Chapitre 260
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Hydrogen B
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Chapitre 260 : Le Pays de l’acier et les humains sans visage - 9
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Comme toutes les nations façonnées par d’innombrables échecs, l’État militaire respectait le jugement des commandants sur le terrain. Il disposait d’officiers de liaison, mais ceux-ci se contentaient de fournir des informations et de fixer des objectifs stratégiques. Ils ne s’immisçaient pas dans le commandement.
Le terrain recelait des indices qu’on ne pouvait trouver que sur place. Aussi prompt qu’un officier de liaison fût à se décider, son jugement ne saurait égaler l’instinct d’un commandant.
À cet égard, le général Toruk était un excellent commandant. Dès qu’Eimeder disparut sous l’assaut combiné de Nabi, de la régresseuse et de Tyr, ils prirent leur décision.
« J’accepte votre offre. Mais il nous faut aussi une garantie que nous pouvons vous faire confiance. »
Ils ne l’admettraient jamais, mais c’était pratiquement une déclaration de reddition. Pour faciliter les négociations, je ne le fis pas remarquer.
« Vous voulez des otages ? Nous ne sommes pas assez stupides pour vous en envoyer, mais nous pouvons vous promettre notre entière coopération. »
« Qu’entendez-vous par là ? »
« Nous suspendrons temporairement notre avancée et nous concentrerons sur les opérations de sauvetage, jusqu’à ce que tout le monde ici ait été mis à l’abri. »
« Suspendre leur avancée ? Ça les occuperait, ce qui serait parfait. Mais vont-ils vraiment accepter ? »
Sans doute. La régresseuse s’opposait au massacre de tous les ouvriers, tandis que le but d’Historia n’était pas de détruire la fonderie, mais d’éviter un affrontement.
Quant à Tyr, elle se contentait de suivre le mouvement.
La régresseuse, qui venait de se débarrasser d’Eimeder, s’approcha. Elle me tapota l’épaule avec désinvolture.
« Quelles sottises es-tu en train d’organiser dans ton coin ? »
« Une négociation. Après tout, c’est une installation de l’État militaire, et chaque paire de bras compte si nous voulons sauver les ouvriers. »
« Quoi ? C’est toi qui as activé le dispositif d’anéantissement ! »
« Je ne cherchais pas à les tuer. C’était juste un moyen de nous protéger. Réfléchis : si je n’avais pas activé le dispositif, auraient-ils seulement fait semblant de nous écouter ? »
La régresseuse observa le général Toruk et les troupes qu’il avait amenées. Elles n’étaient pas écrasantes. En bons commandants, ils avaient déjà dispersé leurs soldats dans toute la fonderie dès qu’ils avaient compris que les choses tournaient mal. Une fois le combat terminé, il leur faudrait s’atteler sans tarder à réparer les dégâts.
« …Un stratège ? Non, quelque chose de plus théâtral… Il ressemble plutôt à un escroc. »
Je pris un ton léger.
« Une catastrophe frappe soudainement, et des ennemis s’allient pour sauver des gens. Quelle belle fin, pleine d’humanité ! On donne tout pour que ça se termine bien ? »
« Tss. Ça veut quand même dire qu’on aide l’État militaire. »
« Non, c’est un peu différent. Shei, si nous voulons sauver les ouvriers, nous devons détruire les dispositifs qui les poussent à leur perte. C’est bien ce que tu voulais. »
La régresseuse comprit où je voulais en venir et laissa échapper un son stupide.
« Hein ? »
« Exactement ! C’est l’occasion de saccager à ta guise les installations de la fonderie. Et avec les conseils avisés de l’État militaire, en plus ! »
En somme, la régresseuse pourrait désormais causer toutes les destructions qu’elle voulait sans faire de victimes. Si elle détruisait les installations de la fonderie une par une, les ouvriers resteraient en vie, mais la fonderie ne pourrait pas reprendre ses activités de sitôt.
Tout s’imbriquait à la perfection.
Contrairement aux rouages, les humains étaient trop différents pour s’accorder parfaitement. Leurs idéologies, leurs objectifs et leurs capacités divergeaient ; les frictions étaient donc inévitables.
Pourtant, dans la situation que j’avais orchestrée, chacun trouvait sa place sans accroc. La régresseuse en eut presque un frisson.
« Hughes. Jusqu’où a-t-il vu… ? »
Hein ? Ce n’était pas de la clairvoyance.
« Il a compris qu’il s’agissait d’un piège et nous a devancés. Il a déjoué le piège qu’on lui avait préparé et élaboré un plan pour mettre la fonderie hors d’usage. En plus… il a évité les sacrifices inutiles, comme je le voulais, et empêché un affrontement avec l’État militaire, comme Historia le souhaitait. C’est… quelque chose qu’un prophète lui-même serait incapable de faire… »
Si je pouvais comprendre avec précision les intentions de l’État militaire, prévoir ses actions, me fier à mes prévisions et trouver une stratégie pour contrer chacun de ses plans, ce serait merveilleux. J’aurais un talent digne des plus grands stratèges de l’histoire.
