Chapitre 93
Tandis que la salle de soins fourmillait de visiteurs, Ayase Kazuki restait silencieux, le dos appuyé contre le mur.
« C’est plutôt bruyant ici, hein… »
Il trouvait la situation assez agitée, mais il était tout aussi surpris.
« J’avais entendu dire que c’était un Guerrier de niveau 2. »
Presque tout le monde dans la pièce était un Terrien bien connu. En voyant qu’ils étaient tous venus souhaiter un prompt rétablissement au jeune homme, Ayase Kazuki pouvait facilement deviner qu’ils avaient un lien avec lui. En d’autres termes, ces gens étaient des amis, sinon des connaissances, du Terrien connu sous le nom de Seol.
« Hm ? »
Juste au moment où il se retournait, pensant qu’il était temps pour lui de partir, il aperçut une femme qui jetait un coup d’œil dans la pièce à travers l’entrebâillement de la porte.
« C’est… ! »
Kazuki fut intérieurement sous le choc, mais inclina la tête en même temps. La femme fixait un homme en particulier dans la pièce. Ses yeux étaient rivés sur lui, avec une certaine gêne. Plutôt que de la tristesse, elle semblait surtout inquiète.
« Qui regarde-t-elle ? »
Suivant le regard de la femme, Kazuki tourna les yeux vers le jeune homme assis sur le lit. Il parlait avec un sourire éclatant, éclatant parfois d’un rire franc. Il disait être complètement rétabli, et il semblait aller bien mentalement aussi.
« On dirait qu’il n’y a pas de séquelles… »
Kazuki se tourna à nouveau vers la porte et son regard croisa celui de la femme. Kazuki décroisa rapidement les bras et s’inclina respectueusement. La femme sourit doucement et rendit son salut avant de faire demi-tour.
*
Ayase Kazuki fut le premier à partir. Après lui, les visiteurs commencèrent à s’en aller un par un. Le retour sain et sauf de Seol Jihu était une chose à célébrer, mais il était difficile de considérer cela comme une fin parfaitement heureuse. La perte de l’Arch-Archer de niveau 5, Edward Dylan, était une réalité froide et brutale.
Perdre le chef d’une équipe était lourd de conséquences, surtout si ce chef était un Haut Rang. Ce n’était pas différent de perdre le capitaine d’un navire en pleine traversée.
C’était un fait indéniable : Carpe Diem ne conserverait plus la position qui était la sienne. Après tout, personne n’était assez fou pour confier une mission importante à une équipe ne comptant que trois Guerriers.
Alors que les visiteurs prenaient congé, la salle de soins finit par ne plus compter que trois personnes. Une fois l’agitation retombée et le silence revenu, Seol Jihu se sentit un peu amer. Il ne pouvait s’empêcher de penser à quel point il serait plus heureux si Dylan était là avec les autres.
« Pourquoi es-tu si déprimé ? »
Chohong ne devait pas apprécier son attitude, car elle cria avec un air mécontent.
« Redresse les épaules ! Ouvre la poitrine ! La mission est un succès. On a secouru trois personnes et on en a sauvé trois autres. Tu as même sacrément mis à mal les plans des Parasites. Tu te rends compte de l’onde de choc que tu as provoquée dans le Paradis ? »
« Elle a raison, Seol. Il n’y a aucune raison de te sentir coupable. Au contraire, tu devrais être fier. Dylan aurait sûrement dit la même chose. »
Hugo ajouta son grain de sel.
« …Dylan. »
Seol Jihu éleva prudemment la voix après avoir écouté en silence pendant un moment.
« Il va bien… n’est-ce pas ? »
« Si tu parles de la pénalité… eh bien. »
Hugo se gratta le nez.
« Ce n’est pas facile. Le sentiment de vide et de perte que tu ressens quand tu perds tes souvenirs du Paradis est quelque chose de difficile à gérer pour la plupart des gens. »
« Alors… »
« Mais s’il s’agit de lui, je suis sûr qu’il pourra surmonter toutes les difficultés. J’ai confiance en Dylan. »
Hugo poursuivit d’une voix ferme.
