Chapitre 250
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Traducteur/éditeur : Coughing Baby
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Chapitre 250
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Le pouvoir magique était au cœur du monde. C’était pourquoi tout, dans ce monde, était voué à continuer de croître.
Les animaux absorbaient le pouvoir magique et devenaient des bêtes magiques, tandis que les humains l’absorbaient et devenaient des mages. Les plantes ne faisaient pas exception. Elles aussi se transformaient en êtres étranges grâce au pouvoir magique.
Tout grandissait ainsi. Telle était la loi du monde.
Et même les énormes masses de matière inerte, comme les montagnes, n’échappaient pas à cette loi.
C’était peut-être pour cela qu’une légende — ou plutôt une rumeur assez incroyable — circulait parmi les mages errants.
On racontait que les montagnes ayant accumulé les années finissaient parfois par disparaître du jour au lendemain. Elles absorbaient alors suffisamment de pouvoir magique pour s’élever dans le ciel.
Mais la plupart des rumeurs qui circulaient parmi les voyageurs étaient des mensonges. Je n’avais donc jamais vraiment cru aux histoires de montagnes flottantes.
Et pourtant, la rumeur disait vrai.
Je clignai des yeux, abasourdi, et regardai le chemin que nous avions gravi. Entre les arbres gigantesques, les nuages s’écoulaient comme un ruisseau.
Je concentrai mon pouvoir magique dans mes yeux et regardai au-delà des nuages. Peu à peu, le paysage de l’université devint incroyablement petit.
La montagne volait bel et bien. Et moi, je me tenais à son sommet, marchant au milieu des nuages.
Je m’arrêtai, intrigué par cette sensation étrange. Merov, qui nous précédait, jeta un regard par-dessus son épaule.
« Hum, quelque chose ne va pas ? »
« Ah, non, rien. C’est seulement la première fois que je vois un paysage pareil. Je le trouve fascinant. »
J’effleurai les nuages qui s’écoulaient sous mes pieds, puis jetai un coup d’œil à Isabella. Elle avait peut-être déjà vu des montagnes de ce genre à plusieurs reprises, car elle n’était pas aussi émerveillée que moi.
Heureusement, je n’étais toutefois pas le seul à découvrir ce spectacle. La Tortue s’agrippait à la poitrine d’Isabella et se cachait, comme si elle avait peur.
Elle s’était réfugiée dans sa carapace, n’en laissant dépasser que la tête, et lâcha un « Meee ».
Isabella rit doucement en lui caressant la carapace.
Je me frottai le menton. La Tortue avait toujours aimé se faire porter par les femmes, mais ces derniers temps, elle s’accrochait à Isabella avec un zèle excessif.
J’en connaissais assez bien la raison.
La volonté d’Isabella devait lui sembler être un refuge. Dans mon paysage mental, elles se tenaient aux deux extrémités opposées.
Se faire porter dans ses bras devait sûrement la réconforter. Mais cela ne suffisait pas à expliquer qu’elle s’accroche aussi fort à elle.
Je plissai les yeux en observant l’expression étrangement lubrique de la Tortue.
La Tortue avait des critères très stricts pour choisir les personnes auxquelles elle s’accrochait. Isabella les avait sans aucun doute remplis haut la main.
À cette lumière, il était évident qu’elle faisait semblant d’avoir peur pour pouvoir s’agripper à Isabella.
J’allais lui lancer une remarque cinglante, mais je dus me raviser. Merov s’était approché et me tapotait le dos.
« Avec un talent comme le tien, tu verras des choses bien plus intéressantes à l’avenir. Le monde est vaste, après tout. »
« Merci pour vos paroles encourageantes. »
Je hochai volontiers la tête. Merov reprit sa marche.
La Tortue avait déjà rentré la tête dans sa carapace. Je l’observai en silence, puis claquai la langue.
Puisque Merov était là, je la laissai tranquille pour l’instant. Je le suivis en regardant autour de moi. C’est alors que je sentis un puissant pouvoir magique circuler dans les veines de la montagne.
