Chapitre 2 495
Quand j’entrai, je ne pus m’empêcher d’être stupéfait.
C’était la résidence troglodytique principale du propriétaire de l’autre résidence troglodytique, alors je m’étais déjà fait une certaine idée des lieux. Mais quand j’arrivai, je fus complètement sidéré.
Mes attentes étaient bien loin de la réalité.
Au lieu d’une simple résidence troglodytique, l’endroit ressemblait plutôt à un manoir troglodytique.
La taille de cette grotte, à elle seule, dépassait déjà celle du manoir du cultivateur-poupée que j’avais visité auparavant.
Elle était si vaste qu’il était difficile de croire qu’elle pouvait tenir ici.
Pourtant, je comprenais sans peine pourquoi elle était si grande.
« Ces fluctuations spatiales… On dirait que celui qui a créé cet endroit a utilisé une formation spatiale spéciale pour agrandir l’espace. C’est pour ça qu’il est plus vaste que la montagne dans laquelle il se trouve. »
Les formations spatiales étaient monnaie courante dans les mondes de cultivation, mais ce genre de chose n’était jamais apparu dans le jeu dont ce monde était inspiré.
On aurait dit qu’une fois devenu un monde réel, il s’y développait de plus en plus de choses qui n’existaient pas dans le jeu.
Mais c’était logique, puisque ce monde disposait d’une foule de légendes sur lesquelles s’appuyer.
Il n’aurait pas été étonnant qu’une secte antique se cache quelque part dans ce monde.
Pour l’instant, le plus important était de découvrir ce qu’était cette résidence troglodytique.
Après tout, je ne pouvais pas compter sur ma connaissance des lieux, puisqu’ils n’existaient pas dans le jeu. Je n’avais donc pas d’autre choix que de les explorer moi-même.
Tout ce qui m’attendait était inédit, et je devrais improviser.
Malgré tout, une petite part de moi ne pouvait s’empêcher de s’en réjouir.
Je ne pouvais m’empêcher de ressentir la même excitation que lorsque j’explorais un nouveau donjon dans un jeu.
Seulement, contrairement au jeu, ici, la mort était bien réelle.
Je ne pouvais donc pas baisser ma garde, ne serait-ce qu’un instant.
« Grincement. »
Je fixai la porte qui s’ouvrit avant même que je l’atteigne. Comme si elle avait senti mon approche et s’était ouverte toute seule.
« Pourquoi m’invite-t-elle à entrer ? C’est un piège ? » Bien sûr, je ne franchis pas la porte en la voyant s’ouvrir ainsi. Je me mis plutôt sur mes gardes, attendant que quelque chose en surgisse, car cela ressemblait à un piège.
Mais rien ne se passa après l’ouverture de la porte.
Je voyais la résidence, qui semblait tout à fait ordinaire.
Non, elle avait même bien plus qu’un aspect ordinaire, vu la façon dont elle était décorée.
« Celui qui a créé cet endroit y tenait manifestement beaucoup, s’il s’est donné tant de mal pour le décorer ainsi. » Je ne pus m’empêcher d’admirer l’aménagement des lieux.
Mais, au bout du compte, le plus important était de savoir s’il y avait des pièges.
J’eus beau fouiller l’endroit du regard, je ne repérai pas le moindre piège.
Je n’eus donc d’autre choix que d’avancer : je ne pouvais pas rester planté là. Mais je gardai ma vigilance en progressant, au cas où quelque chose surgirait.
Pourtant, rien ne se passa.
En fait, ç’aurait été dommage que quelque chose surgisse et abîme cette résidence si joliment décorée.
Une fois à l’intérieur, je découvris de plus en plus de portes.
On aurait dit que celui qui avait créé cette résidence n’avait ménagé aucun effort pour l’aménager, puisqu’il avait construit toutes ces pièces.
Le problème, c’était que tout explorer me demanderait beaucoup de temps. Et impossible de savoir ce qui se cachait derrière chacune de ces portes.
L’exploration ne m’aurait pas posé de problème si tout s’était déroulé normalement, mais l’étrangeté des lieux me mettait vraiment mal à l’aise.
Mais je n’avais pas vraiment le choix…
Je m’approchai de la porte la plus proche et tendis la main pour l’ouvrir.
Je découvris un vrai salon, décoré comme le hall principal.
Comme dans le hall, aucun piège n’avait été installé dans ce salon. Je pus donc l’explorer sans problème. Mais il ne semblait rien y avoir de particulier.
Seulement quelques objets, apparemment préservés par une sorte de formation qui recouvrait tout le manoir et qui servaient à la vie quotidienne de ses occupants.
À ce stade, il ne ressemblait même plus à la résidence d’un cultivateur, mais plutôt à celle d’un riche mortel. Pourtant, je savais qu’il appartenait à un cultivateur, car je sentais la dense énergie spirituelle qui emplissait l’air.
La porte suivante que j’ouvris donnait sur une salle à manger attenante à une cuisine.
En entrant, je ne pus m’empêcher de regarder la table d’un air perplexe.
Après tout, un repas y était servi.
Mais ce n’était pas la présence du repas sur la table qui me surprenait.
C’était la vapeur qui s’élevait encore des plats, comme s’ils sortaient tout juste de la marmite. On aurait dit que quelqu’un venait de préparer ce repas et de le poser sur la table.
« Il y a quelqu’un d’autre ici ? »