Chapitre 258
Les chevaliers se rassemblaient sur les vertes prairies offertes par le printemps.
Les chevaliers alliés, incapables de suivre le rythme de Vlad, étaient arrivés en retard.
La première chose qu’ils découvrirent dans ce champ fut la silhouette d’un dragon massif planant dans le ciel.
« ...Mon Dieu. »
Une créature au corps doré qui éblouissait quiconque posait les yeux sur elle.
L’apparition du dragon, brillant plus intensément que le soleil levant, était littéralement ce qui se rapprochait le plus de l’image la plus parfaite créée par Dieu.
« Vlad. »
Ce n’était pas le vestige d’un dragon déchu, mais un être véritablement noble, Sarnus.
Cependant, le regard de Rutiger était davantage fixé sur le chevalier blond courant sous le dragon que sur la puissance qui en émanait.
Rooaaar !
Un dragon rugissait furieusement depuis le ciel.
« Noir- ! »
Et sous lui, galopant à travers le champ, se trouvait le chevalier aux cheveux d’or monté sur un cheval noir.
Deux mondes fonçant l’un vers l’autre sans ralentir, comme si aucun des deux ne voulait céder un pouce de terrain.
L’intensité de ces couleurs submergea Rutiger, qui ferma involontairement les yeux.
« ...Je l’ai eu ! »
Une voix s’éleva derrière ces paupières closes.
C’était la voix d’un garçon qui avait toujours eu les yeux tournés vers les étoiles, bien qu’il fût né dans la boue.
« Je l’ai attrapée ! »
Comme attiré par ce son, Rutiger rouvrit les yeux et trouva Vlad en train de lui sourire.
« La dernière pièce ! »
Vlad leva la main bien haut, semblant indifférent au dragon qui rugissait au-dessus de lui.
Cet homme criait à pleins poumons vers les chevaliers qui l’avaient enfin rattrapé.
À présent, c’est notre tour.
Après avoir été déchirés d’innombrables fois par ce vaste monde, c’est à notre tour d’avancer.
« ...Tout le monde, levez vos bannières ! »
Comme si Rutiger avait enfin retrouvé ses esprits grâce à ces cris, les bannières du continent commencèrent à se dresser une à une.
Un groupe de personnes rêvant de devenir des tueurs de dragons se mit à charger vigoureusement à ses côtés.
Les verts pâturages se mirent à trembler sous le fracas des chevaliers, un spectacle digne des batailles territoriales.
***
Rooaaar !
« Ugh ! »
Le puissant rugissement résonnant à ses oreilles fit chanceler Vlad un instant.
- Misérable ! Jusqu’à la toute fin !
La présence du dragon était colossale, et la pression qu’il exerçait était semblable à celle d’une montagne.
Cependant, plus que la fureur de Sarnus rugissant au-dessus, ce qui troublait Vlad à cet instant était le murmure de la pièce qu’il tenait dans sa main.
- Dépêche-toi de me prendre ! Si tu le fais, tu seras parfait !
C’était une voix qu’il avait déjà entendue dans la cité de fer de Bastopol.
Mais cette fois, la pièce du dragon brillait encore plus intensément d’un éclat rouge, tentant sans relâche d’envahir le monde de Vlad.
[Vlad ! Vlad, reste concentré !]
« ...Guh ! »
La menace venant du ciel et la tentation au creux de sa main.
Au milieu de ces cris intenses, une ombre immense commença à apparaître une fois de plus au-dessus de la tête de Vlad, alors qu’il secouait vigoureusement la tête.
- Donne-la-moi, maintenant !
La corne blanche et brillante de la licorne se mit à trembler d’urgence.
Cependant, les mouvements du cheval noir pour esquiver l’adversaire n’ont de sens que s’ils sont coordonnés avec le cavalier.
Crash !
Mais les griffes acérées du dragon ne frappèrent pas Noir ; elles atteignirent une autre cible qui s’était interposée.
