Chapitre 19
Traductrice : Moonkissed
Les étudiants cachés dans la salle de gymnastique étaient installés devant différentes portes.
Bang !
Une autre balle traversa la nuit et perça le sol.
« La portée d’une arme de police est généralement entre 50 et 100 mètres. » dit rapidement Zhao Ziang.
Ils s’étaient séparés en trois groupes. Li Wen et le professeur étaient avec les deux joueurs de réserve qui avaient les capacités physiques les plus faibles. C’était suffisant pour les protéger d’une attaque surprise. Chen Shanshan était avec Qiao Feifei. Tang Mo savait que Chen Shanshan avait une capacité et qu’elle était plus forte que les joueurs de réserve ordinaires.
Zhao Ziang et Tang Mo s’occupaient de l’attaque.
« Pourquoi est-ce que les passagers clandestins n’ont pas fait de bruit quand ils ont marché sur les bouts de verre ? Les pièges à l’entrée ne se sont également pas enclenché. »
Tang Mo parla d’une voix basse. « Ils ont tenté deux fois de faire des attaques surprises. La deuxième fois tu les avais découvert alors ils ont dû avoir pris des précautions. Ils n’allaient pas faire la même erreur deux fois. Ils doivent avoir une autre manière d’entrer dans l’école. »
Les deux hommes quittèrent la salle de gymnastique tout en restant collé au mur. Tang Mo plissa ses yeux et observa attentivement les alentours.
La nuit noire était comme une bête silencieuse, fixant tout le monde avec ses yeux assoiffés de sang. Il y avait beaucoup d’arbres dans le périmètre de l’établissement scolaire. Le vent soufflait à travers les feuilles et les arbres se balançaient. Les silhouettes des imposants arbres tremblaient dans les ténèbres. C’était le seul son.
Tang Mo regarda de côté. « Donne-moi un ongle… »
Bang !
Tang Mo esquiva sur la gauche à une très grande vitesse. Mais la balle parvint à écorché son bras droit avant de s’incruster dans le mur derrière lui et Zhao Ziang. Les deux se regardèrent puis se séparèrent.
C’était la stratégie qu’ils avaient élaboré afin de déterminer la position du passager clandestin tireur. S’ils se retrouvaient dans la pire situation possible, ils se sépareraient afin de ne pas laisser de chance à leur opposant de tirer. Maintenant, c’était le pire scénario. Il faisait sombre et un tireur se cachant dans le noir était le plus dangereux.
Bang bang !
Tang Mo prit l’énorme allumette dans sa main et se précipita vers le bâtiment adjacent à la gym très rapidement.
Les balles pleuvaient, touchant le sol où se talons se trouvaient juste avant. Tang Mo se retourna un court instant avant d’entrer dans le bâtiment. Une balle passa devant ses yeux et s’enfonça dans le mur.
Tang Mo entra dans le bâtiment scolaire. Mais une fois qu’il était dedans, ses cheveux se dressèrent et il balança son bâton derrière lui instinctivement. Il eut un gros bruit de collision. Un gros couteau et le bâton s’étaient touchés. Le bâton en bois fut tranché par le couteau. Tang Mo recula de deux pas. Son adversaire fit de même.
« Ta force est impressionnante… » Un rire rauque accompagnait le ton sarcastique. « Mais tu vas quand même mourir ! »
L’adversaire attaqua directement. Tang Mo leva le bâton pour le confronter. Le couteau et le bâton se heurtaient constamment très rapidement, causant des bruits assourdissants. Le couteau était plus long que le bâton. L’ennemi utilisa son arme afin de déposer des égratignures ensanglantées sur l’épaule, le poignet et le coude de Tang Mo. Ce dernier fut forcé de se retirer.
L’homme vit qu’il avait l’avantage et attaqua plus violemment. Une telle arme était suffisante pour avoir le dessus, même en la maniant sans trop réfléchir. Sans mentionner qu’il était un passager clandestin, il était donc très fort. Chaque coup de couteau s’accompagnait d’un coup de vent.
Tang Mo était de plus en plus lent.
L’ennemi en profita pour manier son arme en direction du côté gauche de sa tête. Soudainement, Tang Mo se pencha tandis que la lame soupa l’air au-dessus de sa tête. Il utilisa sa main gauche pour stabiliser sa posture et sa main droite mania le bâton et toucha le genou de son adversaire.
L’homme lâcha un gémissement de douleur et le son du craquement de l’os résonna dans les ténèbres. Il tomba au sol et s’appuya sur son couteau.
