Chapitre 25
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Traducteur/éditeur : Mordor
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◈ Pris pour le monstre boss du donjon ◈
Chapitre 25 : Un romantique secret
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Beaucoup trop près. Elle était déjà près de moi, mais à présent, elle l’était encore davantage.
Sans que je m’en rende compte, Rose Sha avait pris mon visage entre ses mains.
« Je suis complètement sous le charme. Comment tu as fait ? Hein ? Tu ne veux pas me le dire ? »
« … »
« D’habitude, je ne me laisse pas séduire aussi facilement, tu sais. Tu es le premier. Si tu savais combien j’ai souffert à cause de ça, tu comprendrais. Tu m’as vraiment sauvé la vie. »
Tout son corps plaqué contre le mien, Rose Sha me repoussa lentement.
Je cédai sans résister jusqu’à ce que mon dos heurte le mur.
« Tu aimes quand on se montre entreprenant comme ça ? Ou tu préfères l’inverse ? »
Rose Sha levait clairement les yeux vers moi, et pourtant, c’était moi qui reculais.
Je n’avais jamais été aussi reconnaissant d’être mort-vivant.
Même si je cédais à ses avances, rien de physique ne pourrait se produire.
Avant de me laisser entraîner à son rythme, je la repoussai doucement.
« Calme-toi d’abord. »
« Me calmer ? Pourquoi ? C’est toi qui m’as mise dans cet état. »
« Je ne suis pas venu pour ça. »
« Tu as dit que tu avais besoin de mon aide. Le mariage, c’est le moyen le plus sûr, non ? Et même si ce n’est pas le cas, on pourrait se rouler dans les draps et tout régler. »
Flirter dès qu’elle en avait l’occasion, c’était tout Rose Sha.
Si je la laissais continuer, elle prendrait le contrôle de la conversation. Je l’interrompis donc avant d’en entendre davantage.
« Ce que je veux, c’est une alliance temporaire. »
« … Temporaire ? Pas une alliance solide ? »
« On ne se connaît pas depuis longtemps. Ce serait trop précipité. À ton avis, qu’est-ce que les autres boss penseront s’ils apprennent l’existence de notre alliance lors de la prochaine Convocation des 72 Donjons ? »
Je n’avais aucune idée de l’équilibre des forces qui s’était établi entre les 72 Donjons.
Mais imaginez qu’un nouveau venu parmi les Sept Palais des Abysses annonce soudain une alliance absolue avec le donjon de rang 6.
Un tel geste bouleverserait l’équilibre des forces sans crier gare, et tout le monde nous regarderait de travers, convaincu que nous cherchions à semer le trouble.
Surtout si les boss des Sept Palais des Abysses se mettaient à me surveiller : je n’aurais aucune chance.
Je devais observer leurs réactions comme si ma vie en dépendait, mais j’avais quand même besoin d’aide.
C’est pourquoi j’avais eu recours à cette mesure radicale : parler d’une alliance temporaire.
« Ça me va. Je me fiche pas mal de ce que les autres pensent. »
« Non. Ça me mettrait dans une position délicate. »
« D’accord, alors. Si ça te gêne, on fera comme ça pour l’instant. Pour l’instant. »
Sa façon d’insister montrait clairement à quel point je lui plaisais.
Je l’avais déjà remarqué à son niveau d’affection, d’un rose profond.
Mais désolé, je suis un mort-vivant impuissant.
Ensuite, j’expliquai à Rose Sha la situation actuelle de ce donjon.
L’histoire du Moine du Baume. L’éveil de l’Épée sacrée de Wilhelm.
Rose Sha écouta en silence, puis esquissa un sourire malicieux.
« En plus, tu es un Donjon à entité unique. Ça veut dire que tu dois avoir plein de failles. Et comme tu es nouveau, je vais devoir t’aider pendant un moment. »
« Je t’en prie. »
« Hmm, ça ne me pose aucun problème… mais j’ai une condition. »
Rose Sha désigna le lit du menton, puis se remit à me caresser de partout.
