Chapitre 138
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Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Hydrogen B
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Chapitre 138 : Le plafond incliné et la montagne de cadavres souriants — Final
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Jizan reposait entre les mains de Shei.
Elle aurait dû passer son épreuve, mais, pour une raison quelconque, Jizan resta muette au lieu de lui ouvrir un paysage mental. Elle confia silencieusement tout son poids à la régresseuse.
Shei ignorait pourquoi, mais c’était une chance. Elle pouvait désormais manier Jizan.
« Jizan… ! »
Shei sentit la victoire lui tendre les bras, mais Jiseon ne semblait pas partager son avis. Elle se précipita vers elle, tendant la main comme pour lui arracher Jizan.
Shei ne se raidit pas.
Entre les mains de Jiseon, Jizan aurait été une force colossale, capable de faire basculer des montagnes et de fendre la terre.
Mais c’était aussi l’arme qui lui était naturellement opposée. Par nature, Jiseon ne pourrait jamais surpasser la puissance de Jizan.
Avec ça, la victoire est assurée !
Elle devait lui montrer l’étendue de leur différence de puissance, au point que L’Inébranlable renonce et abandonne sa cause.
Shei pointa Jizan devant elle et cria :
« Jiseon ! Arrête ! »
Jiseon répondit en frappant le sol du pied.
La terre trembla. Avant que l’onde de choc ne l’atteigne, Shei enfonça précipitamment Jizan dans le sol. L’arme absorba les vibrations qui parcouraient la terre.
Elle se retrouvait ainsi sans défense. Jiseon se rua sur le haut de son corps exposé.
Seul Chanteciel pouvait encore bouger.
Je n’ai pas le choix.
Shei s’abaissa, Chanteciel à la main.
Je vais la mettre à terre et la calmer.
Shei avait autrefois été la dernière héroïne de ce monde, une maîtresse d’armes capable de manier à la fois l’épée du ciel et celle de la terre. Son talent ne dépassait pas de façon écrasante celui des autres, mais personne ne savait exploiter pleinement la puissance des deux épées comme elle.
Jizan et Chanteciel se superposèrent. Une rapière fine et acérée reposait sur une lourde épée noire.
Les deux lames étaient si différentes qu’elles semblaient opposées, et pourtant elles ne faisaient plus qu’une, comme une épée glissée dans son fourreau.
L’essence de Chanteciel, l’épée sans poids, était le ciel majestueux. C’était une lame élancée, forgée à partir d’espace comprimé.
L’essence de Jizan, l’épée sans recul, était l’inébranlable mont Tai. C’était une massue épaisse, façonnée en saisissant la terre elle-même.
Jusque-là, Shei n’avait utilisé que Chanteciel. Pourtant, le ciel ne pouvait se dresser qu’en s’appuyant sur la terre, tandis que celle-ci changeait et s’écoulait sous l’influence du ciel.
Si Jizan était tombée entre les mains de son adversaire, les choses auraient été différentes. Mais elle était entre celles de Shei.
Les deux épées étaient désormais entre les mains de la femme qui avait été la plus grande force de l’humanité, juste avant sa destruction.
Même si son corps était épuisé et à bout de forces.
La victoire était décidée.
Shei utilisa Jizan comme fourreau pour Chanteciel.
Puis elle libéra d’un seul coup l’espace comprimé.
Jizan, l’épée sans recul, était le plus lourd canon du monde. Elle propulsa droit devant toute la puissance majestueuse de Chanteciel.
Style de l’épée et du bâton du Ciel et de la Terre. Technique secrète.
Fendre l’horizon.
Deux lignes parallèles, qui semblaient ne jamais pouvoir se rejoindre, finissaient par n’en former qu’une lorsqu’elles atteignaient l’éternité.
Du moins, c’était ainsi qu’elles apparaissaient.
Au loin, très loin, le ciel et la terre se rejoignaient pour tracer une ligne paisible. Belle et majestueuse. Une ligne droite qui devait exister depuis l’origine.
Elle la fendit à la verticale.
L’espace fut tranché en biais.
Le bras droit de Jiseon, les ténèbres d’un noir d’encre, l’air pesant, et jusqu’au Tartare lui-même, rien ne put résister à la lame qui s’élança comme un éclair.
Les oreilles de Shei tintèrent. Un bruit venu de loin résonna quelque part dans l’Abîme, enfermé de toutes parts par des murs.
Le plafond incliné se fendit, dévoilant le ciel par l’ouverture.
On aurait dit que le soleil venait tout juste de se coucher.
Un instant, le ciel violet apparut dans la brèche, une vague de couleurs qui ne se montrait qu’à la seconde où la lumière cédait la place aux ténèbres.
Cette vision disparut lorsque le plafond, qui s’ébranlait, retomba et referma la brèche.