Tang Mo se releva et essuya le sang qui coulait sur son menton. Pour la première fois, il put apercevoir son opposant. C’était un homme faisant au moins 188 cm et possédant des muscles imposants. Il avait un tigre noir tatoué sur son bras gauche.
Ce bâtiment était le plus proche de la gym. Le passager clandestin avait lancé une embuscade ici et avait presque tué Tang Mo. Il ne pouvait pas ne pas le prendre au sérieux.
Les joueurs officiels et les joueurs clandestins récupéraient très rapidement. Les blessures de Tang Mo commençaient à le gratter, indiquant qu’elles cicatrisaient.
Le genou de l’homme était blessé, mais Tang Mo n’hésita pas à lever son bâton. Cependant, il était trop lent. L’ennemi parvint à se relever et à parer le coup avec son couteau.
La situation s’inversa par rapport à la précédente. Tang Mo attaqua constamment tandis que l’adversaire ne pouvait que se défendre avec son arme. Plus le temps passait, plus ce dernier était rapide. Sa blessure au genou avait presque fini de guérir.
L’homme cria alors que Tang Mo visa sa tête.
« Putain, toujours caché ! » L’homme lâcha soudainement son couteau, posa ses mains sur ses hanches et confronta Tang Mo. Ses yeux étaient écarquillés et il hurla furieusement, « Gamin, rends-moi mon grand-père ! » (en Chine, il est courant d’insulter quelqu’un en mentionnant les grands-parents, ou autre personne de la famille.)
Tang Mo ne comprit pas les mots, mais il sentit que quelque chose clochait. Il changea brusquement la direction de son coup. Il toucha le mur et profita de contrecoup du choc pour se projeter dans l’autre direction du couloir. Il avait juste arrêté d’attaquer qu’il aperçut l’homme musclé ouvrir sa bouche. La seconde d’après, des flammes en sortirent, remplissant toute la zone.
L’ennemi avait ses mains sur ses hanches et sprayait du feu. Il fixait Tang Mo, les yeux remplis de colère.
Tang Mo se retourna et courut.
Les flammes étaient plus rapide, brulant presque ses cheveux. Il esquiva de justement un jet de flamme. Le mur prit le coup et devint rapidement noir, de bouts tombant au sol. Tang Mo s’aida de ses mains contre le mur pour éviter les flammes. Elles étaient comme le feu d’un dragon. Il faisait chaud. Le sol avait des traces noires et le bâton en bois était depuis longtemps plus qu’un bout de charbon.
Les flammes disparurent et Tang Mo s’effondra au sol, haletant.
L’ennemi avait regagné sa confiance et son genou était complètement remis. Il ramassa son couteau et s’élança vers Tang Mo à nouveau, riant. Tang Mo n’avait plus d’arme et ne pouvait qu’esquiver.
Les actions de l’adversaire étaient très maladroite tandis qu’il ne faisait que balancer son arme. Tang Mo n’avait également pas appris les arts martiaux. Les deux hommes s’engagèrent dans une bataille simple, n’utilisant que leurs compétences physiques acquises grâce à leur statut de joueur officiel et de passager clandestin.
« Ceux qui assistent à mon pouvoir meurent toujours ! »
Le couteau manqua de justesse Tang Mo, qui se retourna et s’enfuit. L’homme se sentit victorieux et le poursuivit.
Bang !
Tang Mo avait à peine quitté le bâtiment qu’une balle fut tirée juste devant ses pieds. Il semblait transpirer mais ses yeux étaient calmes et perçants alors qu’il fixait la position du tireur.
L’homme jeteur de flammes poursuivait Tang Mo pendant que les coups de feu détonnait tout autour de lui. A deux reprises, il évita de justesse les balles. Au neuvième coup de feu, Tang Mo et l’homme musclé avaient atteint la salle de gymnastique.
La première chose visible dans la salle était les six corps allongés au sol. L’homme fut abasourdi un moment, avant de ricaner et d’attaquer Tang Mo. Il ne s’attendait pas à ce que Tang Mo, qui s’enfuyait juste avant, se retourne et riposte.
« Quelque chose cloche ! » Un sentiment de danger envahit le cœur de l’homme. Mais son corps était plus rapide que sa conscience. Alors que son couteau se dirigeait vers le cœur de Tang Mo, se dernier secoua sa main droite.
Mais il n’y avait pas d’arme dans sa main !
