Chapitre 319
1.
Même si ce n'est que trois fois, cela me suffit.
Dans ma vie, s'il vous plaît, laissez-moi faire ce que je souhaite.
En échange, prenez tout ce que je possède.
Je suis resté éveillé toute la nuit et, avec le recul, il ne me restait qu'un seul choix.
2.
Es-tu le Roi de la Mort ? Un alias si extravagant. Si grandiose qu'il en est presque risible ! Souviens-toi de ceci. Je suis l'un des Treize Exterminateurs du Mal. Celui qui a fait s'effondrer la falaise éternelle.
Le maître des vagues qui s'écrasent sur chaque rivage, le neuvième Seigneur de la Mer, le Général Pirate, le Fou !
Cham.
J'ai entendu dire que tu avais vaincu l'Armée de la Mer de Sang du Fou ! Assez impressionnant. J'ai entendu dire que tu avais franchi dix étages d'un coup ! En effet, certainement, sans aucun doute, tu es un être sacré, le premier du genre depuis le Saint de l'Épée ! Mais souviens-toi de ceci. Chaque constellation brillant dans le ciel nocturne fut autrefois appelée être sacré.
Permets-moi de me présenter, oh ! Pourquoi prendre la peine de le dire ! Un témoin vivant des miracles des êtres sacrés ! Treize Exterminateurs du Mal ! La pomme de pin qui chante dans la nuit blanche, le Forestier, et cet alias trop terrifiant pour être prononcé !
Cham.
Je ne m'étendrai pas. Plus la langue est longue, plus la vie est courte. Ayez peur. Tremblez de terreur. Aujourd'hui, je vais vous révéler une vérité.
Cham.
Euh. Pourriez-vous m'épargner ? Bien sûr, j'ai un peu tourmenté les gens. Non, pas mal en fait. Attendez ! Juste un instant ! Arrêtez !
Non, c'est naturel de devenir grincheux quand on vit plus de 200, 300 ans ! Après avoir profité de tous les plaisirs possibles, quel autre bonheur reste-t-il à part tourmenter les autres ? Non. Attendez. Vous ne devriez pas entrer là-dedans. Non, non ! S'il vous plaît, attendez !
Cette tache de sang n'est pas humaine ! C'est vrai ! Ah. Merde, j'ai oublié de nettoyer après avoir tué.
Cham.
Je n'ai aucun regret. Vous savez ? Torturer les vivants, c'est vraiment jouissif.
Cham.
Alors, tu te crois si puissant ?
Cham.
Tu es fort, n'est-ce pas ? Le Roi de la Mort. Le Saint de l'Épée a gagné le titre d'empereur alors qu'il n'était qu'un chasseur. Quelle sera la suite, un roi ? La Tour est vraiment étrange. Hao ran.
Hao sheng. Hao si. Si ta vie est inévitable, alors ton nom doit l'être aussi, et en cet instant, ma fin n'est pas non plus le fruit du hasard. (Note de l'éditeur : hao ran (浩然), hao sheng (浩生), hao si (浩死) = De bon augure.)
Bonne santé. Bonne mort.
Cham.
Bon sang. Bon sang de bon sang ! Je, je n'ai rien fait de mal.
Cham.
Ça me rend dingue.
C'est pour ça que j'ai dit dès le début qu'on devait attaquer tous les douze ensemble. Pourquoi personne ne m'a écouté jusqu'à ce qu'on passe de douze à trois ? Frères, vous êtes des idiots ? En y réfléchissant, vous étiez des idiots. C'est un échange terrible, se faire trancher la gorge parce qu'on a fait la sourde oreille.
Uhahahaha ! Roi de la Mort ! Ne crois pas que c'est une victoire ! Même si les Treize Exterminateurs du Mal périssent, il y aura deux, trois fois plus d'ennemis pour barrer ta route ! Tant que notre fraternité perdurera, à tout moment-.
ChamChamCham.
Ouf.
J'essuyai la sueur sur mon front du revers de la main.
C'était vraiment une bataille longue et difficile.
[Shiny juge la bataille épique, digne d'un grand drame !]
