Chapitre 294
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Hydrogen B
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Chapitre 294 : Le monde fait d’engrenages - 1
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Les arts de l’énergie et la magie standardisée étaient des techniques. Ce qui caractérisait une technique, c’était son universalité. Les résultats pouvaient varier selon l’utilisateur, mais ceux qui apprenaient et maîtrisaient la même chose obtenaient des effets similaires.
L’arcane innée, en revanche, était unique, comme son nom l’indiquait. Les circonstances de la naissance, l’environnement dans lequel on grandissait, les connaissances acquises, les épreuves traversées. L’arcane innée fleurissait grâce à tout cela, ainsi qu’à la volonté d’imposer ses propres idées au monde.
De même qu’il n’existait pas deux personnes identiques sous le ciel, il n’existait pas deux arcanes innées identiques.
Les officiers des transmissions en étaient un parfait exemple. Même ceux qui avaient grandi des années durant au même endroit et partagé les mêmes expériences possédaient chacun une arcane innée différente. La leur avait pour nature la « synchronisation », qui leur permettait d’échanger des pensées, mais ses effets précis variaient énormément.
En somme, l’arcane innée était unique.
« Vraiment… ! Si vous êtes le Roi de l’Humanité, vous pouvez utiliser l’arcane innée de l’humanité comme si c’était la vôtre… ?! »
Si seulement c’était vrai.
J’étais le Roi de l’Humanité. Je pouvais apprendre des techniques : les arts de l’énergie, la magie standardisée, l’alchimie, et ainsi de suite. Je pouvais maîtriser toutes les aptitudes offertes à l’humanité et accomplir tout ce qui était à ma portée.
Mais l’arcane innée était unique. Je ne pouvais pas l’apprendre.
Je ne pouvais que la voler.
À cet instant, je ne manifestais pas l’arcane innée de Maximilien. J’avais seulement créé un détour pour en voler l’usage.
La différence pouvait sembler subtile, mais elle était plus grande qu’on ne le croirait. Celui qui utilisait réellement l’arcane innée restait l’autre personne.
Si elle se méfiait et retirait son arcane innée, je ne pouvais plus l’utiliser non plus. Je ne pouvais voler qu’une arcane innée déjà active ; si l’autre prenait la moindre précaution, je me retrouvais impuissant.
Et ce n’était pas tout. Certaines arcanes innées produisaient des phénomènes bénéfiques à leur propriétaire. L’amplification du mana de la Mage de guerre Prelvior en était le parfait exemple. Même si je volais cette arcane innée, le mana de Prelvior augmenterait. Je ne ferais que rendre service à quelqu’un d’autre.
Il serait gênant que qui que ce soit découvre que je pouvais voler des arcanes innées, d’autant que cette capacité était soumise à tant de conditions. L’initiative appartenait même à l’autre personne. Pour un atout secret du Roi de l’Humanité, c’était plutôt décevant.
Mais…
« J’ai répondu à votre bienveillance par la mienne. Alors ? Nous sommes quittes, non ? »
« Bien sûr ! Bien sûr que nous le sommes ! Hahaha, merci… ! Je n’ai plus aucune raison de douter de vous ! »
« Même s’il n’était pas le Roi de l’Humanité, le simple fait qu’il puisse utiliser l’arcane innée d’autrui a une valeur terrifiante ! Et quelqu’un qui dénature ainsi le principe même de l’arcane innée ne peut être que le Roi de l’Humanité ! »
Maximilien était ravi, et moi, satisfait. Une atmosphère chaleureuse s’installa un instant. Historia, qui avait subi quelques instants plus tôt des sévices presque dignes de la torture, ne baissa pas sa garde.