À vrai dire, j’avais déjà volé plusieurs fois. J’avais voyagé à bord d’un aéronef et flotté dans les airs grâce à mon propre pouvoir magique.
Une montagne flottante n’avait donc rien de si stupéfiant. Je pouvais moi-même en imiter une semblable.
J’étais tout de même surpris, car cette lévitation semblait quasi permanente.
La terre attirait toujours tout à elle, comme un démon affamé qui refermait ses griffes. Les choses qui s’élevaient dans le ciel ne pouvaient résister à cette attraction et finissaient par retomber.
Un aéronef descendait lorsque les pierres de mana qui l’alimentaient s’épuisaient. De même, les mages qui flottaient dans les airs devaient se poser quand ils ne pouvaient plus supporter la brûlure de leur pouvoir magique.
La terre cherchait même à enlacer les choses qui tombaient d’au-delà du monde. Beaucoup des trésors de la tour avaient été attirés par cette force.
Même les êtres dotés d’une force aussi puissante finissaient par tomber sur terre. Dans ces conditions, il était bien étrange que cette montagne ait échappé à l’emprise de la terre et demeure dans les airs.
Une montagne appartenait à la terre. Comment pouvait-elle s’arracher au sol et voler ?
Mais le fait n’en était pas moins réel. J’étais moi-même debout dessus.
Je devais donc accepter le phénomène et en analyser la cause. La curiosité me gagna ; je fermai doucement les yeux et libérai mon pouvoir magique.
Mon pouvoir magique passa par mes pieds et commença à pénétrer l’immense montagne. Au bout de son trajet, je sentis un courant intense monter depuis le centre de la montagne.
Lorsque ce courant repoussa mon pouvoir magique, je laissai échapper une exclamation discrète. Je rassemblai de nouveau mon pouvoir magique et me remémorai les récits sur les montagnes.
Les montagnes anciennes devaient forcément posséder un cœur. Il pouvait s’agir d’un minéral, d’un être vivant, ou même d’un phénomène tel que le vent.
Beaucoup doutaient de l’existence de telles choses, mais je savais que ces récits étaient vrais.
Après tout, la montagne où résidait la professeure Irian avait elle aussi un cœur. Sa tour pouvait être considérée à la fois comme le centre et le cœur de la montagne.
Cette montagne possédait elle aussi un cœur. À en juger par la circulation du pouvoir magique, il s’agissait probablement d’un minéral enfoui dans ses profondeurs.
En ressentant calmement le pouvoir magique qu’il dégageait, je compris peu à peu pourquoi la montagne pouvait s’élever.
La montagne était comme un monde à part. Un petit monde créé par le pouvoir magique émis par son cœur.
Autrement dit, l’espace occupé par cette montagne était en soi une autre terre.
La montagne n’avait donc pas eu d’autre choix que de quitter la terre. Si elle était restée enchâssée dans le sol, elle n’aurait pas pu s’élever davantage.
Tout comme les mages accédaient au royaume suivant en faisant un sacrifice, la montagne avait dû abandonner ses fondations stables pour s’élever, conformément aux lois de ce monde.
Cependant, elle était encore trop fragile pour s’élever très haut dans le ciel, au-delà du monde lui-même.
La montagne était donc devenue une terre au-dessus de la terre, suspendue entre le ciel et le sol.
Mais, tandis que je ressentais le processus qui l’avait menée dans les airs, une question me vint à l’esprit. À cet instant, Isabella s’approcha de moi.
« Maître, vous vous posez une question ? »
« Hum ? Comment l’as-tu deviné ? »
Je clignai des yeux. Isabella porta la main à sa bouche et laissa échapper un rire doux. Puis elle croisa mon regard et répondit :
« Votre curiosité se lit sur votre visage. Si je peux vous éclairer, je le ferai de tout cœur. »
« Euh… Je me demandais pourquoi je n’avais jamais vu une montagne comme celle-ci à l’université. »
Je me frottai le menton en observant le pouvoir magique de la montagne qui m’entourait. Celui que dégageait le cœur de la montagne avait une texture légèrement différente de celui de l’université.