En réalité, je m’étais contenté de lire les pensées du Cercueil de l’Ombre, qui avait conçu toute l’opération, et d’éliminer chaque problème comme on résout une énigme.
Je n’étais pas un génie. J’étais un escroc qui avait jeté un coup d’œil au corrigé à l’avance. Hélas.
« …Il l’est peut-être vraiment. »
Les pensées de la régresseuse s’arrêtèrent là. Elle avait compris que le temps pressait. À partir de maintenant, chaque instant d’hésitation entraînerait directement la mort de quelqu’un.
Elle ramassa Jizan, qui gisait par terre, puis me lança à voix basse :
« Bref, tu m’as aidée. Merci. »
La régresseuse marcha d’un pas décidé vers le général Toruk et ses troupes. À son approche, les soldats se tendirent et esquissèrent un mouvement pour l’encercler. Elle agita son épée d’un air agacé.
« Arrêtez de traîner et montrez-nous le chemin ! On n’a pas le temps ! »
Un officier, contrarié par l’assurance de la régresseuse, marmonna :
« Bon sang. Avec ce truc à côté de nous, c’est nous qui sommes les otages. »
« Alors bougez-vous avant que je fasse de vous de vrais otages ! »
Tandis que la régresseuse les emmenait, j’appelai Tyr discrètement. À mon geste, elle s’approcha d’un pas nonchalant.
[Grâce à toi, ma peau a échappé aux brûlures. Sans ton astuce, j’aurais peut-être dû te montrer à quel point j’étais noircie. N’était-ce pas là un cadeau de fort bon goût ?]
Elle se vantait, alors qu’elle avait été passablement effrayée par les lumières artificielles de l’État militaire qui inondaient la pièce en masse.
Elles étaient loin d’égaler la lumière du soleil à bien des égards, mais leur intensité lumineuse dépassait même celle de l’astre. Si Tyr avait encaissé cette lumière de plein fouet, même elle aurait été incapable de se battre pendant un moment.
Un vampire plongé dans la lumière, c’était comme un humain qui se noyait. Chacun de ses mouvements était soumis à une pression immense, et il lui était difficile de déployer sa force.
Bon, elle aurait quand même pu s’en sortir d’une manière ou d’une autre. Elle aurait pu opposer les ténèbres à la lumière ; il lui aurait suffi de se déplacer d’une trentaine de mètres, de traverser un mur et de partir. Mais à ce moment-là, nous serions tous morts.
Tiens. Je m’étais donc davantage protégé moi-même que Tyr.
Mal à l’aise, je me grattai la tête.
« Ce n’était rien. Oh, et si tu as fini de t’en servir, tu pourrais me rendre ce tissu ? »
À ma demande tout à fait raisonnable, Tyr — qui avait toujours ma Reine de carreau sur les épaules — tressaillit et resserra le vêtement autour d’elle.
[Ce n’était pas un cadeau ?]
« Je n’ai jamais dit que je te l’offrais. Ça coûte cher. Rends-le-moi, s’il te plaît. »
[Tu n’as pas la moindre fibre romantique. Comment un homme peut-il reprendre un mouchoir qu’il a déjà offert ?]
« C’est vieux jeu, ça. De nos jours, il y a plein de gens qui réclament les cadeaux qu’ils ont offerts quand ils rompent. »
[Le monde est en train de finir !]
« Je ne crois pas que le monde va prendre fin parce que j’ai réclamé mes affaires. »
Tyr était trop digne pour refuser malgré mes demandes répétées. Elle me rendit donc, à contrecœur, la Reine du Tissu qu’elle portait. Elle valait bien trop cher pour que je la lui offre. Je transformai la Reine du Tissu en carte et la rangeai.
Tyr m’en voulut tout de même. Elle devait être mécontente, car elle continua de grommeler.
[C’est incompréhensible ! Comment peut-on manquer à ce point de fierté ?]
« Ahahaha. Elle me sert. Et Tyr, j’ai un service à te demander. »
[Tu as le visage si dur qu’une aiguille n’y laisserait pas de marque. C’est donc ainsi qu’on demande un service, de nos jours ? On reprend ce qu’on a offert, sans la moindre honte ?]
Moi non plus, je n’aimais pas reprendre ce que j’avais donné. Ça faisait mesquin. Mais la Reine du Tissu était aussi un outil précieux pour moi. Je ne pouvais pas offrir comme ça quelque chose d’assez cher pour acheter une maison.
Et puis, elle se comportait sans cesse comme si je devais naturellement lui donner mes affaires.
