Chapitre 2 746
Chapitre 2746 – La Longue Garde de Yutra
Traducteur/Checker : Gray
Yutra avait dû s'assoupir à un moment donné, car il reprenait lentement conscience de son environnement. Mais quelque chose n'allait pas...
Il se trouvait assis sur une chaise en alliage dans une pièce sombre, vêtu d'habits civils confortables. Sa mémoire était un peu floue et il ne se souvenait pas très bien comment il était arrivé là.
Avait-il trop bu en célébrant la fin de la guerre ?
Ah, merde. Ma femme va me tuer... on vient de se marier, pour l'amour du Sortilège...
"Tu es réveillé ? Parfait."
Ses pensées furent interrompues par une voix inconnue.
Levant les yeux, il vit un bureau métallique devant lui et un inconnu assis en face de lui sur une chaise identique. L'homme était un peu plus âgé que lui et portait le même type de vêtements discrets. Il avait l'air ennuyé et tenait une feuille de papier blanc dans ses mains.
Yutra fut un peu surpris de voir du papier, car les gens l'utilisaient rarement à l'ère numérique. Les lumières électriques indiquaient qu'ils se trouvaient dans le monde réel, il n'y avait donc aucune raison d'écrire à la main ou d'imprimer des données.
"Euh. Où..."
L'homme l'interrompit.
"Je suis l'Éveillé Tegrot. Tu peux m'appeler simplement Tegrot, Yutra. Je suppose que tu as beaucoup de questions... tiens, lis d'abord ceci. Ensuite, tu pourras commencer ton service."
Yutra accepta la feuille de papier, perplexe.
Là, à la surface... quelque chose qui ressemblait à une lettre était écrit de sa propre écriture maladroite.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
De plus en plus perplexe, Yutra lut la lettre.
Elle disait :
[Salut !
Tu dois être complètement à côté de la plaque en ce moment. Où suis-je ? Que s'est-il passé ? Bon sang, ma femme va me tuer ! On vient de se marier, pour l'amour du Sortilège !
C'est sûrement ce que tu penses. N'est-ce pas ? Ne t'inquiète pas, j'étais exactement pareil. Cette lettre a pour but de t'expliquer ce qui se passe de manière concise. Je ne suis pas très doué avec les mots, alors je vais simplement écrire les choses telles qu'elles sont.
Tout d'abord, la guerre est terminée depuis quelque temps. Notre famille va très bien. Les enfants vont bien... ah oui, ils m'ont dit que j'avais maintenant un deuxième enfant. C'est un garçon ! Félicitations.
Deuxièmement, ta mémoire a été effacée à cause d'une attaque mentale assez effrayante. En fait, elle est régulièrement effacée par mesure de précaution, en raison du type de travail que nous faisons actuellement. C'est pour cela que tu ne te souviens de rien.
Troisièmement, le travail. Il s'agit d'un centre de quarantaine où sont traitées les personnes touchées par l'attaque mentale. Tu es à la fois un ancien patient et un membre du personnel. Ton travail consiste à aider à gérer les patients... ta supérieure est Dame Cassia. Oui, Chant des Déchus en personne. Tu peux le croire ? J'ai moi-même du mal à y croire !
Enfin, écoute la personne qui t'a remis cette lettre et suis ses instructions. Ce poste est temporaire, mais nous devons tout de même faire du bon travail, n'est-ce pas ?
Bonne chance !
PS. Si tu croises une femme effrayante vêtue d'une robe rouge, ne t'inquiète pas trop. Ce n'est pas un fantôme, mais un Écho. Par mesure de précaution, essaie tout de même de ne pas te mettre en travers de son chemin.
P.P.S. J'ai caché une caisse de bière synthétique dans la salle des générateurs. Si tu en bois, pense à la remplacer avant d'être à nouveau formaté. À la tienne !]
