Chapitre 2 506
Comme ça ne marchait pas, je renonçai à essayer de couper l’éclat de pierre avec la dague.
À ce stade, je ne faisais que gaspiller mon temps et mon énergie.
Pendant ce temps, Max continuait à inspecter les environs, comme s’il cherchait quelque chose de précis.
La déception qui se lisait sur son visage en disait long sur ce qu’il avait trouvé.
« Qu’est-ce que tu vas faire ? » demanda-t-il encore en regardant l’éclat de pierre. Il ne posait cette question que parce qu’il risquait de ne pas obtenir le morceau qui lui avait été promis.
Je ne pris pas la peine de répondre et examinai attentivement l’éclat de pierre.
J’en étudiais la composition, surtout pour voir si je pouvais y repérer une marque qui me serait utile.
S’il existait un point faible qui le rendrait plus facile à couper, cela m’aurait certainement épargné pas mal de temps et d’efforts.
Mais, bien sûr, les choses n’étaient pas aussi simples. Si elles l’avaient été, ça aurait été trop facile.
Bien que ce ne fût qu’un éclat de pierre, il n’avait pas la moindre éraflure.
« J’imagine que ce ne sera pas si facile. » Je ne pus m’empêcher de soupirer à cette pensée.
En entendant cela, je vis le regard que Max posa sur moi.
« Tu abandonnes ? »
Il ne le dit pas à voix haute, mais il n’en avait pas besoin : son expression parlait pour lui.
Je n’étais pas non plus prêt à renoncer à cette affaire, car elle me semblait réalisable. Seulement, sans trouver le bon outil pour le couper, ça paraissait bel et bien impossible.
Je finis donc par recourir à l’idée qui m’était venue plus tôt.
J’aurais pu le faire dès le début, mais j’avais choisi de ne pas essayer, car le résultat ne me semblait pas prometteur. À présent, je ne voyais simplement plus d’autre option.
Je n’eus donc d’autre choix que de lever la main, entourée d’Énergie divine, pour former une épée.
Max hésita un instant, puis recula. À son regard, je compris qu’il aurait préféré s’approcher pour mieux voir. Ce serait la première fois qu’il assisterait à un affrontement entre l’Énergie divine et l’énergie immortelle.
Mais rester près de moi aurait été dangereux : impossible de savoir ce qui allait se passer. Il n’eut donc d’autre choix que de reculer.
À voir sa façon de s’éloigner, on aurait dit qu’il cherchait à trouver la distance la plus sûre tout en restant assez près pour ne rien manquer.
Je trouvai sa manœuvre assez amusante, mais ne fis aucun commentaire.
Au pire, j’interromprais l’affrontement si la situation devenait trop difficile à gérer pour lui.
Après avoir pris une profonde inspiration, j’abattis l’épée sur l’éclat de pierre.
Je m’étais préparé à une réaction explosive de l’éclat ou de l’épée d’Énergie divine, mais je m’étais trompé.
Au lieu d’exploser, l’éclat de pierre ne sembla opposer aucune résistance. Dès que l’épée d’Énergie divine le toucha, elle le traversa comme du beurre.
Comme elle le traversa avec tant de facilité, je perdis un instant le contrôle de l’épée. Le morceau que je détachai de l’éclat de pierre fut donc un peu plus gros que prévu.
Au moins, je ne perdis pas le contrôle au point de couper l’éclat entièrement en deux.
Dans cet affrontement entre l’énergie immortelle et l’Énergie divine, l’Énergie divine l’emporta haut la main. On aurait même pu dire qu’elle jouait dans une tout autre catégorie.
En examinant l’éclat de pierre que je venais de couper, je voulus voir si autre chose allait se produire. Après tout, la facilité avec laquelle il s’était laissé trancher rendait la scène plutôt décevante.
J’avais vraiment l’impression que l’affrontement entre l’énergie immortelle et l’Énergie divine aurait dû provoquer autre chose.
Mais ni le morceau détaché ni l’éclat principal ne réagissant, il semblait qu’il ne se passerait rien de plus.
À ce stade, je n’eus d’autre choix que de m’approcher de l’éclat de pierre.
Comme il ne semblait pas réagir, Max s’approcha lui aussi pour l’examiner.
Mais son regard posé sur l’éclat de pierre révélait clairement lequel des morceaux il préférait.
Au lieu de me montrer conciliant, je lui donnai une petite tape derrière la tête.
Max ne sembla même pas se soucier de la tape que je venais de lui donner ; il était absorbé par les éclats de pierre. Alors, je finis par ramasser le petit morceau que j’avais détaché et le lui tendis.
Même après avoir reçu ce petit morceau, il continuait à lorgner le gros qui se trouvait toujours devant moi.
Je lui dis : « Contente-toi d’être reconnaissant pour ce que tu as et oublie ce que tu n’as pas. »
Max resta silencieux un moment, puis finit par se retourner pour commencer ses expériences sur l’éclat de pierre.
Puisqu’il était libre d’en faire ce qu’il voulait, il n’allait visiblement pas se retenir.