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Traducteur/éditeur : Haruto
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◈ Le médecin de dark fantasy pris pour un saint ◈
Chapitre 1 : Je crois avoir pris possession du corps du protagoniste qui pourrait devenir un saint
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Corée du Sud, 2030…
Le Castrato Medical Center était paisible comme toujours !
« Vous avez dégagé le champ opératoire à l’aspirateur ? »
La salle d’opération était en plein tumulte à cause d’une alerte au choc hypotensif, mais c’était le quotidien d’un bloc opératoire.
Plus encore en chirurgie traumatologique.
Alors oui, l’hôpital était encore paisible aujourd’hui.
Je fredonnais en enfilant mes gants chirurgicaux quand le résident, à la table d’opération, m’interpella d’urgence.
« Chef ! Les constantes du patient chutent ! »
« Oui, oui, je me dépêche. Ce n’est pas en me pressant que la formule va apparaître plus vite. »
Le patient du jour avait été écrasé par un camion lors d’un accident de la circulation.
Une fois prêt, je regardai dans son abdomen ouvert.
« Heureusement, la rate n’est pas trop abîmée. En revanche, tout le haut du tube digestif est nécrosé. Et le volvulus est sévère. Qu’est-ce qu’ils ont bien pu lui faire pour que ses intestins ressemblent à des beignets torsadés ? »
« J’ai entendu dire qu’il y avait eu un incident pendant les secours, après qu’il a été écrasé par le camion. »
« Combien de temps avant son arrivée à l’hôpital ? »
« Environ quatre heures. »
« On ne peut pas sauver ça. »
« Pardon ? »
Le résident me regarda, horrifié.
Me rendant compte que je m’étais mal exprimé, je me repris aussitôt.
« Je veux dire qu’on ne peut pas sauver l’estomac et l’intestin grêle. Bien sûr qu’on peut sauver le patient. J’en ai sauvé dans un état bien pire. »
J’avais même sauvé un patient avec une balle logée dans le cœur.
Alors que son cœur battait encore, en plus.
Vous ne me croyez pas ?
Moi non plus, je n’en revenais pas que ça ait marché.
« On va faire une gastrectomie totale. Gardez-en un petit morceau pour une reconstruction en Y de Roux plus tard. Pour l’instant, agrafez les extrémités. »
Après avoir détordu les intestins, j’utilisai une agrafeuse pour fermer les extrémités de l’œsophage et de l’intestin grêle.
Enfin, j’introduisis une sonde d’alimentation dans l’intestin grêle et créai une ouverture dans l’abdomen pour l’évacuation des selles.
« Qu’est-ce qu’il a bien pu manger pour avoir l’estomac rempli de ça ? »
« Il ne risque pas de faire une septicémie ? »
« Bof, les infectiologues s’en occuperont. C’est leur boulot. »
Je changeai plusieurs fois de gants après les avoir souillés avec des débris alimentaires.
Une fois le diaphragme rompu suturé et le drain thoracique posé, l’opération fut terminée.
« Pfiou… »
Je baissai mon masque et retirai mes gants.
« Vous pouvez refermer. Et… »
Je tapotai l’épaule du résident assis devant l’ordinateur.
« Dites au professeur Kim, en gastro-entérologie, qu’on aimerait qu’il se charge de la reconstruction une fois le patient stabilisé. »
« Oui, docteur ! »
« Oh, et n’oubliez pas d’envoyer les photos des sites opératoires. Il faut qu’ils sachent où j’ai placé la sonde d’alimentation pour pouvoir l’éviter ensuite. »
« Oui, docteur ! »
« C’est bien compris ? Ne faites pas comme la dernière fois, sinon tout le groupe sera sanctionné. »
« Oui, docteur ! Compris ! Beau travail, docteur ! »
« Bien. Et… »
Avant de quitter le bloc, j’ajoutai une dernière consigne.
« Faites hospitaliser le patient en gastro-entérologie. Si vous m’appelez, je bloque votre numéro. En cas de problème, voyez un autre professeur. Je vais dormir pendant toute ma journée de repos. »
À peine l’opération terminée, la fatigue s’abattit sur moi comme un raz-de-marée.
