Chapitre 2 468
Une fois les ruines ouvertes, personne ne franchit le Portail tout de suite.
Au lieu de cela, toutes les sectes envoyèrent des gens chercher les disciples qui allaient explorer les ruines.
Il avait été convenu que les disciples pourraient explorer les ruines et que chaque secte accepterait comme une compétition équitable tout ce qui s’y produirait. Tout ce qu’ils trouveraient leur appartiendrait : ils pourraient en faire don à leur secte ou le garder pour eux.
Bien sûr, les sectes ne voyaient pas d’inconvénient à ce que ces objets reviennent aux disciples, puisqu’il s’agissait de leurs disciples de premier rang.
Même s’ils rapportaient ces objets, ils leur seraient très probablement revenus de toute façon. Autant les laisser se battre pour les choses qu’ils emporteraient avec eux.
Les disciples qu’on avait amenés ici étaient naturellement tout excités, car ces ruines provenaient d’une secte antique. Ils savaient que ce genre de ruines regorgeait de trésors à récupérer.
Mais ce n’était pas la seule raison de leur excitation.
« C’est vraiment la Secte des Mille Merveilles. »
Les maîtres de secte et les anciens n’étaient pas les seuls à connaître la Secte des Mille Merveilles : tous les disciples savaient aussi de quelle secte il s’agissait. Après tout, c’était l’une des sectes antiques les plus célèbres de ce monde de cultivation.
Elle comptait parmi les sectes antiques considérées comme les plus prestigieuses du monde de cultivation d’autrefois.
Les ruines d’une secte pareille recelaient forcément des trésors d’un tout autre niveau.
Quand tous les disciples furent rassemblés, ils semblèrent ne plus pouvoir se retenir.
Pourtant, ils attendirent tous que je dise quelques mots.
C’était une idée des maîtres de secte, puisque c’était moi qui avais découvert ces ruines.
« J’espère que chacun se souviendra de faire passer sa sécurité avant tout. »
Après ces mots, j’ouvris de nouveau le Portail pour les laisser entrer.
Dès que le Portail s’ouvrit, les disciples se ruèrent en masse à l’intérieur sans perdre une seconde. On aurait dit qu’ils voulaient tous être les premiers à pénétrer dans les ruines, mais certains étaient mieux placés que d’autres.
Tout dépendait de l’influence de leur secte, qui leur avait valu ces meilleures places.
Mais au bout du compte, tous les disciples réussirent à entrer dans les ruines.
Ce ne fut qu’une fois qu’ils eurent tous disparu que je me tournai vers les maîtres de secte et les anciens : « Et si nous entrions, nous aussi ? »
Ils acquiescèrent tous et me suivirent en direction du Portail.
C’était précisément pour cela qu’ils m’avaient fait prononcer ce discours.
En gros, ils essayaient de me contenir en m’associant aux anciens par ce discours. Si je m’en prenais aux plus jeunes et leur volais des objets dans les ruines, je ne ferais que ternir ma propre réputation.
En même temps, ils ne m’accompagnaient pas dans l’intention d’explorer les lieux avec moi. Ils venaient pour me surveiller.
Quelqu’un d’autre se serait certainement mis en colère contre les maîtres de secte et les anciens pour une telle manœuvre. Mais avec moi, leurs efforts ne servaient absolument à rien.
Je savais déjà exactement ce que contenaient ces ruines, et donc précisément ce que je voulais.
Seulement, les objets que je convoitais n’avaient pas de forme ordinaire, alors ils ne risquaient pas de deviner ce que je prenais.
Une fois entrés dans les ruines, nous vîmes que les disciples des différentes sectes se disputaient déjà les objets qui s’y trouvaient.
Ces ruines formaient un royaume entier, rempli de toutes sortes de ressources. Il était donc naturel que les disciples ne les laissent pas leur filer entre les doigts. Ils se battaient déjà pour prendre le contrôle des ressources qui se trouvaient juste à côté de l’entrée.
Mais les maîtres de secte et les anciens n’y prêtèrent aucune attention.
Ils avaient l’habitude de ce genre de scène, puisqu’ils avaient déjà vécu la même chose en explorant d’autres ruines.
Ce qui les intéressait davantage, c’était que j’étais le seul à être encore en train de voler.
Nous avions tous volé en entrant dans le Portail, mais j’étais le seul à continuer une fois de l’autre côté. Il semblait qu’une sorte de restriction empêchait les autres de voler ici.
En levant les yeux vers moi, ils crurent manifestement qu’ils pourraient voler eux aussi s’ils en étaient capables. Mais, malgré tous leurs efforts pour se soulever à l’aide de leur énergie spirituelle, rien n’y faisait.
Voilà pourquoi ils me regardaient d’un air interrogateur.
« Comment faites-vous pour rester en l’air ? »
Leurs expressions changèrent vite, comme s’ils venaient de comprendre quelque chose.
« S’il peut voler, c’est parce que c’est un immortel. »
Ils n’avaient pas besoin de le dire : leurs pensées se lisaient déjà sur leurs visages.
Je ne pris pas la peine de dissiper le malentendu et m’enfonçai dans les ruines.
Tout ce qui comptait, maintenant, c’était de récupérer ce que je voulais ici.
Mais pour préserver ma couverture, je me posai au sol et marchai avec les autres. Puisqu’ils ne pouvaient pas voler, j’aurais eu l’air ridicule à continuer de planer ainsi.
Surtout avec leurs regards étranges braqués sur moi : c’était la seule chose que je ne supportais pas.