« … Ha. »
Jiseon chancela en arrière. Puis un bruit sourd retentit, avec un temps de retard, au milieu du tas de cadavres.
C’était son bras droit, tranché par Chanteciel.
Le bras roula loin de sa propriétaire, puis s’accrocha à un cadavre saillant et s’immobilisa.
Shei expira profondément, dissimulant la faiblesse qui se répandait dans tout son corps.
« Ne résiste pas, Jiseon. Si tu promets de rester tranquille, je te rattacherai le bras. »
En vérité, Chanteciel n’avait plus aucune puissance, et Shei n’avait même pas la force de retirer Jizan du sol.
Mais dans ce genre de confrontation, l’impudence l’emportait généralement. Shei feignit l’assurance.
« La coupure est nette. Si on le soigne correctement, on pourra le rattacher… »
« Pourquoi… ! »
Jiseon poussa un cri, le visage ravagé par le chagrin.
« Pourquoi, pourquoi l’avenir vous appartient-il tout entier… ! »
Shei garda le silence. Jiseon s’adressait clairement au Sanctuaire, mais ses paroles la touchèrent elle aussi.
Si Shei n’était pas venue, Jiseon aurait obtenu Jizan. Elle serait alors partie seule demander des comptes au Sanctuaire pour ses crimes.
Shei avait effacé cet avenir.
Elle avait recouru à la régression plutôt qu’à la prophétie ou à la prescience, mais, dans ce futur, elle avait privé Jiseon de son avenir.
« Je ne me suis pas reposée un seul instant ! Je n’ai pas épargné ma propre vie… ! J’ai peut-être fait des compromis, mais je n’ai jamais quitté le droit chemin ! Et eux ? Ils ont tué la Grande Maîtresse comme bon leur semblait, l’ont caché, ont prospéré et se sont donné des airs de justes… ! Nous, nous n’avons fait que lutter pour survivre… ! »
Ah, euh… Alors, ce que disait Jiseon à l’époque était vrai.
À vrai dire, Shei avait de la peine pour elle. Le Sanctuaire était allé trop loin.
Mais qu’y pouvait-elle ?
Le Sanctuaire n’était pas une organisation parfaitement transparente. Même Shei, qui avait eu affaire à ses membres de près ou de loin au fil de ses régressions, ne pouvait prétendre connaître le fond de leurs pensées.
Malgré tout, ils partageaient le même désir d’empêcher la destruction du monde. C’était pour cela que Shei s’était rangée à leurs côtés.
« Savoir ce qui va arriver justifie tout ça ? Quelle absurdité ! On ne devrait même pas leur demander des comptes pour leurs crimes, sous prétexte que cela pourrait déclencher une guerre ? Ridicule ! Nous devons simplement nous soumettre à l’avenir qu’on a décidé pour nous… ! »
C’était un cri misérable, comme si Jiseon vomissait du sang. La régresseuse comprenait une partie de ce qu’elle ressentait.
Mais cela ne signifiait pas qu’elle regretterait son choix ou qu’elle en serait accablée.
Jiseon pouvait bien crier de toutes ses forces : cela valait toujours mieux que de laisser le monde se faire détruire.
Après avoir laissé déferler toutes ses émotions, Jiseon murmura d’une voix faible :
« Tue-moi. »
Shei fronça les sourcils.
« Non. Si tu meurs, tout va tourner au chaos. »
« Parce que le Sanctuaire en pâtirait ? Le monde s’effondrerait pour autant ? Sont-ils vraiment les piliers qui soutiennent ce monde ? »
« Toi ! Tout va tourner au chaos parce que tu seras morte ! »
La régresseuse cria avec irritation :
« Tes partisans, les citoyens de l’État militaire et les fidèles de Terre Mère dispersés aux quatre vents ! Ils voudront te venger ou refuseront de coopérer ! Ils exigeront de savoir pourquoi le Sanctuaire a massacré quelqu’un qui défendait une si noble cause ! »
La mort de Jiseon n’était pas devenue le détonateur d’une guerre sans raison. Au moins officiellement, elle était brigadière générale de l’État militaire, une héroïne aux yeux de ses citoyens et la représentante de l’Église de Terre Mère.
« Je t’en prie, si tu dois mourir, meurs discrètement, toute seule ! Si quelqu’un d’aussi important que toi meurt en martyre, plus personne ne pourra empêcher la suite des événements ! »
À ces reproches de la régresseuse, Jiseon renifla avec mépris.
« … Même si je le voulais, c’est désormais impossible. J’en ai perdu le droit. La Grande Maîtresse, au bout du compte… n’a pas pu me reconnaître. Je voulais seulement… un endroit où nous pourrions exister… »
« Pour le reste, je n’en sais rien, mais je te trouverai une place après avoir empêché la destruction. D’ici là, reste en vie. »
« Hé hé… »
Jiseon se retourna en vacillant. Elle maintint son épaule tranchée à l’aide de ses arts du qi, puis gravit lentement la montagne de cadavres.