Quand je regardai l’horloge, douze heures s’étaient écoulées depuis mon arrivée au travail.
Le délit de fuite, la chute, le coup de couteau, et maintenant l’accident de camion…
Quelle journée chargée.
Ah. En regardant de nouveau, je vis que la date avait changé.
Ça ne faisait pas douze heures, mais trente-six.
*Putain. Laissez-moi rentrer chez moi.*
Trente-six heures d’affilée à opérer.
Aucun être humain ne devrait avoir à faire ça.
Puis je me souvins soudain de la chose la plus importante que j’avais oubliée.
Je retournai aussitôt au bloc.
Puis j’appelai les étudiants en médecine qui observaient sans rien dire dans un coin de la salle.
« Les étudiants. »
« O-Oui ! »
« Cette opération a coûté vingt millions de wons. »
« Pardon ? »
« Les tarifs de chirurgie traumatologique ont augmenté il y a deux ans. Pour ce genre d’opération, les six personnes présentes au bloc se partagent vingt millions de wons. On déduit le coût du matériel, bien sûr, mais on gagne quand même beaucoup. »
« … ? »
« Et si vous opérez après dix-huit heures, vous touchez presque le double. La chirurgie traumatologique, ça rapporte. Alors ? Vous devriez choisir cette spécialité, non ? »
Les étudiants promenèrent leur regard de moi au résident, puis à l’infirmière.
Des héros couverts de sang et de sueur, avec de profondes cernes sous les yeux.
Ça ne suffisait pas à faire craquer n’importe qui ?
L’un des étudiants hésita avant de prendre la parole.
« J-Je suis désolé. »
Ah, pourquoi ?!
* * *
À peine rentré chez moi, je m’effondrai sur le canapé comme un cadavre.
Je n’avais même pas la force de me laver.
« Haa… Il faut que je dorme… »
Mais une maladie chronique de l’humanité moderne me frappa alors.
Mon corps était épuisé, mais mon cerveau refusait de se reposer et réclamait sa dose de dopamine.
Par habitude, j’allumai mon smartphone.
« Il y aurait un roman pas trop prise de tête à lire… ? »
La réalité elle-même était une fantasy peuplée de fantômes, d’entités et de patients.
Ces derniers temps, les patients en traumatologie affluaient, et le service ne connaissait aucun répit.
Je n’avais pas envie de lire quelque chose de déprimant, en plus.
« Quelque chose de calme… de réconfortant… »
En faisant défiler les classements, un titre intéressant attira mon attention.
<Mémoires de Schnabel>
#Fantasy #FusionPunk #Malentendu #Médical #…etc.
« Schnabel ? Un médecin de la peste ? »
Schnabel.
Un mot allemand qui signifie « bec ».
On l’associait aussi aux médecins de la peste.
[Ne dites pas que Schnabel est un saint. Ce n’est pas un miracle.]
[Ne faites pas confiance au Docteur Corbeau. Un médecin de la peste n’est pas ce que vous croyez.]
Je combinai le résumé et les étiquettes.
Malentendu, dénégation et saint.
Schnabel était un mot allemand associé aux becs d’oiseaux et aux médecins de la peste.
Autrement dit, le protagoniste du roman original était probablement un médecin de la peste qui portait un masque de corbeau et allait sauver les gens.
Ceux qui l’entouraient avaient dû le prendre pour un saint et le vénérer.
Combien de romans en ligne avais-je lus, déjà ?
Je pouvais comprendre tout ça en un coup d’œil.
*Je peux déjà deviner l’intrigue.*
Le protagoniste banderait nonchalamment quelqu’un ou lui prescrirait un médicament, et la fille d’un grand-duc du Nord ou une princesse impériale passerait par là en disant : « Personne ne m’a jamais traitée comme ça », avant de se prendre d’obsession pour lui.
Ensuite, le protagoniste serait vénéré comme un saint ou un prophète, tandis qu’il se sentirait accablé et tenterait de fuir.
Pour se faire rattraper et couvrir de richesses et de gloire.