L’adversaire ne cligna pas de yeux, et pourtant en un instant il vu une grosse allumette apparaitre dans la main de Tang Mo.
Le couteau en acier rencontra l’allumette.
Clang !
Le couteau se brisa et la tête de l’allumette frappa le crâne de l’homme. On entendit le bruit du crâne se briser ainsi que du corps de l’homme s’écrasant au sol. La matière blanche du cerveau et le sang s’écoulèrent. Le corps convulsait, pas encore complètement mort. Ses yeux fixaient Tang Mo et sa grosse allumette. Ses lèvres s’ouvrirent, comme s’il voulait parler, mais il ne pouvait pas prononcer un mot.
La condition physique de l’homme musclé signifiait qu’il ne pouvait pas mourir directement après le coup de l’allumette de Mosaïque.
Tang Mo haletait bruyamment alors qu’il regardait l’homme au sol. L’homme ne disait rien mais Tang Mo savait ce qu’il voulait dire.
« Pourquoi est-ce que j’ai délibérément prétendu perdre et n’ai pas utilisé mon arme jusqu’à présent ? Une raison est pour tromper ta capacité. Chen Shanshan a dit que ta capacité a un temps limite de trois minutes. Cela fait exactement trois minutes et deux secondes depuis que tu l’as utilisée. Une autre raison est pour que tu ne sois pas sur tes gardes. » Tang Mo semblait très calme. « La raison la plus importante est que je ne voulais pas te tuer. Je veux trouver cette personne. »
Les yeux de l’homme étaient mouillés de sang. Les paupières tremblèrent, il ne pouvait plus les ouvrir. Dès que Tang Mo eut fini ses phrases, l’homme convulsa violemment.
À ce moment, une voix fut entendue depuis le clocher, non loin de la gym. « Oh, comment as-tu pu… »
Bang !
Ce fut le dernier coup de feu.
« Précédemment, le tireur n’était apparu qu’une seule fois et restait caché. Il est probablement mauvais en combat rapproché. Si ça avait été une attaque surprise normale, il aurait été sur ses gardes et aurait changé de position directement après le tir. Mais il voulait te soutenir pendant que tu me poursuivais, alors il n’a pas eu le temps de changer de position. »
Sur le clocher, Zhao Ziang se pencha de la fenêtre et cria avec excitation, « Il est mort, il est mort ! »
Tang Mo acquiesça et regarda l’homme musclé au sol. Son corps commençait à se rigidifier. À la fin, un sourire étrange apparut sur son visage. Le sourire resta jusqu’à que son corps s’arrête et que son corps soit complètement froid.
Tang Mo sentit que quelque chose n’allait pas dès qu’il entendit deux cris effroyables.
« Professeur Li ! »
« Professeur Li !!! »
Sur la piste de course, un homme avec un seul bras retira un couteau et secoua au loin le sang frais. Devant lui, le professeur Li tomba au sol après avoir été poignardé à la poitrine. Du sang s’écoulait de sa bouche et de son cœur. Li Wen, qui tenait le professeur Li, avait également sept ou huit blessures. Lui et les deux autres étudiants de réserve essayaient de stopper le saignement. Mais ils n’y arrivaient pas et leurs mains furent rapidement couvertes de sang.
Les deux joueurs de réserve n’avaient pas de blessures.
Le long de la piste de course, une douzaine de fleurs avaient émergé. Il n’y avait pas d’herbe sur la piste, uniquement de l’herbe artificielle. Mais maintenant, des fleurs poussaient sur cette fausse herbe. Elles n’avaient pas encore éclos, mais ressemblaient à des roses ordinaires.
L’homme à un bras qui se tenait devant ces fleurs était petit et maigre avec une cicatrice sur le visage qui s’étendait de son œil gauche au coin de sa bouche. La cicatrice était laide et terrifiante. Il n’avait pas de bras droit et tenait un couteau dans sa mains gauche. Des gouttes de sang coulaient de la point de la lame. Il souriait tristement tout en regardant froidement Tang Mo.
« Ils sont tous morts ? »
Tang Mo resserra son emprise sur son allumette et observa l’autre homme de manière vigilante. « Ils sont morts, il ne reste que toi. »
« Je serai le seul survivant. » L’homme aux cheveux courts sourit et désigna le professeur Li étendu dans une mare de sang. « Tout comme il est mort. »
Li Wen plaça une main sous le nez du professeur afin de vérifier s’il respirait encore, puis dit d’une voix rigide. « Il ne respire plus… » Les deux étudiants de réserve se figèrent.
