Chapitre 542
« D’accord, je peux faire ça. Mais tu sais quand votre chef de clan rentre ? Ça ne me dérange pas de venir vous aider, mais je ne vais pas rester là à ne rien faire comme un idiot. »
À ces mots, Poseidon Robton répondit aussitôt, sans réfléchir :
« Ils ont probablement déjà appris que j’avais pris le contrôle du Clan Poséidon. Je suis sûr qu’ils vont se dépêcher de rentrer. Si tu peux, viens le plus vite possible. Je commence à paniquer… »
C’était exactement ce que pensait Poseidon Robton. Comme il l’avait dit à Fang Chenyi, il paniquait vraiment. Si le chef de clan et les autres rentraient plus tôt que prévu, il ne passerait pas un bon quart d’heure.
« Ah… J’avais tout prévu, mais je ne m’attendais pas à ce que le grand ancien du clan franchisse un cap aussi rapidement. Si j’avais su, je n’aurais jamais agi avec autant d’imprudence. »
« Mais maintenant, c’est trop tard pour regretter. Je ne peux plus que placer tous mes espoirs en Fang Chenyi. Lui seul peut venir démêler cette situation et me sauver la vie. »
« D’accord, je m’organise de mon côté et je viens aussi vite que possible. »
Heureusement, la réponse de Fang Chenyi ne le déçut pas ; elle lui redonna confiance.
Après avoir échangé quelques mots de plus, ils raccrochèrent.
Laissons Poseidon Robton, qui pouvait enfin pousser un soupir de soulagement, et revenons à Fang Chenyi.
Après avoir raccroché, Fang Chenyi réfléchit un instant. « Je dois y aller, c’est certain. Le moment ne changera rien à ça. »
« Dans ce cas, autant partir dès que possible. Plus tôt j’y serai, plus tôt je pourrai régler cette affaire. Une fois que tout sera arrangé et que j’aurai récupéré la Pierre runique que je veux, je pourrai rentrer auprès de ma femme et enfin dormir un peu, avec elle dans mes bras. »
« C’est bien ce que je pensais. Je ne suis rentré que depuis quelques jours et je dois déjà repartir. »
« On dirait que ma vie ne sera plus très tranquille ni très libre à partir de maintenant. »
Il secoua la tête en soupirant, sortit son téléphone et appela Qi Xiaotian. Il lui annonça qu’il partirait cet après-midi pour le territoire du Clan Poséidon. Après avoir déposé les frères Xiaoma à l’aéroport, Qi Xiaotian devrait immédiatement faire venir un autre avion privé.
Quant à son propre avion privé, Fang Chenyi n’avait pas l’intention de l’utiliser. Il avait déjà promis de le prêter aux frères Xiaoma et ne pouvait pas revenir sur sa parole.
Après avoir donné quelques consignes à Xiaotian’er, Fang Chenyi remonta dans sa chambre.
En voyant Bai Menghan toujours profondément endormie, un tendre sourire se dessina sur ses lèvres. Il s’approcha sans bruit, déposa un doux baiser sur son front et rajusta la couverture autour d’elle.
Il ressortit aussi discrètement qu’il était entré, puis se rendit directement dans le bureau.
Une fois dans le bureau, Fang Chenyi sortit la sacoche en cuir qu’il portait. Il devait maintenant s’occuper de ranger l’espace de son Sac en toile…
Fang Chenyi n’avait pas rangé l’espace de son Sac en toile depuis longtemps ; il était désormais dans un désordre complet, encombré de toutes sortes d’objets imaginables.
Il en sortit tout le contenu, objet après objet, puis entreprit de ne remettre que ce qui lui serait utile.
Après avoir fait l’inventaire, il dressa la liste des choses nécessaires qui lui manquaient ou qu’il avait déjà épuisées. Puis il sortit faire quelques achats.
À midi, l’espace de son Sac en toile était entièrement réorganisé et semblait comme neuf.
