Chapitre 7 288
Cette main ressemblait à une cage englobant le ciel, la terre et toutes les lois. Rien ne pouvait lui échapper. La femme blonde ne fut nullement surprise de voir Long Chen pris au piège : c’était tout naturel.
« Meurs ! »
Elle serra le poing. La Manifestation de la main suivit son mouvement et l’espace se fissura à l’intérieur de son poing qui se refermait, se brisant en des millions d’éclats semblables à des miroirs. Si une étoile s’était trouvée dans cette main, elle aurait été réduite en miettes.
Mais alors qu’elle contemplait son œuvre avec satisfaction, son expression changea brusquement. Il n’y avait ni sang ni lambeaux de chair flottant dans le vide. À la place, une petite bulle brillait de lumière.
La lumière stellaire de Long Chen formait une barrière autour de lui. Aussi fort que la main se refermât, elle ne parvenait pas à déformer le moins du monde cette couche protectrice.
« Impossible ! Même un Héritier des neuf étoiles ne pourrait pas repousser cette attaque ! »
En apprenant que Long Chen était un Héritier des neuf étoiles, elle avait cessé de se retenir. Cette attaque était son ultime atout ; personne ne la connaissait, car tous ceux qui l’avaient vue avaient été écrasés. Pourtant, son étreinte de fer semblait s’être heurtée à de l’acier.
« Je pensais que, puisque tu es la cheffe, tu aurais un peu de jugeote. Mais tu n’es qu’une idiote de plus. Tu ne sais donc pas qu’on ne peut pas écraser un œuf avec une main ? » demanda Long Chen d’un ton détaché.
La barrière de lumière stellaire qui entourait Long Chen ressemblait bel et bien à un œuf. La main ne pouvait la briser précisément parce qu’elle l’enveloppait entièrement, répartissant ainsi sa puissance de manière uniforme sur toute la barrière. Long Chen dépensait à peine un centième de l’énergie de son adversaire ; il ne transpirait même pas.
La femme blonde ne semblait pas comprendre ce qu’il voulait dire. Elle se demandait surtout comment l’empêcher de s’échapper, maintenant qu’elle avait réussi à le capturer, et cherchait désespérément une solution.
Un instant plus tard, Long Chen haussa les épaules. « Bon, je reconnais que tu as un peu de force. Je vais te montrer ce qu’est la vraie puissance ! Anneau divin, Huit portes ! »
L’Énergie astrale de Long Chen jaillit comme un volcan et la gigantesque main éclata sur-le-champ. La femme blonde, quant à elle, fut directement projetée au loin par cette déferlante d’Énergie astrale.
Le ciel et la terre changèrent de couleur, et un firmament étoilé apparut au-delà. L’anneau divin de Long Chen tournoyait dans son dos, entouré de huit Portes astrales.
Des étoiles gigantesques apparurent dans les portes. Elles ressemblaient aux yeux d’un dieu fixés sur la femme blonde. Ses muscles se tendirent sous leur regard ; elle eut l’impression qu’une force terrifiante venait de s’emparer de son corps et de son âme.
Le ciel et la terre tremblèrent. Le Grand Dao gronda et le monde gémit, comme incapable de contenir cette puissance colossale.
Long Chen était plongé dans la lumière des étoiles. C’était la première fois qu’il utilisait l’Armure de Bataille des huit étoiles depuis qu’il avait atteint le dixième palier céleste. Sa cultivation ayant progressé, l’Armure de Bataille des huit étoiles était naturellement devenue plus puissante elle aussi.
Toute arrogance disparut du regard de la femme. Elle ne ressentit plus qu’une peur absolue.
Elle n’avait éprouvé une aura aussi terrifiante qu’auprès d’un Souverain céleste. Long Chen était encore loin d’égaler la puissance brute d’un véritable Souverain céleste, mais elle n’était qu’au sommet du rang de Souverain Divin et, même avec sa Manifestation de loi du ciel et de la terre, elle ne pouvait y résister. Elle avait l’impression que sa Manifestation de loi du ciel et de la terre lui était lentement arrachée et qu’elle n’arrivait plus à absorber l’énergie du ciel et de la terre.