« Tyr, tu es plus âgée que moi et plus riche aussi. Tu as même fondé un pays ! Tu ne trouves pas que c’est un peu fort de vouloir me prendre les quelques biens qu’il me reste, alors que je me démène pour vivre comme un simple citoyen ? Tu essaies de tirer du sang d’un caillou ! »
[Crois-tu que je rechignerais à te donner quelque chose ? Ne devrais-tu pas d’abord me témoigner ta sincérité, afin que je puisse te récompenser avec des trésors ou de l’or ?]
« Ah, oui. La dernière fois, tu avais dit que tu me donnerais de l’or ou des trésors en paiement pour les leçons et les massages, mais tu ne m’as jamais rien donné d’utile, pas vrai ? Je me suis fié au nom de la Progenitrice Tyrkanzyaka et j’ai attendu. Quand puis-je espérer recevoir mon dû ? »
[… Nous reparlerons de cette affaire plus tard. La situation presse, alors dis-moi quel est ce service.]
Tss. Pas mal. Elle avait profité de l’urgence pour esquiver une réponse embarrassante. Peut-être était-elle plus douée avec les mots qu’une certaine régresseuse, puisqu’elle avait fondé un pays.
Après avoir jeté un coup d’œil autour de nous, je baissai la voix et chuchotai à Tyr :
« Quand ils sauveront les ouvriers, ils seront forcément libérés de leurs entraves un instant. Fais semblant de les aider, puis, une fois qu’ils seront libérés… »
[Et ensuite ?]
« Plonge-les dans les ténèbres et fais sortir discrètement les ouvriers de la fonderie. Disperse-les dans toutes les directions, comme ça les troupes de l’État militaire qui arriveront plus tard auront un tout nouveau problème à régler. »
Tyr comprit l’importance de ma demande. Elle aussi baissa la voix.
[Est-ce vraiment acceptable ? J’ai entendu dire que tous les humains d’ici étaient de dangereux criminels. Si tu les relâches dans le monde, cela causera bien des problèmes.]
« Et alors ? Tant qu’ils n’ont pas commis leurs crimes contre moi, ça m’est égal. »
[Ton attitude envers la loi et la justice est profondément déplacée : tu n’accordes pas la moindre importance à l’une comme à l’autre.]
« Tu es déçue ? »
Tyr secoua la tête et sourit doucement. Ses lèvres rouges se relevèrent. C’était le sourire d’une complice qui s’était enfoncée dans la même boue que moi.
[Pas du tout. Non, tu me plais encore davantage.]
Pour Tyr, cette fonderie n’était pas un endroit terrible où l’on piétinait la dignité humaine. Ce n’était que la méthode la plus avancée — et l’une des plus courantes à travers l’histoire — pour exploiter les êtres humains avec efficacité.
Il n’y avait probablement rien de plus inutile que de faire la leçon sur la morale moderne à une reine vampire qui avait vécu mille ans.
[Attends un instant. Que comptes-tu faire, en attendant ?]
« Moi ? Le travail que je pourrais faire ne servirait à rien, et si je m’en mêlais imprudemment pour finir en otage, je ne ferais que gêner Ria et toi. Je vais rester tranquillement ici et laisser les autres me protéger. »
[Oui. C’est préférable.]
« Bien. Tyr, va libérer les ouvriers, s’il te plaît. Pas au nom de la justice, mais pour moi. »
Tyr eut un petit rire.
[J’accède à ta demande.]
Tyr quitta elle aussi la salle de contrôle, emportant les ténèbres avec elle. Des dizaines de chevaliers noirs surgirent l’un après l’autre des ombres qui la suivaient.
Un vampire qui sauvait des gens… Ce n’était pas rare. L’espèce qui avait tué le plus d’humains était celle des humains eux-mêmes, mais celle qui en avait sauvé le plus était, à la surprise générale, celle des humains devenus vampires.
Bon. Les préparatifs étaient terminés. Je m’étirai longuement et me retournai. Azzy s’était empêtrée dans le grillage d’un côté et se débattait, tandis que Nabi s’assurait avec joie que chaque lampe tombée était bien morte. Les lampes, dont la rémanence scintillait comme des éclats de verre, deviendraient bientôt les traces de pas de Nabi.
De l’autre côté, Historia expliquait brièvement à Siati et à la princesse ce qui s’était passé.
Siati serrait les dents, tandis que la princesse, incapable de s’adapter à ce brusque changement de situation, fixait les autres, le visage plein de points d’interrogation.