« ...Pablo ! »
« Argh ! »
Le monde de ce chevalier était comme le rempart d’un château.
Mais face au plus ancien des dragons, son monde ne put qu’acheter un bref instant à Vlad, qui cria :
« Partez vite ! »
À peine eut-il fini de parler que le cheval que montait Pablo s’effondra.
Cependant, Noir, qui avait commencé à courir, les laissa derrière lui et chargea vers les chevaliers en tête.
« Beau travail, Vlad ! »
« Reformez les lignes ! »
Deux drapeaux flottaient alors que Vlad s’enfuyait.
« Exécutez le plan ! Tenez votre formation ! »
« Le temps de venger Lord August est venu pour la Garde Impériale ! »
La bannière de Bayezid, entourant les murs de Sturma, et celle de la Garde Impériale, symbolisant l’éclair noir.
Derrière les porte-étendards se trouvaient les chevaliers qui avaient choisi leurs mondes respectifs.
- Humains maudits !
Les forces d’élite du Nord et du Centre chargèrent le dragon ancestral.
Ils étaient des dizaines au total.
En voyant cela, Sarnus ne put pardonner à ces êtres inférieurs qui osaient le défier.
[Qu’ils périssent tous !][1]
De la brillante pièce que tenait Vlad émergea une phrase empreinte de la rage du dragon.
C’était la colère de Sarnus et son enseignement pour ces chevaliers ignorants qui ne comprenaient pas la fureur d’un dragon.
Boom !
Les champs verdoyants commencèrent à s’effondrer sous l’immense volonté du dragon.
Les fissures qui se propageaient sur le sol étaient si larges qu’elles auraient pu engloutir les chevaux au galop.
Ces failles abyssales marquaient la séparation entre le dragon et les chevaliers, leur montrant leur véritable place.
« ...C’est quoi ce bordel ! »
« C’est le pouvoir de la langue du dragon ! »
Terrifiés, les chevaliers forcèrent leurs chevaux à faire demi-tour pour chercher un autre chemin.
« Je ne pensais pas qu’il avait déjà atteint une telle perfection ! »
La langue du dragon, un pouvoir qui lui permettait d’imposer sa propre vérité au monde.
Confronté à la puissance du dragon, qui jusqu’alors n’existait que dans les textes, le commandant de la Garde Impériale, Rodrigo, se mordit la langue.
- Comment osez-vous, humains !
Roooaaar !
Le rugissement du dragon résonna avec une force que personne n’avait anticipée.
Ce n’était ni de la peur ni du doute, mais une volonté pure, capable de briser l’esprit de n’importe quel guerrier.
Seuls ceux qui avaient bâti leur propre monde pouvaient résister au rugissement du dragon.
« Argh ! »
« Je ne peux pas supporter ça ! »
Tandis que du sang noir coulait de leurs oreilles, la désertion commença à se propager, même parmi les chevaliers considérés comme l’élite du continent.
« Maudit soit-il ! »
Le temps ne jouait pas en leur faveur, et le champ de bataille appartenait au dragon.
Les yeux bleus de Sarnus commencèrent à luire alors qu’il observait les petits mondes qui fuyaient devant lui.
- Je ne reflète pas la lumière comme un dragon parfait le ferait.
Mais malgré son sourire, sa nuque se gonfla d’une intense énergie rouge.
- Je veux juste tout détruire.
Le dragon le plus proche de la perfection en cette ère accumulait sa fureur dans ses poumons.
C’était le souffle du dragon, capable de brûler tout ce qui se trouvait dans ce monde.
La fureur du dragon, qui avait même fait fondre les murs de Bastopol, fixait désormais directement la bannière de Bayezid et celle de la Garde Impériale.
***
« Bon sang ! Ces humains pensent que tout peut se faire juste parce qu’ils le décrètent ! »
Un peu plus loin du champ de bataille, là où les chevaliers et le dragon s’affrontaient férocement.
Ici, alors qu’un Vlad très pâle prenait un moment pour reprendre son souffle, un grand groupe de Nains de Nidavellir se rassemblait pour assembler une arme de siège.