Yutra posa la lettre et fixa Tegrot d'un air hébété. L'homme récupéra la feuille de papier, la plia et la glissa dans une enveloppe portant le nom de Yutra. L'enveloppe fut placée dans une boîte en alliage contenant une douzaine d'enveloppes similaires, chacune portant un nom différent — celles-ci appartenaient sans doute aux autres employés du centre de quarantaine.
Tegrot sourit.
"Tu partageras cette bière avec moi, n'est-ce pas ?"
Yutra cligna plusieurs fois des yeux et posa la question qui le préoccupait le plus.
"Dame Cassia est-elle... vraiment notre patronne ?"
Tegrot acquiesça.
"Oui. C'est elle qui dirige ce centre, en fait."
Yutra expira lentement, puis se frotta le visage avec les mains.
"Je vois."
Quelques secondes plus tard, il demanda :
"Alors, Tegrot. Quelles sont mes obligations ?"
• • •
L'établissement était situé dans les profondeurs d'une usine souterraine désaffectée. L'usine était vide, délabrée et sombre... plus qu'un peu effrayante, en réalité, mais Yutra ne s'en plaignait pas. Travailler dans le monde réel était un changement de rythme agréable.
Le travail en lui-même n'était pas difficile. Bien que l'usine fût appelée "centre de quarantaine", il s'agissait concrétement d'une prison. Chaque jour, quelques prisonniers étaient transférés ici et détenus dans des cellules sommairement meublées jusqu'à ce que Dame Cassia puisse les soigner — le personnel avait pour tâche de les surveiller, de les nourrir et de les escorter pour qu'ils reçoivent leurs traitements.
La seule chose étrange dans tout cela était que tous les membres du personnel, y compris les personnes qui livraient les prisonniers, étaient eux-mêmes d'anciens patients et devaient également subir des traitements occasionnels.
Yutra était apparemment le plus ancien d'entre eux, ayant été le premier patient guéri. Tout le monde lui témoignait donc un certain respect, certains le traitant même comme un vieil ami... ce qui était étrange, étant donné qu'il ne connaissait pas ces personnes.
La raison de toute cette étrangeté était la maladie mentale que Dame Cassia traitait. On leur avait dit qu'elle était très contagieuse et que le seul moyen de la guérir était d'effacer les souvenirs affectés. La situation semblait assez bizarre, mais tout le reste dans le monde du Sortilège du Cauchemar l'était aussi. Yutra ne s'en inquiétait donc pas trop.
"Restes calme, s'il te plaît. On ne te fera aucun mal. Je m'excuse pour le désagrément, mais prends ton mal en patience... Je te promets que tout ira bien."
La nouvelle prisonnière — une femme à l'air sombre qui avait indéniablement l'allure d'une soldate du gouvernement — le regarda avec des yeux écarquillés et terrifiés.
À en juger par le tatouage sur son épaule, elle était une ancienne membre de la Seconde Armée d'Évacuation. Les vétérans de l'Antarctique étaient des gens coriaces, il était donc étrange de la voir aussi bouleversée.
La femme le fixa pendant un moment, puis ouvrit la bouche et dit d'une voix rauque :
"Bon sang. On dirait bien que je suis en vie, après tout."
Yutra lui lança un regard calme, puis vérifia ses chaînes qui atténuaient son essence et l'escorta jusqu'à la cellule.
La femme s'appelait Rit et, d'après ce qu'elle lui avait dit, elle avait été détenue dans un camp de prisonniers infernal avant d'être envoyée dans cet établissement. Le camp était censé être situé dans un abîme terrifiant dépourvu de toute lumière, où les âmes des morts gardaient des milliers de prisonniers à la demande d'un ange déchu qui descendait parfois d'un mur noir colossal.
Les prisonniers étaient pour la plupart livrés à eux-mêmes, mais l'ange emmenait de temps à autre l'un d'entre eux vers le mur. Aucun de ceux qui avaient été emmenés n'était jamais revenu.