« Tu dois récupérer ton bras droit ! Je t’ai dit que je te le rattacherais ! »
« Laisse-le là. »
Jiseon ne lui accorda même pas un regard.
« Il représente le chemin que j’ai parcouru et ce que j’ai accompli. Je ne reviendrai pas en arrière. Je ne déferai rien. Je ne regrette pas mes choix. »
« Tu es têtue jusqu’au bout… »
« Et… »
Jiseon marmonna, le visage défait :
« … La Grande Maîtresse t’a confié ce pouvoir. Prends le relais, grande guerrière. »
« Je te répète que je ne suis pas une grande guerrière. »
Jiseon ne répondit pas. Elle gravissait la montagne de cadavres en titubant, telle une ascète errant à la recherche de souffrances.
Alors que Shei regardait Jiseon s’éloigner, un grondement sinistre retentit au-dessus d’elles.
Shei leva précipitamment la tête. Le plafond incliné — la terre du Tartare — gémissait.
Il s’effondre ?
Shei serra la poignée de Jizan.
À ce moment-là, Tyrkanzyaka jaillit du sol de béton, à travers la fissure devant elles. Elle atterrit au pied de la montagne de cadavres, regarda autour d’elle et cria :
« Hyu ! Où est Hyu ? »
Le plafond ne s’effondrait donc pas, finalement. Shei poussa un soupir de soulagement.
« Il allait bien quand je l’ai vu tout à l’heure. »
« Dieu merci… ! Où est-il ? »
« Tout à l’heure, il a jeté Jizan du haut de la montagne. Je ne le vois plus, alors j’imagine qu’il est tombé de l’autre côté. Qu’est-ce que ce fichu type a bien pu faire… ? »
Parer Chanteciel ? D’accord, peut-être une coïncidence.
Voir à travers sa technique de dissimulation ? D’accord, peut-être que sa guerre psychologique avait fonctionné par miracle.
« Depuis le début, quelque chose clochait. Il t’a réparé le cœur… et il a descellé cette relique, Jizan. J’ignore s’il a passé son épreuve ou non, mais le Jizan qu’il t’a remis… »
Lors de sa régression précédente, Shei avait saisi Jizan et passé son épreuve dans un paysage mental. Jizan lui avait présenté trois cent mille personnes enterrées vivantes. Puis était venu le choix qu’elle devait faire.
La méthode de Shei avait été simple.
Elle avait retiré Jizan et attaqué le Roi conquérant.
Même dans le paysage mental, le Roi conquérant était une armée à lui tout seul. Quoi qu’elle fasse, elle ne pouvait pas l’emporter. Pourtant, la régresseuse avait pris cela pour un entraînement et l’avait défié jusqu’à réussir.
À la fin, le paysage mental avait épuisé toute la force qu’il avait préparée pour le Roi conquérant. N’ayant plus rien à lui offrir, Jizan lui avait prêté sa puissance à contrecœur. Elle n’avait pas pu utiliser ses Arts de la Terre innés, mais, en tant qu’arme, ses performances étaient parfaites.
Shei avait été plus que satisfaite de ces performances, mais…
« La puissance que je ressens, maintenant, c’est celle des Arts de la Terre. »
Shei en était désormais certaine.
Elle pourrait utiliser toute la puissance de Jizan.
Elle ignorait comment c’était arrivé.
« Qu’est-il arrivé à la taoïste ? »
« Je l’ai neutralisée pour l’instant. Elle est agenouillée au sommet de la montagne… »
Grrr.
Un autre bruit sinistre retentit au-dessus d’elles. Des morceaux de béton brisé leur tombèrent sur les épaules. Shei pinça les lèvres et leva les yeux vers le plafond.
« Hé, Tyrkanzyaka. Il y a un problème avec le plafond… Tu ne trouves pas qu’il est encore plus incliné qu’avant ? »
Grrr.
Son pressentiment sinistre se réalisa.
Une fissure traversa le plafond, telle un cheval lancé au galop vers le bout du monde. Des grondements tonitruants résonnèrent tandis que des crevasses en forme d’éclairs se ramifiaient. Le béton effrité s’abattit en pluie, et les décombres s’écrasèrent comme de la grêle.
Le plafond s’effondrait.
Mais, après tout, Jiseon avait puisé librement dans sa puissance, Tyrkanzyaka l’avait déchiré de l’intérieur, et la technique ultime de Shei avait fendu la terre. Après tout ce chaos, il aurait été plus étonnant qu’il tienne encore.