Le Qi démoniaque jaillit soudain de son corps tandis que sa Manifestation de loi du ciel et de la terre s’effondrait. Des Runes de loi affluèrent dans son corps et son aura enfla de nouveau. Elle parvint brusquement à se libérer de la pression de Long Chen et dégaina son épée. Mais au lieu de l’attaquer, elle la leva contre son propre cou.
Elle était vraiment obstinée et résolue. Dès qu’elle avait compris qu’elle ne faisait pas le poids face à Long Chen, elle avait tenté de se suicider.
Les différentes races avaient des corps différents et, naturellement, leurs points faibles variaient eux aussi. Chez cette femme, le point vital n’était pas la tête, mais le cou. Pourtant, au moment où son épée allait lui trancher la tête, la lame s’immobilisa brusquement. Long Chen la retenait d’une main, et son tranchant ne lui avait même pas égratigné la peau.
« Si je veux te tuer, personne ne pourra te sauver. Si je ne le veux pas, même le roi Yama ne pourra pas t’appeler en enfer ! »
Long Chen se tenait devant elle comme un dieu observant une fourmi. Elle avait atteint le sommet de son royaume, mais lui avait dépassé le sommet de tous les autres. Même s’il était encore un Souverain Divin, il la dominait à tous les égards. Et bien qu’il n’eût pas invoqué le lotus d’or, la femme blonde était incapable de résister.
Long Chen lui tapota le front. Elle frissonna aussitôt ; d’innombrables runes se répandirent depuis son front comme des chaînes et lui enveloppèrent tout le corps. Elle devint blanche comme un linge, mais ne résista pas, car elle savait que c’était inutile. Long Chen l’empoigna et la ramena avec lui sur le champ de bataille.
À présent, l’Alliance des Quatre Cardinaux avait pris un avantage écrasant. En voyant leur cheffe capturée, certains Démons extérieurs rugirent et attaquèrent pour tenter de la sauver, tandis que d’autres, désespérés, essayèrent de fuir.
Ceux qui se retournèrent pour s’enfuir présentèrent le dos à Su Yu et aux autres. Seuls des idiots auraient laissé passer une occasion aussi facile. Ils n’allèrent pas bien loin avant d’être massacrés.
Les Souverains célestes à demi-pas avaient déjà été tués. Quant aux guerriers d’élite que Long Chen avait sélectionnés, ils avaient eux aussi été grièvement blessés. La plupart n’étaient plus en état de se battre ; les autres serraient les dents et tenaient bon. À l’exception d’un seul, dont la vie était en danger et qui recevait des soins d’urgence, aucun n’avait subi de blessure mortelle.
Alors que la victoire semblait acquise, de terrifiantes auras démoniaques éclatèrent dans toutes les directions.
« Il y en a d’autres ! Tout le monde, prudence ! »
Mais après un bref instant, les combattants de l’Alliance comprirent vite que quelque chose clochait. Les nouveaux Démons extérieurs ne leur témoignaient aucune hostilité ; en fait, ils s’en prenaient activement à leurs propres compagnons en fuite.
« Inutile de vous inquiéter. Ils sont de notre côté. Frères et sœurs, donnez tout ce que vous avez ! Anéantissez tous nos ennemis ! » cria Long Chen.
Que Long Chen les appelle ses frères et sœurs leur mit le sang en ébullition. Vu leur propre puissance, comment pouvaient-ils prétendre être les frères et sœurs d’un expert sans égal comme lui ? Pourtant, tous voyaient qu’il était sincère. Encouragés par ses paroles, ceux qui avaient encore des forces se jetèrent de nouveau dans la bataille pour exterminer les ennemis restants.
L’Alliance des Quatre Cardinaux les massacrait d’un côté, tandis que la race des Barbares de Terre les tuait de l’autre. En moins d’une heure, le combat était terminé.
Bien que Long Chen eût affirmé que la race des Barbares de Terre était de leur côté, les experts de l’Alliance des Quatre Cardinaux restaient très mal à l’aise en leur présence, surtout lorsqu’ils percevaient leur puissance terrifiante. Mais Long Chen fit un geste de la main. Les Barbares de Terre s’inclinèrent simplement devant lui, puis reculèrent, au grand soulagement de tous.
Alors, il se tourna vers la femme blonde.
« Bon, accouche. Pourquoi as-tu amené autant de monde ici ? Pourquoi en as-tu sacrifié autant ? »