D’un coin sombre de la piste de course, une silhouette émergea soudainement. « Je vais te tuer !!! »
Le couteau de l’ennemi pivota. Qiao Feifei, pleine de rage, ne réagit pas. Tang Mo dut se précipiter à ses côtés, attraper son bras, la mettre derrière lui et contrer le coup avec son allumette.
Clang !
Il n’y avait pas de doute que ce couteau allait se briser en deux, comme l’autre couteau précédemment.
Une lumière passa dans les yeux de l’ennemi. Il regarda la grosse allumette de Tang Mo. ‘Elle est tellement puissante!’
Qiao Feifei était en état de choc. Chen Shanshan soupira et se précipita de la ramener vers Li Wen.
Zhao Ziang sortit du clocher. Un grand sourire ornait son visage quand il entra sur le terrain. Mais quand il vit le professeur Li couché dans son sang, son sourire disparut. « Professeur Li ! » Il était mort.
Tang Mo avait depuis le début prédit que ces personnes essaieraient une attaque surprise. Il avait alors installé des pièges dans tous les recoins de l’école. Comme il l’avait dit avant, les passagers clandestins n’avaient pas marché sur les bouts de verres car ils s’y attendaient. Cependant, Tang Mo avait délibérément laissé un passage.
Pendant la journée, il avait réarrangé les bouts de verres sur la routes avec Li Wen, laissant un passage pour marcher. Si les passagers clandestins étaient assez malins pour ne pas marcher sur les éclats de verre afin de ne pas faire de bruit, ils pouvaient prendre ce chemin, ce qui aurait exposé leur position. S’ils étaient encore plus intelligents, ils comprendraient l’intention de Tang Mo et ne prendrait pas ce chemin. Mais cela les forceraient à marcher sur les bouts de verre.
Le pire scénario était qu’ils ne marchent pas sur les bouts de verre, ni ne prennent le chemin prévu. Le groupe de Tang Mo n’était alors pas prêt pour la frappe des passagers clandestins. Heureusement, Tang Mo avait préparé en avance une stratégie avec Zhao Ziang, autrement la situation aurait été inversée.
Tang Mo tint la grosse allumette et demanda « Comment êtes-vous entrés ? » Comment ont-ils pu entrer sans enclenché de pièges ?
L’homme avec un seul bras lâcha un rire malaisant. « Entrer ? Nous ne sommes jamais partis ! »
Zhao Ziang sursauta. « I-impossible ! Comment avez-vous pu ne jamais partir ? Vous étiez dans l’école pendant tout ce temps ? »
« Cette école est énorme. Comment pouviez-vous savoir où nous étions ? » Le regard de l’homme glissa sur tout le monde, particulièrement sur Chen Shanshan. « Pendant ces deux derniers jours, je vous ai observé installé tous ces pièges inutiles. À la base, je voulais vous attaquer la nuit dernière. Je ne m’attendais pas à ce que cet homme vienne, alors je vous ai laissé vivre un jour de plus. »
Les ennemis étaient restés avec pendant tout ce temps. Tous les étudiants étaient horrifiés.
Chen Shanshan serra ses dents alors qu’elle se lamenta, « Je n’ai pas pensé à ça. »
Qiao Feifei secoua sa tête. « Ne t’en veux pas. Nous n’avions jamais pensé à la possibilité que ce groupe d’enculés puisse quitter l’école pour ensuite revenir s’y cacher. C’est de leur faute ! »
L’homme écoutait la discussion entre Chen Shanshan et Qiao Feifei avec une étrange lumière dans ses yeux.
Tang Mo s’avança devant les deux jeunes filles. Il demanda, « Tes compagnons sont morts. Pourquoi ne t’enfuis-tu pas ? »
« Pourquoi devrais-je m’enfuir ? Vous êtes ceux qui allez mourir. » L’homme pointa son couteau vers Tang Mo. Il n’y avait plus que la moitié de la lame, mais son regard ne contenait aucune peur.
Tang Mo serra son allumette, et son sentiment de malaise s’accrut. Il regarda la dizaine de fleurs et cria, « Détruisez ces fleurs ! »
L’homme ricana. « Rêvez ! » Il balança son couteau afin d’arrêter les étudiants qui voulaient détruire les fleurs.
Tang Mo attaqua l’adversaire qui réagit rapidement avec son couteau brisé. Sous le coup du choc, le couteau se brisa en mille pièces.
« Allez détruire les fleurs ! » Tang Mo cria fortement à nouveau.