Hmm. Si cela avait été enregistré, cela aurait été prévu pour une série de 102 épisodes, mais c'est devenu une chronique légendaire s'étendant sur les parties 2, 3 et finalement 4, sous les feux de l'amour et de l'attention. Et puis, à cause d'un incident malheureux, elle aurait été brusquement annulée, devenant une légende encore plus douloureuse.
[Shiny est entièrement d'accord !]
Bae Hu-ryeong observait notre duo s'auto-féliciter avec un regard incrédule.
Vous tournez une comédie, les gars ? Ce n'était que douze chasseurs abattus, non ?
Ah. En y réfléchissant, pourquoi n'étaient-ils que douze s'ils étaient appelés les Treize Exterminateurs du Mal ? J'aurais dû demander avant de les abattre, mais j'ai oublié.
[ .]
Eh bien, l'un d'eux a été abattu par moi il y a 150 ans.
En effet. Même après 150 ans, ils n'ont pas renouvelé leurs rangs.
Même le 60e étage souffre d'une pénurie de main-d'œuvre.
Alors que de nombreux chasseurs aspirent à gravir la tour, la réalité d'une pénurie dans les niveaux supérieurs m'a laissé un sentiment doux-amer. J'ai rengainé mon épée sacrée.
-Hmm.
Bae Hu-ryeong a jeté un coup d'œil, les bras croisés.
Il ne me regardait pas.
Son regard portait au-delà de mon épaule, vers la forteresse où les Treize Exterminateurs du Mal s'étaient retranchés. La forteresse était en proie aux flammes, crachant des panaches de fumée. Même à cette distance, l'odeur âcre du feu nous parvenait.
-Zombie, hein.
Je sais.
Je répondis nonchalamment.
Ils sont tenaces. Ils nous ont suivis encore une fois.
-Ça commence à m'énerver. Ça fait combien de jours ?
Hmm.
J'inclinai la tête.
Environ deux semaines ?
-Oh, ça me stresse. Hé, hé. Pourquoi tu ne vas pas simplement les attraper ? Combien de temps comptes-tu les ignorer ?
Ils se contentent de nous suivre, sans montrer la moindre hostilité. Ils observent, c'est tout. Tant qu'ils ne sont pas ouvertement hostiles, je compte les laisser tranquilles.
C'était la situation.
J'étais probablement suivi.
Je dis « probablement » parce que je n'ai vraiment aucune idée de qui me suit, pourquoi, ou dans quel but.
-Et si c'était un assassin ?
Bae Hu-ryeong proposa une hypothèse extrême.
-Vu que tu as épargné ces araignées, il doit y avoir plus d'une personne qui te porte rancune à l'heure qu'il est.
Si quelqu'un pense qu'il ne peut survivre à la journée qu'en envoyant un assassin à mes trousses, s'il est à ce point consumé par la vengeance, il enverrait l'assassin contre les araignées qu'il déteste, pas contre moi, non ?
Je haussai les épaules et me mis en marche.
De toute façon, au cas où, j'ai délibérément montré des failles hier et avant-hier. Quand je dormais à la belle étoile. Mais ça ne s'approche jamais à moins d'une certaine distance.
-C'est étrange. Qu'est-ce que c'est ? Pourquoi te suit-elle ?
Peut-être que je lui plais.
-Ahaha. Ce doit être quelqu'un avec un cerveau pourri.
Du moins, pas aussi pourri que le caractère de quelqu'un.
-Aaahng ?
Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Nous marchions sur le sentier forestier, renforçant nos liens comme à l'accoutumée.
Le mystérieux X maintenait une distance constante, ne s'approchant ni ne s'éloignant.
Ah.
Avec cette présence à l'arrière de mon esprit, une pensée me vint soudainement.
J'ai soif. N'y a-t-il pas un ruisseau quelque part, assez rafraîchissant pour vous glacer jusqu'à l'estomac ? Une telle forêt devrait en avoir un.
C'est alors que cela arriva.
[ .]
Joljoljol.
Dès que je traversai la forêt, il y eut un ruisseau, comme par enchantement. Deux animaux ressemblant à des cerfs plongeaient leur museau dans l'eau, en lapant le liquide. Cela signifiait que l'eau était potable.
Oh. Quelle chance.