« … Hui. Nous ignorons toujours pourquoi le directeur a besoin de toi. Tu devrais rester sur tes gardes. »
« C’est toi qui devrais faire attention. La dernière fois, on t’a ligotée. Cette fois, tu t’es retrouvée coincée dans des engrenages. Pourquoi est-ce que tu te fais toujours entraver ? C’est ton truc, d’être immobilisée ? »
Historia me donna soudain une tape derrière la tête. Je lus ses pensées, mais elle fut si rapide et si vive que je ne pus esquiver. Le médicament m’empêcha d’avoir mal, mais sentir ma tête partir sur le côté me fit une drôle d’impression.
Historia baissa les yeux vers la main qui m’avait frappé et marmonna : « Alors, je peux même frapper le Roi de l’Humanité. »
« Tu m’as frappé derrière la tête juste pour vérifier ça ? Espèce de… Un jour, je te ferai arrêter pour outrage. »
« Si je peux te frapper, le directeur peut aussi te faire du mal. Il est entouré de rumeurs étranges, alors ne baisse pas ta garde sous prétexte qu’il se montre amical. »
« Tu as raison. Quelqu’un en qui j’avais confiance vient de me poignarder dans le dos. »
Mis à part le fait qu’elle avait voulu me frapper, je sentais qu’elle s’inquiétait pour moi ; je laissai donc passer. Pour la rassurer, j’ajoutai : « Et je n’arrête pas de te le dire. Ce n’est pas mon ennemi. »
« Bien sûr que non ! Pourquoi m’opposerais-je au Roi de l’Humanité ? C’est tout le contraire ! Tous les membres des Seigneurs de toute la Création ont besoin du Roi de l’Humanité ! Moi aussi ! Je souhaite seulement obtenir votre permission. Je n’ai pas l’intention de vous faire de mal ! »
« Enfin, je n’aime pas que vous l’ayez torturée. »
« C’était la faute de la générale de division. N’a-t-elle pas fait preuve d’une arrogance insupportable dans ces circonstances ? Quoi qu’il en soit, la situation a changé. Je vais maintenant répondre à la question de la générale de division ! »
Il avait l’air de craindre que je ne l’apprécie pas. Je ne lui avais même rien demandé, mais Maximilien m’expliqua volontiers ses intentions.
« Je veux offrir à chaque être humain un corps plus pratique. Grâce à des engrenages ! »
Offrir aux gens des corps plus pratiques grâce à des engrenages ? Une seule idée me vint à l’esprit.
« Vous voulez modifier le corps humain ? »
« Le mot “modification” a une connotation désagréable. Il s’agit de progrès ! Grâce à mes découvertes, le corps humain fera un pas de plus en avant ! »
Maintenant qu’il était certain que j’étais le Roi de l’Humanité, il n’avait plus aucune raison de le cacher. La vérité finirait de toute façon par éclater. Sa décision prise, Maximilien me raconta tout.
« Les os et les muscles humains se déplacent de façon très mécanique, à partir de positions fixes. Comme des engrenages ! Si nous les remplacions par des engrenages remplissant les mêmes fonctions, mais bien plus solides et puissants, le corps humain ne s’en trouverait-il pas considérablement amélioré ? »
Il m’en avait déjà parlé, mais j’avais écarté l’idée parce qu’elle semblait insensée. Elle le semblait toujours.
« À vous voir, vous avez déjà réussi. »
« Je possède le pouvoir de maîtriser les engrenages. Ceux que j’ai placés dans mon corps bougent donc avec une force et une coordination organique remarquables. Mais ce procédé ne convient qu’à moi. Pour offrir cette technologie à toute l’humanité… j’ai besoin que le Roi de l’Humanité retrouve son pouvoir. »
J’avais compris en lisant ses pensées qu’il était fou, mais il l’était bien plus que je ne l’aurais cru. Il était sincèrement convaincu que la modification du corps humain était préférable d’un point de vue utilitaire.
Le visage d’Historia se déforma. La folie qui s’étalait devant elle la révulsait. La proposition de Maximilien était si radicale et extrême que je comprenais parfaitement ce qu’elle ressentait.
Je lui donnai donc entièrement raison.