À part les deux joueurs de réserves qui tenaient le corps du professeur Li, les quatre autres se précipitèrent vers les fleurs. Zhao Ziang attrapa une des roses et essayer d’arracher les racines. Il cria, « Je ne n’arrive pas à l’enlever. Cette chose est plus dure que l’acier. »
Zhao Ziang était la personne la plus forte parmi les étudiants et il ne pouvait pas détruire les fleurs. Dans ce cas, les autres ne pouvaient pas y arriver également.
Tang Mo comprit enfin la raison de la tension qui remplissait son corps.
L’homme à un bras avait une force plus importante que celle de Tang Mo. Il semblait petit et fin, mais il avait des muscles puissants. Ces muscles ne pouvaient pas être uniquement dû au fait qu’il soit un passager clandestin. Avant que la terre ne soit en ligne, le physique de cet homme était déjà meilleur que celui d’une personne lambda. Sa vitesse de réaction était la même que celle de Tang Mo, mais ses compétences en combat et sa puissance étaient bien meilleures. Bien qu’il n’ait plus d’arme, il continuait à esquiver la grosse allumette encore et encore.
« Tu dois utiliser ta capacité pour détruire ces fleurs ! »
Zhao Ziang transpirait alors qu’il poussa un cri et un long ongle apparut devant lui. Il se concentra sur l’ongle le visa sur les racines de la rose. Whoosh ! L’ongle fendit l’air et pénétra la racine. Des étincelles comme du métal s’échappèrent au moment de la collision.
« Je peux le faire ! »
Il comprit le timing et continua à briser la racine avec l’ongle. L’ongle était trop mince pour pouvoir pénétrer à chaque fois. Cela lui prit au moins 20 coups et deux minutes pour complètement détruire la fleur.
Il cria. « J’ai un pistolet. Cette racine est presque pareille à une barre de fer. Si on utilise ce pistolet, on peut peut-être les détruire. Il y a au moins huit munitions dedans. Une fleur peut-être supprimée. »
Zhao Ziang donna le pistolet à un autre joueur officiel, Qiao Feifei. Elle fut surprise. « C’est… c’est un pistolet. »
« Oui, c’est un pistolet. Concentre-toi et vise la racine. »
Qiao Feifei rassembla tout son courage et se prépara à prendre le pistolet. Mais alors qu’elle se sentait encore hésitante, une main prit le pistolet à sa place. La jeune fille au cheveux courts fixa calmement la fleur et visa la racine avec le pistolet. Les mains de Chen Shanshan ne tremblèrent pas pendant qu’elle appuya sur la détente.
Bang !
La balle perça la racine de la fleur, laissant un trou. La puissance du contrecoup la força à faire un demi pas en arrière. Zhao Ziang n’eut pas le temps d’ajouter quelque chose qu’elle avait déjà tirer deux balles supplémentaires.
Qiao Feifei regarda autour d’elle avec soulagement. « C’est vraiment pratique. »
Les deux joueurs de réserve vinrent aussi pour aider. Zhao Ziang avait coupé une fleur avec ses pouvoirs pendant que Chen Shanshan avait détruit deux fleurs grâce au pistolet. Les trois autres étudiants et Li Wen essayait de couper la racine d’une fleur avec un couteau. Avec tous leurs efforts, ils parvinrent à la couper après dix coups.
Tang Mo, de son côté, continuait à combattre l’homme avec sa grosse allumette.
Les deux hommes avaient échangés plusieurs coups. L’épaule droite de l’homme à un bras avait été cassée par l’allumette. Une personne normale n’aurait pas réussi à rester debout, mais il était un passager clandestin. Il continuait à se confronter à Tang Mo avec un visage sombre.
Tang Mo n’était pas dans un meilleur état. L’ennemi n’avait qu’un seul bras mais il avait réussi à plier sa main afin de le frapper dans les côtes. Il avait entendu le bruit de son os se briser.
Voilà de vraies compétences en combat. Si l’homme avait toujours son autre bras, ou si Tang Mo n’avait pas son allumette, Tang Mo n’aurait pas pu gagner.
Mais l’adversaire n’avait pas son autre main.
Tang Mo profitait de cet avantage afin de trouver une opportunité de lancer son allumette contre la tête de l’homme. Ce dernier parvint à esquiver. Il savait qu’il mourrait si l’allumette touchait sa tête. Il n’hésita pas à utiliser son bras gauche pour bloquer le coup. Bang !