Je m'approchai du ruisseau avec nonchalance. Les cerfs de l'autre côté me jetèrent un coup d'œil comme pour dire : « C'est quoi cet animal moche ? », mais je les ignorai.
Une gourde aurait été pratique, mais l'Homo sapiens a des mains.
Je puisai de l'eau avec mes mains et l'avalai d'un trait.
Kyaa ! C'est tellement rafraîchissant ! Je me sens revivre.
-.
Hein ? Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu as quelque chose à dire ?
-Non. C'est juste étrange.
Qu'est-ce qui est étrange, exactement ?
Bae Hu-ryeong fronça les sourcils.
-Kim Zombie. Tu n'as pas été un peu trop chanceux ces derniers temps ?
Pardon ?
Trop de chance ?
Qu'est-ce que tu veux dire ?
-Regarde. Juste au moment où tu as soif, un ruisseau apparaît. C'était la même chose hier, avant-hier, et même le jour d'avant. En y réfléchissant bien, tu as eu une chance étrangement insolente ces dix derniers jours.
Vraiment ?
Je n'en étais pas sûr.
-Est-ce logique de trouver une source d'eau partout où tu vas dans ce vaste 60e étage ?
Bae Hu-ryeong était passionné dans son argumentation.
-Et chaque fois que tu penses à dormir un peu, il y a toujours du petit bois à proximité. C'est absurde. Tu ne t'en rends peut-être pas compte, en vivant dans un monde où l'eau potable et le chauffage sont pris pour acquis, mais c'est une chance irréelle, non ?
Pas exactement un monde pris pour acquis.
Je fronçai les sourcils.
[ .]
Et je répliquai à l'argument de Bae Hu-ryeong.
Saint de l'Épée~nim. Mais ce n'est pas ça le plus étrange. Parce que nous avons délibérément choisi ce chemin [en sachant qu'il y avait une source d'eau dans cette direction] dès le départ, n'est-ce pas ?
-Quoi ? De quoi tu parles ?
De quoi je parle ? Nous avons obtenu des informations [à l'avance] sur la présence d'un ruisseau ici, et nous avons planifié notre itinéraire pour éviter la faim et la soif. Tu te souviens, avant de quitter le village ?
-.
Au moment où Bae Hu-ryeong s'apprêtait à parler.
[ .]
Lentement, son expression devint curieuse.
-C'est vrai. C'est exact.
Oui. Tu m'as dit que le 60e étage était radicalement différent des étapes que nous avions gravies jusqu'ici, qu'il était incroyablement vaste, et que nous serions perdus sans une connaissance préalable de la carte et de la géographie, donc que nous devions nous préparer minutieusement. C'est pour ça que j'ai rassemblé toutes ces informations géographiques au village. Pourquoi est-ce que tu racontes des bêtises maintenant ?
-C'est vrai... C'est ce que j'ai dit. Hmm ? C'était vraiment comme ça.
Bae Hu-ryeong croisa les bras.
-Pourquoi ai-je pensé que ta chance était étrangement bonne ? Ce n'était pas de la chance, mais le résultat d'une préparation minutieuse ?
C'est exactement ce que je dis. Le simple fait de discuter de trucs bizarres avec toi m'a ouvert l'appétit.
J'ai projeté mon aura, vlan, et j'ai attrapé un animal qui ressemblait à un cerf. Il semblait que le faon, peu habitué à voir des humains, n'avait même pas l'instinct de se méfier et je l'ai capturé alors qu'il buvait de l'eau.
C'était une chasse facile.
Heureusement qu'il y a de la viande à portée de main.
-.
Ah, il y a du bois sec. Quelle chance. Faisons un barbecue aujourd'hui.
-Les animaux du 60e étage ont-ils toujours été aussi dociles ? Non. Attends une minute. Pourquoi y a-t-il des animaux ordinaires ici ? Si je me souviens bien, cette zone était autrefois infestée de bêtes démoniaques...
[ .]
-Mais pas seulement des bêtes démoniaques. Hmm. Alors, tu trouves ça juste de manger quelque chose de délicieux tout seul ?
C'est sacrément bon.
-Espèce de méchant.
De gentil, tu veux dire ?
-Type bizarre.
