Chapitre 238
Chapitre 238 : Déception, encerclement, annihilation (2)
Dududududu !
À l’avant-garde, l’épée de Zwalter brillait d’une vive couleur bleue. Maîtrisant désormais la technique de cultivation de mana transmise par Ghislain, il irradiait une mana bien plus puissante et intense qu’auparavant.
Les cheveux flottant comme une crinière de lion, vêtu d’une armure argentée scintillante, le visage empreint d’autorité, des yeux perçants débordant de vitalité, et une barbe soigneusement taillée ce matin-là : Zwalter et ses hommes ressemblaient à des loups traversant les plaines du nord.
« Chargez ! »
« Waaaaah ! »
Au cri de Zwalter, les soldats derrière lui poussèrent un cri assourdissant. Leurs cris étaient si forts que le sol même semblait trembler sous leurs pieds.
« Je peux le faire ! Je dois le faire ! C’est quelque chose que nous devons absolument accomplir ! »
Zwalter serra les dents, le cœur battant furieusement.
Combien de temps était-ce qu’il ne s’était pas senti le sang bouillir ainsi ?
Contre les sauvages, il avait toujours employé des stratégies défensives pour minimiser les pertes. Il ne poursuivait que les ennemis en retraite ; jamais il ne s’était aventuré hors de la forteresse lorsque les ennemis chargeaient de front.
Dududududu !
Menant la charge, Zwalter était suivi de tous les chevaliers et de la cavalerie des forces de Ferdium. Mais ce n’était pas tout. Chaque soldat stationné à la forteresse, y compris les archers, s’élança derrière eux.
Ce spectacle sema la panique chez les sauvages. N’ayant jamais rencontré un tel scénario auparavant, ils ne savaient comment réagir.
« Que… que se passe-t-il ? Pourquoi ont-ils encore autant de troupes ? »
« Leur force principale n’était-elle pas déjà déployée ? »
« Jetez les échelles immédiatement ! Préparez-vous à les combattre de front ! »
Ils ignoraient que Ghislain avait récemment rejoint une nouvelle force de chevaliers. À leur connaissance, les soldats actifs auxquels ils avaient été confrontés ces derniers temps n’étaient qu’une fraction des défenseurs habituels de la forteresse du nord.
Confrontés à l’apparition soudaine de renforts qu’ils pensaient inexistants, le moral des sauvages faiblit.
Cependant, les chefs de guerre éclatèrent bientôt de rire. Après réflexion, la situation jouait en leur faveur.
« Nous les surpassons en nombre de toute façon ! Excellent ! Ecrasez-les ! »
S’engager dans une bataille rangée était préférable à l’escalade des murs de la forteresse. Si le nombre d’ennemis était plus élevé que prévu, il n’était pas si écrasant pour induire la peur.
Les troupes de la forteresse du nord ne dépassaient pas le millier au maximum. En revanche, plus de cinq mille guerriers sauvages s’étaient rassemblés ici.
Ceux-ci étaient des hommes endurcis des contrées sauvages du nord. La peur avant la bataille était une honte trop grande à supporter.
Et maintenant, avec une telle disparité numérique ? Succomber à la peur les rendrait indignes d’être appelés guerriers.
« Ce sont des faibles ! »
« Écrasez leurs crânes, jusqu’au dernier ! »
« La forteresse du nord tombera aujourd’hui ! »
Les rugissements des guerriers sauvages résonnèrent au loin.
« Oooooooooh ! »
Revenant de leur choc initial, les yeux des sauvages commencèrent à briller d’une intention féroce et meurtrière.
Leurs cris, amplifiés par les cris de ralliement des chefs de guerre, montèrent de plus en plus fort. Le son assourdissant suffisait à couvrir les acclamations des forces de Ferdium.
Observant les guerriers sauvages remonter leur moral, Zwalter hurla de toutes ses forces.
« Percez leurs lignes ! »
Kwaaaaaang !
Les chevaliers à l’avant-garde des forces de Ferdium percèrent les lignes sauvages à une vitesse implacable. Leur technique de cultivation de mana nouvellement affûtée les avait considérablement renforcés, leur permettant de briser les rangs sauvages avec aisance.
Pourtant, les sauvages n’étaient pas étrangers au combat monté, et la charge de la cavalerie ne les intimida pas tant que ça.
De divers points de la formation, les chefs de guerre rugirent des ordres.
« Allez ! Montrez à ces faibles la terreur de notre force une fois de plus ! »
Pour ces sauvages, il n’existait pas de lanciers spécialisés ou de tactiques anti-cavalerie. De telles méthodes étaient pour les humains faibles et fragiles, pas pour eux.
Les stratégies anti-cavalerie, après tout, étaient destinées à minimiser ses propres pertes.
Comme toujours, les sauvages comptaient sur leurs propres corps pour contrer la charge.