Désormais, il contenait bien moins de produits de première nécessité qu’avant.
C’était entièrement dû au fait que la constitution physique de Fang Chenyi avait atteint un tout autre niveau. Il estimait pouvoir tenir trois jours et trois nuits sans dormir ni manger, sans que cela l’affecte le moins du monde.
Par conséquent, les énormes quantités de nourriture qui occupaient d’ordinaire le plus de place dans son Sac en toile avaient été considérablement réduites.
Bien sûr, « réduites » ne voulait pas dire « supprimées ».
Ce ne fut qu’à treize heures que Bai Menghan sortit enfin de la chambre.
Ce n’était pas étonnant qu’elle ait fait la grasse matinée. Elle n’avait réussi à s’endormir qu’à quatre heures et demie du matin, ce qui signifiait qu’à présent, à treize heures, elle n’avait dormi que huit petites heures.
En temps normal, quatre ou cinq heures de sommeil auraient amplement suffi à Bai Menghan. Mais après « l’entraînement intensif » de la veille, il n’était pas étonnant qu’elle se sente un peu fatiguée.
Dès que Fang Chenyi la vit sortir, il s’approcha et la souleva doucement dans ses bras.
Il lui déposa un léger baiser sur le front et murmura :
« Réveillée, mon petit trésor ? Allez, je t’ai préparé plein de bonnes choses à manger. »
Dans les bras de Fang Chenyi, Bai Menghan afficha aussitôt un bonheur absolu.
Il déjeuna copieusement avec sa femme. Puis Fang Chenyi lui caressa doucement le petit ventre bien rond et la taquina :
« Eh bien, mon petit trésor, tu dois en être à quelques mois. »
Bai Menghan lui lança un regard gêné et repoussa d’une petite tape sa main baladeuse, en soufflant :
« Allez, pousse-toi ! Tout ça, c’est ta faute. Tu m’as préparé toutes ces bonnes choses alors que je suis censée faire un régime ! Pff… Je vais devoir éviter la viande aux prochains repas. »
Après avoir plaisanté un moment, Fang Chenyi prit soudain un air sérieux. Il regarda Bai Menghan et dit, un peu embarrassé :
« Dis, Menghan… Je dois repartir à l’étranger ce soir. »
Mais cette nouvelle ne sembla pas surprendre Bai Menghan.
Elle paraissait s’être habituée à la vie trépidante de son homme. Son expression ne changea pas, mais Fang Chenyi sentit clairement sa main se resserrer autour de la sienne.
« D’accord. Fais juste attention à toi. »
Bai Menghan n’ajouta rien. Elle ne s’accrocha pas à Fang Chenyi et ne se laissa pas aller à de grandes effusions, contrairement à d’autres femmes. Elle résuma plutôt mille mots inexprimés en cette simple demande.
Ces quelques mots emplirent le cœur de Fang Chenyi de chaleur. C’était peut-être cela, la complicité qui les unissait.
Sachant qu’il allait bientôt partir, ils profitèrent d’autant plus du temps qu’il leur restait. Blottis l’un contre l’autre sur le canapé, ils regardèrent la télévision et savourèrent un rare moment de détente.
DRING, DRING, DRING.
Alors que le temps s’écoulait, le téléphone dans la poche de Fang Chenyi se mit soudain à sonner.
Au son de la sonnerie, Bai Menghan fut la première à lâcher le bras de Fang Chenyi. Elle tendit la main et lui remit doucement le col en place.
Un léger sourire flottait toujours sur son beau visage, mais elle ne dit rien.
Ils se comprenaient sans avoir besoin de parler. Aucun des deux ne mentionna son départ imminent et Fang Chenyi ne sortit même pas son téléphone.
Il savait que Qi Xiaotian devait être au bout du fil, prêt à lui annoncer que tout était organisé et qu’il était temps de partir.