C'est à ce moment-là que c'est arrivé.
Ako-koko
Quelqu'un a jailli des buissons, venant de la direction [opposée] à celle par laquelle nous étions arrivés. C'était un petit garçon. Il est arrivé au bord du ruisseau et s'est immédiatement effondré avec un bruit sourd.
Oh.
Tenant la cuisse de cerf fraîchement grillée, je me suis rapidement approché du garçon.
Est-ce que ça va ?
Uuh... Viande... Viande...
Le garçon reniflait l'air avec une expression vide, comme s'il sentait l'odeur avec son âme plutôt qu'avec son corps. Apparemment, l'odeur du cerf grillé l'avait attiré ici par instinct.
Je n'ai pas pu m'empêcher de lui donner la viande.
Tiens. Mange doucement.
Uuu... Me-merci...
Le garçon me prit la jambe des mains et commença à la ronger avec avidité.
Toux ! Ehk, huk-huk ! D-de l'eau
Oh.
[ .]
Tiens. Bois ça.
Heureusement, j'avais une [bouteille d'eau] avec moi. C'était une bonne chose, vraiment. Si je n'avais pas eu cette bouteille, j'aurais dû puiser l'eau avec mes mains pour la donner au garçon, ce qui aurait été assez gênant à regarder.
Hwa !
Le garçon but l'eau précipitamment, en renversant autour de sa bouche. En avalant goulûment, sa gorge remuant, il eut enfin l'air soulagé, comme s'il allait survivre.
Grâce à toi, je suis en vie !
Ne m'en parle pas. Dans un endroit pareil, les voyageurs se doivent de s'entraider.
Si tu n'avais pas été là, je serais mort de faim. Tu es mon sauveur.
Le garçon leva les yeux vers moi avec timidité, me jetant un coup d'œil tout en baissant le visage.
Malgré le fait qu'il ait erré dans la forêt, la tenue et les cheveux du garçon étaient remarquablement soignés. On pouvait dire qu'il avait enduré des épreuves, mais il n'avait pas l'air sale pour autant, vous voyez ?
Surtout, il était incroyablement beau. Vraiment, incroyablement. Depuis ma rencontre avec Raviel, je n'avais pas vraiment prêté attention à l'apparence des gens, mais ce garçon bousculait légèrement l'habitude instinctive gravée en moi.
Je souris doucement.
Si je peux t'être utile, alors j'en suis vraiment ravi.
Enfin, je me disais juste ça pour moi-même.
Raviel est bien plus jolie.
.
Le garçon fronça légèrement les sourcils.
Puis, baissant la tête, il murmura pour lui-même.
Étrange... Serait-ce... Oui, si c'est comme ça ?
[ .]
Je penchai la tête, confus.
Tu viens de dire quelque chose ?
Non.
Alors l'enfant leva la tête et m'offrit un sourire éclatant.
Ce n'est rien !
Son sourire était d'une gaieté rayonnante.
Au vu de l'état en lambeaux de ses vêtements et des nombreuses blessures sur son corps, il était difficile de deviner depuis combien de temps elle errait dans la forêt, mais l'enfant ne perdait pas son sourire et faisait de son mieux pour m'exprimer sa gratitude.
Une joie naturelle émanait de son visage.
J'ai été négligente. Je n'ai même pas demandé le nom de mon bienfaiteur !
Ah.
Cher bienfaiteur, pourriez-vous me dire votre nom, s'il vous plaît ?
Je souris.
Bien sûr. Mon alias est le Roi de la Mort.
Le Roi de la Mort ? Le Roi de la Mort !?
Le garçon sursauta.
Le Roi de la Mort ? C'est vous qui avez récemment terminé dix étages d'un seul coup !?
Hmm. Oui. C'est probablement moi.
Waouh ! Incroyable ! Quelle chance ! Les Constellations ne parlaient que de ça, et je me demandais bien qui cela pouvait être. Dire que je vous rencontre dans cette forêt où je m'étais perdu !
Poc.
Le garçon saisit ma main avec excitation.
C'est un tel honneur de vous rencontrer !
Tout en affichant un sourire si éclatant qu'il aurait pu éclipser le soleil.
Je suis un fan du Roi de la Mort !
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