« On devrait se rouler dans les draps jusqu’à en être tout collants. »
« … »
« Hé hé. Je plaisante. Enfin, à moitié. Tu es un homme difficile, dis donc. J’aime bien ce genre-là aussi. »
« Alors, quelle est ta réponse ? »
« Une alliance temporaire ? D’accord. Bien sûr, je t’apporterai aussi mon soutien. Je dois m’acquitter de ma dette. Hmm, ça me paraît un peu léger comme prix pour m’avoir sauvé la vie. Il y a autre chose que tu voudrais ? »
« Il y a bien une chose. Le Nécronomicon. »
J’avais prévu de sonder Rose Sha prudemment au sujet du Nécronomicon, mais vu l’ambiance, inutile de prendre des pincettes.
« Le Nécronomicon ? La Nécromancie ? Tu n’es même pas une Liche. Pourquoi tu veux ça ? »
« Mon adjointe est une Sorcière. Avec ça, nos forces seront considérablement renforcées. »
« Une femme ? »
Ce ne fut qu’en voyant l’expression de Rose Sha se glacer que je compris que je m’étais mal exprimé.
… Qu’est-ce que je pouvais bien dire pour éteindre cet incendie ?
« Écoute. Même si tu es proche de ton adjointe, ne va pas te rouler dans les draps avec elle. Si tu le fais, je tuerai cette Sorcière de mes propres mains. Compris ? »
« Je n’en avais pas l’intention. »
Je dissimulai tant bien que mal mes nerfs à vif et répondis comme si de rien n’était.
Rose Sha sourit de toutes ses dents, visiblement satisfaite de ma réponse, et fredonna pour elle-même.
Puis, avec une expression séductrice, elle recommença à faire courir ses mains sensuelles sur mon corps.
« Le Nécronomicon, hein ? J’en ai déjà maîtrisé tout le contenu, alors je n’en ai pas besoin. D’accord. Je n’ai pas envie de le donner à cette adjointe, mais je vais te l’offrir. »
« Je t’en suis redevable. »
« Tu veux autre chose ? »
Je pensais que ce serait suffisant, mais Rose Sha posa la question comme si c’était une évidence.
Elle était vraiment une Succube qui donnait sans compter. C’était merveilleux pour celui qui recevait, mais rien d’autre ne me venait à l’esprit pour l’instant.
« Ça ne suffit pas à me permettre de sauver la face. Je prends les dettes et les faveurs aussi au sérieux que toi. Alors, dis-moi. Hmm ? »
« Pas encore. »
« Hmm, je vois. Si tu n’arrives vraiment à rien trouver, que dirais-tu de ma première fois ? Je n’en ai peut-être pas l’air, mais je suis vierge. »
Je le savais déjà, mais l’entendre le dire elle-même me mit terriblement mal à l’aise.
Honnêtement, ça me donnait mal à la tête. La rejeter sèchement aurait blessé son orgueil.
Si je voulais préserver notre relation, je devais la repousser avec tact, tout en lui montrant du respect.
Je n’avais pas confiance en mes talents de diplomate, mais ma race m’offrit la réponse.
« Je suis mort-vivant. »
Même si tu veux faire quelque chose avec moi, c’est physiquement impossible.
Rose Sha se couvrit la bouche et gloussa.
À première vue, elle ressemblait à une dame raffinée en train de rire. À première vue seulement.
« Il y a toujours un moyen. Qu’en dis-tu ? Si tu le veux, tu me confierais ton corps ? Nous nous désirerons dans les draps jusqu’au lever du soleil. »
« … Le soleil ne se lève pas ici. »
« Oui. Pour toujours. Et moi aussi, je resterai ici avec toi pour toujours. »
Cette femme ne plaisantait pas quand elle flirtait.
J’avais l’impression que mon esprit allait se brouiller si je restais plus longtemps.
Je retins la main baladeuse de Rose Sha et pris un ton ferme.
« Quand pourrai-je recevoir du renfort ? »
« Hmm, si je m’en occupe aujourd’hui, dans deux jours ? Je n’enverrai pas des troupes sacrifiables. Je n’enverrai que des combattants dignes de ce nom. »
C’était la réponse que j’attendais.
