Chapitre 2 194
Le choc.
C’était la seule expression visible sur tous les visages en cet instant.
Après tout, aucun d’entre eux ne pouvait croire que je proposerais une chose pareille aussi soudainement.
Personne ne semblait capable de reprendre ses esprits, même après un long moment. C’était comme si leurs cerveaux n’arrivaient tout simplement pas à traiter les mots qui venaient de sortir de ma bouche.
Sauf qu’il ne semblait pas qu’ils aient d’autre choix que d’accepter ce que je venais de dire.
Celui qui prit la parole en dernier fut le représentant du Saint Empire.
« Fils sacré, vous ne pouvez pas faire une chose pareille. Vous devez vous souvenir de la prophétie. »
Le Saint Empire était le seul pays à avoir un contact direct avec les dieux et à recevoir leurs oracles. On pouvait donc dire qu’ils étaient ceux qui en savaient le plus sur cette guerre, mis à part moi.
C’est pourquoi ils furent très perturbés en apprenant que je quitterais le Royaume de Kite.
Dès que le représentant du Saint Empire parla, ce fut comme si une étincelle avait été allumée et que tout le monde reprenait ses esprits. Tous commencèrent à essayer de me convaincre de revenir sur cette décision, pensant que j’agissais de manière irréfléchie.
Mais je ne dis rien tandis qu’ils tentaient tous de me faire changer d’avis.
Une fois qu’ils eurent l’impression d’avoir dit tout ce qu’ils pouvaient, ils cessèrent lentement de parler et attendirent que je dise quelque chose.
Je déclarai simplement, d’un ton calme : « La raison pour laquelle j’ai créé cette alliance raciale était pour le bien de toutes les races de ce continent. Je voulais aider tout le monde à lutter contre les Forces de la Destruction, car c’était une menace à laquelle nous étions tous confrontés. »
Puis, ma voix se fit plus froide : « Mais il semble que cette alliance raciale ait rempli son rôle. Alors que j’offrais ma sincère coopération, certains complotent dans le dos de l’alliance pour leurs propres intérêts. Par conséquent, j’estime qu’il n’est plus nécessaire pour nous de coopérer. »
Enfin, ma voix s’adoucit légèrement : « Bien entendu, nous sommes plus qu’heureux de poursuivre les autres coopérations actuellement en place. »
Dès que je dis cela, beaucoup comprirent ce que je faisais en me retirant de l’alliance raciale.
Ceux qui paniquèrent le plus furent les pays qui avaient proposé de s’en prendre à Dorothy.
Après tout, ils savaient que c’était eux que je visais.
Ces pays n’étaient pas vraiment importants au sein de l’alliance raciale.
Il y avait quelques grands royaumes humains qui en faisaient partie, mais ils n’étaient pas assez puissants pour menacer les quatre empires ou les autres races. C’est pourquoi ils s’étaient regroupés ainsi dès le départ.
Dans l’ensemble, ceux qui proposaient cela ne représentaient qu’environ 10 % de l’alliance raciale. Ce n’est que parce qu’ils soulevaient la question à un moment pareil que quiconque les prenait au sérieux.
Aucun des représentants des empires ou des autres races ne dit un mot.
Il semblait qu’ils attendaient tous que le groupe à l’origine de cette proposition s’exprime. Au vu de leur attitude, cela ne semblait pas les concerner le moins du monde.
« Ceci... nous... je... » Celui qui avait parlé au nom de ce groupe auparavant bégaya en entendant cela.
Après tout, ils savaient qu’ils ne survivraient vraiment pas si cela devait se produire.
Si cela arrivait, ils perdraient tout simplement le soutien de n’importe quel autre pays.
C’était à quel point l’influence du Royaume de Kite était grande.
S’il n’y avait pas eu les Forces de la Destruction, ils n’auraient peut-être pas été inquiets, car ils auraient pu survivre par leurs propres moyens jusqu’à ce que la situation sur le continent change.
Mais comme cela impliquait les Forces de la Destruction, ils avaient cruellement besoin des armes à énergie divine et autres équipements que nous leur fournissions. Sans cela, ils seraient des cibles faciles, attendant d’être engloutis par l’énergie de corruption.
C’est juste qu’ils ne semblaient pas disposés à ravaler leur fierté pour supplier...
« Puisqu’il n’y a aucune objection à ce sujet, nous en resterons là », dis-je soudainement face au silence des représentants.
À ces mots, tous les représentants de ce groupe commencèrent à paniquer.
Dans un soupir, celui qui parlait pour eux demanda : « Que voulez-vous de nous ? »
« Je ne veux rien de vous, c’est à vous de prendre une décision. »
« Mais cela va déchirer le continent. Qu’en est-il de la prospérité de toutes les races ? »
« C’était quelque chose que je souhaitais, mais ce n’est clairement pas ce que vous voulez. »
« Tout ça pour une seule personne ? »
Au moment où le représentant posa cette question, mes yeux devinrent glacials et je répondis : « Ne touchez jamais à ma famille. »
Sans même attendre de réponse, je coupai la connexion avec ces représentants.
Ceux qui restaient secouèrent la tête avec des expressions amères.
Ce n’était pas à cause de ce que j’avais dit, mais plutôt parce qu’ils savaient que le représentant avait tout gâché.
Finalement, le représentant du Saint Empire déclara : « Nous ne pouvons pas accepter cette demande de retrait immédiatement et devons en discuter. Par conséquent, nous allons mettre cela en attente pour le moment. »
Je fis un simple signe de tête en guise de réponse, sachant qu’il ne s’agissait que d’une tactique dilatoire.
Sans compter que je ne voulais pas vraiment tout faire voler en éclats.
La seule chose que je voulais, c’était montrer jusqu’où j’étais prêt à aller pour protéger Dorothy et ma famille. Je voulais également donner une leçon à ceux qui avaient essayé de s’en prendre à elle dans mon dos.
Je voulais aider tous les habitants du continent, mais ils étaient allés trop loin.
Puisque j’avais le pouvoir de faire s’effondrer quelques pays, alors je l’utiliserais, et j’aiderais les habitants de ces pays plus tard.
Une fois que les personnes ayant pris cette décision auraient disparu, il ne serait pas trop tard pour aider ces populations, comme nous l’avions fait avec l’Union Démocratique.