« Oooooooooh ! »
« La bénédiction du grand guerrier est avec nous ! »
Les guerriers se jetèrent vers la cavalerie chargeante sans peur. Maniant des haches, ils frappèrent les jambes des chevaux, ne montrant aucune hésitation même s’ils risquaient d’être piétinés.
« Hiiiiiiing ! »
Des chevaux s’effondrèrent, et les sauvages traînèrent les chevaliers qui tombaient au sol, roulant ensemble dans le chaos de la bataille.
Affronter un ennemi qui ne craint pas la mort n’a jamais été facile. La véritable force des sauvages se révélait dans ces violentes escarmouches au corps à corps.
L’agression implacable des sauvages rendait difficile pour la cavalerie de capitaliser pleinement sur son élan.
« Ugh ! »
Zwalter serra les dents.
« Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre l’avantage moral. »
Il connaissait bien la volonté fanatique de combat des sauvages. C’est pourquoi il avait évité jusqu’à présent les batailles rangées à grande échelle avec eux.
« Grrrrr ! »
« Meurs, espèce de bâtard ! »
« Réglons ça aujourd’hui ! »
Heureusement, les forces de Ferdium ne manquaient pas d’esprit combatif. Elles étaient déjà enragées par les attaques passées des sauvages, et leur moral était encore renforcé par leurs victoires récentes sous la direction de Ghislain, où elles avaient écrasé plusieurs tribus sauvages.
Les soldats serrèrent les dents et se heurtèrent férocement aux sauvages.
Les guerriers sauvages, confiants dans leur nombre, continuèrent à charger sans crainte. Ivres de la chaleur de la bataille, ils n’étaient pas affectés par la mort de leurs camarades juste à côté d’eux.
« Continuez à avancer ! »
« Montrez à ces faibles du royaume comme nous sommes terrifiants ! »
« Loups du Nord ! Vous mourrez ici aujourd’hui ! »
Avec des expressions terrifiantes, les sauvages balançaient leurs haches et chargeaient, ne montrant pas une once de peur.
Les deux camps étaient trop enlisés dans leur haine mutuelle pour envisager la retraite.
Au début, les forces de Ferdium avaient l’avantage. Leur formation organisée et leur attaque initiale réussie avaient minimisé leurs pertes par rapport aux sauvages.
Mais les sauvages attaquèrent comme si leur annihilation n’avait pas d’importance. Avec leur nombre écrasant, ils commencèrent à étouffer les soldats de Ferdium sous le poids de leur frénésie implacable.
Kwaaaang !
« Ugh ! »
Un sauvage se jeta sur le corps d’un chevalier monté. Le chevalier, Skovan, tira sur les rênes, évitant de justesse l’attaque, et riposta rapidement en balançant son épée.
« Zut, est-ce que ça va vraiment marcher ? Pouvons-nous gagner comme ça ? La différence de nombre est tout simplement trop grande ! »
Le plan avait été conçu par le jeune seigneur et ce type, Claude, mais l’idée d’abandonner la forteresse pour se battre en rase campagne semblait absurde, peu importe combien il y pensait.
Un bref moment de ressentiment traversa son esprit, mais il le rejeta. Après tout, le jeune seigneur devait avoir une motivation plus profonde derrière ses actions.
Même si cela le mettait mal à l’aise, Skovan ne pouvait nier à quel point les derniers jours avaient été exaltants en combattant aux côtés de Ghislain.
« Je suis un chevalier de Ferdium ! »
Il ne pouvait pas oublier ses camarades tombés. Il ne pouvait pas non plus pardonner aux sauvages qui avaient tourmenté leur terre pendant si longtemps.
Le jeune seigneur leur avait assuré que s’ils exécutaient le plan parfaitement, ils pourraient anéantir complètement les sauvages. Et si le jeune seigneur le disait, cela devait être vrai.
Décidant une fois de plus de faire confiance au jeune seigneur, Skovan renouvela sa résolution.
« Aaaaaaah ! »
Il rugit de toutes ses forces, s’encourageant en balançant son épée.
Encore et encore, il abattit les sauvages qui se jetaient sur lui en masse.
Mais comme le dit le proverbe : « Même le guerrier le plus fort ne peut surmonter le nombre pur. » Finalement, un sauvage exploita une brèche momentanée dans la défense de Skovan, le poussant de son cheval.
« Ugh ! »
Kaang ! Kaaang !
Dès que Skovan tomba de son cheval, plusieurs guerriers sauvages se précipitèrent vers lui, balançant leurs haches. Cependant, Skovan déclencha instantanément une poussée explosive de mana, déviant toutes leurs attaques.
Crack !
Il se releva, tranchant la gorge de chaque guerrier qui s’était approché de lui.
En regardant les corps sans vie étendus autour de lui, il laissa échapper un rire autodérision sans s’en rendre compte.
