Chapitre 1
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Traducteur/éditeur : Chen
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◈ Ma petite amie est revenue sous la forme d’une dragonne ◈
Chapitre 1 : Oppa, tu n’as pas déjà trouvé une autre fille, hein ?
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[Feue Jung Sia / du 25.08.2000 au 25.08.2023]
Un an jour pour jour auparavant, elle était morte subitement.
Seulement six mois après avoir obtenu son diplôme de l’Académie des Chasseurs et être officiellement devenue chasseuse.
Elle avait déjà perdu sa famille lors d’une Rupture de Porte, au lycée. Je n’aurais jamais cru qu’elle subirait un drame encore plus terrible.
Qui aurait pu imaginer qu’elle connaîtrait une mort aussi absurde le jour de son anniversaire ?
« Ça fait déjà un an que notre Sia n’est plus à mes côtés. »
Aujourd’hui, c’était à la fois l’anniversaire de la mort de Sia et celui de sa naissance. Je m’étais donc rendu sur sa tombe.
Je tenais dans une main son tteokbokki préféré.
« J’ai encore du mal à croire que notre jolie Sia m’ait quitté. »
Jung Sia.
Elle était la seule et unique femme que j’aie aimée.
Ce jour-là, après notre exercice sur le terrain, nous avions prévu de fêter son anniversaire en dînant dans un bon restaurant.
Puis un terrible accident s’était produit à l’intérieur de la Porte.
Les Portes étaient des endroits dangereux où nul ne savait ce qui pouvait arriver, mais qui aurait imaginé qu’un véritable brasier nous attendrait dans une Porte de rang D ?
L’accident avait fait trois blessés et un mort.
Et la seule personne qui avait perdu la vie, c’était notre Sia.
Et si j’avais été plus fort ?
Cette pensée ne m’avait plus quitté depuis la mort de Sia.
Si j’avais été un tout petit peu plus fort, si j’avais bougé un tout petit peu plus vite, aurais-je pu la sauver ?
Si seulement ce Trait s’était manifesté…
À tous les égards, je n’étais qu’un chasseur de rang D ordinaire, spécialisé dans l’épée.
À une exception près.
[??? (EX)
Description de la compétence : ???]
Le problème, c’était que j’ignorais ce qu’était cette compétence, et encore plus comment l’utiliser.
Je ne savais même pas si elle était passive ou active.
Mais si j’avais su ce que c’était…
Si j’avais pu m’en servir, ne serait-ce qu’un peu…
Sia aurait-elle échappé à cette mort si vaine ?
À quoi bon y penser, maintenant ?
Une compétence dont je ne m’étais jamais servi, une compétence qui n’avait pas réussi à protéger la personne que j’aimais.
Autant vivre comme si elle n’existait pas.
J’écartai ces regrets inutiles qui continuaient à me retenir, sortis mon téléphone et fis défiler lentement les photos que j’avais prises avec Sia.
Chacune d’elles faisait revivre les souvenirs de cette époque avec une netteté intacte.
Sia, qui m’avait déclaré sa flamme sans se soucier de ce que les autres en penseraient.
Notre Sia, dont le sourire était plus beau que celui de n’importe qui au monde.
Notre Sia, qui disait que mes bras étaient si chauds quand elle s’y blottissait qu’elle ne voulait plus les quitter, même un instant.
Ma chère Sia, la raison pour laquelle je vivais.
À mesure que je me remémorais notre histoire, je sentis mes yeux s’échauffer.
Nous nous étions tant aimés que nous ne pouvions vivre l’un sans l’autre. Pourquoi avions-nous dû nous séparer ainsi ?
Retenant mes larmes, je versai dans une coupe le cheongju limpide que j’avais apporté et la déposai devant la tombe de Sia.
Je posai à côté le tteokbokki qu’elle aimait.
Son parfum épicé me rappela le jour où elle avait quitté ce monde.
« Sia, on va manger quelque chose de bon ce soir. Qu’est-ce qui te ferait envie ? »
« Hum… Du tteokbokki ! Avec plein de suppléments ! »
« Du tteokbokki ? Allons, c’est ton anniversaire. Prenons quelque chose de meilleur. Je t’ai dit que je payais aujourd’hui. »
« Tu n’aimes pas le tteokbokki, oppa ? Moi, j’en veux. »
Si j’avais su que Sia me quitterait si tôt,
je ne me serais pas plaint de manger encore la même chose. J’aurais dû partager du tteokbokki avec elle au moins une fois de plus.