Une petite ombre fut éjectée au loin. L’homme regarda Tang Mo avec un visage remplis de haine. Il ne restait plus que du sang sur son poignet gauche. Sa main gauche était tombée plus loin.
« Je vais te tuer !!! »
Tang Mo perdit pas de temps à répondre et leva son allumette. Mais l’homme regarda soudainement le ciel et rigola hystériquement. « Tu vas mourir. Vous allez tous mourir ! Je suis le seul qui peut survivre ! » Tang Mo suivit son regard.
Dans le ciel nocturne, la lune était à peine visible et il n’y avait pas d’étoiles. Un gros nuage noir dérivait au loin, bloquant la majorité des rayons de la lune. Il n’y avait qu’un petit bout argenté de la lune visible en ce moment.
« Quelle est ma capacité ? Tu penses que ce sont de simples fleurs ? Ce n’est pas le cas ! Ma capacité est cent fois plus forte que celle de l’homme qui peut cracher du feu, ou de celle de l’imbécile qui a cent balles par pistolet ! Mes fleurs ont volé l’essence du clair de lune. Attends juste que ce nuage finisse de recouvrir complètement la lune, et alors mes fleurs vont éclore ! »
Tang Mo se tourna pour observer les fleurs.
Zhao Ziang avait déjà détruit six fleurs, Chen Shanshan deux fleurs et les efforts combinés des autres une.
Il restait trois fleurs.
Tandis que les nuages sombres cachaient la lune, les pétales des trois fleurs commencèrent à trembler légèrement. Tout le monde entendit un gros bruit. Les pétales s’ouvraient gentiment sous la brise nocturne. Plus elles s’ouvraient, plus le pollen devenait violet.
« Une fois que mes fleurs seront ouvertes, vous allez tous mourir. Elles sont empoisonnées ! Le gaz empoisonné va se disperser et uniquement moi peut survivre ! » L’homme à un bar avait perdu une autre main et était clairement devenu fou. Sa bouche parlait constamment de la ‘mort’ pendant que ses yeux vicieux fixaient Tang Mo et les autres.
Tang Mo l’ignora et se rua sur une fleur, balançant son allumette.
Clang !
La rose trembla doucement et Tang Mo vit que la tige avait un angle de 15 degrés. Même l’allumette ne pouvait pas la casser !
« Vous allez tous mourir, hahaha… »
Les nuages continuait à recouvrir la lune tandis que Tang Mo frappait la rose avec son allumette, sans la briser. Il n’avait réussi à casser qu’une seule fleur quand la lune fut complètement cachée.
« Vous êtes tous morts ! »
Le temps que Tang Mo marche vers une fleur, elle était déjà entièrement ouverte. Seulement les dernières couches de pétales avaient encore du pollen sur elles. La fleur était d’un violet foncé qui attirait les regards. Elle était clairement toxique, même à l’œil nu.
Tang Mo souleva son allumette et n’eut pas le temps de l’abaisser qu’il constata que le visage de l’ennemi était recouvert par une fine couche de fumée violette.
À ce moment-là, un vent violent souffla depuis le sol. Le groupe n’eut pas le temps de réagir que les rayons de la lune touchèrent à nouveau le sol.
Le sourire de l’homme se figea. Il leva les yeux au ciel, incrédule. « Non ! C’est n’est pas possible ! Il s’est passé quoi ? »
Quand Tang Mo le regarda à nouveau, la fumée foncée s’était dispersée dans l’air. Mais le vent avait déjà soufflé les nuages au loin. Dès que le clair de lune toucha les pétales à nouveau, celles-ci se figèrent. Tang Mo passa ensuite deux minutes à finir de détruire les deux fleurs restantes.
L’homme à un bras le remarqua en s’enfuit. C’est alors qu’un petit ongle lui transperça la tête de derrière. Ses yeux s’écarquillèrent et il tomba.
Zhao Ziang parla d’une voix tremblante. « Il… Il est mort ? »
Tang Mo relâcha son emprise sur l’allumette. « Oui, il est mort. »
Personne ne savait comment les nuages qui couvraient la lune avaient pu se disperser. Ils pensaient que c’était juste une coïncidence. Seulement Tang Mo savait qu’il avait dessiné un cercle juste avant la bataille. Il n’avait pas maudit l’homme cracheur de feu ou le tireur, mais l’homme à un bras.
Un ennemi inconnu est toujours plus effrayant que celui connu.