« Je vois. Les humains sont des créatures qui utilisent des outils. Rien ne nous oblige à limiter ces outils à ce qui se trouve à l’extérieur de notre corps. Des outils qui fonctionneraient à l’intérieur pourraient se révéler incroyablement efficaces. »
« Je savais que vous comprendriez ! »
« Mais est-ce possible ? Le corps de chacun est différent. »
« À votre avis, qu’ai-je fait dans l’État militaire ? J’ai multiplié les essais et les erreurs pendant vingt ans, et récolté des données précieuses. À moins d’être un cas extrêmement particulier, tout être humain peut évoluer ! »
Pour le moment, évitons de demander sur qui il avait mené ses expériences et comment il avait multiplié les essais et les erreurs.
Son argument avait malgré tout un certain mérite. Ses membres étaient remplis d’engrenages à la place des os et des muscles. En maîtrisant ces engrenages grâce à son arcane innée, Maximilien avait acquis une mobilité et une résistance surnaturelles.
Et il comptait généreusement en faire profiter les autres humains.
« À vous entendre, ça n’a pas l’air si mal. Qu’en ont pensé les autres ? »
Comme s’il attendait cette question, Maximilien maugréa :
« Voilà le problème. La plupart rejettent ma proposition par simple répugnance, sans raison précise. Même les vétérans blessés, condamnés à vivre avec un handicap permanent ! Ils iraient clairement mieux, et pourtant, trouver des gens prêts à accepter, c’est comme vouloir cueillir les étoiles dans le ciel ! Quelle sottise de rejeter le progrès par peur de l’inconnu ! »
Il voulait en faire bénéficier toute l’humanité, mais ne savait pas comment la convaincre. Et il ne pouvait pas facilement recourir à la force, puisque maîtriser un corps rempli d’engrenages exigeait une coopération active.
« C’est dommage. »
« C’est pour cela que j’ai besoin du Roi de l’Humanité ! Si vous vous éveillez en tant que véritable Roi de l’Humanité, vous pourrez résoudre ce problème ! »
Je compatissais avec lui, et cela lui inspira une réponse enthousiaste. Comme il m’était déjà profondément favorable, ce fut d’autant plus facile. Je conversai chaleureusement avec Maximilien, comme si nous étions de vieux amis.
Au milieu de notre agréable discussion, mon autre vieil ami de longue date me saisit fermement l’épaule.
« Hui. Je ne pense pas que tu devrais y aller… »
« Oh, allez ! »
Pourquoi continuait-elle à me toucher par-derrière ? Ne te tiens pas derrière moi. Ça éveillait une peur instinctive.
Agacé, je lui fis lâcher mon épaule. Historia chancela. Elle ne s’était pas attendue à une réaction aussi brutale.
« Ah… »
Bon, ça jouait aussi, mais si Historia avait été en pleine forme, elle n’aurait pas bougé même si je l’avais frappée de toutes mes forces. Ses membres, dont on venait de tester les limites d’élasticité, n’étaient pas encore remis. Mon simple geste lui avait fait assez mal pour qu’elle grimace.
Je baissai les yeux vers Historia, dont les membres tremblaient, et lançai d’un ton agacé : « Je te le répète sans arrêt. Ce n’est pas mon ennemi. Et même s’il l’était, qu’est-ce que tu pourrais faire ? Tu ne maîtrises même pas tes membres. »
« … »
« Tant qu’on y est, tu veux essayer de “progresser” ? »
Je posai une main sur son épaule et lui soufflai ces mots d’un ton moqueur. Quelque chose s’enfonça profondément dans le cœur d’Historia, qui tressaillit.
À court de mots, Historia serra les dents et baissa la tête. Je reniflai, puis m’approchai de Maximilien.
« J’accepte. Serrons-nous la main et sortons vite d’ici. Si nous traînons trop, Shei risque d’arriver. »
« Puisque vous en parlez, puis-je vous demander qui est ce garçon ? Il a manifesté une haine aveugle envers les Seigneurs de toute la Création, mais je ne vois pas ce qui pourrait la justifier. »
« Comment le saurais-je ? Je l’ai rencontré en prison, moi aussi. »
Je tendis la main et m’avançai vers Maximilien. Il tendit la sienne à son tour. Une fois assez près, nous nous serrerions la main.