« Ce qui compte, c’est que Dylan soit retourné sur Terre en tant qu’humain. On devrait se concentrer là-dessus. »
Les mots d’Hugo touchèrent Seol Jihu. Il souhaitait vraiment que Dylan puisse surmonter cette infâme pénalité. Non, il était certain que Dylan en serait capable.
Seol Jihu serra les poings. Un moment de silence s’ensuivit avant que Chohong ne prenne la parole.
« Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ? »
Seol Jihu fut légèrement pris au dépourvu. Parlait-elle de l’avenir de Carpe Diem ? Il voulait lui poser la question lui-même. Il ne s’attendait pas à ce que ce soit elle qui pose la question.
« Hugo et moi, on va retourner sur Terre pour le moment. » continua Chohong, « On est, enfin, un peu épuisés. On veut se reposer tranquillement… et on a aussi besoin de temps pour mettre nos idées au clair. »
« Vous dissolvez Carpe Diem ? »
« De quoi tu parles ? »
Chohong renifla et fit un geste de la main.
« Je dis juste qu’on devrait se reposer puisqu’on vient de terminer une énorme mission. Ne va pas trop vite en besogne. »
Heureusement, il semblait que Chohong n’avait aucun projet de dissoudre Carpe Diem. C’était suffisant. Seol Jihu poussa intérieurement un soupir de soulagement.
« Oh, aussi, j’ai quelque chose à te dire. »
Hugo, qui avait la main dans le panier, parla soudainement comme s’il venait de se souvenir de quelque chose.
« Mlle Foxy voulait qu’on te passe un message. Elle a dit que tu devais venir sur Terre quand tu serais réveillé. »
« Mlle Foxy… Tu veux dire, Kim Hannah ? »
demanda Seol Jihu, surpris.
« Ouais. J’étais surpris aussi. Qui aurait cru que tu étais sous contrat avec Sinyoung ? »
« Non, je ne le suis pas. »
« Tu ne l’es pas ? »
« Non, ils me l’ont demandé, mais j’ai refusé. Kim Hannah et moi avons juste un contrat personnel entre nous. »
« Tu as refusé ? Et tu as signé un contrat avec Mlle Foxy ? »
« Ouais. »
Les yeux d’Hugo s’agrandirent de surprise. Puis, ses mains recommencèrent à bouger. Il sortit un fruit bien mûr et marmonna avec admiration.
« Wow… Je n’arrive pas à croire que tu aies refusé Sinyoung. Ah, enfin, j’imagine que tu es une Marque d’Or. »
Crunch. Il croqua dans le fruit et commença à ricaner.
« N’empêche, j’étais vraiment surpris. »
« Pourquoi ? Elle a dit quelque chose ? »
« Non, pas ça… Kik ! Ne prends pas ça mal, mais… comment ça se fait que toutes les femmes dans ta vie soient des folles ? »
« Des folles ? »
« Qu’est-ce que ça veut dire ? »
Chohong devait être curieuse aussi. Hugo continua de ricaner en désignant Chohong avec son menton.
« Je veux dire, tu as quatre des Six Folles du Paradis autour de toi. »
« Quatre des Six Folles ? Euh, Mlle Foxy, Maria Yeriel, Claire Agnes… ah, tu as raison. »
Chohong compta sur ses doigts et finit par éclater de rire.
« Il est sous contrat avec l’une et deux sont venues lui rendre visite ! Il, il est foutu ! On va retrouver son cadavre un jour dans une ruelle quelque part ? Puhahaha ! »
Chohong gloussa en tapant dans le dos de Seol Jihu.
« Qui est la quatrième ? Ah ! Cinzia ! Cinzia noonim ! Puhahaha ! »
Mais pour une raison quelconque, Hugo ne riait pas du tout.
« …. »
En fait, il fixait Chohong avec une expression mêlant amertume et confusion. Ses lèvres tremblaient comme s’il voulait lui dire quelque chose, mais il se contenta de claquer la langue et de croquer à nouveau dans le fruit.
