Chapitre 45
Chapitre n° 45 – Association de Commerce de Méchas
Traducteur/Checker : SP76
Si quelqu'un entendait parler pour la première fois de l’Association de Commerce de Méchas, il supposerait qu'il s'agit d'une organisation commerciale à but non lucratif. Ce n'est pas totalement faux, mais cela sous-estimait profondément l'influence massive de ce mastodonte inter-galactique. Il réglemente le développement, l'octroi de licences, la production, la vente et la destruction de Méchas. La quasi-totalité du cycle de vie d'un Mécha, c’était eux, et ils devaient parfois utiliser la manière forte pour appliquer leurs réglementations.
Même une petite planète tranquille comme Cumulonimbia possédait une branche locale de l’ACM. Même la Grande Confédération Terrienne Unie et le Nouvel Empire de Rubarth reconnaissaient les pouvoirs de supervision de la puissante organisation, tandis qu'un petit État de troisième ordre comme la République Brillante n'avait rien à redire à la présence musclée de l’ACM derrière ses frontières.
L'Association créait des branches partout où il y avait suffisamment de mondes. Une population nombreuse représentait une poignée de pilotes. Si on les laissait tranquilles, ils pouvaient causer des ennuis, c'est pourquoi l’ACM avait toujours eu pour politique de superviser les pilotes, même s'ils ne possédaient pas de Mécha.
Honnêtement, l'idée qu'une organisation échappant au contrôle d'une entité gouvernementale soit autorisée à se mêler de l'industrie des Méchas n'aurait jamais dû exister. D'innombrables théories du complot circulaient sur le réseau galactique, prétendant être la vérité.
L'une d'entre elles suggérait que la gestion de l'espace humain n’était qu'un leurre. Toutes les nations, du plus petit trou paumé à la plus grande superpuissance, étaient en fait des branches différentes d'un même arbre. Un soi-disant Conseil de l'Ombre dirigeait l'humanité depuis un trône doré, et l’ACM n'était que son bras le plus visible.
Une autre théorie moins radicale suggérait que l’ACM n'était pas aussi indépendante qu'on le pensait. Il s'agirait plutôt d'une entreprise secrète menée conjointement par les Terriens et les Rubarthiens. Malgré leur intense rivalité, ils partageaient suffisamment d'intérêts communs pour réglementer l'industrie des Méchas et pour fonder l’ACM afin de plier la puissance militaire des autres nations à leur volonté.
L'existence de l’ACM et l'application stricte de ses principes avaient mis un terme au commerce sauvage des Méchas. Elles empêchaient l'incorporation d'armes de destruction massive dans leur arsenal. Ils mettaient un frein à l'espionnage industriel généralisé, et donnaient aux petites entreprises de Méchas une chance de prospérer tout en encourageant la pratique de l'octroi de licences pour les modèles qui ne sont pas à la pointe de la technologie. Ils avaient apporté tellement d'avantages que peu de gens avaient une mauvaise opinion de l'organisation.
Ce qui importait le plus à Ves, pour l’instant, c'était les normes strictes en matière de vente publique de Méchas. Tout échange de Méchas dans le cadre d'une transaction ouverte devait être certifié par l’ACM avant de recevoir un sceau d'approbation. Sans celle-ci, un créateur était privé d'une évaluation indépendante et fiable de son produit, ce qui signifiait que personne n'oserait acheter son produit.
Naturellement, cette pratique était volontaire, et les entreprises étaient libres de vendre leurs Méchas sans impliquer l’ACM si elles rendaient leurs transactions privées. C’était le plus souvent ce qui se passait avec les nouveaux modèles de pointe entre grandes entreprises et les entités gouvernementales. Ves était trop petit pour s'engager là-dedans, donc il soumit docilement son Mécha à l’ACM pour la certification.
Portant Lucky par-dessus son épaule, Ves sortit de la navette et posa les pieds sur l'aire d'atterrissage pavée à côté de l’ACM. Il rencontra le superviseur local de la branche de Cumulonimbia sur les marches menant au complexe.