Shei cria à la hâte :
« Tyrkanzyaka ! Retiens les débris qui tombent ! »
« Les ombres ne peuvent pas soutenir toute cette terre ! Hyu, où es-tu ? Rejoins-moi immédiatement… ! »
« Non ! Aide-moi ! Je vais faire sauter ce plafond ! Ce sera toujours mieux que de laisser toute cette masse de terre nous tomber dessus… ! »
Shei forma aussitôt un Nuage bondissant, prit appui sur le sol et atterrit dessus. Elle souleva Jizan à deux mains et la plaqua contre le plafond qui s’enfonçait peu à peu.
« Tu comptes soulever le plafond avec cette épée ? C’est impossible ! »
« Non, je peux le faire ! »
« … Tu peux ? Comment ? »
« Jizan est une épée d’un poids phénoménal ! Elle n’en a pas l’air, mais elle pèse probablement autant que le Tartare ! »
« Alors comment peux-tu la soulever ? »
Shei ne prit pas la peine d’expliquer le pouvoir dont elle disposait.
« C’est justement pour ça que Jizan est géniale ! »
« Il existe vraiment des épées étranges, de nos jours… »
Tyrkanzyaka marmonna, stupéfaite. En réalité, cette relique avait été forgée un peu plus de cent ans avant la naissance de Tyrkanzyaka, mais personne ne s’en souciait à cet instant.
« Très bien. Maintenant que je peux utiliser les Arts de la Terre, je vais soulever toute cette masse terrestre ! Cette fois, j’en suis capable… ! »
Elle jeta un coup d’œil autour d’elle. Au loin, elle entendit Nabi et Azzy appeler à l’aide. Rashy, Callis, Nabi et Azzy étaient plaqués contre le mur opposé, relativement à l’abri des débris.
« Je m’occupe des gros morceaux. Contente-toi de retenir les plus petits ! »
« Très bien ! »
À mesure que le plafond incliné descendait, la plupart des lumières disposées sur son pourtour furent brisées, éraflées ou arrachées. La lumière s’amenuisa peu à peu.
En proportion, d’innombrables Chevaliers noirs surgirent tout autour d’elles. Les ténèbres se rassemblèrent autour d’eux et chacun prit une forme gigantesque.
La taille des Ombres variait selon la position de la lumière. Les immenses Chevaliers noirs, dont les ombres étaient trois fois plus grandes que leurs corps, interceptèrent les débris sur l’ordre de Tyrkanzyaka. Dès que des morceaux de béton de la taille d’une tête humaine touchaient les ombres, ils ralentissaient, comme s’ils s’enfonçaient dans l’eau.
« Bien. J’y vais ! »
Style du Ciel et de la Terre, Pilier terrestre.
Au moment de balancer son épée, Shei s’arrêta.
Le poids de Jizan égalait celui du mont Tai, mais même celui-ci semblait trouver le poids du Tartare considérable. Une masse insondable pesait entre les mains de la régresseuse.
Jizan ne bougeait pas.
« Argh… ! »
Son corps épuisé lui résistait de toutes ses forces. Son énergie à bout hurlait sa protestation.
Pourtant, la régresseuse serra les dents et puisa encore davantage dans ses forces.
Son corps répondait mal, mais c’était dans ces moments-là que ses arts du qi montraient toute leur valeur.
Un art du qi qui gravait des mouvements dans le corps et le forçait à bouger malgré tout : la Frontière d’inversion céleste.
Frontière d’inversion céleste, forme d’attaque. Frappe verticale.
« Raaah ! »
La régresseuse abattit l’épée, et Jizan répondit à sa volonté.
La terre qui composait le Tartare avait été bâtie en béton béni. Des Arts de la Terre y avaient été gravés.
C’était pour cela que Jiseon avait pu utiliser les Arts de la Terre aussi facilement, malgré le béton.
Ainsi, quiconque tenait Jizan pouvait déplacer le Tartare lui-même.
Le dernier fil de la volonté de la Grande Maîtresse résonna.
Alors.
BOUUUM.
En un sens, c’était comme repousser d’un doigt une porte d’acier. Une chose normalement tout à fait impossible.
Mais la nature unique de cette terre, la puissance de Jizan et la conception du Tartare rendaient cela possible.
Tout s’imbriqua parfaitement, et la tentative de Shei réussit. Elle balança Jizan et projeta le Tartare dans les airs.
Le plafond incliné s’éloigna de plus en plus. Les lumières qui brillaient faiblement sur son pourtour montraient que l’immense masse de terre au-dessus d’elles s’élevait. Elles rapetissèrent peu à peu.
La puissance d’une seule humaine soulevait le terrain. Tandis que le plafond incliné reculait, il retrouva brièvement son équilibre, avant de basculer dans la direction opposée.
La terre du Tartare commença peu à peu à se retourner. Les lumières artificielles, presque entièrement détruites, dispersèrent leur dernier éclat puis s’éteignirent.
À travers la brèche, le ciel apparut.
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