« Ils ne comprennent pas que la perfection demande du temps et un budget garanti ! »
Les grognements de Sigurd ressemblaient presque à des cris, mais en contraste, l’arme qui prenait lentement forme gagnait sa propre valeur.
L’arme, qui se dessinait peu à peu, était une baliste similaire à celle vue à Bastopol.
Cependant, la tension de la corde, créée par sa taille gigantesque, donnait l’impression qu’elle pourrait capturer non seulement une wyverne, mais quelque chose de bien plus grand encore.
« Capitaine ! Regardez ça ! »
Hélas, le temps accordé aux nains était cruellement court.
Car la fureur du plus ancien des dragons était sur le point d’être déchaînée par sa gorge, droit vers les chevaliers.
« ...Maudit ! Feu, maintenant ! »
« Mais nous n’avons pas fini de viser ! »
« Tirez, bande d’abrutis ! »
Ce serait leur premier véritable essai en situation de combat.
Cependant, Sigurd choisit le moment le plus opportun plutôt que le plus précis, et il commença à tourner de force la baliste, qui n’était pas encore totalement assemblée, pour viser le dragon devant lui.
« C’est maintenant ou jamais ! »
Un dragon immense apparut devant Sigurd, qui se tenait seul au poste de visée.
Un dragon doré, fixant Bayezid et la garde impériale, comme s’il n’avait pas encore remarqué leur position.
« Pour nos ancêtres. »
Bang !
La flèche géante tirée par Nidavellir déchira l’air, se dirigeant droit vers les écailles étincelantes du dragon.
***
« Tout le monde, dispersez-vous ! »
Le cri de Rutiger résonna avec force, mais les chevaliers de Bayezid ne purent obéir à cet ordre.
Grondement !
Le sol tremblait encore violemment, et les chevaux étaient si terrifiés qu’ils ne pouvaient faire un pas.
Les chevaliers, submergés par l’énorme présence du dragon ancestral, ravalèrent leur crainte, incapables de la libérer, alors qu’ils observaient les flammes rouges désormais visibles devant eux.
Whoooosh-
C’était un champ de bataille si tendu que le temps semblait s’être arrêté.
La différence entre la vie et la mort ne tenait qu’à un souffle, celui du dragon. À cet instant, le monde des nains vint voler derrière les chevaliers.
-······ !
Une pointe de lance faite d’une flamme éternelle qui n’existait plus.
L’une des rares possibilités que le plus parfait des dragons, Sarnus, craignait, se dirigeait désormais vers lui.
« On a réussi ! »
Bien que ce fût un tir forcé, c’était un tir direct.
Pour cette raison, Sarnus n’eut d’autre choix que de rediriger son souffle vers la lance des nains, qui volait vers un point qu’il ne pouvait ignorer.
Roaaaar !
Un rayon de lumière rouge jaillit, comme s’il allait percer le ciel.
Les nuages commencèrent à se déchirer au contact du souffle du dragon, preuve que cette énergie n’était pas vaine.
« Quelle brutalité. »
Bien que la lance des nains n’ait pas atteint le dragon, elle sauva les chevaliers mais se désintégra sans laisser de trace, s’envolant vers le ciel.
Cependant, Sigurd n’eut pas le temps de se lamenter sur ce tir manqué.
« ...J’avais le sentiment qu’on manquait de pointes de lance dans l’entrepôt. »
Car le regard furieux du dragon était désormais fixé là où il se tenait.
Le souffle destructeur du dragon descendait sur la baliste que Sigurd manœuvrait.
Il ne visait plus les chevaliers en première ligne, mais l’arme des nains qui venait de représenter une menace significative.
« Ça devait être à ce moment-là que le dragon parfait a tout brûlé. »
Boom !
Une immense vague de chaleur enveloppa le dos de Sigurd alors qu’il sautait précipitamment.