Tang Mo avait préparé cet atout au cas-où. Il n’était pas sûr si la capacité ‘Dessine un cercle pour maudire’ allait marcher, ou quel serait l’effet. Mais le résultat était très satisfaisant.
L’ennemi était décédé, les étudiants pouvaient enfin se relâcher. Chen Shanshan tenait encore le pistolet, même assise. Bien qu’il n’y avait plus de munitions, elle s’y accrochait comme à un objet de défense.
Les étudiants joignirent leur force pour déplacer les corps des trois passagers clandestins à côtés des deux autres qui étaient morts dans les toilettes auparavant. Ils les écrasèrent avec haine avant de les jeter dans les toilettes.
Le corps du professeur Li fut installé dans la salle de gym, à côté des corps des enfants défunts. Les corps étaient silencieusement étendus sur le sol froid. Personne ne savait qui avait commencé à pleurer, mais rapidement des pleurs résonnèrent dans la salle. Une fois qu’ils avaient fini de pleurer, la peur d’avoir tué entra dans leurs cœurs.
Zhao Ziang avait tué le tireur et l’homme à un bras. Son cœur était, sur le moment, remplit de haine et de vengeance, alors il n’avait rien ressenti en tuant. À présent, il se précipitait dehors afin de vomir.
Les autres enfants étaient effrayés et se rassemblèrent entre eux, pendant que Chen Shanshan leur donnait de l’eau et de la nourriture. Li Wen marchait vers la piste de course, perdu dans ses pensées.
« Ce n’est probablement pas la dernière fois que tu vas tuer quelqu’un. »
Une voix indifférente et calme sonna derrière Zhao Ziang. Ce dernier venait de beaucoup vomir. Quand il entendit la voix, il se retourna.
Tang Mo prit une bouteille d’eau et la lui lança, le visage sans expression. « Ce monde a changé. Si tu veux vivre, tu dois grandir. Ta capacité est très utile, tu peux protéger beaucoup de personnes ainsi que toi-même. »
Le jeune garçon s’essuya la bouche. Ses yeux s’illuminèrent et ses lèvres tremblèrent. Après un long moment, il serra les dents et dit fermement, « Je sais que si je ne les tue pas, ils me tueront. Je le sais, je suis juste… c’est difficile de s’adapter. »
« Ne t’en fais pas, tu t’adapteras tranquillement. » ajouta Tang Mo.
« Tang Mo gege, tu t’es senti bizarre quand tu as tué ? »
Zhao Ziang savait uniquement que Tang Mo avait tué. Il ne savait pas qu’il avait déjà tué un passager clandestin. Tang Mo dit à voix basse. « J’avais un peu peur la première fois que j’ai tué. Mais j’étais plus inquiet d’être tué que d’avoir peur. » Zhao Ziang acquiesça, l’air absent. Tang Mo n’ajouta rien.
S’il devait choisir entre lui et une autre personne, c’est sans hésitations qu’il choisirait la mort de l’autre personne.
Après avoir légèrement réconforté le jeune garçon, il se dirigea tout seul vers le banc au fond de la gym. Il sortit son livre de nulle part et tourna les pages. Il se figea quand il vit les premières lignes de texte.
[Capacité : Esprit mauvais, retourne-moi mon grand-père !]
[Propriétaire : Xi Qiang (passager clandestin)]
[Type : Atomique]
[Fonction : Crache des flammes de la bouche pendant trente secondes à une température de 961℃]
[Niveau : 2]
[Restrictions : Le temps d’attente entre chaque utilisation est de trois minutes. Avant de l’utiliser, tu dois placer tes mains sur tes hanches et crier ‘Rends-moi mon grand-père’.]
[Note : Xi Qiang a dit que tous ceux qui ont vu sa capacité sont morts, sauf Tang Mo.]
[Restrictions pour l’usage de Tang Mo : Ne peut être utilisée qu’une fois par jour. La température maximum est de 800℃. Avant de l’utiliser, place tes mains sur les hanches et crie ‘Rends-moi mon grand-père’. Je pense que cette capacité est très bien pour Tang Mo. C’est le pouvoir qu’il devrait avoir. Ce poulet épicé est très bien.] (Le poulet épicé est argot désignant les déchets, les personnes méprisables, etc.)
Tang Mo, « … »
Pourquoi est-ce qu’il continuait à se faire gronder par le livre ? Ce dernier avait même utilisé deux insultes !
L’expression de Tang Mo changea alors qu’il claquait le livre au sol. Il n’utiliserai jamais cette capacité. Absolument jamais !