« Ves Larkinson. »
« Ryan Baldwin. » Un homme à la peau sombre et à la posture robuste lui serra la main. « Bienvenue à l’ACM. Lorsque j'ai appris qu'un créateur voulait présenter un Mécha fraichement fabriqué dans notre branche, j'ai dû admettre que nous avons été perdus, pendant un moment. »
Ves gloussa amicalement à cette remarque. « Je suis le seul fabricant sur cette planète, hein ? »
« Oui. Tout ce que nous faisons, c'est casser des têtes et prêter main-forte contre les pirates. Nous n'avons pratiquement pas de techniciens qualifiés pour certifier votre Mécha. »
« Je m'excuse de vous avoir dérangé. Le processus de certification peut-il se poursuivre ? Je suis un peu dans l’urgence. »
« Ne vous inquiétez pas. Tant que nous ne sommes pas au milieu de nulle part, nous avons toujours un technicien qualifié sous la main. »
Ils entrèrent dans le complexe de bâtiments spacieux et calmes et traversèrent les couloirs jusqu'à un grand atelier. Une femme d'âge mûre, à l'air grincheuse, et vêtue d'une combinaison les accueillit en leur lançant un regard nauséabond.
« Ves, laissez-moi vous présenter Gertrude Samuelson. »
La femme en question croisa les bras. « C'est donc toi, le sale gosse qui perturbe mon programme d'entretien. J'avais mis en place tout un système, tu sais ? Maintenant, je dois perdre de précieuses heures de mon emploi du temps pour faire tomber ton petit jouet. Tu ferais mieux de ne pas croire que c'est une affaire réglée, parce que je vais faire de mon mieux pour dénicher tout ses défauts ! »
Il ne put que sourire maladroitement à cette remarque. Heureusement, Ves avait passé beaucoup de temps à construire le Cri du Phénix. Il était persuadé que son Mécha pouvait passer tous les tests, sauf les plus stricts. Ces tests de haut niveau n'auraient jamais été appliqués à un Mécha commercial ordinaire, donc Ves ne devrait pas avoir de problème. Il l’espérait.
Les trois hommes pénétrèrent dans l'atelier sombre, où une poignée de Méchas étaient soumis à un entretien de routine. Au bout des hangars se trouvait le Cri du Phénix, fraîchement sorti de son atelier. Deux techniciens juniors rampaient déjà autour de son châssis, avec plusieurs instruments de poche.
« Vu que t’as l’air de sortir des jupons de ta mère, c’est ta première certification, non ? »
« Oui, mais je connais bien les étapes. »
« Bien, alors tu sais que tu devras rester là à ne rien faire pendant que je le passe au peigne fin. » déclara Gertrude, en se plaçant derrière une console et en activant un bras mécanique épais.
Ves reconnut l'appareil comme un capteur avancé capable de pénétrer à travers presque n'importe quel matériau. La femme actionna doucement le bras et l'amena jusqu'au pied inférieur du Mécha. La projection devant elle se transforma en une image découpée de la section, accompagnée de multiples indications techniques que Ves comprenait à peine.
« Hm, ça m’a l’air ok, pour l’instant. Tu ne t'es pas trompé dans les proportions, quand tu as fait le blindage HRF. Beaucoup de débutants se ratent lorsqu'ils travaillent avec un matériau aussi raffiné. Un écart de 0,1 % au départ peut être amplifié de 10 % au moment où le HRF sort de la fabrication. »
« Je n'ai pas précipité le processus. Je suis sûr que le reste de mon Mécha est tout aussi solide. »
« C’est ce qu’on va voir. »
Gertrude balaya diligemment le Mécha, de bas en haut et de haut en bas. Elle fit également pivoter le capteur sur les côtés et à l'arrière du Mécha, mais en vain. Ves comprit qu'aucune armure ni aucun composant interne ne présentait d'écart significatif par rapport au plan. Tous les défauts qu'elle avait détectés jusqu'à présent étaient dans les seuils de tolérance des chartes de l’ACM. Seuls les techniciens les plus tatillons choisiraient de faire de ces minuscules problèmes un problème.