Les troupes d’élite des Sept Palais des Abysses devraient être plus que capables d’arrêter une Partie d’Extermination des Héros.
Rose Sha posa un doigt sur ses lèvres et laissa échapper un petit « hmm » pensif.
« Tu l’as peut-être vu en venant. Carleon est le deuxième plus fort de ce château, après moi. Pour que les choses soient claires, ce n’est pas mon chevalier-garde. Toi, peut-être, mais pas lui. À ce propos, tu veux être mon chevalier-garde ? »
« Je vais refuser. »
« Hé hé. Comme prévu, tu as la classe. Un homme trop facile, ce n’est pas amusant. Bref, je t’enverrai toute la Neuvième Légion, avec son commandant Carleon. Ça te suffit ? »
Carleon était ce Dullahan.
S’il venait dans mon donjon, il me harcèlerait évidemment sans arrêt pour qu’on s’affronte.
En faisant abstraction de cette éventualité pénible, il était indéniablement doué. S’il occupait le poste de boss intermédiaire de ce donjon, ce n’était pas pour rien.
Surtout, Wilhelm risquait de venir après l’éveil de l’Épée sacrée. Ce n’était pas le moment de faire le difficile.
« Tu pourrais lui donner une consigne ? »
« Laquelle ? »
« Dis-lui de ne pas m’embêter. »
« Ah. Je vois ce que tu veux dire. D’accord. Je le lui dirai. Oh, maintenant que j’y pense, je ne connais même pas ton nom. »
« … Vargoer. »
« Vargoer. Même ton nom a la classe. »
J’avais l’impression qu’elle me trouverait classe quoi que je fasse.
Son niveau d’affection d’un rose profond en était la preuve.
« J’en ai terminé ici. »
Si je restais plus longtemps, elle pourrait bien finir par me dévorer pour de bon.
Rose Sha m’attrapa alors fermement le poignet. Son visage exprimait une profonde déception.
« Tu pars déjà ? Pourquoi ? Reste encore un peu. »
« On se reverra à l’occasion. »
« Tss… D’accord. Je vais demander à mon adjointe de préparer le livre et de te raccompagner. »
Sur ces mots, Rose Sha retira la main qui me caressait. Être près d’elle me donnait l’impression qu’elle aspirait même une vitalité que je n’avais jamais eue.
Je saisis la poignée et m’apprêtai à partir, comme si de rien n’était.
« Hé. »
Je tournai simplement la tête quand elle m’appela.
Rose Sha m’adressa un sourire de renarde et agita doucement la main.
« Ça ne te dérangerait pas si je venais te voir plus tard ? »
« … Préviens-moi avant. »
« D’accord. Fais attention sur le chemin du retour. »
Ne viens pas, s’il te plaît.
Pour d’autres raisons, être avec toi est plus éprouvant qu’être avec Kalandas.
* * *
« Ah… Quel dommage. J’avais vraiment envie de le plaquer au sol. »
Seule dans sa chambre après le départ de Vargoer, Rose Sha se lécha les lèvres et fixa sans fin la porte par laquelle il était sorti.
« J’aurais dû lui sauter dessus ? »
Maintenant que son sceau avait été retiré, elle se demandait si elle aurait pu le prendre de force.
Mais elle savait qu’il était un Donjon à entité unique. L’idée n’alla donc pas plus loin.
À présent qu’il était parti, elle regrettait de ne même pas avoir essayé.
Au début, elle n’avait ressenti qu’un léger intérêt pour lui.
En tant que nouveau venu parmi les Sept Palais des Abysses, il avait naturellement éveillé un peu sa curiosité. Si elle le séduisait pour le rallier à sa faction, elle pourrait aussi renforcer facilement son pouvoir.
Mais à mesure qu’ils discutaient, elle s’était peu à peu éprise de lui. Quand il avait retiré sa Pierre de scellement, elle était complètement tombée amoureuse.
« Mon mari est vraiment sexy. »
Dans son esprit, il était déjà son mari.
Pendant cinquante ans, personne n’avait pu résoudre son problème. Lui, il l’avait réglé sans même lever le petit doigt.
