cinq mille, maintenant. »
« Quoi ?! Pourquoi ?! »
s'est-elle exclamée.
« Parce que je l'ai décidé. Tu peux garder les 45 000 restants, je m'en fiche. »
Je me suis souvenu que dans le roman, les personnages principaux avaient beaucoup d'argent, provenant bien sûr de leurs familles, mais j'avais aussi un atout dans ma manche.
Les actions !
Je savais quelles entreprises allaient voir leurs actions chuter ou grimper, car l'auteur l'avait écrit pour étoffer son univers, je suppose, mais je savais !
Et puis, les événements qui se sont déroulés après le début du roman en 2065 me laissaient largement le temps de gagner plus d'argent si mes plans fonctionnaient.
Bien plus que cinquante mille.
« ... très bien. »
« Hmm, désolé, je n'ai pas bien entendu. »
« J'ai dit très bien ! »
« Alors donne-les-moi. »
Visiblement de mauvaise humeur, elle a fouillé sous son bureau, a ouvert un tiroir, a sorti une carte noire et me l'a tendue.
« N'en utilise que cinq mille. Compris ?! »
« OK, OK, ça va. »
Bon sang, cette femme était furieuse. Ce ne sont que cinq mille studs.
J'ai dit ça en oubliant que j'étais déjà habitué au fait que les personnages principaux dépensaient des millions, voire des milliards de studs, sans sourciller.
Néanmoins, j'ai pris la carte et je suis parti.
Je suis sorti de l'orphelinat après avoir descendu ces maudits escaliers.
On est en 2063, installez donc un putain d'ascenseur !
Je suis sorti et j'ai vu la neige recouvrir toute la zone.
Étrangement, je n'avais pas froid, même si je ne portais qu'un t-shirt ordinaire et un jean.
« Est-ce à cause de mon affinité Glace ? »
C'était assez incroyable de ne pas ressentir le froid malgré la neige.
J'ai haussé les épaules et j'ai continué. Marcher dans la neige était difficile car je n'avais que des chaussons. J'ai quitté la route et j'ai pris le chemin que nous avions emprunté hier pour arriver à l'orphelinat. J'ai rapidement atteint la gare.
Je suis entré et je me suis dirigé vers l'un des guichets où il y avait la queue.
Beaucoup de gens me regardaient avec surprise et pitié, car je ne portais presque rien pour ce temps-là, avec mes bras maigres et mes joues légèrement creusées.
J'ai fait la queue. Quand mon tour est enfin arrivé, j'ai tendu ma carte à l'homme derrière le comptoir et je lui ai dit :
« Je veux un billet simple, et pouvez-vous me dire quelle est la station la plus proche de l'Union, s'il vous plaît ? »
L'homme m'a regardé et a dit :
« Ce serait la station Arainu. Vous devrez descendre du train quand le conducteur l'annoncera. »
Je l'ai remercié et j'ai récupéré ma carte.
Je suis monté dans le train et j'ai pris le siège qui m'était assigné. Chaque siège ici était privé, ce qui semblait logique vu la taille imposante du train.
Je suis allé au compartiment 4. Après avoir scanné mon billet, je suis entré et je me suis assis. J'ai alors entendu mon estomac gargouiller.
En vérifiant l'heure sur mon téléphone, j'ai vu qu'il était 11h36. C'était assez tôt, et il était logique que j'aie faim, car la seule chose que j'avais mangée depuis mon arrivée dans ce monde était un petit cupcake.
J'ai regardé autour du compartiment et j'ai trouvé ce qui ressemblait à un téléphone intégré.
En le décrochant, il a composé un numéro automatiquement et j'ai rapidement parlé à un homme.
Je l'ai interrogé sur les options de petit-déjeuner, et après qu'il m'ait répondu, j'ai commandé l'option deux : des œufs au plat, du jus d'orange et deux tranches de pain avec de la confiture.
Je me suis assis, les yeux rivés sur la porte, attendant mon repas.
Le train a bientôt démarré et je suis parti pour l'Union, où je devais impérativement devenir plus fort rapidement si je voulais avoir une chance de survivre aux prochaines années.
*=Changement de « capacités » en « compétences ». Ça sonnait mieux, honnêtement.