Ainsi, lorsque Rit avait été emmenée par l'ange, elle avait pensé que c'était la fin pour elle.
Après avoir écouté Rit, Yutra ne put s'empêcher de soupirer.
La femme était clairement perturbée et souffrait de graves délires...
L'attaque mentale avait dû la rendre folle. Heureusement, Dame Cassia allait pouvoir l'aider elle aussi.
Quelques jours plus tard, Yutra accompagna Rit pour qu'elle reçoive le traitement.
Plus tard, il fut surpris de la revoir.
Rit était libérée de ses chaînes et portait des vêtements civils sans prétention. Elle lui fit une révérence polie.
"Bonjour Yutra. Euh... désolée de te déranger, mais je suis encore un peu perdue. Oh, je suis Rit, la nouvelle recrue. Tegrot m'a dit que tu allais me montrer les ficelles du métier ?"
Yutra cligna plusieurs fois des yeux.
"D'accord. Bien sûr. Bienvenue... à bord ?"
Il hésita quelques instants, avant de demander :
"Dis, tu ne serais pas au courant d'un camp de prisonniers infernal caché dans un abîme sans lumière, par hasard ?"
Rit lui lança un regard dubitatif.
"Désolée, mais de quoi tu parles ?"
Yutra toussota.
"Non, rien. Bon, tu as déjà écrit la lettre ? Sinon, occupons-nous d'abord de ça."
• • •
Yutra, Tegrot et Rit étaient assis sur des caisses en alliage dans la salle des générateurs. Devant eux, un carton de bière synthétique était déjà à moitié vide, les canettes vides soigneusement alignées en rangées bien ordonnées.
"Combien de temps dure une garde, au fait ?"
La bière synthétique avait un effet limité sur les Éveillés, mais Rit avait déjà un léger trouble de l'élocution. Elle ne tenait vraiment pas l'alcool.
Tegrot prit une gorgée, puis soupira de satisfaction et haussa les épaules.
"Quelques semaines, je pense ? En moyenne. Ça dépend vraiment de ce à quoi tu es exposé. Yutra a dû surveiller un patient très bavard une fois, alors il a été épuisé après seulement trois jours."
Rit lança un regard dubitatif à Yutra.
"Vraiment ?"
Il fronça les sourcils.
"Comment je pourrais le savoir ? Je ne m'en souviens pas."
Il but une grande gorgée, ajouta une canette vide à la rangée et soupira.
"Tu sais ce qui me manque ? La viande de monstre."
Ses deux camarades lui lancèrent un regard noir. Yutra sourit.
"Je sais que tous les Éveillés en ont marre, mais moi ? Je n'en ai jamais assez. Ma femme et moi nous sommes rencontrés pendant notre solstice, alors dès que nous nous sommes Éveillés, elle a tout fait pour que nous ne mangions que des aliments naturels. Ah, mais j'aime vraiment le goût de la viande de monstre."
Tegrot et Rit échangèrent un regard, puis secouèrent simultanément la tête.
"Hé, Rit. Je crois que Yutra est contaminé. Il raconte n'importe quoi. Dois-je le signaler à Dame Cassia ?"
À l'évocation de Chant des Déchus, les yeux habituellement sévères de Rit s'illuminèrent.
"Dame Cassia ! Je l'ai rencontrée aujourd'hui. Elle est tellement... tellement..."
Tegrot acquiesça.
"Oui, c'est vrai."
Yutra ne put s'empêcher d'acquiescer à son tour. Un sourire niais apparut sur son visage lorsqu'il se souvint de ses propres interactions avec Dame Cassia.
"À notre dame !"
Le trio fit tinter leurs canettes et but joyeusement.
"Même si... elle serait probablement fâchée contre nous si elle nous surprenait en train de boire pendant le travail."
Ils se regardèrent tous les trois avec une expression inquiète.
Finalement, Yutra haussa les épaules.