« Ce type a la belle vie. »
Pendant que quelqu’un d’autre était à deux doigts de perdre la tête à recoudre les entrailles d’un patient écrasé par un camion de six cents kilos.
Et lui, pendant ce temps, était le héros d’une histoire de malentendus, applaudi rien que pour respirer.
J’aimerais bien vivre comme ça, moi aussi.
*Voyons comment ce type s’en sort dans un autre monde.*
J’ouvris aussitôt le prologue.
Avant même d’avoir pu lire la première phrase du roman…
Crac !
Une douleur atroce me déchira le milieu de la poitrine.
Comme si une hache aiguisée m’avait fendu le sternum, une douleur insoutenable irradia dans ma colonne vertébrale.
Mon smartphone glissa de ma main et tomba par terre.
Une sueur froide se mit à ruisseler sur moi, et ma vision se brouilla de blanc.
*Urgh… Bon sang… J’avais des indigestions ces derniers temps.*
Si je mourais avant même de pouvoir crier… Infarctus aigu du myocarde ? Ou dissection aortique ?
Je répétais toujours aux étudiants en médecine de penser à une maladie cardiaque quand un patient se plaignait d’indigestion.
Et pourtant, j’avais cru que ce n’était qu’une indigestion et cherché des médicaments pour la digestion tout ce temps.
*Merde… J’étais si près de devenir professeur…*
* * *
Quand j’ouvris les yeux, je me trouvais dans un autre monde.
*J’ai survécu.*
Enfin, pas au sens habituel.
J’étais quand même en vie.
Le nom que j’avais reçu à la naissance était Julian Schnabel.
Dès que je vis le nom de famille Schnabel, je compris facilement que j’avais pris possession du corps d’un personnage du roman que je m’apprêtais à lire.
Et pas de n’importe qui : j’en étais devenu le protagoniste.
*J’enviais le protagoniste. Ça ne voulait pas dire que je voulais devenir lui.*
Je découvris aussi de mes propres yeux le cadre du roman que je n’avais pas eu le temps d’examiner.
Ce monde mêlait dark fantasy et fusion punk.
L’humanité avait été repoussée par les bêtes magiques et les démons, alors elle avait bâti des murs et choisi de se cacher derrière.
Et même ainsi, on apprenait de temps à autre qu’une autre forteresse était tombée.
Un cadre lugubre que j’aurais classé tout en bas si j’avais pu choisir où me réincarner.
Le premier adulte que je vis dans ce monde ne fut pas mon parent biologique, mais un ami de mes parents.
Apparemment, mes parents m’avaient confié à cette personne avant de partir soigner les soldats du front du Sud.
« Julian. Tes parents étaient vraiment des gens formidables. »
Peut-être à cause de ce monde, mes parents ne revinrent jamais du front du Sud.
*Même réincarné, pourquoi fallait-il que ce soit dans un endroit pareil ?*
Cette réincarnation avait bien des défauts.
Mais tout n’était pas mauvais.
Si ma mémoire était bonne, le roman était étiqueté comme une histoire de malentendus.
Cela ne pouvait vouloir dire qu’une chose.
*Au moins, l’avenir s’annonce radieux.*
Le présent était peut-être un peu pénible.
Mais, tôt ou tard, l’avenir serait heureux.
Il suffisait que je fasse un petit effort.
Inutile de se décourager à cause d’un malheur passager.
*Une occasion finira forcément par se présenter. En attendant, je devrais continuer à réviser pour ne rien oublier.*
J’imaginais cet avenir heureux quand une possibilité glaçante me traversa soudain l’esprit.
Je me souvins de la plateforme où le roman avait été publié.
*Attends. Si c’est Topvelpia… De quel sexe suis-je, maintenant ?*
Je baissai aussitôt les yeux.
… Heureusement, il était bien là.
*Ouf… Au moins, le prince héritier et le grand-duc ne tomberont pas amoureux de moi.*
Le temps passa.
Un jour, alors que je logeais dans l’annexe du domaine de mon parrain et révisais sans cesse mes connaissances médicales, un élément du récit auquel je n’avais pas prêté attention bouleversa ma vie.
On avait retrouvé les corps de mes parents, portés disparus.