Il ressemblait davantage au pouvoir magique du monde extérieur qu’à celui de l’université. Ce n’était sûrement pas qu’une impression, puisque la végétation de la montagne différait elle aussi de celle de l’université.
Je touchai un arbre tout proche et penchai la tête. Il contenait trop peu de pouvoir magique pour être un arbre de l’université.
Cela signifiait que cette montagne ne s’était pas élevée depuis l’université. On l’avait amenée du monde extérieur. À en juger par l’état des arbres, elle y était restée jusqu’à récemment.
C’était de là que venait ma question. Le pouvoir magique de l’université était plus pur que celui du monde extérieur. Alors pourquoi les montagnes de l’université ne s’élevaient-elles pas dans le ciel ?
Isabella rit doucement à ma question et leva les yeux vers le ciel. Je suivis son regard et sentis le pouvoir magique qui émanait du soleil.
« C’est inévitable. Ici, le ciel est fermé. »
Isabella désigna le soleil et secoua la tête.
Le ciel était fermé ?
Je plissai les yeux et regardai le soleil. Je finis par hocher la tête : je comprenais ce qu’Isabella voulait dire.
« … Ah, je vois. »
Le monde extérieur avait un ciel. Une frontière indistincte, reliée à l’au-delà du monde.
C’était pour cela que le pouvoir magique du ciel, tout comme celui de la terre, attirait les choses au sol. Cela expliquait pourquoi des êtres venus d’au-delà du monde attiraient parfois des gens à eux.
Mais l’université était un espace qui avait éclos sur la dépouille d’un puissant être vivant appelé la Tortue. Sans elle, ce monde aurait probablement eu du mal à subsister.
C’était peut-être pour cela qu’un seul centre maintenait ce monde en place : la terre. Contrairement au monde extérieur, le pouvoir magique du ciel ne soutenait pas ce monde.
Les montagnes de l’université n’avaient donc aucune raison de s’élever dans le ciel. Même si elles s’élevaient jusqu’à ce ciel clos, elles ne pourraient échapper à l’emprise de la terre.
Au lieu de créer leur propre monde, elles s’enracinaient simplement dans le cadavre de la Tortue et se nourrissaient de son pouvoir magique. C’était probablement la limite des montagnes dans ce monde fermé.
Bien sûr, ce n’était pas qu’un désavantage. L’université avait ses tours.
Les montagnes qui s’étaient élevées au fil du temps devaient forcément contenir un grand pouvoir magique, et ceux qui devenaient professeurs convoitaient ces montagnes.
Les montagnes prenaient donc des tours pour cœur et abritaient en elles un pouvoir magique encore plus puissant. Celui-ci dépassait celui de la montagne sous mes pieds.
À bien y réfléchir, les montagnes de l’université ne grandissaient peut-être pas de la mauvaise manière.
Elles n’avaient pas tort. Elles suivaient simplement une autre voie.
Je posai une main sur ma poitrine et souris légèrement. De même que les montagnes s’élevaient de différentes façons, la forêt que je portais en moi pouvait, elle aussi, être une voie de progression pour les mages.
C’était pourquoi je devais montrer plus clairement ma voie aux membres du Conseil du pouvoir magique pendant cette visite. Voilà la raison de mon invitation.
Combien de temps avions-nous passé à gravir la montagne ?
Merov s’arrêta et se tourna vers nous.
Un bâtiment magnifique se dressait derrière lui. Nous avions atteint le sommet.
« Eh bien, voici le Conseil du pouvoir magique. »
Je laissai Merov, qui avait l’air assez fier de lui, derrière moi et examinai attentivement le bâtiment.
On aurait dit que trois tours avaient été réunies en une seule.
Des cercles magiques étaient gravés dans les briques gris foncé qui formaient ses murs extérieurs. Je compris qu’il me faudrait faire attention à mon comportement.
En approchant du bâtiment aux côtés de Merov, je sentis distinctement le pouvoir magique qu’il contenait.