"Eh bien, heureusement qu'elle ne nous a pas surpris. Ce qu'elle ne sait pas ne peut pas lui faire de mal, n'est-ce pas ?"
Tegrot acquiesça.
"C'est vrai. Mais on devrait détruire les preuves."
Rit prit une autre canette.
"Oui. On devrait se dépêcher de finir toute cette caisse, c'est clair."
• • •
Quelques jours plus tard, Yutra accompagna un patient jusqu'à la salle de soins et attendit devant la porte.
Une fois le traitement terminé, il entra dans la cellule, avec l'intention d'emmener le patient jusqu'à l'équipe chargée des sorties. À sa grande surprise, l'homme était inconscient — Dame Cassie était affalée sur sa chaise, se frottant les yeux avec lassitude.
Quand elle baissa la main, Yutra se figea, stupéfait.
C'était la première fois qu'il voyait leur dame sans son bandeau habituel. Il s'attendait à ce que ses yeux soient blancs et troubles, mais ils étaient clairs et d'un bleu à couper le souffle.
Ses yeux, tout comme le reste de son être, étaient d'une beauté à couper le souffle.
Heureusement que la beauté de Dame Cassia était si céleste qu'elle semblait irréelle. C'était comme si elle existait dans un monde totalement différent de celui des mortels comme Yutra, et à cause de cela, il ne pouvait que la considérer comme un être sublime. Quelqu'un de trop sacré pour être touché par la saleté du monde.
Sinon, il aurait dû se rappeler qu'il était un homme marié chaque fois qu'il la voyait.
Le remarquant, Dame Cassie releva son bandeau et soupira.
"Il s'est évanoui après m'avoir vue après le traitement. Je suis désolée, Yutra... Je vais devoir te demander de traîner cet homme jusqu'à l'équipe de sortie."
Il s'inclina légèrement.
"Bien sûr, Ma Dame ! Ce n'est pas un problème."
Au lieu de s'exécuter, Yutra s'attarda quelques instants.
"Vous semblez fatiguée, Ma Dame."
Elle lui adressa un doux sourire.
"Je suis effectivement un peu fatiguée. Merci de l'avoir remarqué. Mais ne t'inquiète pas — il devrait bientôt y avoir moins de patients à soigner."
Yutra était heureux de l'entendre.
"Tout de même. Vous devriez prendre soin de votre santé, Ma Dame. Prenez un jour de congé et faites quelque chose d'agréable."
Elle rit doucement.
"Devrais-je ? Je ne suis pas rentrée chez moi depuis un moment, alors je vais peut-être suivre ton conseil et rendre visite à mes parents... mais pas tout de suite. Comment pourrais-je rentrer chez moi avant vous tous ?"
Yutra se gratta l'arrière de la tête.
Il ne se souvenait pas de ses précédentes gardes, donc de son point de vue, son séjour dans le centre de quarantaine avait été bref. Cependant, sa femme et sa fille lui manquaient toujours terriblement. Et il y avait aussi le fils qu'il n'avait pas encore rencontré...
"Espérons alors que cette maladie mentale sera bientôt guérie. N'est-ce pas, Ma Dame ?"
Elle le regarda en silence pendant un moment, puis acquiesça.
"Oui. Espérons-le."
Ne sachant quoi dire d'autre, Yutra alla chercher le patient inconscient.
Malgré ce qu'il avait dit à Dame Cassia, leur travail semblait sans fin. Le nombre de patients ne cessait d'augmenter, sans diminuer. Il y avait une raison pour laquelle Rit et quelques autres avaient été recrutés comme personnel supplémentaire — l'établissement avait désespérément besoin de plus de mains.
À bien y réfléchir...
Je me demande combien de temps j'ai réellement passé ici.
Il n'y avait aucun moyen de le savoir.
Légèrement troublé, Yutra souleva le patient et le traîna hors de la pièce.