Ah, c’est vrai. Je risquais de ne pas obtenir de réponse après la poignée de main ; mieux valait donc poser une question avant.
« Ah, monsieur Maximilien. J’aimerais vous demander quelque chose. »
« Qu’y a-t-il ? »
Je continuai d’avancer d’un pas naturel et posai ma question comme si elle n’avait aucune importance, pour qu’il ne se méfie pas, même un peu.
« Shei m’en a parlé. Savez-vous ce qu’est le Roi du Péché ? »
Maximilien répondit sans se méfier outre mesure.
« Le Roi du Péché ? Qu’entendez-vous par là ? Le péché est une illusion créée par les humains, pas une bête. Comment une chose qui n’existe pas pourrait-elle avoir un roi ? »
« C’est vrai, non ? C’est ce que je pense aussi. »
Je demandais au cas où.
D’après ce que j’avais lu dans son esprit, ses souvenirs ne mentionnaient pas le Roi du Péché. Mais Maximilien le Hallebardier était un haut responsable des Seigneurs de toute la Création. Il était peut-être capable d’établir un nouveau lien à partir d’un terme qu’il n’avait jamais entendu ; je le sondai donc.
Hélas, aucun indice. Tant pis. La régresseuse l’avait vu lors d’un cycle précédent, et j’ignorais même son existence avant de lire dans ses pensées. Pour être honnête, je n’y croyais encore qu’à moitié. Mais elle l’avait vu de ses propres yeux ; je ne pouvais pas simplement la croire sur parole… ou plutôt, ne pas la croire.
Comment étais-je censé découvrir la vérité ? M’accrocher désespérément à la régresseuse pour fouiller à la recherche d’indices ? C’était dangereux, ça aussi. Si je voulais vivre longtemps, je devais garder mes distances avec elle.
« Le Roi du Péché. Un terme curieux. Il ne peut pas s’agir d’un non-sens dépourvu de sens. Mais pourquoi le Roi de l’Humanité m’interroge-t-il à ce sujet ? Si le Roi du Péché existe vraiment, ne serait-ce pas le Roi de l’Humanité lui-même ? Il devrait mieux se connaître que quiconque. »
Avais-je révélé une information trop intéressante ? Les pensées de Maximilien se compliquèrent. Nous devions nous serrer la main rapidement, avant qu’il ne se fasse des idées saugrenues. Alors que j’accélérais le pas…
À cet instant, Azzy entra dans le champ de vision de Maximilien. Elle s’était cachée pour éviter d’être mêlée au remue-ménage et réapparaissait lentement, maintenant que le combat semblait toucher à sa fin. Le Roi des Chiens se dessina nettement sous les yeux de Maximilien.
« Un chien. Un loup. Deux Rois des Bêtes semblables, mais devenus différents. C’est pourquoi seul le Roi des Chiens peut… trouver le Roi de l’Humanité, m’a-t-on dit. »
Clic. Un engrenage tourna. Le fil de ses pensées bifurqua. Ayant compris quelque chose, il refoula aussitôt son excitation et me regarda avec méfiance.
« Pourquoi tenait-il tant à me serrer la main ? »
Parce que je devais vous tenir la main.
« Mon corps est rempli d’engrenages et il bouge grâce à mon arcane innée. »
Ce qui voulait dire que vous ne pouviez pas retirer votre arcane innée. Votre corps bougeait grâce à elle ; sans elle, il s’arrêterait.
« Il peut utiliser mon arcane innée. »
Si je faisais dérailler votre arcane innée dans les engrenages de votre corps… celui-ci risquait d’exploser.
« Danger… ! »
Juste avant que nos mains ne se touchent, j’entendis des engrenages grincer.