À sa décharge, Getrude ne dit rien, même si son froncement de sourcils s'accentua. « Eh bien, voyons voir si les composants internes font ce qu’il faut. »
C'était un domaine dans lequel Ves était moins confiant. Il était assez facile de repérer les dégâts, mais plus difficile de déterminer si les composants qu'il avait fabriqués fonctionnaient selon les spécifications. Alors que les techniciens s'éloignèrent du châssis, un jeune pilote entra dans le cockpit. Ves, Ryan et Gertrude observèrent à bonne distance le pilote activer le Mécha.
« L'interface neurale démarre sans soucis. Aucun problème rencontré jusqu'à présent. » Le pilote fit son rapport, et Getrude confirma ses observations grâce aux relevés qui défilaient sur son terminal.
« Démarrage terminé. Le Mécha est en mode veille. Le réacteur de puissance tourne. Aucune fuite détectée. La température est normale. »
« Un bruit à signaler ? »
« C'est calme. Tu veux que j'enclenche les moteurs ? »
« Attends, je veux encore tester sa gestion de l'énergie. Va mettre de l'énergie dans les canons laser montés sur le poignet. Charge ses condensateurs. Assure-toi que les armes gardent leur sécurité avant de faire ça. »
Ves observa avec Lucky le spectacle de Getrude essayant de trouver des failles. Elle avait beau solliciter le système d'alimentation, elle ne parvenait pas à faire grincer le Mécha. Ves sourit de plus en plus en réalisant qu'il n'avait rien à craindre de ce côté-là. Son Mécha était mécaniquement sain.
Bien qu'il ait passé deux heures à tester les composants internes, l’ACM n'avait rien trouvé à redire. Les moteurs ronronnaient comme un chaton et les capteurs capturaient des objets à des kilomètres de distance avec une grande précision.
« Passons aux tests actifs. » grommela la technicienne.
Le pilote emmena le Mécha à l'extérieur, sur un vaste champ de tir et un parcours d'obstacles. Les deux n'étaient pas très attrayants, car la branche de Cumulonimbia ne les avait inclus qu'après coup. Néanmoins, la certification minimale n'exigeait que quelques tests de base pour le Cri du Phénix.
Le premier test consistait à vérifier les membres du Mécha, en particulier ses articulations. Sous l'œil attentif de plusieurs capteurs en vol stationnaire, le pilote étira les membres du Mécha jusqu'aux angles maximums possibles. Rien ne s’était cassé, même lorsque les bras s’étaient presque pliés vers l'arrière, ce qui était bon signe pour Ves. L’ACM testa ensuite la capacité de charge du Mécha, en ramassant et en transportant divers poids, ce qui se déroula également sans problème.
Une fois les tests terminés, le pilote mit le Mécha à l'épreuve en trottinant, puis en effectuant un sprint complet sur une piste de course. Le Mécha moyen atteignit sa vitesse maximale prévue et la maintaint sans trop de difficultés. Le pilote refit ensuite le même parcours, mais cette fois en portant la masse et le bouclier. Le Méca avança beaucoup plus lentement cette fois, mais les poids supplémentaires ne déséquilibrèrent pas le Mécha, et ne provoquèrent pas d’accident.
Ils passèrent ensuite à la partie la plus délicate, le test des armes à distance. Getrude grimaça sauvagement en se frottant les paumes. Si elle avait peu d'espoir de trouver une faille dans les missiles montés sur l'épaule, les lasers étaient une autre histoire. Les armes laser contenaient de nombreux composants minuscules et délicats, ce qui en faisait les armes les plus susceptibles de tomber en panne.
Ils terstèrent d’abord les lances-missiles, mais tout le monde savait que ce n'était qu'une formalité. Les lanceurs étaient assez peu sophistiqués, car la plupart des avancées technologiques en matière de missiles se trouvaient dans les missiles eux-mêmes. Les lanceurs ne faisaient que stocker les missiles et les empêcher d'exploser en cas de choc. Les missiles de longue et courte portée s'envolèrent sans problème, et explosèrent contre une colline explosée, exactement comme prévu.