« Tu veux de l’eau ? » Une voix féminine se fit entendre derrière lui
Tang Mo retira le livre discrètement et se retourna vers la jeune fille. Chen Shanshan était arrivée avec deux bouteilles d’eau et un bout de pain. Tang Mo prit le pain. « J’ai déjà bu de l’eau. »
Chen Shanshan hocha la tête.
Zhao Ziang était rentré dans la salle de gym pour se reposer. Il ne restait plus que Tang Mo et Chen Shanshan dehors.
La jeune fille dit, « Ils dorment tous. Li Wen gege vient tout juste de rentrer. Il a dit qu’il ne pouvait pas dormir et compte du coup faire un tour sur le campus. »
« Je vois. »
« … Cette fois j’aimerais vraiment te remercier. »
Tang Mo regarda la jeune fille aux cheveux courts. Les yeux de Chen Shanshan étaient calmes et déterminés. « Ce n’est pas un merci uniquement pour ce soir. Merci d’avoir écouté le souhait de mon père et d’être venu me trouver. J’aimerais rester avec mes camarades. Nous allons quitter l’école et voir comment le monde extérieur est. »
Tang Mo arqua un sourcil suite à ces mots. « Tu sais que je voulais te prendre avec moi ? »
« Oui, je l’avais deviné. » Son visage restait neutre. Elle était mature comme une adulte de 44 ans au lieu d’une adolescente. « Mais maintenant que le professeur Li n’est plus là, je ne veux pas les quitter. »
Tang Mo regarda la jeune qui semblait déterminée. Il sourit et n’ajouta rien. Il abandonna l’idée de partir avec elle. Il ne souhaitait par former une équipe avec elle à cause du vœux d’un défunt ou parce qu’il ressentait de la pitié. Il pensait juste que cette adolescente était très intelligente et que sa capacité était très utile. Même le livre avait commenté que collecter la capacité de Chen Shanshan était d’une grande aide.
Elle n’avait pas beaucoup de force, mais elle était clairement plus utile que Li Wen. Dans ce monde dangereux et inconnu, Tang Mo voulait vraiment avoir des camarades intelligents.
Cependant, le professeur Li était décédé et Chen Shanshan semblait déterminée à rester. Tang Mo trouvait que c’était dommage mais il n’essaya pas de la persuader.
« Est-ce que je peux t’appeler… Tang gege ? »
Tang Mo acquiesça.
La jeune fille rigola. Elle avait peut-être une apparence banale, mais elle avait une fossette quand elle souriait. « Tu pars demain pas vrai ? J’espère qu’on se recroisera à nouveau. À ce moment, je serais plus forte. Tang gege, merci. »
Tang Mo allait ouvrir la bouche quand une voix profonde et magnétique se fit entendre dans son esprit.
[… Je te dérange ?]
Tang Mo, « … »
Tang Mo reconnut la voix presque instantanément.
Chen Shanshan était très perspicace. « Tang gege, quelque chose de va pas ? »
La jeune fille l’appelait d’une manière proche, mais elle était encore jeune. Ces mots n’étaient pas un problème. C’était la phrase ‘je te dérange ?’ que Tang Mo trouvait étrange.
L’autre personne parla à nouveau.
[Je suis désolé de te déranger. Je t’appellerai une autre fois.]
Tang Mo s’exclama « Ce n’est pas ce que tu penses ! »
Chen Shanshan fut confuse. « … Tang gege ? »
Tang Mo se calma. « Rentre en première. Je vais aller chercher Li Wen. »
Chen Shanshan le regarda, suspicieuse, avant de sembler deviner quelque chose. Mais elle ne posa pas plus de question et retourna dans le gym.
Tang Mo sortit l’œuf de dinde blanc de sa poche. Sans surprise, l’œuf brillait d’une faible lumière.
Il fronça les sourcils, distordant son visage. « Mr… Fu ? J’entends ta voix dans ma tête. C’est différent de la dernière fois où nous nous sommes parlés. Mais je ne vais pas parler de ce sujet maintenant. Que veux-tu ? »
Théâtre de l’auteur :
Tang Tang [visage sans expression] : Ce livre bon marché ose de gronder.
Le mignon livre des capacités : Tang Mo Tang Mo, il pleut. Les gens ont des parapluies. Tang Mo, protège ta tête ╮(╯▽╰)╭
Le capitaine Fu : #Sur le point de se préparer quand j’entends mon futur époux flirter avec quelqu’un d’autre. Que devrais-je faire ?#