Des motifs délicats, semblables à des traînées de lumière, guidaient le pouvoir magique de la montagne. Celui-ci se dirigeait vers la tour principale, arrondie et la plus haute des trois.
Puis le pouvoir magique de la tour principale retournait dans la montagne. Celle-ci recevait alors un pouvoir magique plus pur et plus limpide qu’auparavant, avant d’en libérer un encore plus puissant.
Mes yeux brillèrent quand je compris leur relation symbiotique. La montagne fournissait le pouvoir magique, tandis que les tours du Conseil en transformaient une partie en pouvoir spirituel pour elle.
Ils avaient noué une relation avantageuse pour les deux parties. C’était sans doute pour cela que la montagne, qui possédait sûrement une parcelle d’intelligence, laissait le bâtiment du Conseil du pouvoir magique trôner sur sa tête.
J’admirais la beauté de cette conception tout en étudiant la structure, lorsque Merov me tapota l’épaule et prit la parole.
« L’intérieur est encore plus intéressant. Entrons. Porte la gemme que je t’ai donnée sur la poitrine. C’est un laissez-passer pour les invités. »
À ces mots, je sortis la gemme de ma poche. Je la fis rouler entre mes doigts, puis l’accrochai à ma poitrine. Je sentis un faible courant en partir et se relier à moi.
Je guidai ce courant le long de mon lien et le prolongeai jusqu’à Isabella. Elle aussi devait pouvoir rester au sein du Conseil.
Merov nous observa, puis tapota du doigt la petite médaille sur sa poitrine. Les portes de la tour principale s’ouvrirent lentement, comme si elles répondaient à son pouvoir magique.
Une fois entré, je découvris un chemin très large devant nous, bien différent de ce que laissait croire l’aspect extérieur du bâtiment. Ils avaient probablement agrandi l’intérieur à l’aide de la magie.
Au-delà de ce chemin se trouvait une immense place. En suivant Merov jusque-là, j’aperçus beaucoup de gens qui allaient et venaient.
Ceux qui attirèrent d’abord mon attention étaient dotés d’un grand pouvoir magique. Il s’agissait sûrement de mages ayant atteint le cursus avancé de l’université, voire le cursus d’achèvement.
Ils portaient tous sur la poitrine des médailles semblables à celle de Merov. Elles indiquaient probablement leur appartenance au Conseil du pouvoir magique.
Mais ils n’étaient pas les seuls. Comme moi, d’autres personnes se promenaient avec des gemmes accrochées à la poitrine.
Mes yeux brillèrent en les observant. La plupart possédaient un pouvoir magique supérieur au mien, mais certains sortaient du lot.
« C’est un spectacle intéressant, n’est-ce pas ? »
Je hochai discrètement la tête aux paroles de Merov.
Il avait raison. Parmi les personnes portant des gemmes, certaines ressemblaient à des bêtes magiques, et il y en avait même une qui ne possédait aucun pouvoir magique.
Oui, une mauvaise herbe.
Pourquoi l’avait-on invité ici ? Tandis que mes yeux brillaient de curiosité, Merov me regarda et m’expliqua :
« Puisque tu es venu jusqu’ici, je devrais te donner quelques informations de base sur le Conseil du pouvoir magique. »
« Je vous écoute attentivement. »
Je l’écoutai en silence. Lorsqu’on arrivait dans un endroit inconnu, il fallait d’abord en comprendre les règles. Il n’y avait aucune raison de refuser si quelqu’un était prêt à vous les expliquer.
« Cette montagne, le Conseil du pouvoir magique, parcourt le monde extérieur pendant quarante-neuf ans et séjourne à l’université pendant un an. Durant cette période, les membres du Conseil comme moi doivent rassembler des choses liées au pouvoir magique et les rapporter ici. »
Merov croisa mon regard.
Je touchai discrètement la gemme suspendue à ma poitrine.
Ce que Merov avait rapporté, c’était probablement moi. Je fronçai les sourcils, avec l’impression qu’on me traitait davantage comme un sujet d’étude que comme un invité.