La façon dont il avait ensuite fait comme si de rien n’était resterait sans doute gravée dans sa mémoire pour toujours.
« … »
Rose Sha se remémora cet instant et se caressa la poitrine.
Le joyau froid qui aurait dû s’y trouver avait disparu, remplacé par les battements affolés de son cœur.
Comment aurait-elle pu ne pas tomber amoureuse de lui après avoir vu cela de ses propres yeux ?
De plus, le fait qu’il ne cède jamais à aucune de ses avances attisait encore davantage son désir de le posséder.
La journée avait été décevante, mais agir trop vite aurait été une erreur.
Elle avait tout son temps, inutile de se précipiter.
La Reine des Succubes comme le Chevalier de la Mort étaient des êtres immortels.
« Ah… Je n’en peux plus. »
Rose Sha se tortilla, le visage rouge, puis reprit peu à peu son souffle saccadé.
Une fois calmée, elle rassembla de la puissance magique dans ses deux mains et les fit glisser dans l’air, comme si elle sculptait quelque chose.
Elle visualisa très précisément sa silhouette, puis travailla avec soin, point après point, en se fiant aux sensations qu’elle avait mémorisées au bout de ses doigts.
Elle l’avait touché pour cette raison, au départ.
Environ une heure plus tard, une poupée à l’effigie de Vargoer, le Chevalier de la Mort, se dressait devant Rose Sha.
Rose Sha examina son corps sous tous les angles et sourit, satisfaite. Elle lui ressemblait si parfaitement qu’on ne pouvait que parler d’un chef-d’œuvre.
« Allonge-toi près de moi. »
« Votre volonté sera faite. »
« Non. Ce n’est pas comme ça qu’il parle. »
La poupée était parfaite en apparence, mais elle devait encore modifier sa façon de parler.
Rose Sha ajusta soigneusement la poupée à l’aide du Fil de mana.
« Je suis mort-vivant. Ne m’embête pas. »
« … Voilà. »
Elle n’avait pas prévu de fabriquer une poupée dans un but aussi sombre…
Mais si elle ne faisait pas quelque chose de ce genre, le désir la rendrait folle.
« Vargoer. »
Rose Sha s’allongea sur le lit et fixa intensément la poupée de Vargoer.
Puis elle ouvrit grand les bras.
« Prends-moi dans tes bras. »
« Très bien. »
Dès que la poupée ouvrit les bras, Rose Sha se blottit contre elle.
Elle contempla son visage d’un air absent, leurs corps serrés l’un contre l’autre, et sentit l’envie d’ajouter quelque chose entre ses jambes.
Mais ce n’était qu’une impulsion passagère.
« Pas toi. Je donnerai ma première fois au vrai. »
« Je vais refuser, moi aussi. »
Elle ne pouvait tout de même pas offrir à cette imitation la virginité qu’elle avait préservée pendant mille ans.
De toute façon, cela lui suffisait pour le moment.
« Ce serait bien s’il me prenait aussi dans ses bras comme ça. »
Rose Sha était la Reine des Succubes, mais elle aimait aussi beaucoup les ambiances romantiques.
En se servant de la poupée pour répéter, elle se prit à espérer que Vargoer se montre romantique avec elle, lui aussi.
S’il refuse de coucher avec moi, je devrai au moins lui demander ça. Ainsi, Rose Sha passa la longue nuit, ses pensées entièrement tournées vers lui.
* * *
L’Épée sacrée portait un autre nom : l’épée flottante.
Le Héros choisi par une Épée sacrée pouvait la manier à la main ou la commander dans les airs, comme par magie.
Lors de l’assaut contre les Nouveaux Sept Palais des Abysses, celui qui ouvrait la voie n’était pas une personne, mais l’Épée sacrée.
Comme un berger guidant des agneaux égarés, l’Épée sacrée conduisait l’Ordre des chevaliers sacrés sur le chemin qu’elle éclairait.
« J’ai beau la voir encore et encore, l’Épée sacrée du capitaine semble capable de tout. »
« Tu crois vraiment que c’est le moment de dire ça ? »
« Chut. »
Au geste de Wilhelm, les bavardages cessèrent.