• • •
Yutra était assis sur une chaise métallique, tenant une boîte en alliage dans sa main.
De l'autre côté du bureau, Tegrot reprenait lentement ses esprits. Quelques instants plus tard, son copain sursauta et regarda autour de lui, les yeux écarquillés.
"Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?! Où suis-je ?!"
Le voir complètement désorienté était plutôt mignon.
Le regard de Tegrot se posa sur Yutra, brûlant de peur et d'hostilité.
"Qui es-tu, bon sang ?!"
Yutra grimaça et fit semblant de se nettoyer l'oreille.
"Par les dieux morts, Tegrot. Tu peux baisser un peu le volume ? J'ai les oreilles qui sifflent."
Yutra ouvrit la boîte, en sortit une enveloppe et en retira une lettre pliée.
"Je suis l'Éveillé Yutra. Mais tu peux m'appeler simplement Yutra... tu dois avoir beaucoup de questions. Lis d'abord cette lettre, elle devrait clarifier certaines choses."
Yutra tendit la lettre à Tegrot, méfiant et inquiet, puis s'adossa à son siège et attendit en silence.
La lettre de Tegrot était bien plus longue et plus détaillée que la sienne, il allait donc lui falloir un certain temps pour la lire.
Pendant que Tegrot lisait, Yutra repensa au moment où il se trouvait au même endroit au début de son service. Il repensa également à sa lettre.
Son cœur se mit soudain à battre la chamade.
Oh, c'est vrai. Je dois remplacer cette caisse de bière !
• • •
Pendant son transfert, un des patients tenta d'attaquer Yutra.
C'était vraiment une décision stupide. Non seulement son Aspect était supprimé, mais il était également dépourvu de la bénédiction d'Étoile Changeante — une caractéristique commune à tous les infectés.
Bien sûr. Pourquoi Dame Nephis aurait-elle béni des fous ?
Le fait que le personnel apprécie ses soins et que les patients ne les apprécient pas était la preuve qu'ils accomplissaient un travail juste.
Même si cela semblait parfois fastidieux.
Yutra n'était pas contrarié par l'attaque, mais il était triste de voir le patient souffrir. L'équipe d'urgence est arrivée pour emmener l'homme — sa vie n'était pas en danger, mais il avait désespérément besoin de soins médicaux.
Seul dans le couloir sombre, Yutra fixait le sang qui maculait le sol et les murs. Il y avait d'autres taches plus anciennes comme celles-ci dans l'établissement.
Y en avait-il toujours eu autant ?
Du coin de l'œil, il crut voir quelque chose de rouge bouger dans l'obscurité. Mais lorsqu'il leva les yeux, il n'y avait rien.
Fronçant légèrement les sourcils, il soupira et alla chercher un autre patient.
• • •
Yutra avait dû s'assoupir à un moment donné, car il reprenait lentement conscience de son environnement. Mais quelque chose n'allait pas...
Il se trouvait assis sur une chaise en alliage dans une pièce sombre, vêtu d'habits civils confortables. Sa mémoire était un peu floue et il ne se souvenait pas très bien comment il était arrivé là.
Ma femme va me tuer...
"Tu as repris tes esprits, Yutra ?"
Ses pensées furent interrompues par une voix inconnue.
Levant les yeux, il vit une femme au regard inquiet assise en face de lui. Elle portait des vêtements similaires aux siens et tenait une feuille de papier pliée dans ses mains.
"Euh... bonjour, mademoiselle. Je suis désolé, mais pourrais-tu me dire où je suis ?"
La femme le regarda en silence pendant un moment, avant de pousser un soupir mélancolique.
"Je suis l'Éveillée Rit. Mais tu peux m'appeler Rit... bon retour parmi nous, Yutra. Lis d'abord cette lettre."
Très vite, Yutra commença un nouveau cycle — même si, bien sûr, cela lui semblait être le premier.
C'était toujours le cas.