« Cette technique de cultivation de mana de folie —l’apprendre m’a presque tué… mais elle m’a sauvé la vie. »
Bien qu’elle ait ses inconvénients, notamment son manque de durabilité, la capacité de la technique à libérer une puissance immense par courtes rafales s’est avérée inestimable. Grâce à elle, Skovan avait survécu à l’assaut coordonné et éliminé les sauvages en un instant.
Slash !
« Hah… hah… »
Skovan, après avoir abattu une autre vague de sauvages qui se précipitaient sur lui, regarda autour de lui avec des yeux fatigués.
La tension de la bataille devient insupportable. Même les mouvements routiniers devenaient plusieurs fois plus fatigants sur le champ de bataille.
Skovan, ayant déjà coupé des vagues d’ennemis tout en libérant des rafales de mana, atteignait naturellement ses limites. Tout sauf l’épuisement aurait été inhabituel.
« Hah… hah… »
Ses jambes étaient comme du plomb, et son corps imbibé de sang était étouffant, rendant la respiration difficile.
« Je dois me retirer maintenant. »
Le choc initial de la charge s’était estompé. S’ils avaient brisé les rangs avant de l’ennemi, le nombre de sauvages restants était écrasant. La résistance acharnée les avait empêchés de percer les arrières de l’ennemi.
« Ils ont bloqué toute la charge de cavalerie avec leurs corps. Les sauvages maudits sont aussi fous que jamais. »
Il était temps de se replier. La cavalerie, après tout, ne pouvait pas opérer efficacement dans la mêlée chaotique qui s’était développée.
La plupart des soldats montés s’étaient déjà retirés sur les côtés après le choc initial, cherchant des positions plus sûres. Certains chevaliers étaient délibérément restés derrière pour assurer une retraite sécurisée.
Comme pour lire dans l’esprit de Skovan, la voix de Zwalter tonna au bon moment.
« Repliez-vous sur les flancs ! Chevaliers, repliez-vous maintenant ! Vite ! »
Skovan commença à bouger, abattant des guerriers sauvages aux côtés des autres chevaliers.
Chaque fibre de son être hurlait pour le repos, mais il serra les dents et continua. Il était enfin devenu plus fort, enfin arrivé à un point où la vie était supportable —mourir ici serait trop injuste.
« Ricardo, ce bâtard doit s’amuser ! »
Toujours populaire auprès des femmes, toujours vivant sans soucis. En ce moment, il était probablement en train de somnoler à la garnison près de la Forêt des Bêtes.
Y penser fit bouillir le sang de Skovan.
« Je ne mourrai pas. Non, je ne peux pas mourir ! »
Poussé par un mélange de jalousie et de méchanceté, il fit appel à une nouvelle force et brandit son épée avec une nouvelle ferveur.
« Boucliers ! Formez une ligne défensive, maintenant ! »
Au commandement de Zwalter, les porte-boucliers derrière eux commencèrent à former un mur défensif. Contrairement à d’habitude, les soldats portaient des boucliers massifs et épais.
Thunk ! Thunk ! Thunk !
Là où les chevaliers et la cavalerie s’étaient retirés, un long mur impénétrable de boucliers se dressait désormais.
« Woooooooah ! »
Voyant cela, les sauvages poussèrent des rugissements triomphants. Pour eux, c’était risible —pourquoi sortir de la forteresse pour se cacher derrière des boucliers ? Ils devinrent encore plus frénétiques dans leurs attaques.
Ils avaient subi des pertes importantes au début, mais cela n’avait pas d’importance. Ils étaient encore largement supérieurs en nombre aux forces de Ferdium, et leurs sacrifices ne faisaient qu’alimenter leur soif de sang.
Bang ! Bang ! Bang !
Les guerriers sauvages frappèrent leurs haches avec férocité contre les boucliers.
Les porte-boucliers de Ferdium serrèrent les dents, endurant l’assaut brutal. Ils ne poussèrent pas de lances à travers les interstices entre leurs boucliers, se concentrant uniquement sur la défense.
« Hahaha ! Vous avez peur maintenant ! »
« C’est ce que font les faibles ! »
« Puisque vous êtes là, pourquoi ne pas nous offrir vos cous ! »
Enhardies, les sauvages commencèrent à essayer de grimper par-dessus le mur de boucliers. Les lanciers stationnés derrière les porte-boucliers enfoncèrent leurs lances, abattant tous les sauvages qui tentaient de percer la ligne. Mais les sauvages, intrépides comme toujours, continuèrent à se jeter dans la mêlée.
Voilà la nature terrifiante des guerriers sauvages. Une fois qu’ils se perdaient dans la frénésie de la bataille, ils devenaient aveugles à tout ce qui les entourait.
À cause de cela, ils ne l’ont pas remarqué.