Je n’étais plus orphelin en puissance, mais bel et bien orphelin.
« Julian. Allons voir tes parents. Tu devrais au moins les accompagner pour leur dernier voyage, tu ne crois pas ? »
Dès que mon parrain apprit qu’on avait retrouvé leurs corps, il m’emmena à la forteresse du Sud.
Nous voyageâmes en dirigeable, traversâmes le Royaume des Démons et arrivâmes à la forteresse du Sud.
Là-bas, j’assistai aux funérailles de mes parents.
On ne me laissa pas voir leurs corps directement.
On me dit qu’ils n’étaient pas dans un état qu’un enfant devrait voir.
Je ne vis que deux corps recouverts de couvertures, qu’on tirait hors d’un marécage.
Ce n’est qu’à ce moment-là que la mort de mon père devint réelle à mes yeux, et je me sentis un peu abattu.
Pas au point de pleurer, mais assez pour avoir besoin de me changer un peu les idées.
« Julian. Si c’est trop difficile, va faire un tour. »
Grâce à la sollicitude de mon parrain, je pus rester un moment seul.
C’est alors que je remarquai quelque chose.
Le liquide rouge qu’un guide local était en train de boire.
Cette boisson rouge me semblait étrangement familière.
Je lui demandai donc :
« Monsieur, qu’est-ce que vous buvez ? »
« Oh, ça ? C’est de l’eau dans laquelle on fait bouillir de l’écorce d’arbre. Ici, quand on a de la fièvre, en boire aide à tenir le coup. »
C’était la boisson des guides hommes-bêtes du coin qui avaient aidé aux funérailles.
Au lieu d’eau, ils buvaient souvent un liquide rougeâtre.
« Ça vient d’un arbre Tirlun. Vous voudriez en goûter, Jeune maître ? »
« Je peux y goûter ? »
« Tenez. Mais vous êtes sûr que ça ne vous dérangera pas ? »
« Qu’est-ce qui me dérangerait ? »
« C’est quand même une boisson que des créatures aussi méprisables que nous consomment… »
« Ces gens veillent sur mes parents pour leur dernier voyage. On ne m’a jamais appris qu’il était convenable de traiter ainsi ceux envers qui j’éprouve de la gratitude. »
« … Merci de dire ça, Jeune maître. Je vous en prie, goûtez. »
Je pris une gorgée de l’eau que le guide homme-bête me tendait.
Le liquide rouge avait l’amertume sèche d’un cocktail.
Comme…
*De l’eau tonique ?*
C’était un goût que je ne pouvais pas confondre.
Ça avait le goût de l’eau tonique.
À cet instant, les mots s’assemblèrent dans mon esprit.
Un Royaume des Démons envahi par les moustiques.
Une fièvre semblable au paludisme.
Et une écorce d’arbre au goût d’eau tonique.
*J’ai décroché le gros lot.*
En reliant tous ces éléments, j’arrivai à une seule conclusion.
Je pouvais fabriquer de la quinine.
La quinine.
Un traitement contre le paludisme.
Autrefois, l’Europe n’avait pas réussi à coloniser l’Afrique à cause du paludisme. Une fois ce médicament découvert, elle avait pu dominer le continent.
En un sens, c’était un médicament qui avait changé la carte du monde.
*Ça a vraiment le goût d’un cocktail à l’eau tonique.*
L’eau tonique était une boisson à base de quinine.
Son amertume sèche était étrangement addictive, si bien qu’une substance d’abord utilisée comme médicament avait fini dans les cocktails.
On appelait ça un gin tonic. Tous ceux qui aimaient l’alcool devaient connaître.
Même si peu de gens savaient que la boisson tirait son origine de la quinine.
Bref.
Ce n’était pas un hasard si la quinine m’était venue à l’esprit dès que j’avais goûté la sève rouge.
Cette boisson avait le goût d’un cocktail.
*Calme-toi, Julian.*
Je parvins à peine à calmer mes mains tremblantes.
Une partie de moi voulait se mettre immédiatement à étudier le médicament.
Mais nous étions dans un autre monde.
La maladie pouvait être différente ici, ou il pouvait s’agir d’un autre remède au goût simplement similaire à celui de l’eau tonique.
