Il fixa la notification avec une expression confuse. « Évolution infinie ? » songea-t-il. Pourquoi le système avait-il mis si longtemps à révéler quel genre de physique il possédait ?
« Description. »
<Physique d’Évolution Infinie>
Un physique suprême capable d’une croissance et d’une adaptation sans fin.
Le corps de l’hôte peut évoluer sans limite, se perfectionnant par le combat, la cultivation et l’expérience. Les blessures, les techniques, les lignées et les énergies peuvent toutes être absorbées et transformées en force.
Il n’existe aucun sommet pour ce physique.
Seule une évolution continue.
« Hoo ! Voilà bien la définition de l’invincibilité, il me tarde de voir ce que le futur me réserve. » s’exclama-t-il en caressant légèrement son menton entre son pouce et son index.
Il s’assit en position du lotus et tenta de cultiver pour la énième fois, mais à chaque essai, il était bloqué par la même notification.
<Attention ! Cultivation : Verrouillée>
<Conditions d’éveil non remplies>
« Bon sang ! Je vais arrêter d’essayer pour le moment », soupira-t-il avec dépit. Au moment où il se relevait, on frappa doucement à la porte ; c’était Xenia.
« Jeune Maître, vos grands-parents arriveront bientôt », récita-t-elle, un sourire perpétuel figé sur le visage.
« Laissez-moi cinq minutes. »
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Il s’avança dans le corridor massif du Château d’Ironfell, vêtu de ses habits royaux bleu et blanc, accompagné de Xenia. Ses pas résonnaient contre le sol de marbre poli ; à chaque tournant, les serviteurs s’inclinaient et s’écartaient sur son passage.
Il soupira intérieurement. Habitué à ce traitement, il trouvait cela agréable, mais aussi lassant. Il pénétra dans une immense salle où des bannières colossales aux armoiries d’Ironfell étaient suspendues de chaque côté. À travers les grandes fenêtres, il pouvait apercevoir des montagnes imposantes au loin, entourant le domaine, leurs sommets perdus dans les nuages.
« Tout ça juste pour accueillir mes grands-parents ? Je me demande à quoi ressemblera mon éveil », songea-t-il, un léger sourire aux lèvres.
Il ne les avait jamais vus en cinq ans sur ce continent et n’avait aucune idée de leur apparence, mais il en avait entendu des histoires, un paquet même.
Son père et sa mère étaient déjà assis, leurs visages s’illuminant dès qu’il entra dans la pièce.
« Mon fils ! »
« Jacob ! »
Ils s’écrièrent tous deux alors qu’il courait vers eux les bras ouverts. « Quand est-ce que grand-père et grand-mère arrivent ? » demanda-t-il avec impatience.
« Ils seront là d’une seconde à l’autre, mon garçon. » Le Seigneur Rhoarin Ironfell prit la parole, sa voix assez grave pour faire trembler les murs de pierre. Un cache-œil en cuir noir recouvrait son œil gauche, bordé de clous en diamant brillant qui captaient la lumière à chaque mouvement. La légende racontait qu’il avait perdu cet œil en domptant la plus féroce des bêtes divines du pays, le dragon d’argent, ce qui lui avait valu le surnom de « Souverain Aile-d’Argent ». Peu osaient défier le Seigneur Rhoarin Ironfell. Ceux qui le faisaient vivaient rarement assez longtemps pour le regretter.
Sa mère, la Dame Elena Ironfell, était la plus belle femme que Jacob ait jamais vue, et non, ce n’était pas seulement parce qu’elle était sa mère. Son joli sourire et son ton doux en avaient trompé plus d’un, car c’était une guerrière possédant une technique de cultivation de glace inégalée, connue de tous sous le nom d’« Impératrice du Givre ». « Les voici, mon cœur », dit-elle d’une voix apaisante en désignant les immenses portes. Une présence puissante emplit la salle alors que les portes massives s’ouvraient lentement dans un grondement sourd.
« Ho ! Ho ! Où est le petit monstre ? » lança joyeusement un vieil homme en entrant. Il portait une longue robe noire ornée de décorations en or et tenait une canne en jade. Il était accompagné d’une vieille femme vêtue d’une robe blanche portant exactement les mêmes ornements.
« Alors, ce sont eux mes grands-parents... ils sont sacrément impressionnants », pensa Jacob en les regardant s’approcher avec une vitesse peu naturelle pour leur âge.