La formation des porte-boucliers s’étendait lentement vers l’extérieur sur les deux flancs.
Et Zwalter, les yeux brillants, semblait attendre quelque chose.
« La formation est complète… mais la transition s’est faite plus vite que prévu. »
Idéalement, ils auraient continué à se battre un peu plus longtemps avant de finaliser la formation. Cependant, l’agression maniaque des sauvages ne leur laissait d’autre choix que d’accélérer le plan.
S’ils avaient retardé davantage, les chevaliers et la cavalerie auraient subi de plus lourdes pertes.
Maintenant, tout ce qu’ils pouvaient faire était de tenir la ligne avec des boucliers et d’endurer.
« Vite… vite… Nous ne pouvons pas tenir longtemps. »
Contrairement aux pensées désespérées de Zwalter, les attaques des sauvages ne firent que devenir plus féroces. Croyant que la victoire était à leur portée, ils pressèrent leur attaque avec encore plus d’imprudence.
Les forces de Ferdium étaient largement surpassées en nombre par les sauvages. Le simple fait de tenir leur position mènerait inévitablement à la brèche de leurs défenses.
À ce stade, seuls les sauvages étaient à l’offensive. Les soldats de Ferdium, hormis l’interception occasionnelle d’un ennemi qui franchissait le mur de boucliers, se concentraient entièrement sur la défense.
Kaang ! Kaang !
« Ooooooh ! »
« La victoire est nôtre ! »
« Poussez plus fort ! Continuez à pousser ! »
Ivres de la ferveur de la bataille et du rugissement assourdissant du champ de bataille, les sauvages ne l’ont pas entendu.
Dududududu !
Le puissant battement rythmique des sabots au galop résonna à travers la terre.
Zwalter fronça les sourcils en apercevant quelqu’un s’approcher au loin.
Ce n’était pas le groupe qu’il attendait. C’était plutôt un cavalier solitaire, fonçant vers eux à cheval.
« Que… pourquoi ? »
Kaang ! Kaang ! Kaang !
Chaque coup des haches des sauvages faisait trembler le mur de boucliers. L’assaut incessant de sauvages à moitié fous devenait trop difficile à supporter pour les soldats ordinaires.
Même si Zwalter encourageait ses troupes par des ordres criés, ses yeux restaient fixés sur le cavalier solitaire. Son expression était pleine de confusion.
« Que se passe-t-il ? Pourquoi ? Pourquoi vient-il seul ? »
Il est vrai que le plan progressait plus vite que prévu. Il avait décidé de tenir bon quoi qu’il arrive.
Mais c’était comme si le cavalier solitaire avait anticipé cette situation. Même si une seule personne était apparue, son arrivée était plus tôt que prévu.
Dududududu !
Sentant les vibrations des sabots qui s’approchaient, les sauvages dans les rangs arrière tournèrent la tête.
Ils remarquèrent la silhouette solitaire qui chargeait vers eux et commencèrent à crier.
« Ennemi ! Un ennemi attaque par l’arrière ! »
« Quoi ? Un seul ? »
« Est-il fou ? Charger sur nous tout seul ? »
Une brève agitation éclata à l’arrière de la formation sauvage.
Cependant, ceux qui étaient engagés avec les forces de Ferdium à l’avant n’y ont pas prêté attention. Ils étaient uniquement concentrés sur la percée de la ligne défensive. Si un problème sérieux survenait, ils attendaient un signal de l’arrière.
Mais aucun signal ne vint. Les sauvages à l’arrière ont rejeté le cavalier solitaire comme insignifiant.
Après tout, qui aurait peur d’un seul combattant ? Un tel guerrier n’existait pas —du moins pas ici.
Seule une poignée de guerriers à l’arrière se retournèrent pour faire face au cavalier, serrant leurs haches. Pour eux, abattre une personne n’était guère un défi.
Pourtant, lorsqu’ils se retournèrent, leurs yeux s’écarquillèrent à la vue de la silhouette qui chargeait.
Dududududu !
À chaque battement de cils, la silhouette du cavalier semblait se rapprocher exponentiellement.
« Quoi… qu’est-ce que c’est ? Pourquoi est-il si rapide ? Est-ce même possible ? »
C’était un exploit qui exigeait de devenir un avec son cheval, poussant sa vitesse à la limite absolue. Même les sauvages, qui avaient passé toute leur vie à cheval, étaient stupéfaits par le niveau d’équitation dont il faisait preuve.
Le cavalier réduisit la distance en un instant, et Zwalter, le reconnaissant de loin, cria de toutes ses forces.
« Ghislain — ! »
La silhouette, dont les yeux cramoisis brillaient d’intensité, n’était autre que Ghislain. En déployant sa mana, la lance dans sa main commença à briller d’un rouge sang vif.
Un sourire cruel se répandit sur le visage de Ghislain.
« Faisons-le, Père. »