Le Mécha se dirigea ensuite vers un champ de tir, où il commença à tester ses armes montées sur le poignet à différents niveaux de puissance. Au niveau le plus bas, le pilote tirait avec l'arme si rapidement que les faisceaux semblaient bégayer à cause d'une alimentation électrique instable. En dépit de cette apparence chancelante, les lasers tiraient avec la bonne puissance et la bonne précision.
Le pilote augmenta ensuite la puissance des canons. Les lasers augmentèrent en taille et en intensité. Les faisceaux scintillaient moins, mais leur durée de combustion augmentait. Au maximum, les canons laser se transformaient pratiquement en lanceurs de malheur. D'épais faisceaux ressemblant à des soleils filants s'échappaient du canon et perçaient une série de trous dans les cibles du champ de tir.
À la fin de la série de tests, Gertrude sortit du processus avec une liste remplie de critères réussis. Sans un test de stress plus rigoureux, elle ne pouvait pas trouver d'autre occasion de disqualifier le Mécha.
Le pilote sortit du cockpit et sauta directement vers le bas, s'appuyant sur les boosters anti-gravité de sa combinaison pour atterrir aussi légèrement qu'une plume. Lorsque le pilote atteignit le trio, il retira son casque, révélant un visage et un teint presque identiques à ceux de Ryan.
« Comment est le Mécha ? »
« C'est un Mécha incroyable, et j’ai pas l’habitude de dire ça. » répondit le pilote avec enthousiasme. « J'ai l'impression de piloter un géant plutôt qu'une machine. Le Mécha réagit avec une telle souplesse que je n'arrive même pas à croire qu'il est possible pour un Mécha de se mouvoir de cette façon. »
Ryan ricana. « C'est le système interne avancé du Mécha qui est à l'œuvre. Tu n'as jamais piloté autre chose que des modèles standard, c'est pourquoi je t'ai fait venir ici. Même avec la différence d'une génération, un Mécha avancé est toujours dans une ligue différente par rapport aux modèles moins chers de la génération actuelle. Tu devrais essayer de piloter le modèle de base. L’Auguste César est une véritable beauté, même s'il n'est pas très pratique. »
« Alors Getrude, est-ce que j'ai votre approbation ? » demanda Ves, pendant que le père et le fils discutaient des détails.
« C'est un peu suspect que ce Mécha ait si bien résisté aux tests. C'est toi qui l'a fabriqué ? » demanda Getrude avec méfiance.
Comme s'il s'attendait déjà à cette question, Ves hocha la tête et activa son communicateur. Il envoya son journal de bord. « Vous pouvez vérifier par vous-même que j'ai travaillé dessus sans l'aide de personne d'autre. »
Elle ne regarda même pas les journaux. Si Ves était assez confiant pour les envoyer sans problème, alors ils ne cachaient rien d'important.
« Très bien. D’après mon jugement, ton modèle de Marc Antoine n’enfreint aucune règle. Il répond à tous les critères que notre organisation a établis pour tous les Méchas commercialisés publiquement. Votre Mécha sera marqué de notre sceau d'approbation, et vous devriez recevoir le certificat dans votre boîte mail dans l'heure qui vient, le temps que je finalise mon rapport. »
La résignation dans le ton de la dame ne fut pas perçue par Ves. Il ne ressentait qu'une satisfaction et un soulagement incroyables d'avoir survécu à cette épreuve. Maintenant que l’ACM certifiait officiellement son Mécha, il n’avait plus aucun obstacle pour conclure la vente de son premier Mécha.
Il prit immédiatement son communicateur et appela Marcella. « Bonne nouvelle. Mon Mécha vient de passer la certification de l'ACM. J’envoie les fichiers dès qu'ils arriveront. »
« C'est une excellente nouvelle ! » Marcella répondit avec un peu plus de surprise que Ves ne s'y attendait. Peut-être n'avait-elle pas été très confiante dans son premier travail. « Je vais m'occuper de l'expédition express de mon côté. Le Mécha arrivera à Bentheim dans un jour et demi. »
« C'est bien. Pouvez-vous transférer le paiement dès qu'il sera arrivé ? J'ai l'impression que la banque est déjà au-dessus de mon épaule, prête à reprendre possession de tous mes biens. »
« Le transfert de crédit est déjà en cours. Dès que mon client aura reçu le Mécha, le transfert sera approuvé. »
Un poids lourd s’envola des épaules de Ves. Même si la banque lui donnait encore des cauchemars, Ves pouvait au moins respirer un peu mieux maintenant que l'affaire était conclue.