« Quoi ? Quoi ? Attendez un peu. Carapald… nous a trahis ? Il a activé le piège et Dame Shei l’a abattu… ? »
« J’ignore les détails. Était-ce vraiment Carapald ou quelqu’un qui avait pris son apparence ? Quoi qu’il en soit, il lui est clairement arrivé quelque chose. »
« Je n’arrive pas à y croire. Il n’aurait jamais été capable de nous trahir… »
« Les gens peuvent changer. On ne sait jamais comment. »
La princesse promena son regard autour d’elle en se recroquevillant. Beaucoup de lampes s’étaient brisées, mais la pièce restait assez éclairée pour que la salle de contrôle demeure bien visible.
« …Mais. »
Après avoir inspecté la salle de contrôle, la princesse demanda, perplexe :
« Où est Carapald ? »
Historia tressaillit et tourna vivement la tête. Elle regarda l’endroit où Carapald s’était effondré, perdant son sang quelques instants plus tôt.
Il n’y avait personne. Pas même une trace de sang séché. Historia tendit le bras, les nerfs à vif.
« …Il semblerait que Carapald n’était pas le vrai, après tout. »
« Oh, alors tant mieux ! Carapald ne nous a donc vraiment pas trahis ! »
Historia réagit à l’innocence de la princesse avec mépris.
« C’est regrettable. Si quelqu’un s’est fait passer pour lui, c’est que sa véritable identité avait déjà été découverte. Dans ce cas, Carapald a sans doute été atrocement torturé jusqu’à ce qu’il livre toutes les informations qu’il détenait, puis exécuté. »
« Qu-quoi ? »
« Mais comment ont-ils pu tromper à la fois mes sens et ceux de ce petit-là ? »
Ah, ça. C’était une sacrée performance.
Le jeu d’acteur de Zikhrund n’avait rien de mystique. C’était un véritable comédien, qui avait peaufiné l’art de se présenter sous les traits d’un autre. Puisqu’il ne reposait que sur le talent, il avait complètement dupé la régresseuse et Historia.
Le plus remarquable de ses talents était l’Art du qi aquatique, qui permettait d’insuffler du qi dans le corps. Son art du qi, qui avait tout juste atteint les prémices d’une compréhension du principe, lui permettait de fabriquer à volonté des réactions corporelles et même de se transformer en un autre être.
« Miaou ? »
Crac.
Nabi, qui s’amusait à briser les lampes, sentit que quelque chose clochait et leva une patte avant. La lampe avait peut-être un problème. Dès que Nabi leva la patte, une détonation retentit.
« Miaou-hahaha ! »
Les lumières éclatèrent comme des pétards, dispersant une poussière scintillante. Historia réagit aussitôt et projeta son qi dans l’air pour la neutraliser, tandis qu’Azzy et Nabi poussaient des cris d’alarme.
Au milieu de la confusion qui éclata en un instant, la voix d’Historia retentit.
« Tout le monde, regroupez-vous ! Ne vous séparez pas ! »
Historia s’interrompit. Quelqu’un venait d’apparaître juste devant elle. Une grande générale aux yeux ensommeillés et aux cheveux tressés la fixait, les yeux grands ouverts.
Elle ressemblait exactement à Historia. Non, c’était Historia tout craché. Siati et la princesse, qui connaissaient assez bien Historia, furent elles aussi stupéfaites de voir deux silhouettes identiques, comme les reflets d’un miroir.
« Deux Historias ?! »
Historia ne perdit pas de temps à s’étonner de voir quelqu’un qui lui ressemblait trait pour trait. Après une brève hésitation, les deux femmes bougèrent en même temps. Historia lança sa longue jambe. Son imitatrice dévia le coup avec souplesse, l’enserrant de son genou et de son coude pour tenter de la lui briser. Le coup de pied changea brusquement de direction en plein vol, puis bras et jambes s’agitèrent dans un chaos de mouvements.
Boum !
L’art du qi d’Historia, le Tir explosif, éclata et projeta les deux silhouettes en arrière. L’imitatrice tendit précipitamment la main vers moi et s’écria :
« Hui ! Tu es en danger ! Cache-toi derri… ! »
« Je ne peux pas me cacher. C’est toi, l’imposteur. »
Laissant la princesse sur place, je courus aussitôt vers Historia. Tandis que je m’éloignais, la main tendue vers moi s’ouvrit et se referma inutilement à plusieurs reprises.
Le visage de l’imitateur se remplit de désespoir lorsqu’il me vit le rejeter et m’enfuir une fois de plus.
« C-Comment… ? »
Il ne pouvait pas me duper avec ses expressions. Paradoxalement, le moyen le plus simple de se libérer de l’emprise du jeu d’acteur était de se rappeler que tout cela n’était qu’une comédie.
L’imitateur comprit que je ne l’avais pas mis à l’épreuve, mais que j’avais réellement percé son déguisement à jour. Son expression changea aussitôt. Il pencha la tête, l’air sincèrement curieux et perplexe, puis demanda sous les traits d’Historia :
« Tu savais que j’étais un imposteur ? »
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