« …Fais attention, Seol, surtout à celle qui est proche de toi. Je ne plaisante pas. »
Murmura-t-il à Seol Jihu tout en mâchant le fruit. Seol Jihu répondit par un sourire ironique.
« Mais les traiter de folles… ce n’est pas un peu impoli ? »
« Impoli ? Tu sais depuis combien de temps je la connais ? "Folle" ne suffit même pas à la décrire. Son surnom, c’est la Demoiselle du Massacre. La Demoiselle du Massacre ! Ce n’est même pas la Demoiselle de Bataille. »
« D-Demoiselle du Massacre ? »
Tandis que Chohong était occupée à glousser toute seule en se tenant le ventre, les deux hommes chuchotaient entre eux.
« Je ne te l’avais pas déjà dit ? Elle joue les timides et les innocentes avec toi. Vraiment. »
« Chohong ? Timide ? Eii, elle a failli me tabasser aujourd’hui. Enfin, c’était de ma faute. »
« Exactement ! Ça compte à peine comme de la colère. Il faut que ce soit au moins dix fois ce que tu as vu aujourd’hui pour dire : "Ah, elle est vraiment déclenchée aujourd’hui". »
« Dix fois ?! »
Seol Jihu n’en revenait pas. Il activa immédiatement les Neuf Yeux et jeta un coup d’œil à Chohong.
[Fenêtre de statut de Chung Chohong]
[Informations générales]
Date d’invocation : 18 novembre 2015
Grade de marquage : Rouge
Sexe/Âge : Femme/22 ans
Taille/Poids : 170,2 cm/58,6 kg
État actuel : En bonne santé
Classe : Championne Divine Niv. 4
Nationalité : Hong Kong (Zone 7)
Affiliation : Carpe Diem
Alias : Go-stop, Demoiselle du Massacre, Six Folles, Chung Encore-Piégée.
« Hein… ? »
C’était vrai. Seol Jihu était sur le point de demander à Chohong de lire ses alias sur sa fenêtre de statut, mais ses yeux repérèrent le tiroir brisé à côté de son lit. Soudain, un frisson lui parcourut l’échine.
« Ah, ça faisait longtemps que je n’avais pas autant ri. »
Chohong finit par reprendre ses esprits et essuyait les larmes de ses yeux.
« Bref, tu y vas, n’est-ce pas ? »
« Hm ? »
« Sur Terre. »
Seol Jihu se sentit soudain pris au dépourvu.
« Allô ? Tu n’as pas besoin d’y retourner ? Ton contractant t’appelle, tu sais. »
« Euh, ouais… Je vais l’appeler. »
« De quoi tu parles ? Comment tu vas appeler quelqu’un sur Terre depuis ici ? Quoi, il y a quelque chose que tu dois faire ? Pourquoi tu as l’air réticent à l’idée d’y retourner ? »
« La princesse Teresa a dit qu’elle m’inviterait au palais. »
« On s’en fout ! Ça, ça peut attendre ton retour. »
Seol Jihu resta sans voix et ne put que balbutier. Chohong sentit que quelque chose clochait, et ses sourcils se froncèrent.
« Toi… tu ne veux vraiment pas y retourner ? »
« N-Non. »
Seol Jihu répondit par réflexe, mais il ne put cacher sa pomme d’Adam qui tremblait légèrement. C’est alors que Seol Jihu remarqua que ses doigts tremblaient et les cacha sous la couverture.
Pour être honnête, il voulait lui dire qu’il ne voulait pas y retourner. Il ne savait pas pourquoi. C’était juste qu’en pensant à quitter le Paradis… un sentiment instinctif de rejet montait en lui. Il sentait sa poitrine se serrer désagréablement et ressentait même une pointe d’anxiété.
Mais il ne pouvait se résoudre à dire tout cela. S’il le faisait, il savait que Chohong demanderait pourquoi. Il ne voulait pas mentir, mais il ne voulait pas dire la vérité non plus.
