Chapitre 179
Alors qu'Olivia était assise sur son lit, Ben se sentait chanceux, non pas parce qu'il se retrouvait en privé avec une beauté, mais parce qu'après qu'elle ait échoué à « déduire » tout ce qui le concernait, cela avait également fait grimper son évaluation à son égard.
[Niveau d'attraction actuel de la cible : attirée(+1)]
Ce n'était un secret pour personne que les femmes aiment les hommes mystérieux…
Même si les mystères de Ben s'expliquaient tous par sa rage de joueur…
Cette hausse de l'attraction avait également débloqué son niveau de confort, qui était plus élevé que ce qu'il avait prévu.
[Niveau de confort actuel de la cible : familier]
Il supposait que cela venait d'un mélange entre la fellation, le fait qu'elle lui ait confié son passé privé et sa visite chez lui, ce qui avait aidé à créer une certaine familiarité. En fait, Ben la comprenait aussi mieux maintenant. « Ce n'est pas seulement de la dyslexie… »
Olivia essayait d'être observatrice et d'envisager de nombreuses possibilités, mais il y avait un problème : elle ne savait pas comment peser la probabilité de ses théories. Par conséquent, elle choisissait parfois une information au hasard pour construire une histoire autour, ce qui l'entraînait dans des délires ridicules… Malgré tous ses défauts, Ben était prêt à lui donner une chance, car elle possédait un grand cœur.
« Ce derrière en forme de cœur. »
...
Bien sûr, il n'était pas assez superficiel pour n'apprécier que cet aspect…
Il aimait le fait qu'il y ait de solides piliers dans sa personnalité. « Ces longues jambes. »
...
Alors qu'il s'asseyait sur le lit, Ben posa son bras sur le bas de son dos. « C'est une bonne chose qu'elle doive l'essentiel de sa taille à ses gambettes. Sinon, je ne sais pas comment j'arriverais à embrasser cette nana en devant me hisser de quinze centimètres… » Comme la mécanique fonctionnait et qu'elle ne reculait pas, il se pencha pour l'embrasser…
Ben savait que sa bouche était désormais sans danger… Bien qu'elle ait été pleine de mayo salée plus tôt... il l'avait vue boire un soda en cours, ce qui avait évacué les restes de semence…
C'était un point important pour lui et la raison était simple : il ne voulait jamais avoir à mentir si quelqu'un lui demandait : « As-tu déjà eu du sperme dans la bouche ? »
…
Il n'avait pas envie d'apprendre à battre un détecteur de mensonges juste pour ça…
Alors, avec un sauf-conduit en poche, il rencontra ses lèvres douces et ferma les yeux, les savourant. Ben inséra ensuite sa langue dans sa bouche, rencontrant la sienne… La seule chose inhabituelle, c'était que ses mouvements étaient rigides… sa langue bougeant de façon robotique. Ouvrant les yeux par instinct, ils s'écarquillèrent quand il vit que les siens étaient déjà ouverts ! « Est-ce qu'elle embrasse les yeux ouverts ? »
C'était bizarre, mais ça ne le dérangeait pas trop, parce qu'il essayait de conclure…
Ben, comme tous les hommes, pouvait ignorer presque n'importe quoi dans ce genre de scénario…
Il aurait même haussé les épaules si sa langue avait été fourchue !
Pourtant, peu après, Olivia posa une main sur son torse et le repoussa… Elle le fixa avec son expression habituelle, impassible. « Tu devrais comprendre une chose : ce qu'on a fait avant et tout ce qu'on fera maintenant, ce sera purement transactionnel. C'est la seule valeur que le sexe a pour moi. »
« ...Transactionnel ? Donc, tu n'utilises le sexe que pour avancer ? » Ben plissa les yeux. « Ou pour faire avancer les choses… » La vie était courte et il fallait savoir s'amuser…
« Si je dois le faire… Le sexe m'est indifférent, je ne m'en soucie pas, mais les hommes, si. Donc, si je peux l'utiliser comme un outil, je le ferai. »
C'était la première fois qu'il entendait un truc pareil. « Le sexe ne t'intéresse pas ? »
« C'est ennuyeux… Tu vois, je suis asexuelle. Les gens font l'amour pour le plaisir, mais je n'ai jamais eu d'orgasme lors d'une activité érotique avec un partenaire, donc pour moi, c'est une perte de temps, avec pour seul résultat d'être en sueur et dégoûtante… »
Ben l'imagina dans cet état et ne vit pas où était le problème…
Autre chose qu'elle avait dite attira son attention. « Jamais eu d'orgasme… » Sa main tressaillit comme si Carapuce prenait cela comme un défi à son existence… secouant la cage dans les ténèbres infinies… comme pour dire : « Laisse-moi l'avoir ! » dans son langage compliqué digne d'un Hodor primitif…
Pourtant, quand Ben réfléchit à tout ça, ça semblait louche. « Ces points de vue sur le sexe te font passer pour… une psychopathe. »
« Sociopathe de haut niveau… » le corrigea-t-elle en esquissant un sourire forcé… qui revint vite à son expression neutre par défaut.