Les regrets m’assaillirent de nouveau.
Je versai le cheongju de la coupe sur la tombe de Sia, puis m’en servis une autre et la bus d’un trait.
« Sia, ça ne te dérange pas si je me soûle un peu aujourd’hui ? »
Je venais de vider une coupe et m’apprêtais à la remplir de nouveau quand…
Grondement…
Le sol se mit soudain à trembler, puis un rugissement assourdissant retentit, manquant de me déchirer les tympans.
L’air se fendit et une petite fissure commença à se former.
Une Rupture de Porte !
N’importe qui aurait reconnu les signes annonciateurs d’une Rupture de Porte.
À mesure que la fissure s’élargissait, mes pensées s’emballèrent.
Il fallait que ça arrive aujourd’hui, le jour anniversaire de la mort de Sia, et juste là, près de sa tombe ?
Je connaissais les Ruptures de Porte, mais c’était la première fois que j’en voyais une de mes propres yeux.
Face à une situation que je n’avais jamais vécue, je restai figé sur place.
Il faut que je fasse quelque chose.
Je devais signaler la situation à l’Administration des Chasseurs, puis gagner du temps comme je le pourrais pour empêcher les dégâts de s’étendre.
Au moment où je pris mon téléphone pour agir, la Porte se tordit et quelque chose en sortit.
Naturellement, je crus qu’il s’agissait d’un monstre et me dépêchai de dégainer mon arme de mon espace de stockage. Mais dès que je vis ce que c’était, je m’arrêtai net.
Une jeune femme aux traits étonnamment étrangers, à peu près de mon âge.
Incroyablement, la créature non identifiée qui avait émergé de la Porte était une femme.
Mais elle n’avait rien d’ordinaire.
Sa chevelure rouge évoquait des flammes sacrées, et ses yeux couleur rubis n’avaient rien d’humain.
Et ce n’était pas tout.
Sa peau était blanche comme le jade, et ses traits si délicats qu’on aurait pu la prendre pour une déesse sans exagérer.
Ses vêtements ne semblaient pas davantage venir de la Terre, ce qui renforçait encore cette impression divine.
Non. Je ne dois pas me laisser tromper par son apparence.
Il pouvait s’agir d’un monstre inconnu ayant pris la forme d’une femme.
Je ne pouvais pas baisser ma garde.
Il n’y avait personne aux alentours, mais je devais tout de même me préparer au pire.
Comme j’ignorais ce qu’elle était, je devais rester prudent.
Avant tout, il fallait que je sache si elle était hostile ou amicale envers l’humanité.
Tandis que je dégainais prudemment mon arme, la femme regarda ailleurs, comme si mon arme lui était parfaitement indifférente.
Elle observait le tteokbokki et le gimbap posés près de la tombe de Sia, ainsi que le cadeau d’anniversaire que je n’avais jamais pu lui offrir, encore emballé depuis un an.
Après les avoir examinés, elle tourna les yeux vers moi.
Qu’elle regarde mon visage, soit. Mais pourquoi s’intéressait-elle autant au tteokbokki ?
Pourtant, quelque chose d’encore plus étrange se produisit.
« Oppa ? »
Bien qu’elle eût l’air si étrangère que personne ne l’aurait prise pour une Coréenne, elle m’appela oppa avec chaleur et une prononciation parfaite.
Oppa ?
Elle venait de m’appeler oppa ?
Alors que la question de son identité me montait aux lèvres…
« Minjun-oppa, c’est moi. Ta petite amie, Jung Sia. »
… Quoi ?
« Oppa, j’ai passé deux mille ans enfermée dans mon antre, sans jamais sortir m’amuser, à étudier uniquement la magie de voyage dimensionnel pour pouvoir te revoir. J’ai bien travaillé, hein ? Très bien, pas vrai ? »
Deux mille ans ? Une antre ? La magie de voyage dimensionnel ?
La femme qui s’était présentée comme Sia, pourtant morte, débita une série de mots que je ne comprenais pas.
« Oppa, tu n’as pas déjà trouvé une autre fille, hein ? »
Notes :
« Oppa » est un terme coréen qu’une femme peut employer pour s’adresser à un ami plus âgé ou à son partenaire amoureux.
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