« Alors, quelle est la suite de mon programme ? Avez-vous déjà trouvé un autre client pour le Marc-Antoine ? »
Marcella secoua la tête. « J'ai beaucoup d'autres choses à faire, et j'aimerai bien voir si ta première vente se passe bien avant de trouver un autre acheteur. J'aimerais garder un œil sur ton client actuel pendant quelques semaines, pour voir s'il a des plaintes à formuler. S'il ne trouve aucun défaut, même après des semaines d'utilisation régulière, alors je pourrai en toute confiance commencer à proposer ton produit à mes autres clients. »
« C'est... bien. Cependant, après avoir payé mes intérêts annuels, je n'ai plus assez de capital pour produire un autre Mécha. J’aurais besoin d'une autre avance pour commencer à produire le prochain lot. »
« Ce n'est pas une mauvaise chose. » dit-elle en souriant. « Tu mérites des vacances, et surtout, tu as besoin de temps pour mettre de l'ordre dans tes comptes. J'ai vu beaucoup trop de boîtes avoir des problèmes avec le gouvernement à cause d'une mauvaise comptabilité. Ne compte pas sur une IA de base téléchargée depuis le réseau galactique pour faire tes comptes. Fais-les toi-même, ou engage un comptable pour le faire. »
« D'accord, je le ferai moi-même. Mon entreprise est minuscule, et je n'ai qu'une seule vente, donc mes comptes sont très minces. »
« Deuxièmement, renforce tes compétences. J'ai vu ce que tu as fait dans Iron Spirit, et je suis assez impressionné par la progression de ton travail. Tu as clairement progressé au cours des quelques mois qui se sont écoulés depuis tes débuts. Utilise une partie de l'argent gagné pour acquérir un certain nombre de licences virtuelles, et commence à élargir ton répertoire. Le seul moyen pour un créateur de progresser, c’est de créer de nouveaux modèles. Je n'ai jamais vu quelq’un s'améliorer en continuant à fabriquer un vieux modèle. »
Ves acquiesça. « J'ai déjà prévu d'affiner mes compétences dans le jeu lorsque je ne suis pas occupé à produire un vrai Mécha. C'est dommage que je ne puisse pas m'offrir de licence de production. Le Marc-Antoine restera mon seul produit pendant un certain temps. »
« Ce n'est pas grave. Ce n’est que ta première année. Rien qu'en possédant les licences que tu as déjà, tu as une longueur d'avance sur presque tous les autres créateurs de Mécha sans soutien. Si ton produit fonctionne, attends-toi à de nombreuses ventes de ma part, plus que suffisantes pour rembourser tes dettes et améliorer tes actifs. C'est la force d'un bon produit. »
« Et si le marché n'est pas au rendez-vous ? »
« Alors créé autre chose. Ne t’attaches pas trop à ton premier Mécha. Il s'agit simplement de ton premier travail, le plus primitif. Si ce n'est pas un succès, améliore tes compétences, et créé quelque chose qui plaise au marché. »
« D'accord, j'ai une bonne idée de mon emploi du temps à venir. J'attendrai l'argent. »
Ils se dirent au revoir avant de mettre fin à la communication. Ves se sentait déjà libéré de ses soucis. Une fois qu'il aurait reçu l'argent, il pourrait rembourser ses dettes et laisser un surplus suffisant pour qu'il nage dans l'argent. Il pouvait faire tellement de choses avec. Devrait-il retourner à Iron Spirit et utiliser l'argent pour acheter de nouvelles licences ? Combien devait-il dépenser ? Ves avait déjà hâte de s’acheter de nouveaux jouets.