Avant de commencer mes recherches, j’enquêtais donc d’abord sur la fièvre qui sévissait sur le front du Sud.
Après avoir examiné les symptômes, je fus certain que la fièvre du Royaume des Démons était le paludisme.
Elle touchait surtout les régions infestées de moustiques, et la fièvre montait puis retombait tous les trois jours.
C’étaient des symptômes classiques du paludisme.
En plus, boire cette sève rouge faisait tomber la fièvre.
Il n’y avait plus rien à confirmer.
*Je suis déjà le héros d’une histoire de malentendus, et voilà que j’ai aussi un coup de chance pareil ?*
Je me laissai aller à toutes les pensées pleines d’espoir que j’avais jusque-là retenues.
Honnêtement, je ne savais pas si cette chance était destinée au protagoniste original.
Peut-être était-elle réservée à un autre personnage secondaire.
Mais maintenant que je l’avais trouvée, je ne pouvais pas rester les bras croisés.
*Je ne sais pas si je devrais développer ça à mon âge, mais tant pis.*
Je me mis aussitôt à mettre au point un traitement contre le paludisme.
Je m’appuyai sur l’histoire de ma vie précédente pour le fabriquer.
La quinine, médicament contre le paludisme, avait été créée après l’étude de l’écorce d’un arbre que les Africains autochtones faisaient bouillir et buvaient.
Les Européens l’avaient observé, puis avaient transformé la sève de l’arbre en quinine, un traitement contre le paludisme.
Je comptais donc faire de même dans ce monde.
*Je suppose que je n’ai pas d’autre choix que de repartir de zéro et de procéder par tâtonnements.*
Heureusement, la quinine était l’un des extraits les plus simples à produire dans l’industrie pharmaceutique.
Il me suffisait de purifier la sève déjà efficace contre le paludisme.
C’était donc parfait pour une première création.
Pendant six mois, je fis bouillir et sécher la sève des arbres pour fabriquer le traitement.
Puis je compris que les arbres de ce monde différaient légèrement de ceux de ma vie précédente, et je changeai de méthode.
*Dans ma vie précédente, c’était bien la sève qui contenait le principe actif…*
Dans ma vie précédente, la sève de l’arbre était le principal composant du médicament.
Mais dans ce monde, l’écorce avait des propriétés médicinales plus puissantes.
J’avais perdu six mois à étudier la mauvaise sève.
*Et alors ? Je m’en suis rendu compte assez vite.*
Pourtant, je n’étais pas particulièrement contrarié.
Au contraire, j’étais soulagé.
Je m’étais aperçu de mon erreur au bout de six mois seulement.
À partir de ce jour-là, j’étudiai l’écorce plutôt que la sève.
Ensuite, je traitai l’écorce de toutes les façons possibles, et il m’arrivait de glisser un peu d’argent de poche aux soldats pour mener des essais cliniques.
Finalement, la quinine fut prête.
Il restait un petit problème.
*Est-ce que je peux appeler ça de la quinine ?*
Au début, je me demandai si je devais lui donner un autre nom, puisque je l’avais fabriquée à partir de l’arbre Tirlun.
Tinin ? Tiro ?
Mais j’avais peur de m’y perdre, alors je l’appelai tout simplement quinine.
Si quelqu’un me demandait d’où venait ce nom, je pourrais dire que mes parents me l’avaient révélé dans un rêve.
« Le médicament est prêt, mais… »
Il était prêt, mais un problème se posait.
Mon corps d’enfant de moins de dix ans ne me permettait pas d’en assurer l’approvisionnement et la vente.
Je cherchais comment le faire connaître quand…
« Le chef de la maison s’est effondré ! »
Mon parrain, qui était parti inspecter le Sud, s’effondra avec des symptômes de paludisme.
Note de l’auteur
++++++
J’ai modifié l’enchaînement des chapitres 1 et 2.
Seul l’ordre des scènes a changé, donc ceux qui les ont déjà lus n’ont pas besoin de les relire.
Si les commentaires ne correspondent pas au contenu, c’est probablement pour cette raison.
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