« …Non. »
Maintenant qu’il y pensait, il devait y retourner au moins une fois. Il était difficile de dire qu’il était dans une position sûre sur Terre, et il s’était aussi dit qu’il serait plus facile de trouver des connaissances de base sur le lancer de lance et la circulation d’énergie sur Terre.
En pensant à cela, il se sentit un peu mieux.
« C’est vrai, si je veux vivre au Paradis… »
« Bien sûr que j’y retourne. J’ai des choses à régler, donc ça pourrait prendre un moment avant que je revienne. »
« …Ouais, j’en suis sûre. Ne t’en fais pas pour ça et fais un bon voyage. »
Chohong effaça ses soupçons en entendant la réponse directe de Seol Jihu. Seol Jihu sourit. Il était déjà impatient à l’idée d’apprendre la Lance de Mana et la Circulation de Mana une fois de retour.
*
La nouvelle direction de Carpe Diem fut révélée. Les trois membres restants décidèrent de faire une pause et d’utiliser ce temps pour réfléchir à l’avenir.
Chohong et Hugo dirent qu’ils retourneraient sur Terre aujourd’hui. Seol Jihu se dit qu’il ne devait plus perdre de temps. Après avoir demandé à Chohong de lui apporter un sac, il contacta Kim Hannah via la boule de cristal de communication qu’elle lui avait donnée.
« Elle ne répond pas… »
Cependant, il n’arrivait pas à la joindre. Il semblait qu’elle n’était toujours pas revenue de la Terre. Il prit les vêtements que Chohong lui avait apportés et quitta la salle de soins. Comme il n’était pas dans un hôpital, il n’avait pas besoin de suivre de procédures formelles pour être autorisé à partir. Pourtant, il devait payer pour les soins qu’il avait reçus.
« On dirait que mon corps s’est beaucoup amélioré. »
Seol Jihu fit craquer son cou et balança ses bras, pour être surpris au-delà de toute mesure. Son corps physique était tout simplement trop sain. Ses blessures s’étaient toutes refermées, et bien qu’il puisse se tromper, il avait l’impression que son mana circulait plus intensément qu’avant.
Dans l’ensemble, il avait l’impression d’avoir gagné en puissance, comme s’il avait mangé une herbe ou une pilule précieuse. Cependant, il ne se souvenait de rien concernant le Prêtre qui l’avait soigné. C’était parce qu’il n’avait fait que dormir après avoir vu cette lumière vive.
Cela dit, il savait que quelqu’un s’était occupé de lui avec attention pendant les 24 heures où il était endormi ou à peine conscient.
« Qui cela pouvait-il être ? »
Pour payer ses soins et remercier le Prêtre qui s’était occupé de lui, Seol Jihu se dirigea vers la réception du temple. Cependant, il fut confronté à un dilemme inattendu.
« Elle n’est pas là ? »
« Non, elle a dit qu’elle avait quelque chose d’urgent à régler. »
« Alors, puis-je au moins connaître son nom… ? »
« Je m’excuse, ce n’est pas quelque chose que je peux révéler sans sa permission. »
On lui dit même qu’il n’avait pas besoin de payer. Apparemment, quiconque l’avait soigné avait donné aux Prêtres l’ordre strict de ne recevoir aucun paiement. Pourtant, Seol Jihu resta persistant, et la réceptionniste finit par dire que le traitement coûtait au moins une pièce d’or. Seol Jihu ne put cacher son choc en entendant cela.
« À-À quel point était incroyable la personne qui m’a soigné ? »
Finalement, il céda et se tint devant le portail de transfert de retour. Il se disait que rentrer était le bon choix, pourtant il hésitait encore.
« N’attends rien. N’attends rien. »
Il se le répéta plusieurs fois avant de se laisser emporter par la lumière bleue.
*
Retour sur Terre. Il l’avait déjà vécu une fois, mais il ne pouvait s’empêcher de se sentir un peu étrange. Ce n’était pas qu’il n’était pas familier avec la sensation du retour. Il n’était pas familier avec la pièce propre dans laquelle il était revenu.