Merov esquissa un sourire et secoua la tête.
« Les membres du Conseil ainsi réunis échangent leurs connaissances, puis s’en servent pour définir les politiques des quarante-neuf prochaines années. Alors, ne t’inquiète pas trop. Tout le monde traitera bien les invités. »
L’intérêt brillait dans les yeux de Merov. Il n’avait plus rien à voir avec l’homme qui s’était ennuyé ferme dans la salle d’évaluation.
Était-il si impatient de découvrir les connaissances que le Conseil pouvait lui apporter ?
Tandis que je m’interrogeais, Merov se remit en marche, comme pour traverser la place.
« Viens par ici. Je vais te présenter le Conseil plus en détail. Tu tireras toi aussi beaucoup de cette occasion, alors tu peux t’en réjouir. »
« Je ne me fierai qu’à vous, Merov. »
Je m’inclinai devant Merov. Il hocha la tête et prit la tête du groupe. En regardant son dos, je laissai échapper un petit rire.
J’avais échafaudé toutes sortes de théories sur les raisons qui avaient poussé Merov à m’inviter ici. On ne savait presque rien du Conseil du pouvoir magique.
La probabilité était faible, mais j’étais même prêt à m’enfuir au cas où ils auraient voulu faire de moi un sujet d’expérience.
Mais, à en juger par le comportement de Merov, je n’avais pas à m’en inquiéter. Il avait clairement dévoilé ses intentions.
À ses yeux, j’étais un savoir inédit, une nouvelle voie. Il m’avait manifestement amené devant le Conseil pour satisfaire ses propres intérêts.
Je fis tinter la gemme suspendue à ma poitrine et hochai la tête. Pas étonnant qu’il y ait tant de choses étranges portant ces gemmes. Elles devaient avoir été collectées aux quatre coins du monde.
Je mis mes idées en ordre en suivant Merov. Je n’avais aucune raison de m’opposer à ce qu’il se serve de moi.
N’était-ce pas ainsi que les choses fonctionnaient entre mages ? Tout comme il se servait de moi, je pouvais me servir de lui.
En fait, le fait que Merov m’ait dévoilé ses pensées aussi franchement signifiait également qu’il éprouvait beaucoup de bienveillance à mon égard.
Tant que Merov me témoignait de la bienveillance, j’avais l’intention de le respecter moi aussi. Je regardai autour de moi, les yeux brillants.
S’ils se réunissaient tous les cinquante ans pour partager leurs connaissances sur le pouvoir magique, celles qu’ils avaient accumulées ici devaient être immenses.
Ils devaient aussi posséder une quantité considérable de connaissances sur le pouvoir magique, les arbres et les âmes. Durant cette année, je devais examiner toutes les informations dont j’avais besoin.
Le coût ne m’inquiétait pas.
Après tout, quelqu’un m’était reconnaissant et s’était montré généreux avec moi sans compter.
J’avais confiance en mon talent. Durant cette année, à la fois longue et brève, je trouverais sûrement une solution.
Puis neuf mois passèrent.
Pendant cette période qui s’était envolée en un instant, j’avais réussi à obtenir des résultats plutôt honorables.
Je promenai lentement le regard autour de moi.
Je sentis alors les regards de nombreuses personnes fixés sur moi.
Leurs yeux brillants étaient emplis de la volonté de me presser jusqu’à la moelle.
Sous cette pression, j’avalai ma salive. L’homme assis au premier rang leva alors la main. Derrière ses cheveux blancs, il me sourit des yeux et me fit signe d’approcher.
« Dans ce cas, veuillez commencer votre conférence. »
« Oui, entendu. »
Je m’inclinai en silence et jetai un coup d’œil à Isabella, qui se tenait à côté de moi. Elle croisa mon regard avec un sourire gêné, comme si elle trouvait elle aussi la situation un peu difficile.
Je laissai échapper un petit soupir et me grattai la tête.
Comment les choses avaient-elles pu en arriver là ?
Je n’aurais jamais cru donner une conférence devant toutes ces personnes.
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