Ses grands-parents, Alaric et Esty Ironfell, étaient respectivement le Patriarche et la Matriarche du Clan Ironfell. Ils étaient l’incarnation du Yin et du Yang, des cultivateurs doubles extrêmement puissants dont la force combinée avait autrefois ébranlé tout le Continent du Ciel de Daven.
« Alors, c’est donc lui mon petit-fils ! » dit Alaric en s’arrêtant devant le garçon, comme pour l’étudier. Sa carrure imposante de près de deux mètres était intimidante, sa barbe blanche lui arrivait à la poitrine et ses yeux perçants semblaient capables de lire dans l’âme d’une personne.
« Oh, mon précieux petit-fils, il est si beau », dit Esty en serrant soudainement le garçon dans ses bras, manquant de le surprendre.
« Esty, ne gâte pas trop le garçon, j’ai l’intention d’en faire un guerrier. »
« Arrête ça, mon cher, ce n’était qu’un câlin, je n’ai même pas encore présenté les cadeaux. »
Alaric gloussa et posa un genou à terre pour mieux observer l’enfant. « Je peux déjà voir que tu es doué, mon garçon, mon intuition ne me trompe jamais », dit-il en tapotant l’épaule du petit.
Durant tout ce temps, Jacob était resté silencieux. Il parvint enfin à formuler une salutation : « Bienvenue, grand-père, grand-mère. J’espère que votre voyage s’est déroulé sans encombre. »
Le vieil homme rit : « Ho ! Ho ! Il parle comme un membre de la royauté ! Le voyage aurait été sans encombre si ta grand-mère avait arrêté de se plaindre une seule seconde. »
« Alaric ! » s’exclama Esty, forçant le vieil homme à lever les mains en signe de soumission, ce qui fit rire tout le monde.
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Plus tard dans la soirée, Alaric décida de faire une promenade avec son petit-fils. Ils marchèrent en silence pendant un moment jusqu’à ce qu’Alaric prenne enfin la parole : « Dis-moi, mon fils, que veux-tu devenir plus tard ? » demanda-t-il en regardant le garçon avec une expression pleine d’attente.
« Je veux devenir le plus grand cultivateur de tous les temps. »
« Ho ! Ho ! Tu es bien le digne fils de ton père. À peine prêt pour ton éveil et tu as déjà de tels rêves », sourit Alaric en passant ses doigts dans les cheveux de son petit-fils.
« Père a-t-il réalisé ses rêves ? » demanda innocemment le garçon.
« Je pense que ses accomplissements parlent d’eux-mêmes, mon fils », commença-t-il. « Écoute, je n’aurai peut-être pas d’autre occasion de te dire cela, mais je sais que tu es un garçon intelligent. Dans ce monde, la puissance est la seule véritable autorité ; sans elle, même les rois tombent à genoux. Le clan Ironfell est puissant, mais nous ne sommes pas la seule force sur le Continent du Ciel de Daven. Il existe des sectes anciennes... des clans immortels... et des monstres qui vivent depuis des milliers d’années. Un guerrier, surtout l’unique héritier du clan Ironfell, ne devrait jamais parcourir ce monde les mains vides. »
Le vieil homme retira de son doigt une bague en argent sombre gravée de runes anciennes, d’où émanait une faible énergie spirituelle.
« C’est une bague spirituelle. »
« À quoi ça sert, grand-père ? » demanda Jacob en faisant tourner l’objet dans ses mains. Elle était trop grande pour ses petits doigts, alors il se promit silencieusement de la garder précieusement jusqu’à ce qu’il soit assez grand pour la porter confortablement.
« À l’intérieur de cette bague se trouve un petit espace dimensionnel. La plupart des cultivateurs l’utilisent pour stocker des armes, des pilules, des trésors et des pierres spirituelles. J’ai obtenu celle-ci après avoir vaincu un cultivateur du Royaume Naissant », répondit Alaric.
« Merci grand-père, j’en prendrai grand soin. » Le garçon sourit tandis que le vieil homme lui tapotait l’épaule.
« Souviens-toi de ceci, mon garçon : le talent sans discipline ne vaut rien. »
« Oui, monsieur ! » s’exclama Jacob en faisant un salut militaire, ce qui arracha un rire au vieil homme.
<Notification Système>
<Objet de rang Mortel-Supérieur obtenu>
<Bague Spirituelle liée à l’hôte>
<Espace de stockage : 50 mètres cubes>
Alaric observa attentivement le garçon examiner la bague avec des étoiles dans les yeux.
Le vieux patriarche sourit doucement.
« Ce garçon pourrait bien nous surpasser tous. »