Ben hocha la tête. « Hmm… intéressant. Bon, je vais quand même essayer de baiser… »
Il la regarda. « Je comprends maintenant. » Il comprit surtout qu'il s'en fichait…
Avec un sourire en coin, Ben pesa le pour et le contre. « Elle est peut-être asexuelle, mais moi non ! Comme ça fait une voix pour le sexe et une abstention… on a un résultat ! »
Pas besoin de recompter les voix…
Le verdict serait confirmé par le tribunal de la crème !
...
Ben se pencha pour l'embrasser à nouveau, tandis que ses mains commençaient à explorer son corps… Il pouvait sentir son physique svelte à travers sa chemise blanche : son ventre plat, ses hanches arquées, et surtout, son derrière musclé et rebondi…
Bien que ses seins ne puissent pas rivaliser avec ceux de certaines filles qu'il fréquentait, son cul d'athlète était dans une catégorie à part… Ben caressa le haut des deux fesses… alors que sa bouche se dirigeait vers son long cou… commençant à le lécher…
Ensuite, Ben déboutonna sa chemise et put bientôt admirer son soutien-gorge rouge renfermant ses seins généreux… alors qu'il commençait à les presser…
En raison de son statut d'athlète, tout son corps possédait une souplesse unique… rebondie mais pas trop musclée, offrant une sensation parfaite et des courbes idéales…
Tout en embrassant sa clavicule, il glissa sa main dans son soutien-gorge et pressa ses tétons rouges entre ses doigts alors qu'il commençait à caresser ses seins…
Appréciant leur incroyable élasticité, il se lécha les lèvres et ne put se retenir plus longtemps, en pressant un alors que sa tête descendait… et commença à téter le mamelon…
Autant il appréciait cela, autant il ne put s'empêcher de remarquer qu'Olivia n'avait pas émis un son. Il leva les yeux pour voir qu'elle le regardait avec une expression froide, indifférente. Trouvant cela étrange, il vérifia son niveau d'excitation.
[Niveau d'excitation actuel de la cible : sans passion]
« Wow. » Ben savait que c'était un niveau au-dessus du plus bas possible, le zéro absolu. « Elle ne plaisantait vraiment pas sur le fait d'être asexuelle. » Cependant, cela ne l'empêcherait pas de prendre du bon temps.
Quand sa main descendit vers sa taille, atteignant ses jambes, et tenta de remonter sous sa jupe, elle l'attrapa, stoppant son élan alors qu'il levait les yeux vers elle.
Elle remit ses seins en place dans son soutien-gorge, puis le regarda avec son expression glaciale habituelle. « Qu'est-ce que tu veux ? »
Ben prit une seconde. Il avait déjà entendu parler de cette situation. C'était un test de merde ! Beluga lui avait dit un jour que parfois, lors d'une escalade physique, une femme pouvait poser une question directe comme celle-là. Le but n'était pas de savoir ce qu'il voulait. Chaque femme dans ce scénario savait que l'homme voulait du sexe.
La vraie raison était de tester son audace : s'il était assez homme pour être franc sur sa sexualité et ses intentions.
Si Ben répondait par quelque chose d'incertain comme « rien » ou devenait passif, il échouerait. À ce moment précis, il devait montrer son attitude alpha et sa virilité.
C'est pourquoi la seule réponse correcte était une réponse sexuelle bien lourde ! Il plongea son regard dans celui d'Olivia. « Te mettre à poil ! »
…
Elle le fixa pendant un moment… plus longtemps qu'il ne l'avait prévu. Trop longtemps...
« Beluga avait tort ? Ou peut-être est-ce parce que sa personnalité est inhabituelle… Est-ce que j'ai mal calculé ? » L'anxiété bouillonnait dans sa poitrine.
L'incertitude brouillait son esprit.
La mollesse prit le dessus sur son érection.