« Combien de temps suis-je parti ? »
Il regarda autour de sa chambre comme s’il se tenait chez quelqu’un d’autre. Il trouva ensuite son téléphone par terre. Peut-être à cause du rappel constant de ne rien attendre qu’il se murmurait dans sa tête, ses mains ne le saisirent pas immédiatement. Il savait qu’il ne serait que déçu. Cependant, il avait toujours besoin de son téléphone s’il voulait contacter Kim Hannah. Seol Jihu se lécha les lèvres et ramassa le téléphone.
« On dirait qu’il est encore le matin… »
Quand il ouvrit la fenêtre, il fut accueilli par un soleil éclatant. Il fronça les sourcils alors qu’un air chaud et étouffant s’engouffrait.
C’était début mai. Le temps était trop chaud étant donné que l’été venait tout juste de commencer.
« J’imagine que je suis de retour. »
Il regarda les voitures circuler dans les rues sous son immeuble. Puis, il attrapa soudain son portefeuille. Comme un âne piqué par une abeille, il quitta précipitamment son immeuble et courut vers la supérette au bord de la route.
« Keu ! »
Quand il acheta une canette de Coca et l’engloutit, il eut l’impression d’avoir le monde entier à sa portée. Il n’avait jamais pensé que les boissons gazeuses seraient aussi bonnes. Ce n’est qu’après avoir acheté un paquet de cigarettes en plus qu’il eut l’impression d’être enfin de retour sur Terre.
Après avoir vidé la canette de Coca et fini une cigarette sur le bord de la route, il se sentit détendu. Il voulait aller manger quelque chose de savoureux mais savait qu’il avait mieux à faire.
Il sortit son téléphone et appuya sur le bouton d’alimentation avec son pouce, ses yeux fixés en permanence sur l’écran. Au moment où le téléphone finit de démarrer et que l’écran s’afficha…
Bzzz, bzzz, bzzz !!
Le téléphone vibra comme un fou. Bien qu’il y ait une courte pause entre chaque vibration, il pouvait en compter au moins dix. Les yeux écarquillés, Seol Jihu vérifia ses messages. Sa mâchoire se décrocha légèrement.
« Maman… et Hyung, aussi ? »
La plupart de ses appels manqués semblaient être des appels indésirables, mais sa mère l’avait appelé deux fois et son frère aîné, Seol Wooseok, une fois.
« P-Pourquoi ? »
Ce n’était pas comme si quelqu’un le poursuivait, mais Seol Jihu paniqua. Il vérifia la date des appels. Bien que cela faisait un moment, il était toujours tenté de les rappeler. Mais après y avoir réfléchi un peu plus, il décida que ce n’était pas une bonne idée. Ils devaient appeler pour demander d’où venait l’argent qu’il avait montré précédemment. Seol Jihu n’avait toujours pas trouvé de bonne réponse.
Ainsi, il n’y avait qu’une seule personne à appeler pour le moment.
« C’était le 17 avril la dernière fois que j’étais ici, non ? »
Il se souvint de Kim Hannah lui criant dessus pour ne pas avoir décroché son téléphone alors qu’il faisait défiler la liste des appelants passés. Un numéro de téléphone non enregistré l’avait appelé plusieurs fois le 17 avril. À en juger par l’heure des appels, il devint certain qu’il s’agissait du numéro de Kim Hannah.
Mais maintenant qu’il y pensait, l’appeler n’était pas si facile non plus. Il fit de son mieux pour calmer son cœur battant alors qu’il appuyait sur le bouton d’appel.
Bip- !
Avant que la sonnerie ne retentisse une fois…
—Toi-
Seol Jihu éloigna rapidement son téléphone de son oreille. Il pouvait à peine entendre la voix sortant du téléphone, mais il saisit quelques mots, dont « fils » et « -tard ».
%@#^&@^#@!
Comme un moineau face à un rapace, Seol Jihu fixa sans comprendre son téléphone qui criait.