Sigurd se figea, imaginant sa propre mort dans cette chaleur intense, comme si des centaines de bombes avaient explosé en même temps, mais une main le saisit par derrière.
« Tu es de petite taille, mais ce que tu manipules est plutôt imposant. »
« Quoi ? »
Un homme aux cheveux bleu marine profonds rattrapa le nain, qui avait roulé dans un chaos indescriptible.
Un cercle magique dessiné par des esprits de l’eau émergea soudainement du bout des doigts de Baradis, qui leva un grand pentagramme au-dessus de son œil gauche.
Boom- !
***
- Prends-moi vite. Ne veux-tu pas planer comme le dragon que tu vois là-bas ?
« Ugh... »
- Tu ne connais pas la joie de garder le monde sous tes pieds. Petit dragon. Ne pense pas que le monde que tu as vu et expérimenté est tout ce qui existe.
Vlad, qui s’était échappé précipitamment, tenait toujours la pièce de dragon rouge sang dans sa main.
Cette pièce, qui semblait collée à lui comme de la glu, s’accrochait obsessionnellement à Vlad plus que toute autre partie.
[...Il semble que les derniers dragons se soient rassemblés et soient devenus encore plus forts.]
Deux dragons, proches d’être les plus parfaits.
La pièce rouge, inspirée par le monde des dragons qu’ils représentaient, murmurait à Vlad de la réclamer immédiatement.
Car elle savait que peu importe qui la prendrait, à la fin, un seul dragon survivrait.
[Vlad...]
Il semblait qu’il ne pouvait supporter de voir cela, et le tatouage de la tribu Ruga gravé sur le bras gauche de Vlad commença à se tordre.
C’était un mystère, semblable à une malédiction, représentant un éclair noir.
Cependant, Kihano, qui tentait d’activer le mystère, fit une pause un instant lorsqu’il vit Vlad chanceler soudainement.
« Je ne vois rien. »
Les mains de Vlad erraient comme s’il cherchait quelque chose.
Cette action, qui ressemblait à celle d’un aveugle, fit taire un instant la pièce du dragon qui continuait de murmurer, ainsi que Kihano.
Kraaaaaa !
À cause de cela, son monde intérieur devint un peu plus calme, mais cet endroit, toujours un champ de bataille, était rempli des cris et des acclamations de quelqu’un.
- Poussez ! Brisez-le !
- Visez les ailes !
Les chevaliers du continent se battaient sous le dragon ancestral.
- On n’a plus de balistes !
- On n’a plus de pièces de rechange !
Les nains continuaient d’apporter des pièces, ignorant que leurs barbes brûlaient dans les flammes féroces.
- Éveillez les esprits ! Nous devons d’abord bloquer les ailes du dragon !
Et les elfes continuaient de tirer des flèches sur les chevaliers, qui tentaient désespérément de se protéger du dragon.
« .....Je ne vois rien du tout. »
Vlad plongea plus profondément dans son monde intérieur, essayant de résister à la tentation de la pièce.
Le champ de bataille que Vlad voyait à travers ce monde était rempli de minuscules étoiles, perdant leur lumière sous la pression d’un monde plus brillant.
« Est-ce cela la perfection, Kihano ? »
[Oui.]
Il y avait des cris que l’on ne pouvait voir mais que l’on entendait.
C’étaient les cris des mondes qui avaient été avec moi.
Le monde de Vlad, qui avait lentement commencé à émerger au son de leurs derniers mots, commença à prendre forme dans ses yeux bleus.
« C’est trop haut. Personne ne peut atteindre cela. »
Tous les mondes dans ce monde sont des choses précieuses qui ne peuvent être remplacées, mais sous le grand soleil, ils étaient comme les lumières des étoiles que l’on ne peut voir sous son éclat.
Ainsi, en observant les mondes se refroidir sous le soleil doré qui s’élevait dans le ciel, un horizon doré commença à monter de son œil gauche, qui avait été fermé.
« ...Je devrais faire tomber la perfection. »
[Comment ?]
Kihano fournissait toujours des réponses, mais cette fois, il posa des questions.