Ils se trouvaient dans les Nouveaux Sept Palais des Abysses. Ici, le moindre bavardage pouvait les conduire tout droit à la mort.
L’Épée sacrée flottant devant lui, Wilhelm avança en observant solennellement les environs.
L’Ordre des chevaliers sacrés n’ajouta rien et se concentra sur la surveillance de tous les côtés et le maintien de sa position.
Ces chevaliers sacrés, bien entraînés, ne laissèrent pas leur formation vaciller d’un pouce.
Ils s’arrêtèrent.
Wilhelm en tête, les chevaliers sacrés se figèrent sur place.
Pour des chevaliers sacrés qui avaient traqué les morts-vivants toute leur vie, cette présence leur était douloureusement familière.
Wilhelm abaissa le bout des doigts.
L’Épée sacrée flottante plongea vers le sol à une vitesse terrifiante.
Pan !
« Kiiii ! »
« Pathétique ! »
Pas un chevalier ne cilla, malgré ce cri à vous percer les tympans.
La pointe des épées des chevaliers, enveloppées d’une aura solaire, frappa le sol à l’unisson.
Des cris et des râles d’agonie s’élevèrent ensemble de la cavité souterraine. Les mains qui tentaient de saisir leurs chevilles furent tranchées comme du papier.
Moins de dix secondes suffirent. Avant même que les morts-vivants puissent sortir de terre, ils avaient été réduits en amas de chair.
« Grrr… »
« Capitaine, qu’est-ce que c’est ? »
C’est alors qu’une silhouette titubante apparut au loin.
Elle avançait en traînant les pieds. Plus elle approchait, plus son apparence se précisait.
Les pupilles anormalement dilatées de Wilhelm se fixèrent sur elle.
« … Moine du Baume ? »
« Grrr… »
Il aurait préféré ne pas le reconnaître, mais Wilhelm identifia aussitôt le mort-vivant.
Un camarade qui lui avait sauvé la vie, et son meilleur ami irremplaçable.
Le Héros de la Foi, le Moine du Baume.
« Wil… helm… ? »
« Oui, c’est moi, mon ami. »
« Wil… helm… »
Le Moine du Baume mort-vivant s’avança vers Wilhelm.
Le visage chargé d’émotion, Wilhelm ouvrit les bras pour accueillir leurs retrouvailles.
Fssht !
L’Épée sacrée bondit soudain en avant et transperça la poitrine du Moine du Baume.
Les ongles comme des lames du mort-vivant, dissimulés dans son dos, retombèrent mollement avant d’avoir pu toucher quoi que ce soit.
« Grrh, Wilhelm… »
Sans changer d’expression, Wilhelm s’approcha du Moine du Baume à terre.
Ses pupilles pâles et vagues le dévisageaient avec une haine meurtrière, tandis que ses deux mains lacéraient inutilement le vide, comme si elles n’avaient nulle part où aller.
Wilhelm endura chaque instant.
Plongeant son regard dans les yeux de son vieil ami, il serra silencieusement l’Épée sacrée.
Pan !
L’Épée sacrée transperça la tête du Moine du Baume, mais sa lumière ne faiblit pas, même souillée de sang purulent.
Au contraire, elle partagea sa lumière, comme pour rendre la vie au cadavre.
« W… Wil… helm… »
« Repose en paix, mon ami de toujours. »
La puissance sacrée du soleil rendit sa vitalité au corps en décomposition.
Une fois qu’il fut redevenu un cadavre humain, Wilhelm s’agenouilla lentement.
Il s’appuya de la main gauche sur le pommeau, puis ferma de l’autre les yeux du Moine du Baume.
L’Ordre des chevaliers sacrés inclina la tête en silence devant lui, en hommage à l’âme noble du Moine du Baume.
Après avoir prié sans un mot, Wilhelm se releva.
« Récupérez le corps du Moine du Baume. Préservez-le dans l’état le plus intact possible. »
Wilhelm prit une profonde inspiration, puis déclara : « Quand vous trouverez le nécromancien, ne le tuez pas. Amenez-le-moi. Je tuerai ce salaud de mes propres mains. »
Notes :
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