Grincement. Le bras de Maximilien pivota de cent quatre-vingts degrés. Voir non seulement sa main tendue, mais tout son bras se retourner et se replier vers l’arrière était si grotesque qu’il ressemblait à une machine vêtue de peau humaine.
Waouh, comme prévu. Sa décision avait-elle été si rapide parce qu’il fabriquait des engrenages ? Dès qu’il s’était décidé, son bras avait bougé sur-le-champ. Il n’était pas devenu l’un des Six Généraux en jouant aux cartes.
Maximilien, directeur de la branche des Seigneurs de toute la Création dans l’État militaire.
J’avais obtenu un indice, mais j’en avais aussi fourni un à l’autre camp.
Je brandis négligemment ma main vide et demandai : « … Dois-je comprendre que vous ne souhaitez pas vous joindre à moi ? »
Maximilien me dévisagea et répondit d’un ton raide :
« Non. C’est simplement que… »
« Simplement quoi ? Une poignée de main est un antique signe d’amitié. Elle signifie qu’au lieu de tenir une arme dans sa main, on tient celle de l’autre. Auriez-vous une raison de refuser ? »
« … Il y a des circonstances particulières. Contentons-nous de discuter. »
« Des circonstances particulières ? Vous avez soudain cessé de me faire confiance ? Sinon, ça n’a aucun sens. »
Maximilien se tut. Il avait une raison, mais ne parvenait pas à se résoudre à la dire.
Parce qu’il avait peur. Comme n’importe quel homme ordinaire.
« Vous étiez inquiet, n’est-ce pas ? Vous aviez peur que je vous fasse du mal. »
J’exploitai cette ouverture, et ma remarque acérée mit le doigt sur la contradiction de Maximilien.
« Vous aviez peur que je puisse abîmer votre corps, alors vous m’avez rejeté par simple répugnance, c’est bien ça ? »
Maximilien voulait que chaque être humain devienne aussi « évolué » que lui. Il voulait qu’ils se fassent implanter des engrenages dans le corps et qu’ils maîtrisent leur chair bien plus efficacement.
En tant que Roi de l’Humanité, je ne pouvais pas ignorer les désirs de l’humanité. De même que le Roi des Bêtes représentait la volonté collective d’une espèce, je respectais le souhait de la personne qui se trouvait devant moi.
À condition que ce souhait ne pose pas problème.
« Le progrès ? Comment pouvez-vous progresser alors que vous êtes exactement comme eux ! Vous et ceux qui vous ont rejeté ! Vous n’êtes tous que des bêtes effrayées ! »
Même Maximilien, l’un des Six Généraux de l’État militaire, mage doté d’une arcane innée et brillant alchimiste.
Devant moi, il restait malgré tout un homme ordinaire.
Le corps de Maximilien trembla. Les engrenages enchâssés en lui tournèrent furieusement sur place. Une puissance grondante semblait prête à jaillir d’un instant à l’autre.
Alors qu’il tremblait d’humiliation et de rage, je lui révélai la vérité.
« Moi, le Roi de l’Humanité, je vous le garantis ! Vous n’avez rien de spécial ! Vous avez seulement mis quelques engrenages dans votre corps. En tant qu’homme, vous êtes quelqu’un d’ordinaire ! Comment un homme aussi ordinaire que vous pourrait-il transformer l’espèce appelée “humanité” ? »
Maximilien tendit la main droite et écarta son manteau. Son corps, qui semblait habillé d’engrenages, se révéla.
Les engrenages qui pendaient à son corps tournèrent à toute allure. Le métal chauffa sous l’effet du frottement. Ses pensées s’accélérèrent grâce à la surcadence, et un vent brûlant, pareil au souffle colossal de sa chair, s’échappa de lui.
« Vous croyez que le Dieu démoniaque est un tendre ? Hahaha ! Pas question ! »
Le cliquetis de la machinerie couvrit mes railleries. En me retournant, je vis le Scarabée d’acier, qui s’était approché sans que je m’en aperçoive, abattre sur moi son énorme lame de scie.
Notes :
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