Car ma réponse correcte n’avait aucun sens pour Vlad, qui avait trouvé son propre chemin.
« En invoquant le ciel nocturne. »
Il n’avait pas besoin de la possibilité la plus parfaite.
Ni de ce grand soleil flottant au-dessus.
Pour faire tomber l’étoile qui éteint toutes les autres étoiles parce qu’elle brille seule, un ciel nocturne calme était nécessaire, où toutes pourraient briller.
« Cette pièce pourrait être n’importe quoi. »
[Si tu le souhaites.]
« Je peux tout faire. »
[Si tu le souhaites.]
Entendant la réponse de Kihano, Vlad regarda la pièce du dragon qu’il tenait.
Une pièce de dragon qui pouvait être n’importe quoi et faire n’importe quoi, comme moi, qui étais issu d’un dragon.
Vlad, qui se souvenait de l’apparence de la lune noire à travers une autre pièce, réalisa qu’il était temps d’obtenir la toile qu’il désirait.
-······ !
La pièce que Vlad avait négligemment jetée roula sur la prairie verte.
Brillante sous la lumière du soleil, c’était la pièce la plus parfaite que quiconque convoiterait.
Cependant, le dragon de cette ère ne se rendit pas à la perfection et chercha simplement à évoquer son propre monde.
[Imagine intensément le paysage que tu désires. Ce serait encore mieux s’il existe dans tes souvenirs.]
« ...Dans mes souvenirs. »
Vlad chercha à créer un ciel sans dragons en utilisant un fragment de dragon.
Un ciel nocturne commença à émerger de son esprit.
« Je veux un monde sans dragons. »
C’était une conversation avec son épée, un sort pour faire entrer son monde dans la réalité.
« Je ne souhaite pas la perfection. »
Celui qui pouvait faire entrer le monde qu’il imaginait dans la réalité pouvait être appelé un maître de l’épée.
« Dans le monde que je dessine, j’espère que personne ne regardera les autres de haut. »
Quelque chose commença à s’agiter dans les yeux bleus de Vlad alors que son monde prenait forme.
C’était le ciel nocturne qu’il essayait de dessiner aujourd’hui, un ciel où toutes les étoiles pouvaient briller.
« C’est le monde que je désire ! »
-······ !
Crack- !
De la pointe de l’épée de Vlad, qui avait frappé avec une grande force, la pièce rouge commença à se fissurer.
Une pièce qui avait le potentiel de devenir l’être le plus parfait au monde.
Cependant, le destin de la dernière pièce n’était pas le monde le plus parfait, mais le ciel nocturne sombre imaginé par Vlad.
- Tu as élevé la lune. Tu l’as fait.
-······ Nous l’avons fait ensemble.
- Oui, ensemble.
Pour les étoiles de cette ère qui ne pouvaient atteindre le haut ciel nocturne.
Ce que le dragon, qui avait renoncé même à sa propre perfection, voulait, était un ciel nocturne où tout le monde pouvait briller.
« Qu’est-ce que c’est que ça ?! »
Il y avait un dragon tombant dans un monde que personne ne pouvait voir.
Il y avait aussi des fragments rouges flottant comme de la poussière sur les ailes du dragon.
L’endroit où la poussière se dirigeait planait au-dessus du ciel, là où existait une autre sculpture de dragon.
- Oui, nous l’avons fait ensemble.
Une lune noire se leva seule dans le ciel nocturne où personne ne pouvait voler.
La lune dans le ciel nocturne embrassa l’homme aux yeux sombres et lui fit ses adieux.
Cet endroit, où la lumière de la lune descendit, était le monde que Vlad avait dessiné.
T/N :
1 : « 용언 » (yong-eon) signifie littéralement « Mot de Dragon » ou « Langage du Dragon ». Dans le contexte de nombreux romans fantastiques coréens, cette expression fait référence à un pouvoir spécial que possèdent les dragons pour altérer la réalité par leur parole ou leur magie verbale.